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02 AVRIL 2012 - BILAN SIDACTION 2012
02 AVRIL 2012 –
Cette année, le Sidaction fait moins recette qu'en 2011
Le Sidaction 2012 a franchi la barre des 4,2 millions d'euros de promesses de dons au profit de la recherche contre le sida, soit 1 million d'euros de moins qu'en 2011 (soit 20% de baisse). Les organisateurs croient que les dons vont continuer.
«C'est un retard, et non une baisse des dons, veut croire un responsable de l'association Sidaction, nous avons eu plus d'appels le samedi que le dimanche.» «Les dons sont stables depuis trois ans, les donateurs partent aussi en week-end, et ils peuvent continuer à donner», a indiqué de son côté François Dupré, directeur général de Sidaction, en assurant être confiant. «Il y aura un rattrapage. La baisse n'atteindra pas les 10%. Toute cette semaine, les donateurs pourront continuer d'appeler le 110 pour faire des dons. Le compteur des promesses de dons tournait jusqu'à minuit dimanche, mais les gens savent qu'ils peuvent continuer à donner jusqu'au 11 avril. Lucide, François Dupré le reconnaît, «c'est un moment ponctuel. Nous sommes dans une période incertaine, avec une crise économique importante.»
Le sida est l'affaire de tous
«L'argent du Sidaction est utilisé directement sur l'action. De manière très concrète, une baisse des dons se traduirait par des arbitrages sur des programmes», explique encore François Dupré.
L'association consacre la moitié des fonds nets collectés aux programmes scientifiques et médicaux, et la moitié aux programmes de prévention et d'aide aux malades. L'argent collecté l'année dernière a notamment permis de financer les travaux de 99 jeunes chercheurs pour un montant de près de 3 millions et de permettre à plus de 35.000 personnes d'avoir accès à des traitements. Temps fort de sensibilisation du grand public et de prévention, le Sidaction, qui existe depuis 1994, avait pour slogan cette année: «Ensemble, vous n'imaginez pas le pouvoir que nous avons». Les organisateurs souhaitant rappeler que le sida «est l'affaire de tous».
En France, 6000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année
Le coup d'envoi avait été donné vendredi soir à la télévision par une édition spéciale de l'émission de TF1 Qui veut gagner des millions?. Les artistes avaient réuni 193.500 euros au profit de l'opération. Samedi soir, France 2 a pris le relais avec une émission spéciale à 20h35, Les stars chantent la tête dans les étoiles, animée par Stéphane Bern, en présence notamment de Sofia Essaidi, Thomas Dutronc, Jean-Louis Aubert, Christophe Willem. Sur le terrain, plus de 300 animations ont été organisées tout le week-end dans de nombreuses villes de France.
Dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec le virus du sida (VIH), et chaque jour la maladie emporte 5000 personnes. En France, 150.000 personnes vivent avec le VIH et plus de 6000 découvrent leur séropositivité chaque année. Parmi eux, 12% ont moins de 25 ans et 18% plus de 50 ans. Il est toujours impossible d'en guérir et de détruire le virus dans l'organisme. Les contaminés attendent toujours un vaccin, bien que des traitements comme des trithérapies existent. L'année dernière, le montant des dons avait atteint 5 millions d'euros.
01 AVRIL 2012 - L UMP HUE AU MEETING LGBT EGALITE 2012
01 AVRIL 2012 -
Meeting LGBT : l'UMP sous les huées
«Homophobe!», «Égalité!», « Sarko, ça suffit!»…C’est sous les sifflets et les huées que le représentant de Nicolas Sarkozy, Geoffroy Didier, secrétaire national de l'UMP et conseiller régional d'Ile-de-France, a été accueilli le samedi 31 mars au « Meeting LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans) pour l’égalité ». Ce grand rassemblement, organisé aux Folies Bergères (Paris IXe) par la campagne Égalité LGBT 2012 – qui regroupe l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la Coordination InterPride France (CIF) – a réuni, selon les associations, plus de 1.000 personnes.
Confirmé en toute dernière minute, le représentant du candidat UMP a essayé de défendre, durant un petit quart d’heure, le bilan du quinquennat en matière d’égalité des droits hétéros/homos, évoquant le « respect » de Nicolas Sarkozy pour les questions LGBT. Vaine tentative tant la salle des Folies Bergères était remontée contre les dernières prises de positions du chef d'État sur ces questions :
Revenant sur l’une des rares promesses du candidat Sarkozy de 2007, le contrat d’union civile, Geoffroy Didier a expliqué, comme l’avait fait avant lui Camille Bedin mi-février lors d'un débat politique organisé par l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qu'un tel contrat s'était avéré « inconstitutionnel ». « Ils n’ont qu’à faire une sixième République et changer la constitution !, affirme Clémentine Autain (Front de Gauche) à l’issue du meeting. En fait, l’union civile, c’était un angle tactique parce que le mariage c’était trop frontal. Mais la vérité, c’est qu’ils n’ont jamais voulu le faire et qu’ils ne le feront jamais. »
Également interrogée sur l’intervention de Geoffroy Didier, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande et représentante du candidat PS à la soirée, reconnaît que « ce n’est jamais agréable de faire face à une salle hostile » : « Il a eu le courage de venir, mais il est venu défendre des choses un peu indéfendables : on ne peut pas sérieusement dire que Nicolas Sarkozy ait fait avancer la question de l’égalité des droits des personnes LGBT depuis son arrivée au pouvoir. Il avait pris un certain nombre d’engagements en 2007 et pourtant, je n’ai pas eu le sentiment que les choses aient bougé. »
« Sur la question de l’égalité des droits, ce n’est pas seulement les mesures que l’on prend ou que l’on ne prend pas, c’est aussi les discours que l’on tient ou que l’on ne tient pas, poursuit la porte-parole de François Hollande. Depuis, cinq ans, on n’a pas beaucoup entendu de discours de rassemblement. On a, en revanche, entendu beaucoup de dérapages, y compris dans la majorité présidentielle. Un cas symptomatique, c’est le cas Vanneste (Christian Vanneste, député UMP du Nord, coutumier des déclarations polémiques sur les homosexuels). »
Faute d’un véritable bilan et de propositions concrètes pour faire avancer l’égalité des droits hétéros/homos, Geffroy Didier a fait pâle figure face aux autres candidats ou représentants de, venus, eux aussi, présenter leurs propositions au « Meeting LGBT pour l’égalité ». Seule la responsable des questions d'intégration et d'égalité des chances au Modem et représentante de François Bayrou à la soirée, Fadila Mehal, a également été chahutée par le public des Folies Bergères. En justifiant, par la religion, le refus de son candidat d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe, elle s’est attirée quelques sifflets : « Il très croyant et très respectueux du caractère sacré du mariage », a-t-elle déclarée face à une salle scandant le mot « Laïcité ! ».
Un tout autre accueil a été réservé aux candidats et représentants de la gauche, sortis grands gagnants de la soirée. Najat Vallaud-Belkacem (PS), Eva Joly (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) ont tous trois été chaudement applaudis. « Toute la gauche est aujourd’hui d’accord pour ouvrir le mariage aux couples de même sexe, s’est félicitée Clémentine Autain. Ça n’a pas toujours été le cas… »
29 MARS 2012 - ENQUETE SUR LA DOUBLE DISCRIMINATION
29 MARS 2012 –
Homosexualité et origine:
L'Autre cercle a enquêté sur la double discrimination
Quand on est à la fois homo ou trans et d'origine étrangère, comment s'en sortir au travail? C'est ce qu'a cherché à savoir l'association, au travers d'une vingtaine de témoignages accablants.
Il serait difficile, à moins de l'avoir vécu, de se rendre compte des difficultés que rencontrent au travail des personnes à la fois homosexuelles et d'origine étrangère, sans avoir lu l'enquête que vient de publier L'Autre cercle. Toujours attachée à lutter contre les difficultés professionnelles des LGBT, l'association a minutieusement enquêté sur ces personnes condamnées à cette «double peine» si particulière.
Condamnés à l'invisibilité
Parmi la vingtaine de grands témoins interrogés pour cette enquête, Ludovic Mohamed Zahed était présent mardi au colloque sur le sujet organisé à la mairie de Montreuil. Celui qui a, depuis, fondé l'association Homosexuels musumans de France (HM2F) a raconté la voix tremblante ses «années de déchirements» sur son identité, et de galère pour trouver un emploi et un appart, bien que bardé de diplômes. «Le rejet n'engendre pas forcément la haine, mais certainement la colère, qui est mêlée dans le même temps à une certaine honte.»
Cette honte, Brahim Naït-Balk en a aussi parlé, évoquant les injures dont il était victime en tant qu'éducateur sportif dans une cité. «Plus on m'insultait, plus je culpabilisais, parce que j'étais arabe et gay.» Un état d'esprit dont il est finalement sorti en faisait son coming out au travers d'un livre: «Ce n'est qu'à ce moment que je me suis enfin senti libre. A vouloir se cacher par peur d'être montré du doigt, on ne se rend pas service à soi-même.»
«Un peu de diversité aurait été encouragé. Mais arabe, gay, séropo… c'était un peu trop de diversité à leur goût.» Diversité plurielle
Mais avant cette sortie par le haut, il y a toute une série de stratégies afin d'échapper à la double discrimination. «Consciemment ou pas, les employés d'origine étrangère et LGBT savent que le milieu professionnel est l'un des terrains les plus propices aux actes homophobes. Se déclenche alors un mécanisme de défense afin, le plus souvent, de devenir invisibles», raconte Marie-Hélène Goix, qui fait partie du pôle de L'Autre cercle ayant mené l'enquête. Elle cite ainsi l'exemple de Samia, lesbienne d'origine algérienne, qui confie qu'elle «aimerait être lesbienne, c'est plus simple, (mais) avec mon nom, on voit déjà que je suis arabe, je ne vais pas ajouter un problème de plus.»
Ludovic Mohamed Zahed ne dit pas autre chose, en racontant la difficulté de son parcours au sein de la vénérable Ecole normale supérieure. «Un peu de diversité aurait été encouragé. Mais moi, arabe, gay, séropo, c'était un peu trop de diversité à leur goût. Je ne regrette pas d'avoir lutté en permanence… J'aimerais juste, parfois, devoir être un peu moins fort pour résister à tous les bâtons qu'on nous met dans les roues», souffle-t-il.
Prix de la Diversité
Forte d'un constat aussi accablant, que peut faire L'Autre cercle? Encourager les bonnes initiatives, déjà: c'était le cas mardi avec la remise du 3e grand Prix de la Diversité à Armelle Carminati, directrice générale diversité de la société Accenture, qui a su promouvoir la diversité sans y oublier les LGBT. L'association émet aussi des préconisations, parmi lesquelles «plus d'action, de protection, de communication» de la part des entreprises.
«Il faut traiter l'ensemble des critères de discriminations, pointe Marie-Hélène Goix, car si chacune d'entre elles est importante, c'est vite insupportable pour ceux qui les cumulent.» Présent aussi mardi, le président de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, Louis-Georges Tin, se bat lui aussi contre «la politique de la diversité à la carte». «La diversité existe en entier, ou n'existe pas, insiste-t-il. «Imaginerait-on un Etat dire: “d'accord, on est racistes, mais au sujet du handicap on est excellents”?»
27 MARS 2012 - ENGAGEMENTS DES CANDIDATS CONTRE L HOMOPHOBIE
27 MARS 2012 –
Présidentielle: quels sont les engagements
des candidats contre l'homophobie?
Cliquez ci dessous pour lire le details de toutes les reponses des 10 candidats aux 12 questions qui leur ont été posées :
12 Questions LGBT - Presidentielle 2012 - Bilan Reponses.pdf
A quelques semaines du premier tour, les présidentiables ont tous rempli et renvoyé un questionnaire imaginé par SOS homophobie. Leurs réponses ont été dévoilées ce matin.
L'association SOS Homophobie a dévoilé ce matin les résultats qu'elle a recueillis au cours des dernières semaines, lors d'une conférence de presse. Première (bonne) surprise, les dix candidats à la présidentielle ont tous répondu aux 12 questions qui leur avait été soumises. Pas de grand étonnement en revanche en apprenant qu'Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon sont les deux présidentiables les plus friendly, avec chacun 11 réponses positives. Ils sont suivis par le candidat socialiste François Hollande (9 réponses positives), qui devance largement Nicolas Sarkozy (2) et Marine Le Pen (1).
Les 12 questions portaient sur l'«égalité des droits» pour le mariage et la parentalité, la possibilité de don de sang pour les homos ou encore la «sensibilisation à la question du genre dès l'école primaire». «Pour nous, le fait que tous les candidats aient répondu à nos questions et que Marine Le Pen ait répondu positivement à l'une des nos revendications constituent nos deux surprises», a déclaré Elisabeth Ronzier, présidente de SOS Homophobie.
Deux surprises
Une seule question n'a reçu aucune réponse négative (huit positives, dont celle de Marine le Pen, deux candidats ne s'étant pas prononcés): «Formerez-vous le personnel de l'Aide sociale à l'enfance pour qu'il détecte l'homophobie et la transphobie dont peuvent être victimes les adolescents dans leur famille?»
A contrario, la toujours très controversée question qui porte sur la possibilité «d'inclure dans les programmes scolaires la sensibilisation à la diversité des relations amoureuses et à la question du genre, et ce dès l'école primaire» a recueilli cinq réponses négatives (celles de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Philippe Poutou, François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan), deux candidats ne s'étant pas prononcés - il s'agit de Jean-Luc Mélenchon et de Jacques Cheminade.
«Pas d’appel à voter pour tel ou tel candidat»
L'association, qui a vu le jour il y a 18 ans et compte environ 880 adhérents, avait adressé ses questions aux candidats mi-février. La dernière réponse au questionnaire a été retournée dimanche, a précisé Elisabeth Ronzier, qui s’est également expliqué sur sa démarche ce matin. Pour elle, il s’agit de «porter la voix des victimes de l'homophobie et (d')évaluer les dix candidats sur le même socle de propositions».
SOS Homophobie livre également une analyse des réponses de chaque candidat (à découvrir ici), sans pour autant, «lancer un appel à voter pour tel ou tel candidat», a assuré sa présidente.
23 MARS 2012 - 2 AFFAIRES GROTESQUES APRES MERAH
23 MARS 2012 –
2 Affaires grotesques suite a la mort de Merah
Affaire N°1 : Une enseignante suspendue pour avoir rendu hommage à Merah
Luc Chatel a demandé vendredi au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" une professeur de lycée de cette ville pour avoir "demandé à ses élèves de respecter une minute de silence à la mémoire du terroriste Mohamed Merah".
Alors que l'affaire de la tuerie de Toulouse s'est achevée jeudi avec l'assaut du Raid contre le logement de Mohamed Merah, le tueur présumé, des élèves d'un lycée de Rouen ont été invités vendredi matin à un hommage plutôt inattendu. Ils ont été appelés par leur enseignante à respecter une minute de silence à la mémoire... non des victimes de la fusillade dans une école juive, mais de Mohamed Merah lui-même. L'information, révélée par le site internet du journal Paris Normandie, a été confirmée par le ministère de l'Education nationale, et Luc Chatel a demandé au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" l'enseignante qui avait appelé à cet hommage en mémoire "du terroriste Mohamed Merah".
En "condamnant sans réserve", dans un communiqué, "ce comportement inqualifiable", Luc Chatel a aussi demandé au recteur "d'engager une procédure disciplinaire". "Cet acte isolé", selon le ministre, "ne saurait occulter la dignité dont a fait preuve l'institution scolaire tout au long de la semaine". Un appel aussitôt entendu par le rectorat, qui a convoqué l'enseignante en cause vendredi après-midi.
Une enseignante qui ne va "pas bien"
L'enseignante était "suivie psychologiquement" et son propos n'est "pas un acte politique", a indiqué le syndicat enseignant SGEN-CFDT. "Ce n'est pas du tout un acte politique d'une extrémiste, mais d'une collègue qui a des soucis de santé, qui est fragile et qui fait l'objet d'un suivi psychologique" a indiqué à l'AFP le secrétaire SGEN-CFDT de Haute-Normandie, Pascal Bossuyt.
Selon Paris Normandie, l'attitude de l'enseignante, professeur d'anglais au lycée Gustave-Flaubert de Rouen, avait été signalée par un courrier de ses propres élèves adressé au chef d'établissement. Celui-ci avait alors prévenu le rectorat de Rouen. Les faits s'étaient produits en début de journée, peu après 8 heures. L'enseignante, en présentant Mohamed Merah comme une "victime" et en appelant sa classe de Terminale S2 à respecter une minute de silence, aurait notamment déclaré à ses élèves que le lien entre le forcené de Toulouse et Al-Qaïda avait été "inventé par les médias et Sarko". La plupart des lycéens avaient alors quitté la classe en signe de protestation.
Selon Paris Normandie, seuls quelques-uns d'entre eux étaient restés pour "chercher à savoir pourquoi elle avait pris une telle initiative". Le journal ajoute, citant le témoignage d'un élève, que l'enseignante se serait excusée après avoir appelé à cet hommage à Mohamed Merah, ajoutant qu'elle "n'allait pas bien et qu'elle allait peut-être prendre des congés".
Affaire N°2 : Page Facebook Hommage à Merah
Une page Facebook dédiée au terroriste comptait le soir même de sa mort plusieurs milliers de fans. Elle a été désactivée.
Dans un premier temps, cette page, intitulée «Hommage à Mohamed Merah (Toulouse)», montrait une photo de profil du jeune homme extraite de sa vidéo de rodéo automobile diffusée sur internet. Elle comportait aussi de nombreux commentaires hostiles à la police et favorables à l'islamisme radical.
Après la demande des autorités, les responsables du réseau social ont désactivé la page. En effet, si elle est désormais vierge de toute information de profil, de toute photo et de tout commentaire sur «le mur».
Un débat sur Wikipedia
Précédemment, elle était passée de quelque 500 fans dénombrés avant sa fermeture à 1750, avant d'arriver à 2257 en moins d'une heure, jeudi en début de soirée. Des internautes qui par curiosité, par provocation, par intérêt, selon le principe du réseau social, ont cliqué en masse sur l'onglet «Like», pour dire «J'aime».
Même avec des pages blanches, cette page s'apparente sur le fond à un cyber-livre de condoléances ouvert à la gloire silencieuse du tueur.
Sur Wikipédia, Mohamed Merah a aussi une page ouverte comme c'est généralement le cas quand un sujet interpelle les internautes.
Depuis le 19 mars, quelques jours après le recoupement de ses 7 meurtres, de nombreux contributeurs alimentaient la page d'articles relatant ses actes. La chronologie des derniers événements et du dénouement de sa traque suscitant la réfléxion était encore actualisée jeudi soir alors que Nicolas Sarkozy, deux heures après l'assaut final , a fermement déclaré la guerre à l'apologie de l'islamisme sur Internet. Un débat s'est d'ailleurs engagé sur la page créée entre ceux qui demeurent favorables à l'existence de cette présence sur l'encyclopédie du net et ceux qui y sont hostiles.
23 MARS 2012 - VANNESTE ELU A LA TETE DU RPF
23 MARS 2012 –
Christian Vanneste élu à la tête d'un parti gaulliste
Le député du Nord n'a pas tardé à trouver un nouveau parti pour l'accueillir suite à sa sortie en fanfare de l'UMP. Le RPF compte sur lui pour relancer le gaullisme en France… et reconquérir sa circonscription.
Cela fait à peine un mois que Christian Vanneste a été sorti de l'UMP dans des conditions peu claires (le parti de la majorité a annoncé qu'il était parti de lui-même, ce qu'il a démenti). On se souvient que le député du Nord avait provoqué un tollé en déclarant dans une vidéo: «Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels». «En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (…). En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France»
Mais celui qui avait déjà été condamné à deux reprises pour propos homophobes, avant d'en être blanchi, n'a pas tardé à trouver un autre parti pour lui ouvrir les bras. Dans un communiqué, il se réjouit d'avoir rejoint le Rassemblement pour la France, un mouvement politique fondé en 1992 et qui se revendique du gaullisme.
Renouveau du gaullisme?
«Christian Vanneste sur orbite» titre, sans qu'il soit apparemment prévu d'en rire, un article du blog du RPF. Le même qui, deux jours plus tôt, écrivait au sujet de la tuerie de Toulouse que «à force de voir relayer complaisamment par les médias la haine de notre pays et de ses institutions, ce qui devait arriver est arrivé», sous la plume de Nicolas Stoquer, le fondateur de ce mouvement.
«A travers cette élection, ajoute-t-il, il s'agit de donner au gaullisme la force d'un renouveau qui lui permettra de servir la France dans les circonstances difficiles qu'elle affronte et particulièrement à l'occasion des élections prochaines». Première étape, sans doute: soutenir la candidature de Christian Vanneste à sa propre succession, qui devra faire face à Gérald Darmanin, le candidat finalement intronisé par l'UMP. Un homme qu'il connaît bien puisqu'il a été son colisiter dans la campagne (perdue) pour les municipales de Tourcoing en 2008, et qui depuis est devenu directeur du ministre des Sports David Douillet.
23 MARS 2012 - PROPOSITIONS CANDIDATS SUR TETU
23 MARS 2012 –
Sarkozy et Hollande détaillent leurs programmes dans TÊTU –
Deux styles différents
Le candidat PS et le président sortant s'expriment dans les colonnes du nouveau TÊTU, dans deux longues interviews où ils font le point sur leurs propositions pour les LGBT.
Principale information côté Hollande: il s'engage, s'il est élu, à faire voter l'ouverture du mariage aux couples de même sexe «au plus tard au printemps 2013», en expliquant qu'il serait difficile de le faire avant parce que «que les premiers mois de la session parlementaire vont être essentiellement consacrés aux éléments de programmation financière».
Aile droite
Côté Sarkozy, l'interview était d'autant plus attendue qu'il avait fait des promesses (non tenues) en 2007 et que l'UMP est profondément divisée sur ces questions, tiraillée entre une aile dure, incarnée par les ténors de la Droite populaire qui ne manquent pas une occasion de monter au créneau contre les revendications LGBT, et une aile centriste, dont certains députés sont même allés jusqu'à voter la proposition de loi socialiste sur le mariage en juin 2011. Le candidat de droite a réaffirmé son opposition au mariage, et choisit clairement de s'aligner sur l'aile droite de sa famille politique.
22 MARS 2012 - FLAG INTIMIDE PAR UN GENERAL
22 MARS 2012 –
La «tentative d'intimidation» d’un général
envers l'association Flag!
Alors que Flag! questionnait un général sur une enquête pour harcèlement, celui-ci a exigé la preuve que la victime présumée était membre de l’association des gendarmes et policiers LGBT. Pour Flag, c'est une atteinte aux droits individuels.
« En dix ans d'existence, c'est la première fois que nous sommes face à une telle provocation et tentative d'intimidation», déplore Mickaël Bucheron, président de Flag!, l'association des policiers et gendarmes LGBT. La raison de sa colère: un courrier du général Laurent Tavel, commandant la région de gendarmerie de Midi-Pyrénées.
Adjudant harcelé
L'affaire en cause commence en 2011. À la fin de l'année, Flag! est contacté par un adjudant de gendarmerie qui s'estime victime de harcèlement en raison de son orientation sexuelle de la part de deux collègues. Celui-ci avait déjà signalé ce problème à sa hiérarchie et écrit à la présidence de la République et une enquête avait été lancée. Début février, Flag! décide de contacter à son tour le commandement de gendarmerie de Midi-Pyrénées, afin de prendre des nouvelles du dossier.
La réponse, officielle, tombe peu de jour après: «Tout d'abord, pour m'assurer de la légitimité de votre démarche, je souhaite disposer des justificatifs relatifs à la qualité d'adhérent à votre association de l'adjudant, ainsi que sa demande pour le représenter dans ce dossier», écrit le général dans un courrier.
Atteinte aux droits individuels et associatifs
«C'est ahurissant, dénonce Mickaël Bucheron. Nous ne sommes pas un syndicat, interdit dans la gendarmerie, mais une association de loi 1901. Un gendarme peut y adhérer sans en rendre compte à qui que ce soit. C'est une atteinte aux droits individuels et associatifs. Nous avons écrit au général en tant qu'association, il n'avait pas d'obligation légale de nous répondre. S'il a décidé de nous faire cette demande, que même la présidence de la République ne nous a pas faite, c'est clairement pour nous intimider». Et selon Mickaël Bucheron, ces tentatives d'intrusion dans le fichier d'adhérents de Flag! condamnent les policiers et gendarmes LGBT au placard et les dissuadent de rejoindre l'association.
Du côté de la gendarmerie de Midi-Pyrénées, on ne voit pas où est le problème. «Notre demande n'a rien de singulier, déclare le responsable des ressources humaines. Si l'adjudant a décidé de s'adresser à Flag!, c'est son choix. Nous demandons simplement des éléments de réponse pour y voir plus clair dans le dossier.»
«Tentative d'intimidation»
Flag! débusque une autre «tentative d'intimidation» dans le fameux courrier: le commandement de la gendarmerie l'a également adressé au procureur de la République de Toulouse, au motif que la demande de Flag! «met en cause nommément, deux officiers». Pour l'association, la phrase sous-entend une accusation de dénonciation calomnieuse. «Ça n'a pas lieu d'être, estime Mickaël Bucheron. Une enquête officielle est menée, le nom des deux officiers mis en cause est connu. On ne dénonce personne.» «On n'accuse personne de quoi que ce soit», répond-on à la gendarmerie.
Pendant ce temps, l'enquête pour harcèlement suit son cours et échappe à la présumée victime et à Flag!. «Nous ne souhaitons pas de guerre, explique Mickaël Bucheron. Mais quand on voit ce que provoque une simple demande de renseignements, nous nous posons réellement des questions sur le dialogue social dans la gendarmerie.»
22 MARS 2012 - AFFAIRE MOHAMMED MERAH - LE RESUME
22 MARS 2012 -
Fusillade à Toulouse : Mohammed Merah mort,
résumé de l'affaire
Mohammed Merah, le tueur présumé des massacres de Toulouse vient de décéder sous les balles du RAID lors de leur ultime assaut le jeudi 22 mars à 11 heures. Après avoir reconnu être le coupable des trois séries de meurtres toulousains, Mohammed Merah a finalement trouvé la mort dans la résistance, comme il le souhaitait. Mohammed Merah mort dans l'assaut du RAID était un jeune carrossier d’origine algérienne "calme et gentil" selon ses proches. Le forcené a pourtant multiplié les déclarations provocantes toute la journée d'hier, faisant six blessés policiers. Armé jusqu'aux dents dans son appartement, le suspect revendique son appartenance à Al-Qaida tout en assurant avoir agi seul. Fier de ses monstruosités, il se vante d’avoir mis "la France à genoux". Dans la nuit de mercredi à jeudi, Mohamed Merah a coupé tout contact avec les forces du Raid, se faisant passer pour mort. La thèse du suicide semble de plus en plus probable jusqu'à l'échange de coups de feu ce jeudi matin avec les forces d'élite.
Le tueur au scooter de Toulouse a assassiné de sang-froid le 11 mars un militaire, puis le 15 mars trois parachutistes à Montauban, puis ce lundi 19 mars trois enfants et un professeur dans une école juive à Toulouse. Un massacre qui a ébranlé la France entière, élevant Mohammed Merah au rang de l'ennemi public numéro 1. Le tueur présumé est retrouvé grâce à son adresse IP et à sa présence dans un magasin de scooters où il a repeint son véhicule après avoir tué sa première victime.
Le mercredi 21 mars, son appartement est encerclé à 3 heures du matin par les forces de police. Retranché dans son appartement dans le quartier de la Côte Pavée, Mohammed Merah passe la journée en pourparlers avec des négociateurs. Il promet sa reddition en fin d'après-midi, puis en fin de soirée. Le ministère de la Défense, Gérard Longuet, avait déclaré sur BFM TV "Nous voulons l’avoir vivant pour le juger et connaître ses motivations". À 22 heures, Mohammed Merah retourne finalement sa veste et déclare ne plus vouloir se rendre, souhaitant "mourir les armes à la main". Avant minuit, le RAID décide de lui mettre la pression en faisant exploser les volets de son appartement et des portes. Cependant, Mohammed Merah ne se manifeste pas. Les autres tentatives d'intimidation explosives durant la nuit n'y changent rien.
Malgré ce manque de réaction du tueur présumé, il faudra attendre le lendemain jeudi 22 mars, à 11 heures ce matin pour que le RAID entre dans son appartement suite à trois nouvelles détonations à 10 heures. Après deux minutes d'échange de coups de feu très nourries suivis d'un silence interminable, le verdict tombe : Mohammed Merah, dont plusieurs photos ont été diffusées, est mort sous les balles du RAID. Il est sorti en trombe de sa salle de bain avant de se jeter par la fenêtre, toujours en tirant des rafales de balles avant de retomber sur le sol, mort. Mohammed Merah a également déclaré la veille, qu'il n'exprimait "aucun regret", mis-à-part "ne pas avoir fait plus de victimes".
21 MARS 2012 - UN AGREMENT REFUSE PAR LE MINISTRE DES SPORTS
21 MARS 2012 –
Le ministère des Sports refuse son agrément
à la Fédération sportive gaie et lesbienne
La FSGL s'est vu refuser cet agrément, sans même avoir eu le temps de déposer une demande en bonne et due forme. Et sans vraiment comprendre les raisons de cette fin de non recevoir. Explications.
Alors que se tenait en fin de semaine dernière à Paris la toute première formation dans le cadre de la lutte contre les discriminations dans le sport («lutte contre le racisme et l'homophobie dans le sport» d'après l'intitulé officiel) annoncée il y a plus d'un an par la Ministre d'alors Chantal Jouanno, Un magazine a eu connaissance du refus du Ministère des Sports actuel de délivrer un agrément en tant que fédération affinitaire à la Fédération sportive gaie et lesbienne (FSGL). Une nouvelle qui a pris au dépourvu l'ensemble du bureau de la Fédération.
«Surprise et colère»
«Personnellement, ma première réaction a été de la surprise et de la colère, indique Hubert Quarantel-Colombani, secrétaire général du bureau de la FSGL. Surprise parce que nous n'en étions pas encore là dans notre demande, puisque nous consultions la Direction juridique pour savoir comment déposer notre dossier. Je m'attendais donc à ce que nous ayons des échanges, des rendez-vous, d'autant que depuis septembre à plusieurs reprises je leur avais envoyé des messages. Par ailleurs, de notre côté, nous avions revu le Code du sport pour mettre nos statuts en accord. Sur un certain nombre de règlements -celui contre le dopage par exemple, auquel le Ministère fait allusion dans sa réponse- j'ai fait un copier-coller. D'où la colère». Aggravée par le fait que la décision n'a pas été rendue par la Direction juridique, comme c'est pourtant l'habitude, mais qu'elle émane cette fois directement du Ministre.
La FSGL serait hors-critères
Car dans un courrier daté du 20 décembre 2011 dont un magazine a pu prendre connaissance, le cabinet de David Douillet met directement en cause la conformité des statuts de la FSGL. Mais ce n'est pas tout. «En tout état de cause, et alors même que vous procéderiez à la modification de ces textes, poursuit le directeur du Cabinet, une demande de délivrance d'un agrément sur le fondement du code du sport ne pourrait être satisfaite.» Motif? «La FSGL ne répond pas (au) critère principal», à savoir celui définissant «les fédérations sportives comme étant celles qui ont pour objet "l'organisation de la pratique d'une ou plusieurs disciplines sportives".» Rappelons que la FSGL rassemble plus de trente associations et une quarantaine de disciplines, et qu'un simple survol de son site internet suffirait à le constater.
Un Ministre aux abonnés absents?
TÊTU a cherché à plusieurs reprises, et avec persévérance, à interroger le Ministère afin d'obtenir des éclairages sur cette décision. En vain. Pourtant, cette décision n'est pas anodine puisqu'elle a pour conséquence de priver la fédération d'une reconnaissance officielle nécessaire à l'obtention de certaines subventions, tant au niveau local que national. «À la réception organisée au retour des Gay Games de Cologne, se souvient avec amertume Hubert Quarantel-Colombani, Roselyne Bachelot (alors Ministre de la Santé et des Sports, ndlr) nous avait dit en personne: "faites votre demande, évidemment qu'elle sera acceptée". Et la Secrétaire d'État Rama Yade était allée dans le même sens.» Un an et demi plus tard, tout a visiblement changé.
21 MARS 2012 - 46 EME JOURNEE CONTRE LE RACISME
21 MARS 2012 –
46eme journee Contre Le Racisme
Chaque année le 21 mars, est célébrée la Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette année le thème choisi est "Le racisme et les conflits" qui rappelle que trop souvent la discrimination est à l’origine de conflits meurtriers et que des victimes ont souffert ou continuent de souffrir en raison de conflits liés au racisme.
La Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale a été promulguée en 1966 par l’Assemblée Générale des Nations Unis. Ceci afin de commémorer ce jour de 1960, où à Sharpeville en Afrique du Sud, la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois imposées par le régime de l’apartheid.
Dans son discours à l’occasion de cette Journée Internationale 2012, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon a déclaré que "le racisme demeure un fléau pour des millions de personnes partout dans le monde" et qu’il "se nourrit de l’ignorance, de préjugés et des stéréotypes". Il incite ainsi les peuples au dialogue et au respect des Droits de l’Homme pour reconstruire les sociétés déchirées par la guerre. Il a exhorté les peuples du monde à s’engager et à dire non au racisme. "Nous devons tous, individuellement et collectivement, éradiquer le racisme, l’opprobre et les préjugés".
20 MARS 2012 - AFFAIRE ALEXIS FRUMIN - UN APPEL HONTEUX
20 MARS 2012 –
Crime homophobe: un des tortionnaires d’Alexis Frumin
voit sa peine allégée
Rappel des faits :
Le 16 juin 2007, le corps d'Alexis Frumin, un jeune homme de 21 ans en rupture familiale, était repêché dans la rivière, à quelques centaines de mètres du stade de Reims. L'autopsie révélera que le jeune homme, dont le corps présentait de nombreuses traces de coups et de brûlures, avait succombé à une strangulation avant sa mise à l'eau. Dix jours plus tard, les policiers rémois qui enquêtent dans l'environnement d'une jeune femme hébergeant Alexis, interpellent le petit ami de cette dernière et trois autres jeunes gens, dont deux mineurs de 17 ans.
Les quatre individus, qui se revendiquent de la mouvance skinhead, reconnaissent avoir tué Alexis qui était devenu leur souffre douleur, «parce qu'il avait le teint basané et semblait efféminé», avait indiqué à la presse Madeleine Simoncello, la procureure de Reims sans pour autant retenir la qualification de crime raciste et homophobe.
Le 06 Avril 2011, Les Quatre skinheads ont été condamnés par les assises des mineurs de la Marne à des peines allant de 14 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat raciste et homophobe d’Alexis.
L’un d’entre eux a fait Appel !! et a eu gain de cause !! Une honte.
Ce 16 mars 2012, Christophe C, l’un des meurtriers d’Alexis Frumin a obtenu une diminution de dix ans de sa peine de prison, son avocat ayant plaidé son jeune âge au moment des faits.
Au départ, Condamné en 2011 à trente ans de prison pour «assassinat, actes de torture ou de barbarie aggravée», il a obtenu ce 16 mars une diminution de sa peine à vingt ans de réclusion en deuxième instance.
Considéré comme une forte tête du groupe d'adolescents, Christophe C. a finalement eu gain de cause dans son procès en appel tenu à huis clos à Charleville-Mézières. Son avocat s'est notamment appuyé sur le fait qu'il était mineur au moment des faits afin d'obtenir un allègement de dix ans de sa peine de prison.
19 MARS 2012 - CONSEIL CONSTITUTIONNEL - LISTE CANDIDATS
19 MARS 2012 – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
LISTE DES CANDIDATS OFFICIELS
Décision du 19 mars 2012 arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle
Le 19 mars 2012, en application de l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste des candidats à l'élection présidentielle.
A cette fin, il a enregistré et contrôlé les présentations (« parrainages ») reçues entre le 22 février et le 16 mars (à 18 h) et procédés aux vérifications légales.
Conformément à la règle, l'ordre dans lequel apparaissent les noms sur cette liste a été tiré au sort.
La liste arrêtée est la suivante :
- Mme Eva JOLY
- Mme Marine LE PEN
- M. Nicolas SARKOZY
- M. Jean-Luc MÉLENCHON
- M. Philippe POUTOU
- Mme Nathalie ARTHAUD
- M. Jacques CHEMINADE
- M. François BAYROU
- M. Nicolas DUPONT-AIGNAN
- M. François HOLLANDE
Décision du 19 mars 2012 arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle
LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,
Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, notamment son article 30 ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu les articles du code électoral rendus applicables à l'élection du Président de la République, notamment les articles L. 2, L. 5, L. 6, L. 45, L.O. 127, L.O. 135 1, L. 199, L. 200 et L. 203 ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée, notamment les articles 2 à 7 ;
Vu le décret n° 2012-256 du 22 février 2012 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 24 février 1981 d'après laquelle l'ordre d'établissement de la liste des candidats à l'élection du Président de la République est déterminé par voie de tirage au sort entre les noms des candidats ;
Ayant examiné les formulaires de présentation qui lui ont été adressés à partir du 24 février 2012 et qui lui sont parvenus au plus tard le 16 mars 2012 à dix-huit heures, conformément à l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962 susvisée et à l'article 2 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après s'être assuré de la régularité des candidatures et du consentement des candidats, avoir constaté le dépôt du pli scellé exigé pour leur déclaration de situation patrimoniale et avoir reçu leur engagement, en cas d'élection, de déposer une nouvelle déclaration deux mois au plus tôt et un mois au plus tard avant l'expiration du mandat ou, en cas de démission, dans un délai d'un mois après celle-ci,
D É C I D E :
Article 1er.- La liste des candidats à l'élection du Président de la République, dont l'ordre a été établi par voie de tirage au sort, est arrêtée comme suit :
- Madame Eva JOLY,
- Madame Marine LE PEN,
- Monsieur Nicolas SARKOZY,
- Monsieur Jean-Luc MÉLENCHON,
- Monsieur Philippe POUTOU,
- Madame Nathalie ARTHAUD,
- Monsieur Jacques CHEMINADE,
- Monsieur François BAYROU,
- Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN,
- Monsieur François HOLLANDE.
Article 2.- La présente décision sera publiée sans délai au Journal officiel et notifiée, par les soins du Gouvernement, aux représentants de l'État en Nouvelle-Calédonie et dans les départements et collectivités d'outre-mer et aux ambassadeurs et aux chefs de postes consulaires.
Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 19 mars 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.
Jean-Louis DEBRÉ
16 MARS 2012 - PRESIDENTIELLE "JOUR J" POUR LES PARRAINAGES
16 MARS 2012 –
Présidentielle. Parrainages : ceux qui les ont, ceux qui ne les ont pas
Les candidats avaient jusqu'à 18 heures, ce vendredi, pour rassembler et déposer au Conseil constitutionnelles les 500 parrainages d'élus nécessaires pour pouvoir se présenter au premier tour de la présidentielle. La liste définitive des candidats sera diffusée lundi, après d'ultimes vérifications ce week-end. Dix candidats affirment avoir déposé 500 signatures ou plus auprès du Conseil constitutionnel. Deux autres candidats, Corinne Lepage (Cap 21) et Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante) attendaient que le Conseil constitutionnel leur communique le nombre des derniers parrainages arrivés en leur faveur.
Ce vendredi, les derniers candidats et leur représentants ont défilé au Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel.
Ils ont les 500 signatures
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) a été l'une des premiers a déposer leur 500 parrainages au Conseil constitutionnel dès la semaine dernière.
Après la polémique sur les parrainages qu'elle a déclenchée, Marine Le Pen (FN) a déposé ses signatures dès ce mardi 13 mars. Tout comme Philippe Poutou (NPA) qui "croisait les doigts et serrait les fesses". Avec bonheur : il a bien 500 parrainages, en l'occurrence 572 parrainages. Idem pour Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), avec 708 signatures.
Jeudi, à la veille de la clotûre du dépôt des signatures, Eva Joly (EELV) a déposé 639 parrainages. Ce vendredi, les derniers candidats ou leurs représentants défilent au Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel, pour apporter leurs parrainages. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a été le premier. Avec près de 1.100 signatures d'élus, il a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires. C'est une nouvelle "étape" vers "l'insurrection civique" qu'il appelle de ses voeux, a lancé le candidat du Front de gauche qui organise un vaste rassemblement à Paris dimanche.
Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, lui a succédé pour apporter ses 572 parrainages. Aucun suspense également pour François Hollande (PS) qui a déposé au Conseil constitutionnel "entre 4.500 et 5.000 parrainages" a indiqué Daniel Vaillant, François Bayrou et Nicolas Sarkozy (UMP).
Enfin, Jacques Cheminade, qui se définit comme "gaulliste de gauche" et a déjà été candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir 538 parrainages.
Ils espèrent avoir les 500 signatures
Deux autres candidats attendaient que le Conseil constitutionnel leur communique le nombre des derniers parrainages arrivés en leur faveur : Corinne Lepage (Cap 21) qui disait en avoir entre 470 et 520, et Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante).
Ils n'ont pas les 500 signatures
Dominique de Villepin ne devrait pas être de la partie. Invité de France 2 ce jeudi soir, il a annoncé qu'il lui manquait encore 30 signatures. Ainsi "sauf miracle", il ne pourra pas être candidat.
Carl Lang, représentant l'Union de la droite nationale (UDN), qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite, a annoncé vendredi matin qu'il ne pourrait pas concourir à l'Elysée faute d'avoir pu recueillir les 500 parrainages requis. Il a annoncé avoir recueilli 447 parrainages. Il pointe une "scandaleuse confiscation de cette campagne électorale par la caste des ayant-droits médiatiques et des nantis du système en place", mais assure que "tout ne fait que commencer".
Maxime Verner, 22 ans, juste l'âge pour se présenter, qui voulait être le candidat de la jeunesse, a jeté l'éponge: "Je dois me rendre à l'évidence, je ne pourrai pas recueillir le nombre requis de présentations d'élus", a-t-il reconnu devant la presse.
Liste officielle lundi à 17 h 30
L'annonce de la liste définitive des candidats aura lieu lundi à 17H30, après d'ultimes vérifications ce week-end. Cela "sera un moment solennel" puisqu'"on sera entré dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux".
Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel publiera dans les jours qui suivront au Journal officiel une liste de 500 noms d'élus tirés au sort parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.
16 MARS 2012 - FRANCOIS HOLLANDE SUR FRANCE 2
16 MARS 2012 –
«Des paroles et des actes»:
François Hollande s'est concentré sur l'économie et l'Europe
François Hollande était le dernier invité de l’émission politique de France 2 «Des paroles et des actes», ce jeudi 15 mars, une semaine après Nicolas Sarkozy.
Alors qu’il subit une baisse des intentions de vote, étant peu à peu rejoint par son rival à droite, François Hollande a tout d’abord répondu aux questions des journalistes avant de débattre, parfois dans le brouhaha, avec le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé.
Sur les sondages
Estimant se «préparer à ce rendez-vous» «depuis de longs mois», François Hollande a expliqué qu’il n’était pas qu’un candidat anti-Sarkozy: «Je ne suis pas seulement un candidat contre mais un candidat pour». Le candidat a par ailleurs martelé son souhait de «rassembler les Français» pour redresser la France.
Sur la fiscalité
Le candidat a rappelé sa proposition envers «ceux qui s'octroient un revenu au-delà d'un million d'euros, ils devront s'acquitter d'un impôt supplémentaire», ajoutant qu’il «rétablira le plafonnement des impôts directs nationaux à 85% des revenus», tout comme «l'impôt sur la fortune».
Sur les fonctionnaires
Le candidat a précisé que sur les effectifs de la Fonction publique, «nous les stabiliserons. Il y aura effectivement des secteurs où il n'y aura pas de remplacement lors des départs de retraite, par exemple l'administration des impôts.»
Sur les déficits et le traité européen
François Hollande a repoussé jeudi l'idée de «sanctuariser» les objectifs de réduction de déficits en France. Il a annoncé qu'en cas de victoire de son camp, la France refuserait de ratifier le traité européen de discipline budgétaire qui ne serait pas complété par volet relatif à la croissance.
Si la gauche l'emporte à la présidentielle et aux législatives, «le Parlement ne ratifiera pas un traité qui n'aura pas été complété par un dispositif de croissance, suis-je assez clair?» «Je suis un Européen qui va changer l'orientation du continent (...) On nous regarde», a insisté le candidat.
François Hollande s'était engagé jusqu'ici à réduire le déficit public de la France à 4,5% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013 et à atteindre l'équilibre à l'horizon 2017.
François Hollande souhaite une renégociation du traité européen de discipline budgétaire signé par 25 pays de l'Union. Le Parti socialiste français a refusé d'inscrire dans la Constitution la «règle d'or» budgétaire nécessaire à la ratification de ce texte.
Sur l'immigration économique
François Hollande a proposé jeudi la création d'une brigade spécialisée dans la lutte contre les filières clandestines et l'instauration d'un débat au Parlement chaque année sur le volume de l'immigration économique.
«Je considère que l'immigration économique dans un contexte de croissance ralentie doit être limitée», a-t-il déclaré. «Il ne peut pas y avoir d'immigration économique s'il n'y a pas de demande très précise et pas d'offre de travail». «Il y aura un débat au parlement chaque année pour savoir quel est le volume de l'immigration économique», a-t-il ajouté.
François Hollande a également indiqué sa volonté de lutter contre l'immigration irrégulière et les filières de travail clandestin.
«Je fais une proposition là dessus : il y aura une brigade spécialisée de lutte contre les filières clandestines, les passeurs, chaque année 40.000 à 50.000 personnes entrent sur le territoire en situation irrégulière, c'est là que nous devons agir», a estimé le député de Corrèze.
Sur les régularisations
Sur le plan de la régularisation, le socialiste a rappelé qu'il n'y aurait pas de mouvement massif. Il faut «avoir des critères, objectifs, simples, applicables», a-t-il indiqué.
Sur Jean-Luc Mélenchon
Estimant que le candidat du Front de gauche «représente une sensibilité dans le pays», François Hollande a appelé à un «vote utile», souhaitant par ailleurs «être le plus haut possible au premier tour pour enclencher une dynamique».
A propos de l’ouverture, il a ajouté : «Si les Français m'élisent président de la république, viendront au gouvernement ceux qui m'ont soutenu au second tour et voudront participer au changement du pays.»
15 MARS 2012 - AU CEDH CONCERNANT LE REFUS D ADOPTER
15 MARS 2012 –
Le refus d'adoption pour un couple homosexuel n'est «pas discriminatoire»
La Cour de justice européenne a choisi de ne pas se mouiller: puisque les Etats ont «une marge d'appréciation» quant au droit des couples, il n'y a pas de «discrimination fondée sur l'impossibilité de se marier» en France.
La décision de la Cour européenne des droits de l'homme aurait pu bousculer la législation française. Pour cette raison, elle était très attendue par les militants LGBT (lire notre article: «Il faut que la France aligne l'autorité partagée entre conjoints homos». Mais les juges ont estimé aujourd'hui que le refus par la justice française d'autoriser une femme à adopter l'enfant de sa compagne n'est pas une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.
Dans leur arrêt, non définitif, les magistrats de Strasbourg n'ont pas relevé «de différence de traitement fondée sur l'orientation sexuelle» car les couples hétérosexuels «placés dans des situations juridiques comparables, la conclusion d'un pacs, se voient opposer les mêmes effets, à savoir le refus de l'adoption simple».
«Pas d'obligation d'ouvrir le mariage à un couple homo»
Les juges européens étaient confrontés à l'histoire de Valérie G. et Nathalie D., qui élèvent ensemble la fille née en 2000 grâce à une procréation médicalement assistée pratiquée par Nathalie, avec donneur anonyme en Belgique: à deux reprises, la justice française a refusé à Valérie une adoption simple de la fillette. Car le droit français ne reconnaît une autorité juridique conjointe sur les enfants adoptés qu'au sein des couples mariés. Mais pas aux couples «pacsés», qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Dans ce cas, l'adoption simple par le «parent social» prive le parent biologique de l'autorité parentale.
Dans ses attendus, la CEDH a estimé qu'il fallait examiner l'éventuelle discrimination entre les couples pacsés. Elle a également écarté la question d'une «discrimination indirecte fondée (…) sur l'impossibilité de se marier». L'article 12 de la Convention européenne des droits de l'Homme «n'impose pas aux gouvernements des Etats parties l'obligation d'ouvrir le mariage à un couple homosexuel», écrit la cour, et les Etats «bénéficient d'une certaine marge d'appréciation pour décider de la nature exacte» de la reconnaissance juridique des couples homosexuels.
MISE À JOUR 12h30 - réaction de Caroline Mécary: «une terrible consternation»
«La famille D. et G. est consternée et profondément triste» écrit dans un communiqué l'avocate du couple, Caroline Mécary, «car A.D demeure une enfant qui est sur le plan juridique moins bien protégée que si elle était élevé par un couple hétérosexuel. C’est aussi une terrible consternation pour les enfants qui sont élevés par des couples homosexuel/les, qui demeurent discriminés car ils n’ont qu’un seul parent sur le plan et sont donc moins bien protégés que les enfants d’hétérosexuels, qui eux ont juridiquement deux parents. Cela a des conséquences, pas de transmission du nom et du patrimoine.»
«Il est regrettable que la Cour n’ait pas tenu compte de l’évolution de la situation parmi les pays membres du Conseil de l’Europe, qui a largement évolué depuis ces dix dernières années sur la question de l’adoption par le parent social de l’enfant», écrit encore l'avocate, qui estime que «seule une modification législative permettrait d’adopter l’enfant du partenaire, ce qui suppose compte tenu de l’opposition du président Sarkozy à l’ouverture de l’adoption qu’une nouvelle majorité présidentielle arrive au pouvoir le 6 mai prochain». Tous les partis de gauche se sont en effet engagés à ouvrir le mariage civil et l’adoption à tous les couples».
MISE À JOUR 16h30 - réaction de l'Inter-LGBT
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rendu une décision «conforme à sa jurisprudence, qui considère que la question de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe relève d'une décision du législateur national», estime l'Inter LGBT dans un communiqué. Il est donc, selon l'Inter LGBT, «plus que jamais nécessaire que le législateur (français) ouvre le mariage à tous les couples, afin de remédier à cette discrimination entre les couples à raison de leur orientation sexuelle et entre les enfants en raison du statut conjugal de leurs parents».
15 MARS 2012 - PRESIDENTIELLE SONDAGE TETU MARS 2012
15 MARS 2012 –
Grands bouleversements dans la 3e consultation TÊTU – Présidentielle
Si François Hollande fait toujours la course largement en tête, ses challengers adoptent un profil radicalement différent, dans ce troisième sondage des TÊTUnautes.
La tendance principale reste la même par rapport à nos deux précédentes consultations en ligne: l'avance, écrasante, de François Hollande, au premier tour, dans les votes des lecteurs et lectrices de TÊTU et TÊTUE. Le candidat socialiste se paie même le luxe de progresser de 4,5 points dans cette troisième consultation de TÊTU pour la présidentielle, alors même qu'il reste largement premier - à 27 points devant son principal rival!
Derrière ce leader absolu, la composition du peloton a profondément changé par rapport au précédent sondage. Marine Le Pen dévisse: de la deuxième place qu'elle occupait dans nos précédentes consultations, elle se retrouve quatrième, six points derrière ses scores nationaux! Devant elle désormais, deux candidats ont fortement progressé: François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon, qui se retrouvent tous les deux au-delà de leur score dans la population générale. Une percée, pour ces derniers, à l'image de celle qu'ils ont réalisée auprès des Français au cours de cette campagne.
Sarkozy et Joly toujours derrière
A seulement un tiers de ses scores dans la population générale, Nicolas Sarkozy confirme une nouvelle fois que la population homo s'est détournée du président sortant (pour rappel, 20% des homos ont voté pour la droite parlementaire en 2007) et ce malgré le retrait, depuis un mois, de trois candidats qui lui sont proches (Christine Boutin, Hervé Morin et Frédéric Nihous). Bonne dernière du peloton, Eva Joly, dont le parti (EELV) est pourtant traditionnellement pro-LGBT, est la seule qui a continuellement baissé ces trois derniers mois, même si elle reste largement au-dessus de son score national.
Lundi sera connue la liste définitive des candidats au scrutin du 21 avril, après validation des parrainages par le Conseil constitutionnel. Lors de notre prochaine consultation en ligne, qui sera la dernière avant le premier tour, certains noms auront disparu, mais on sait déjà que figurera l'inclassable «Jacques Cheminade», qui a réuni suffisamment de parrainages. Ses seuls liens connus avec le monde LGBT sont, en 1989, l'assignation en justice de... Mylène Farmer, qui lui reprochait d'avoir utilisé une image d'un de ses clips, en l'associant à la promotion de la drogue (la chanteuse avait obtenu gain de cause). A votre avis, l'arrivée de cet ovni va-t-elle bouleverser la donne?
Selon vous, quels enseignements faut-il tirer de ce sondage?
Résultats complets (dans l'ordre décroissant, avec l'évolution par rapport aux résultats de février):
43,6% FRANÇOIS HOLLANDE (Parti socialiste) +4,5%
16,5% FRANÇOIS BAYROU (Modem) +3,1%
11,8% JEAN-LUC MÉLENCHON (Front de gauche) +4,1%
9,8% MARINE LE PEN (Front national) –10,2%
9,0% NICOLAS SARKOZY (UMP) +1,3%
6,0% EVA JOLY (Europe Ecologie-Les Verts) –0,6%
1,2% DOMINIQUE DE VILLEPIN (République solidaire) +0,2%
0,7% CORINNE LEPAGE (Cap 21) =
0,7% PHILIPPE POUTOU (Nouveau parti anticapitaliste) +0,1%
0,3% NATHALIE ARTHAUD (Lutte ouvrière) =
0,2% NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Debout la République) –0,1%
0,2% BRIGITTE GOLDBERG (Avenir 2012) =
TOTAL: 7.650 participants