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Articles de assoequality

17 OCTOBRE 2011 - PACS : Mobilisation pour la pension reversion

Par Le 21/10/2011

Pacs: Mobilisation pour la pension de réversion

avant un vote à l'Assemblée

 

Tout le monde n'est pas égal devant la retraite. Un homo sont le partenaire est décédé ne peut pas toucher une pension de réversion, contrairement aux couples hétéros mariés. L'Inter-LGBT et le mouvement AllOut.org lancent donc l'offensive.

 

Dans une semaine, les députés français vont voter le plan, déposé par le gouvernement, de financement de la sécurité sociale pour 2012. Un projet de loi qui en l'état ne répare pas une injustice: l'impossibilité pour un homo de toucher la retraite de son partenaire lorsque celui-ci est décédé. Ce qui peut entraîner, on s'en doute, des situations dramatiques de déstabilisation du niveau de vie pour le partenaire survivant.

Réparer l'inégalité entre homos et hétéros était pourtant une promesse de Nicolas Sarkozy: il avait ainsi déclaré à TÊTU, lors de la campagne présidentielle pour 2007, vouloir une «égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, qui ira, par exemple, jusqu'au droit à la pension de réversion pour le conjoint homosexuel» dans le cadre de la promesse d'une nouvelle «union civile» sur laquelle il n'est jamais revenu depuis son élection (relire son interview).

 

Pétition en ligne


C'est pourquoi l'Inter-LGBT lance, avec l'appui du mouvement AllOut.org, une mobilisation in extremis avant le vote du projet de loi. C'est «la dernière occasion pour le gouvernement et Nicolas Sarkozy de mettre en place cette promesse faite par le candidat en 2007», insistent ces deux structures, qui «appellent les Français à se mobiliser en signant un appel qui sera remis aux députés et au gouvernement avant le vote». «Alors que 63% des Français se disent favorables à l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe et à l'égalité des droits pour tous les couples, le débat est dominé par une minorité homophobe au point de vue rétrograde», ajoute l'Inter-LGBT.

Comment agir? AllOut.org propose, sur sa plate-forme, une pétition pour «appeler votre député à voter POUR» et incite à demander à ses amis de faire de même: juste avant le vote, l'Inter-LGBT se chargera de remettre directement aux députés et au gouvernement.

07 OCTOBRE 2011 - GAYFREE LANCE UN APPEL NATIONAL - HOMOPHOBIE

Par Le 08/10/2011

07 OCTOBRE 2011 : Communiqué Gayfree

Nous sollicitons une mobilisation nationale face à l’homophobie


Depuis quelques jours, nous trouvons sincerement que ca part en live complet au niveau homophobie, l'homophobie progresse de plus en plus sur internet et les agressions reviennent de plus belle,

 

A Bordeaux nous venons de subir 2 agressions en 15 jours. La premiere agression a eu lieu dans la nuit du 20 au 21 septembre 2011, un couple gay s’embrasse sur les quais devant les passants. Chose qui n’était pas au gout de tout le monde, et ils ont été malheureusement frappés durement. Ensuite c’est au tour de Nicolas le 02 octobre dernier, frappé tres violemment par son voisin. L’agresseur a été mis en garde à vue 4 jours apres l’agression, nous avons été choqués par cette nouvelle, il aurait du etre en garde à vue le soir meme. Mais le pire, nous avons appris dans la journée du 07 octobre que le parquet rejette l’acte homophobe de cette agression. Nous sommes révoltés d’avoir appris cette nouvelle. Pourquoi une telle décision alors que d’autres voisins sont venus témoigner les faits à la police ? La loi contre l’homophobie est elle bien reconnue à Bordeaux ?

 

Nous tenons à préciser qu'il n'existe pas deux categories d'etres humains, y a pas les heteros d'un coté, et les homos de l'autre, un homme reste un homme et une femme reste une femme Et concernant les lois c'est la meme chose, elles sont appliquées pour tous et non divisées en deux categories. Les droits de l'homme sont très clairs :  Nous sommes egaux en droits !! Les homosexuels sont des citoyens comme tout citoyen Français, qui travaillent comme tout le monde, payent des impots comme tout le monde, votent comme tout le monde

 

Ensuite, autre constat, l’homophobie Sur internet. il y en a partout. Depuis l’affaire Sexion d’assaut l’année derniere, les violences homophobes sur internet se multiplient. Nous pensons que le fait que l’homophobie est mal reconnue par la loi, certains en profitent en se disant que tout est permis. Certains ont été jusqu’à dire que leur geste est de la liberté d’expression et non un geste grave. Autre exemple, les videos, notamment cette année avec Cortex. Et puis tous les commentaires de certaines vidéos sur Youtube et Dailymotion, et les commentaires sur les reseaux sociaux.

Enfin dernier constat, que certains ont tendance à oublier, c’est le suicide. L’emotion intense qui s’est passée aux Etats Unis du suicide d’un jeune de 14 ans car il a été harcelé, devrait faire reflechir profondement à la fois les associations, mais surtout les politiques. Nous avons tourné cet evenement sur une nouvelle forme d’harcelement, le harcelement homophobe. Un sujet à traiter aux serieux et a ne pas prendre à la légère.

Alors maintenant une chose nous inquiete tres serieusement, que font les associations et les hommes politiques face a ca?? Y a t il des actions concretes ces jours ci pour lutter serieusement contre l'homophobie??

 

Depuis la rentree c'est presque le calme, on dirait presque que tout le monde attend avec impatience les resultats des presidentielles 2012. Sauf qu'en 6 mois il y aura d'autres victimes, d'autres messages atroces sur internet. Et puis rien n’est acquis pour 2012, tout d’abord nous ne connaissons pas à l’avance les résultats des présidentielles, et ensuite nous ne savons pas si les promesses concernant l’égalité des droits LGBT seront vraiment tenues. Restons dans la prudence et ne pas se dire victoire à l’avance.

Nous felicitons toutefois SOS Homophobie et Le collectif contre l'homophobie qui travaillent durement face à l'homophobie et pour soutenir les victimes d'agressions homophobes.

 

Mais là nous disons STOP !! trop c'est trop !! Combien de personnes encore seront tabassés en public parce qu'ils sont homosexuels, combien de photos chocs verrons nous avec des blessures graves sur le visage alors qu'ils font rien de grave, ils demandent juste de vivre comme tout le monde. Comment on peut se permettre de dire que deux hommes qui s'embrassent dans la rue, Ca choque?? Ca choque en quoi? Ils n'embetent personne et leur but n'est pas de provoquer les passants dans la rue.

 

Est ce que pour une fois les associations LGBT peuvent montrer qu'on est tous solidaires pour la meme cause et le meme combat?? Arretons toutes ces competitions entre associations LGBT, de qui va etre le meilleur, qui sera le plus fort, qui sera le plus connu ou reconnu dans les medias ou dans la société. Pouvons nous, nous reconcentrer sur notre base premiere, la lutte contre les discriminations et l'homophobie? Pouvons nous demontrer a tout le monde, que nous pouvons combattre ensemble et en etant unis?

 

Maintenant notre association a décidé d'agir serieusement. Sur le plan local à Bordeaux, nous avons décidé de travailler avec la Mairie de Bordeaux notamment au Cobade dans le cadre de la lutte contre les formes de discriminations, y compris à orientation sexuelle. Nous pensons que Bordeaux est un peu en retard sur la lutte contre l'homophobie, que ce n'est pas tres pris au serieux, nous ferons notre possible pour que ca change. Il est temp egalement qu'on lance un appel serieux sur le plan national : nous sollicitons une mobilisation generale de toutes les associations LGBT de France et etre unis pour un projet commun contre l'homophobie que ce soit politique, social ou dans la société en général, tout d'abord qu'on arrive une fois pour toute faire reconnaitre par la police et par la justice qu'une agression homophobe est un crime grave et doit etre severement punie (chose qui n'est pas encore le cas partout), ensuite eradiquer la discrimination à orientation sexuelle quel que soit le lieu (travail, logement, politique, internet, divers endroits) ou le support (musique, livres, blogs, interviews, videos etc...).

 

Nous pensons que la loi contre l'homophobie est mal respectée et qu'il faudrait reviser cette loi. il est grand temp maintenant qu'on soit vraiment entendu, certains nous diront qu'il y a les gayprides pour ca, mais nous pensons qu'il faut manifester autrement et plus durement. Nous demandons une mobilisation nationale et unie. plus nombreux on sera, plus fort sera notre combat.

Merci. Sandy G (Président Association Gayfree)

06 OCTOBRE 2011 - AUBRY ET ROYAL - QUESTIONS SUR LES LGBT

Par Le 06/10/2011

Primaires Socialistes Questions LGBT

avec Martine Aubry et Segolene Royal


Precision : Concernant Francois Hollande, son interview est deposé sur un autre article - Francois Hollande defend il oui non les LGBT

Interview Tetu - Martine Aubry (21 Sept 2011)

«L'émancipation n'est pas acquise mais en marche»

Nous rencontrons Martine Aubry à Paris, alors qu’elle vient d’écrire sa «Lettre aux Français», tirée à un million d’exemplaires. Détendue, elle prend le temps de nous répondre pendant plus d’une heure. À ceux qui en douteraient: l’ancienne patronne du PS a envie de gagner la primaire.

TÊTU: En 2010, vous aviez signé l'appel d'Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour l'ouverture du mariage, et vous aviez offert un TÊTU à Georges Frêche, le président pas vraiment gay-friendly du Languedoc-Roussillon. Vous n'hésitez pas à utiliser des symboles...

Martine Aubry: En politique, c'est aussi par des symboles qu'on avance. c'est utile, contre le machisme, le racisme ou l'homophobie. En 1996, j'avais lancé un appel pour la mise en place d'un «contrat d'union sociale». c'était un premier combat. Ensuite, nous avons fait adopter le pacs. Lille a été l'une des premières villes à organiser des cérémonies de pacs en mairie. Finalement, la vie a montré que ce pacte était insuffisant, et, avec l'avancée de la société, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe m'est apparue comme une évidence.

Une position que vous n'hésitez pas à exprimer...

Quand je me fais une idée sur une question, je la défends ensuite avec conviction. Des questions comme l'adoption sont tellement importantes, qu'il faut vraiment se forger une conviction intime. Je ne l'ai jamais fait pour plaire à tel ou tel. Alors, j'ai réfléchi, travaillé, débattu, rencontré de nombreux interlocuteurs. Peu à peu ma conviction profonde a été de dire: un enfant a d'abord besoin d'affection. À partir de là, j'ai défendu le droit à l'adoption: on ne demande pas à l'État de dire aux hommes et aux femmes qui ils doivent aimer, mais c'est à l'État de donner à chacun les meilleures conditions d'aimer qui il veut.

Sur la question de l'homoparentalité, le PS soutient désormais l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes...

Il y a eu un vrai débat qui s'est fondé sur le rapport de très grande qualité rédigé par Najat Vallaud-belkacem. Chacun a pu parler de son intime conviction. C'était assez émouvant, car certains de nos camarades avaient eu recours à la PMA et nous ont dit comment leurs enfants le ressentaient. Ils n'avaient pas tous le même avis. Nous avons décidé d'ouvrir la PMA à toutes les femmes.

Suite à ce rapport, le PS a décidé de ne pas soutenir la proposition de Najat Belkacem sur un encadrement strict des mères porteuses, hors d'un système tarifé. Quelle est votre position personnelle?

Je ne suis pas d'accord. Pour deux raisons. D'abord, je ne pense pas que l'on puisse organiser ce système rêvé de non-marchandisation tel que présenté par certains. Selon moi, la marchandisation existera toujours tant que la misère existera. Et puis, utiliser le corps d'une femme comme «mère porteuse» peut amener à d'autres difficultés. on connaît les cas de femmes mères porteuses qui, soit se sont attachées à l'enfant et ont voulu le garder, soit ont accouché d'un enfant handicapé qui a été refusé par la famille d'accueil. Je suis encore plus en désaccord avec ceux qui pensent qu'il faut le faire à l'intérieur de la famille, car il est nécessaire qu'un enfant voit clair dans les liens familiaux autour de lui. Deuxièmement, j'y suis d'autant plus opposée que je suis très favorable à l'adoption. Il faut se battre pour qu'il y ait une adoption possible par des couples homos à l'échelle internationale, car je sais que beaucoup de pays la refusent.

Un de vos proches, Bruno Julliard, a fait son coming out dans TÊTU le mois dernier. Je voulais avoir votre sentiment...

C'est très important que des femmes ou des hommes politiques parlent de leur orientation sexuelle. Lorsque Bertrand Delanoë l'a fait, la cause des homosexuels a avancé d'un bond. Je me félicite à chaque fois qu'un responsable politique réa-lise son coming out, mais je suis toujours choquée par l'outing, car il faut respecter le droit à la vie privée de chacun.

En juillet, quand vous avez décidé de dénoncer les rumeurs autour de votre vie personnelle, il y avait des on-dit sur votre homosexualité présumée...

Ca, je ne l'ai pas dénoncé! [Rires.] Chacun sait que je suis hétérosexuelle, mais je n'ai pas attaqué en justice les sites internet sur ce terrain-là car ce n'est pas un problème!

L'émancipation des genres est-elle acquise?

Elle n'est pas acquise, elle est en marche. Les droits des femmes comme les droits des homosexuels seront toujours remis en cause dans des périodes difficiles. Il faudra donc rester vigilants, même si la société avance à grands pas. Je défendrai ces thèmes durant la campagne, et si je suis élue, je les engagerai d'une manière déterminée, dès la première année.

Sur les droits des transsexuels, où en êtes- vous?

Il faut faciliter le changement d'état civil, comme le demande le conseil de l'Europe, même si la décision ne doit pas être prise à la légère. On doit trouver les moyens tant humains que financiers pour accompagner la personne dans sa transformation. Il ne faut pas laisser aux seuls psychiatres le soin de décider.

Concernant la lutte contre l'homophobie, que proposez-vous?

On doit appliquer aux insultes homophobes les mêmes règles que pour les insultes racistes. Le délai de prescription pour porter plainte doit être porté à un an. Par ailleurs, je trouvais que la Halde était un bon outil, car la publicité faite sur les sanctions est importante. ensuite, les éducateurs doivent pouvoir répondre en cas d'actes homophobes, et expliquer. J'ai été intéressée par l'initiative belge de diffuser aux enseignants une mallette de lutte contre l'homo- phobie leur apportant des outils concrets. Globalement, je crois que la culture est la meilleure arme pour faire évoluer les mentalités, car on peut faire passer beaucoup de choses à travers les œuvres...

Dans votre «Lettre aux Français», vous évoquez votre «détermination à transformer le pays»...

Profondément, les Français vivent mal, ne supportent plus les injustices mais aussi s'inquiètent de l'affaiblissement de la France et voudraient retrouver la fierté de leur pays. Si je parle de «ma France», ce n'est pas de la nostalgie. Il s'agit de retisser le lien en apportant les réponses du 21e siècle. Cela passe par le redressement économique, par la justice, l'accès aux droits, mais également par la voix de la France qu'il faut retrouver porteuse de ces valeurs dans le monde.

 

 

Interview Tetu - Segolene Royal (21 Sept 2011)

«La diversité n’est pas le problème, c’est le commencement de la solution»

Dans ses bureaux parisiens, la présidente de Poitou-Charentes nous serre fermement la main, les yeux dans les yeux, sourire aux lèvres. La candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle semble détendue, presque insouciante, sûre de son destin: «Je veux gagner», affirme-t-elle. Assurant avoir appris de ses «erreurs» de 2007, elle veut dissiper les malentendus. Un exercice délicat.

TÊTU: Comment expliquez-vous que, il y a cinq ans, alors que vous aviez pris position pour l'égalité des droits, certains commentateurs restaient sceptiques à propos de vos convictions profondes sur le mariage et l'adoption?

Ségolène Royal: Peut-être parce que je ne suis pas mariée... (Rires.) C'est une plaisanterie, mais pas totalement, car je pensais que ce n'était pas la revendication primordiale. Je pense que la revendication primordiale, c'est l'acceptation dans la société de l'homosexualité. Alors, peut-être, que le mariage est un élément qui permet cette acceptation. Mais pour moi c'est le sexisme, le racisme, l'homophobie qui sont les vrais sujets. Bien sûr, je n'ai rien contre le mariage, mais porter en drapeau cette revendication, c'est presque une solution de facilité, finalement. D'autres responsables vont être dans l'affichage pour le mariage, et dès que ça les touche, dans leur vie privée ou dans les relations de travail, ils vont avoir plus de difficultés... Après, pour une certaine génération, que les gens aient du mal à franchir le pas et éprouvent une gêne sur le sujet, je peux le comprendre. Il faut continuer à convaincre.

Alors que vous avez combattu Nicolas Sarkozy en 2007, quel regard portez-vous sur le travail du gouvernement sur ces questions-là?

C'est pareil dans tous les secteurs, il n'a rien fait, il n'a pas tenu ses promesses. Mais sur ces questions-là, particulièrement, il s'en est bien gardé, car ce n'est pas son électorat. sauf pour les homosexuels qui payent l'IsF: là, il a tenu ses pro- messes, mais c'est involontaire! (Rires.)

Très tôt, vous aviez soutenu l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes...

Oui. Plutôt qu'elles soient obligées d'aller dans d'autres pays où c'est autorisé, autant l'autoriser en France. Car, aujourd'hui, c'est une situation absurde.

Comment êtes-vous arrivée à cette position sur le sujet?

J'ai beaucoup travaillé avec l'Association des parents gays et lesbiens. D'ailleurs, je suis la première ministre de la Famille à avoir reconnu cette association comme interlocuteur officiel du ministère. Et je me souviens, à l'époque, que la puissante Unaf - l'Union nationale des associations familiales -, avec qui je travaillais aussi, avait protesté auprès du président de la république. Au final, j'avais réussi à les faire participer à la conférence des familles, et je les avais financées, au même titre que les autres associations familiales.

Une de vos proches au PS, Najat Belkacem, a rendu un rapport sur la révision de la loi bioéthique, où elle évoquait la question des mères porteuses, proposant notamment un encadrement strict de la gestation pour autrui (GPA), sans rémunération. Il y a eu des débats très tranchés au PS. À ce sujet-là, quelle est votre position?

Moi, je me demande si l'autorisation ne va pas ouvrir la voie à un commerce. C'est une vraie difficulté. Qu'est-ce qui nous garantit qu'à terme, il y aura le maintien de la gratuité? J'y serais favorable pour les femmes de la même fratrie, comme ça, il n'y aura pas de dérives. Car je pense qu'il ne faut pas entrer dans la logique de l'utilisation payante du corps. À partir du moment où vous imposez la gratuité, c'est que vous supposez qu'il existe une autre motivation. Une autre motivation, c'est un lien affectif... Une sœur pour sa sœur, une cousine pour sa cousine... Mais il ne faut pas qu'il y ait de confusions entre les générations: je ne suis pas favorable à ce qu'une mère porte un enfant pour sa fille.

Et concernant l'accès de la GPA aux couples d'hommes?

Actuellement en France, les règles qui encadrent la fécondation in vitro sont très claires : cette technique ne peut être utilisée qu'en cas de stérilité d'un couple hétérosexuel. Dans le cadre de ma proposition, c'est l'ovule de la vraie mère et le sperme du père qu'on utilise pour la fécondation in vitro, puis on réimplante l'œuf fécondé dans l'utérus de la sœur. Donc, c'est quand même l'enfant des deux parents. La sœur sert de couveuse, autrement dit. Il faudra ouvrir le débat car votre question suppose que les règles sur les dons d'ovules soient profondément modifiées.

Avez-vous l'impression que le PS réussit aujourd'hui à mieux prendre en compte ces questions de société?

Oui, je trouve. Les leaders socialistes vont à la gay pride! Quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, j'avais lancé la première enquête sur le suicide des jeunes lié à l'homosexualité. Les politiques, il faut les juger sur leurs actes. C'est ce que j'appelle la politique par la preuve. Il ne faut pas les juger seulement sur leurs déclarations ou sur leur ralliement précipité à des choses auxquelles ils n'avaient jamais pensé de leur vie. Ils y adhèrent, parce qu'il y a des voix à gagner.

Sur la question trans, que proposez-vous au niveau du changement d'état civil ou de la prise en charge de la transition?

Tout ce qui peut permettre aux personnes d'être en phase avec leur nature profonde et tout ce qui peut les aider à construire leur bonheur dans leurs choix intimes doit être fait. Tout doit être facilité, tout doit être fait pour apaiser leurs tourments, leurs souffrances. Je crois en des politiques humanistes qui vont dans le sens du progrès.

Vous évoquiez au début la question du sexisme. Plusieurs femmes politiques ont récemment dénoncé le sexisme dans la classe
politique. Qu'en pensez-vous?

J'ai l'impression que cela régresse, finalement, même si la bêtise était plus flagrante il y a quelques années. Quand je suis arrivée à l'Assemblée et que je montais à la tribune, j'entendais des «à poil!» Je pense que l'on n'entend plus ce genre de choses aujourd'hui. Il faut voir d'où on vient. J'étais membre de la commission des Affaires économiques, et il y avait eu un rapport sur la question de la vache folle, et un député du Nord m'avait dit: «Ça fera une vache folle au bureau!» Il faut quand même l'encaisser. Comme j'ai le sens de la repartie, je lui ai répondu: «Je préfère une vache folle qu'un vieux cochon.» Il avait fermé son clapet et je ne l'ai plus entendu parler. Et j'étais députée! Voilà l'état des lieux de la politique. Certains se croient tout permis. Dès qu'ils ont le pouvoir, ça leur monte à la tête. C'est moins caricatural aujourd'hui, on n'entendrait plus ça. mais globalement dans notre société, il y a une régression à l'égard des femmes. Il y a plus de deux millions de femmes seules avec enfants qui cumulent les difficultés. Et les écarts salariaux n'ont pas régressé.

Douze ans après le pacs, comment expliquez-vous qu'il y ait aussi peu de responsables politiques qui vivent ouvertement leur homosexualité ?

Ils ont peur de perdre des électeurs, notamment parmi les personnes âgées. Pour moi, ce n'est pas une peur justifiée. Il faut se souvenir qu'à une époque, les femmes divorcées, c'était honteux, elles étaient en marge de la société. Tout cela va évoluer.

C'est pourquoi, selon vous, on peut parler de régression.

En apparence, on avance... Mais, dans le tréfonds, est-ce qu'on n'est pas en train de régresser? Dans cette peur, il y a le rejet de tout ce qui fait la différence, en cette période de crise, de bouleversements internationaux, de décrépitude des fondamentaux de la république, de brouhaha généralisé. La droite sarkoziste dresse les Français les uns contre les autres. Voilà le résultat.

Vous évoquiez votre action en tant que ministre de l'Enseignement scolaire. Comment faire pour que la lutte contre les discriminations ne reste pas à l'état d'incantation?

Il faut agir, notamment dans l'Éducation nationale. Quand j'étais ministre, j'avais intégré la lutte contre l'homophobie au programme d'éducation sur la sexualité pour le collège et les lycées. Nous avions dû expliquer notre action auprès des associations de parents, et cela avait été fait. Il faut également travailler sur la question des genres dans les manuels scolaires. Aujourd'hui, tout cela est encore extrêmement sexué.

Dans le cadre républicain, il est parfois difficile d'évoquer les différences...

Les différences ne sont pas vues comme une richesse. Il y a un écart entre les discours et la réalité. Moi je considère que la diversité, ce n'est pas un problème, c'est le commencement de la solution.

Aujourd'hui, vous êtes engagée dans la campagne des primaires socialistes, êtes-vous confiante?

Oui, parce que je veux gagner. Je me projette dans cette perspective. Je n'ai plus de doutes. J'ai aussi fait des erreurs, comme avoir donné l'impression d'improviser. Mais nous ne sommes plus en 2007. J'ai envie de gagner. Ce serait un honneur de succéder à François Mitterrand pour servir la France, reprendre le fil de l'histoire de la gauche au pouvoir. Je propose des solutions qui feront du bien à la France. Je serai une présidente courageuse et équitable. Avec moi, les Français seront fiers de leur vote et ne le regretteront pas.

 

 

Remarques Gayfree

 

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06 OCTOBRE 2011 - MR HOLLANDE DEFEND IL OU NON LES DROITS LGBT ?

Par Le 06/10/2011

Francois Hollande Oui ou Non pour l'égalité des droits?

Oui Ou non defenseur pour la communauté LGBT

 

Nous allons vous communiquer 3 articles pour mieux en juger


François Hollande et le Refuge -

Mr Hollande leur félicite :

 

Francois Hollande a félicité le president du Refuge concernant leur reconnaissance à l'utilité publique,

Voici quelques paroles de Francois Hollande envers le Refuge recemment :

 

Au Refuge, vous connaissez bien la fragilité des adolescents qui découvrent dans une société empreinte de stéréotypes, leur sexualité. C'est un passage délicat dans leur vie. Nous devons accompagner notre jeunesse pendant toutes les étapes de la construction jusqu'à l' âge adulte. Nous devons combattre sans relâche, par l'éducation et la culture notamment, les préjugés sexistes, homophobes et transphobes. L'homophobie et la transphobie sont des délits qui doivent être sanctionnés dans notre République

 

Sachez que vous pourrez compter sur moi pour aider les associations de terrain qui sont un maillon essentiel de la concorde républicaine. Les associations de lutte contre l'homophobie et la transphobie doivent être soutenues et obtenir les agréments permettant d'intervenir dans les établissements scolaires.

 

Notre société qui a progressé (notamment avec l'adoption du PACS) sur la question homosexuelle a encore du chemin à faire. Si je suis élu Président de la République, je ferai voter par le Parlement l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe ainsi que la possibilité d'adoption. Je m'y engage avec force car la République doit donner les mêmes droits pour tous.

 

Francois Hollande et l'homoparentalité -

L’APGL «extrêmement inquiète»


Les différentes déclarations de François Hollande à Libération lundi, à Yagg hier, et à France Inter ce matin n’en finissent pas de jeter un certain trouble sur les convictions personnelles du candidat à la primaire socialiste en qui concerne les questions LGBT.

 

«RÉTICENCE»

Ce matin, l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) confie à Yagg, par la voix de son porte-parole Mathieu Nocent, être «extrêmement inquiète» quant aux positions de François Hollande concernant l’homoparentalité et le droit à l’adoption. «Dans l’interview donnée à Yagg, relève l’APGL, François Hollande dit qu’il fera voter une loi dès le début de la législature pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Mais il faut lire entre les lignes. On sent une réticence en ce qui concerne l’ouverture de l’adoption et l’homoparentalité. Nous trouvons cela choquant. Il ne mentionne pas l’ouverture de la PMA [procréation médicalement assistée] à toutes les femmes qui est pourtant dans le programme du PS [François Hollande y est favorable, comme il l'a répété dans ses réponses à HES]».

 

L’interview donnée à France Inter ce jeudi matin ne rassure pas l’APGL. «Une nouvelle fois je veux être clair et précis, explique François Hollande au micro de France Inter. Je suis pour le mariage pour tous, donc pour les hétérosexuels comme pour les homosexuels. Les hétérosexuels, c’est fait, donc la liberté conduit à prôner et à faire voter une loi pour le mariage.

 

Sur l’homoparentalité, j’ai dit également qu’il y avait aujourd’hui toute raison d’accéder à ce droit. Dès lors qu’une personne seule peut adopter pourquoi deux personnes ne pourraient pas le faire, à condition que toujours ce soit le droit de l’enfant qui l’emporte sur le droit à l’enfant». Voir l’extrait en question à partir de 8min 08s: Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur François Hollande.

 

«DROIT À L’ENFANT»

Cette problématique du «droit de l’enfant» vs. le «droit à l’enfant», dans la bouche du candidat socialiste, choque l’APGL: «Il a des propos qui sont exactement ceux tenus par l’UMP et ceux qui sont opposés à l’homoparentalité, et qui s’appuient sur le fait que ce qui compte en premier c’est l’intérêt supérieur de l’enfant. Mais il existe bien un droit à l’enfant pour les hétérosexuels!».

 

L’association regrette que François Hollande n’ait pas «une position de rassemblement, de compréhension». «Quand il évoque, dans ses propos tenus à Libération, le «changement de mentalité» nécessaire de la société, c’est quand même très étrange, conclut Mathieu Nocent, quand on sait que plus de la majorité des Français est favorable à l’homoparentalité.

 

Il est en retard, lui-même, dans sa propre réflexion personnelle par rapport à la majorité des Français». Pour François Hollande, ce «changement de mentalité» signifie, comme il l’a précisé à Yagg, qu’«il faudra parfois du temps pour modifier certains regards, faire évoluer certaines mentalités. Une majorité qui accepte c’est aussi une minorité parfois agissante, bruyante et intolérante. Cela ne peut évidemment entamer ma détermination. Je souhaite simplement que chacun mesure la portée historique de ces évolutions». Cette détermination proclamée suffira-t-elle à dissiper le malaise?

 

 

Francois Hollande Sur les questions LGBT

Interview donné par Tetu le 21 septembre 2011

 

François Hollande: «Ce sont les élites qui sont en retard»

Si l’on en croit les sondages, François Hollande sera le prochain candidat du Parti socialiste à la présidentielle. Lors de notre rencontre à l’Assemblée nationale, le président du conseil général de Corrèze semble sur un petit nuage. C’est l’une des premières fois qu’il s’exprime longuement sur les questions LGBT.

TÊTU: Au printemps, dans l'hebdomadaire Le Point, vous aviez répondu au sujet de l'ouverture du mariage de cette manière: « J'ai cheminé sur la question, le temps est venu de la décision.» Quel était ce cheminement ?

 

François Hollande: J'étais premier secrétaire du PS quand le pacs a été adopté au Parlement, et nous répondions à une demande des associations. J'ai considéré à ce moment-là que nous avions fait un pas essentiel. Puis j'ai fait adopter, en 2006, une prise de position en faveur de l'ouverture du mariage et, en 2007, j'ai fait inscrire cette proposition dans notre projet. Aujourd'hui, il faut aller plus loin, il faut engager la traduction juridique de ce principe.

En juin, vous avez publié un communiqué où vous n'évoquiez que le mariage, pas l'homoparentalité. Quelles sont vos positions sur le sujet?

L'homoparentalité existe déjà de fait. Après des séparations, des personnes qui hier avaient une vie hétérosexuelle choisissent une vie homosexuelle, les enfants se trouvent être dans la situation d'avoir des parents homosexuels. Cessons donc cette hypocrisie. La question de l'adoption doit être prise en compte avec les mêmes principes. Aujourd'hui, une personne seule peut adopter. Pourquoi refuserait-on à une personne homosexuelle vivant en couple cette possibilité? Je suis beaucoup plus réservé en revanche sur les «mères porteuses». J'ai parfaitement adhéré à la position collective de mon parti interdisant le recours à la GPA. La marchandisation des corps ne peut pas être un principe de la république.

Au printemps dernier, vous aviez déclaré vouloir être un président «normal»...

Normal oui, mais pas au sens de mes pratiques ou de mes orientations... [Sourire.]

Donc «normal», cela signifie quoi pour vous?

Cela s'opposait à un président anormal, celui que nous voyons s'agiter depuis 2007, et qui par ses comportements, ses excès, ses incohérences, parfois même ses extravagances, a considérablement affaibli la fonction présidentielle. Je veux que les Français aient confiance dans celui qui va être leur représentant au plus haut niveau de la république, ce qui ne veut pas dire qu'il vit comme un homme «normal». De par ses responsabilités, un président a forcément des contraintes et un mode de vie différent. Je ne faisais là aucune allusion à un mode de vie particulier. Il faut faire une distinction entre vie privée et vie publique, même si, lorsque l'on brigue une fonction, il est légitime de dire avec qui l'on vit.

Mais alors comment expliquez-vous que douze ans après le pacs, au Parlement, aucun représentant ne s’est déclaré comme homosexuel?

Rien ne doit être imposé! Il n’y a pas de raison que les homosexuels aient à en dire davantage sur leur vie que les hétérosexuels. C’est à chacun de dire ce qu’il pense devoir dire. Mais pour la fonction la plus élevée qui exige un rôle de représentation au niveau international, je pense qu’il est souhaitable de dire avec qui l’on vit. Sur ces questions de liberté, la société a énormément évolué. Quand j’ai commencé à m’engager dans la vie politique, l’idée qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse être divorcé était impensable. Souvent, on est sévère avec notre pays, on est dans l’autoflagellation, mais sur ces questions de liberté, de respect de l’autre, il faut être très fier de la France, elle a toujours un temps d’avance par rapport à d’autres sociétés. Sur l’ouverture du mariage, la position paraît particulièrement novatrice, alors que les Français y adhèrent majoritairement et que d’autres pays nous ont précédé.

Là, la France est donc en retard...

Oui, là, les élites sont en retard. Pardon de cette comparaison qu’il faut relativiser: il était plus courageux pour François Mitterrand avant 1981 de dire qu’il était pour l’abolition de la peine de mort alors que la majorité des Français y était opposée. Il est plus simple aujourd’hui pour un candidat à la présidence de la république d’être favorable au mariage homosexuel car l’opinion y est dans l’ensemble acquise.

Sur la question des droits des transsexuels, que proposez-vous?

Il y a plusieurs années, j’ai été saisi par Act Up de cette question, qui concerne peu de personnes mais dont je connais l’extrême détresse. Il y a beaucoup de suicides parmi les transsexuels. Comment faire pour que cet acte qui n’est pas anodin, changer de sexe, puisse être néanmoins accompagné? Les transsexuels doivent bénéficier de cet accompagnement, et de la reconnaissance par l’état civil. Mais ce n’est pas un acte banal. Il correspond à des situations psychologiques souvent douloureuses. Il faut donc accompagner ceux qui font ce choix, médicalement, psychologiquement et socialement. Dans le respect, pas dans une espèce de facilité ou de commodité. on ne peut pas simplement être une caisse enregistreuse: «Vous avez décidé de changer de sexe, voilà les formalités pour y parvenir...»

Vous avez fait de la jeunesse l’un des axes centraux de votre précampagne, que proposez-vous pour lutter contre l’homophobie?

Il y a tellement de jeunes qui souffrent, à la fois de comportements violents à l’école et d’incompréhension de la part de leurs parents, qu’il faut mener ce combat éducatif. Il faut sanctionner les comportements homophobes, mais aussi informer les parents. Autant il faut accompagner le jeune dans ce moment où se dessine puis s’affirme son orientation sexuelle, et que ce moment ne soit pas vécu d’une manière culpabilisante, autant il faut aider les parents à accepter la sexualité choisie et vécue par leur enfant, et leur montrer que c’est un outil de son propre bonheur.

Dernièrement, vous avez déclaré au Journal du Dimanche: «Je ne suis pas nouveau, je suis neuf.» Pourquoi, aujourd’hui, il semble être plus difficile pour les responsables politiques d’incarner le changement?

Les Français savent que les problèmes de 2012 ne seront pas traités avec les solutions de 1981. Les situations nouvelles nécessitent des personnalités qui apportent des solutions neuves. Il faut faire sa mue. Moi, j’ai fait une forme de transmutation... Tout en faisant attention à ces métaphores qui pourraient laisser penser que je suis devenu un être hybride. [Rires.]

En tout cas, vous n’avez pas perdu votre humour...

Surtout pas!

 

 

Remarques de Gayfree


Et vous qu'en pensez vous, reagissez en deposant un commentaire ci dessous

06 OCTOBRE 2011 : EGALITE DES DROITS - DEBATS AU PS

Par Le 06/10/2011

Debats sur l'egalité des Droits juste avant

le 1er tour des Primaires Socialistes

Le couac de François Hollande sur l'ouverture du mariage aux homos

 

Le «off» d'une interview donnée à «Libération» laisse planer le doute quant à la détermination sans faille du candidat François Hollande à s'engager fortement, une fois élu, pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homos. Ce dernier est revenu sur ses déclarations. À quelques jours du premier tour de la primaire socialiste, la tension monte d'un cran entre les deux favoris,

 

François Hollande et Martine Aubry, y compris sur les questions LGBT. C'est ainsi que François Hollande déclara lundi dans les locaux de Libération à propos de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe: «Attention, ce ne sera pas si simple de faire passer ces textes.» Non publiée dans l'édition papier du quotidien, cette remarque fut immédiatement tweetée par la journaliste politique Laure Bretton et suscite depuis de nombreuses réactions sur le web.

Devant les journalistes de Libération, François Hollande aurait également évoqué un nécessaire «changement de mentalité» des Français pour faire passer ces mesures. Rétropédalage Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë et porte-parole de Martine Aubry pour la primaire, fut la première à réagir: «Avec de la volonté politique, un Sénat à gauche et une opinion publique favorable, où seraient les blocages?», interrogeait-elle sur Twitter.

 

Face au début de polémique, François Hollande vient de préciser sur Yagg.com, sous forme de rétropédalage, que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe fera partie des textes adoptés dès le début de la législature en cas de victoire de la gauche à la présidentielle. Martine Aubry et François Hollande se sont longuement exprimés sur ces sujets dans le numéro de TÊTU actuellement en kiosques. Les deux favoris s'y déclarent favorables à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, ainsi qu'à la PMA (Procréation médicale assistée).

 

Mais Martine Aubry semble être plus offensive en affirmant alors très clairement sa volonté de faire des revendications LGBT l'une de ses priorités en cas de victoire à l'élection présidentielle: «Les droits des femmes comme les droits des homosexuels seront toujours remis en cause dans des périodes difficiles. Il faudra donc rester vigilants, même si la société avance à grand pas. Je défendrai ces thèmes durant la campagne, et si je suis élue, je les engagerai d'une manière déterminée, dès la première année.» Quand Hollande dénonce le retard des élites

 

De son côté, François Hollande, dans son interview à TÊTU, ne donne pas plus de précisions quant au calendrier, mais rappelle justement que sur le sujet «les élites sont en retard». Avec un rappel historique: «Pardon de cette comparaison qu'il faut relativiser: il était plus courageux pour François Mitterrand avant 1981 de dire qu'il était pour l'abolition de la peine de mort alors que la majorité des Français y était opposée. Il est plus simple aujourd'hui pour un candidat à la présidence de la République d'être favorable au mariage homosexuel car l'opinion y est dans l'ensemble acquise.»

François Hollande serait-il adepte de la contradiction? Quoi qu'il en soit, les deux favoris n'abordent décidément pas de la même manière la campagne à la primaire. Si Aubry aime travailler à fond les dossiers et cibler ses messages, François Hollande se plait à enfiler le costume présidentiel au risque de rester dans un certain flou.

 

Exemple avec la lutte contre l'homophobie. A TÊTU, Hollande déclare: «Il faut sanctionner les comportements homophobes, mais aussi informer les parents» Martine Aubry n'hésite pas elle à faire des déclarations concrètes: «Je trouvais que la Halde était un bon outil, car la publicité faite sur les sanctions était importante. Ensuite, les éducateurs doivent pouvoir répondre en cas d'actes homophobes, et expliquer. J'ai été intéressée par l'initiative belge de diffuser aux enseignants une mallette de lutte contre l'homophobie.» Montebourg d'abord sur l'économie et le social Sur les droits des trans, Martine Aubry est aussi la seule à faire les propositions les plus précises, souhaitant faciliter le changement d'état civil, trouver les moyens humains et financiers pour accompagner les personnes en transition, et expliquant: «Il ne faut pas laisser seul aux seuls psychiatres le soin de décider.»

 

Les mois précédents TÊTU avait aussi interrogé Ségolène Royal (numéro 169, septembre 2011) qui expliquait alors que, pour elle, «la revendication primordiale, c'est l'acceptation dans la société de l'homosexualité», et non l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, tout en s'y déclarant favorable. Arnaud Montebourg, favorable également à une telle réforme, soulignait pourtant: «C'est vrai que je ne fais pas des questions sociétales l'enjeu majeur de l'élection présidentielle. Si la lutte contre les discriminations est évidemment centrale, l'essentiel des graves difficultés qui attendent les Français se situe sur le terrain économique et social, et c'est pourquoi j'essaye d'apporter de nouvelles propositions pour transformer l'économie. C'est ma priorité politique.» Valls seul favorable à la GPA

 

Enfin, Manuel Valls fut le seul à se déclarer favorable à la légalisation des «mères porteuses», ou gestation pour autrui (GPA), en plus de l'ouverture du mariage de l'adoption et de la PMA: «Aujourd'hui, les nouvelles techniques permettent cette gestation pour autrui, et il y a des possibilités d'y recourir légalement dans des pays voisins. De ce point de vue, je considère que cela doit concerner toute forme de couple, de toute façon. (...) La GPA repousse les barrières qui encadrent la procréation assistée, et il y a le problème de la transaction financière à l'égard de femmes souvent pauvres. Je comprends que certains au PS aient peur d'une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait s'avérer non maîtrisable. Mais au-delà de ces précautions, c'est une évolution qui est incontournable, à condition qu'elle soit encadrée. Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j'y suis donc favorable.» Les échanges au PS sur les questions LGBT ne sont donc pas terminés. Ils resurgiront peut-être à l'occasion du troisième et dernier débat entre les candidats à la primaire, ce soir à 20h30 sur BFM TV...

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Nous tenons a rappeller avant tout que notre association est neutre, n'a donc aucun parti politique particulier. Chaque membre de notre association est libre individuellement de defendre un parti politique de son choix.

 

Notre souhaitons reagir suite a l'article ci dessus.

Il serait plus judicieux que les candidats socialistes se mettent d'accord entre eux sur un projet commun concernant l'egalité des droits LGBT, notamment le droit au mariage pour les couples de meme sexe et l'adoption homoparentale. Nous comprenons que chaque candidat lutte individuellement pour etre le candidat socialiste pour les presidentielles, mais pour les citoyens francais il nous faudrait des projets clairs, voir meme des sujets en commun. La nous assistons plutot a des desaccords entre les candidats qu'autre chose.

Quand on a 6 candidats aux primaires, et que les 6 candidats ont des projets differents, on se pose des questions au final si le projet final socialiste sera un projet commun entre tous les socialistes. A un moment on ne sait plus ou on en est. A se demander, si les primaires etaient reellement necessaires, au risque et peril d'eclater le parti en plusieurs morceaux a cause des divergences des candidats.

 

Nous souhaitons que le futur candidat socialiste élu aux primaires le 16 octobre prochain, nous eclaircira mieux concernant le projet du parti socialiste notamment sur le sujet des LGBT, car pour le moment c'est un peu la foire fouille.

06 OCTOBRE 2011 - AGRESSIONS HOMOPHOBES - GAYLIB AQUITAINE REAGIT !!

Par Le 06/10/2011

Combien d'agressions homophobes pour que notre pays réagisse?

 

Suite aux 2 agressions homophobes à Bordeaux en 15 jours,

Gaylib Aquitaine réagit et lance à son tour un appel

 

Communiqué du 04 Octobre 2011

 

Mardi 20 septembre, un couple de jeunes hommes se tenait par la main sur le miroir d'eau à Bordeaux et subissaient les agressions verbales d'un petit groupe de jeunes. Leurs réactions ont été alors de s'embrasser (agression, homophobe, gay, bordeaux) Combien d'agressions homophobes pour que notre pays réagisse?

 

Mardi 20 septembre, un couple de jeunes hommes se tenait par la main sur le miroir d'eau à Bordeaux et subissaient les agressions verbales d'un petit groupe de jeunes. Leurs réactions ont été alors de s'embrasser. Répondant par l'Amour à une agression verbale gratuite, ce geste a eu pour effet de déclencher la fureur des agresseurs, qui s'en sont pris physiquement au couple, allant jusqu'à briser une bouteille de verre sur la tête de l'un des amoureux. Comme si l'horreur ne suffisait pas, un jeune homme de 28 ans a été passé à tabac par son voisin le Dimanche 2 Octobre, alors que la victime avait signalé à la police les agressions verbales et les menaces dont elle avait été préalablement le sujet, signalements qui n'avaient pas donné lieu à poursuites. Il est aujourd'hui dans l'incapacité de travailler.

 

Le 28 Septembre une manifestation contre l'intolérance et l'homophobie avait pourtant eu lieu à Bordeaux. De nombreux élus de la majorité municipale, ainsi qu'une élue du Conseil Régional d'Aquitaine PS y avaient participé. Alain Juppé avait fait savoir que des solutions de surveillances ont été prises en complément des dispositifs déjà existants. Nous regrettons l'attitude de l'élue PS du Conseil Régional, qui a tenté par son discours de faire de la récupération politique. Nous le regrettons d'autant plus que tout le monde sait, y compris les médiateurs de quartiers, que c'est depuis le passage du groupe "Sexion d'Assault" accueilli par le maire de Cenon PS, -contre l'avis d'autres maires de la CUB-, qu'une augmentation et une banalisation des agressions à caractère homophobe ont été enregistrées.

 

Rappelons qu'en août dernier, dans les Landes, un homme de 45 ans est mort d'une crise cardiaque, sous l'insistance de brimades homophobes de la part de son maire de village, selon toutes vraisemblances. L'homophobie tue et il est du devoir des tous les élus de prendre leurs responsabilités.

Plusieurs interlocuteurs nous rapportent que certains jeunes se sentant dédouanés par le discours de groupes comme "Sexion D'Assault", et l'absence de réactions de certains élus, peut-être par clientélisme, dont le Monsieur David Maire PS de Cenon, le Président du département Monsieur Madrelle (PS) ou de Madame Michele Delaunay (PS) au Grand Parc, conduisent aujourd'hui ces mêmes jeunes à croire qu'ils sont dans l'impunité quand ils agressent des citoyens sous prétextes de telle ou telle sexualité, réelles ou présumées.

L'urgence appelle une solution :

 

L'Egalité des citoyens, qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels ! Les LGBT* ne peuvent pas être moins bien traités par la société que les hétérosexuels. Si nous avons tous les mêmes devoirs, nous devons avoir tous les mêmes droits. Gaylib insiste sur le fait que seule l'Egalité des citoyens garantit à ses citoyens une forme de sécurité.

En entretenant une différence dans le traitement qui est fait aux homosexuels, la République se rend coupable ! Parce qu'ainsi elle entretient une différence qui peut devenir le motif des agressions homophobes, par exemple. Gaylib Aquitaine appelle solennellement les élus de tous bords à défendre l'Egalité entre citoyens. Gaylib rappelle à notre majorité qui lui reste peu de temps pour mettre en ouvre les promesses du programme UMP de 2006.

06 OCTOBRE 2011 - AGRESSION A BORDEAUX - DU NOUVEAU !!

Par Le 06/10/2011

Suite Affaire Nicolas - Agression homophobe du 02 Oct à Bordeaux

Retournement de situation : L'agresseur en garde à vue,


Le 04 octobre dernier, notre association a appris tristement la nouvelle, nous suivons de tres pres cette affaire. Nous avons d'ailleurs publié un article le jour meme sur notre blog info pour parler des faits et dire notre ressenti.

 

Aujourd'hui, 06 octobre,  un article sur Tetu vient d'etre publié,

Nicolas Témoigne :"J'ai cru que J'allais mourir"

Insultes homophobes, coups de poing... Nicolas, 28 ans, a été violemment agressé dimanche par son voisin, qui a été placé en garde à vue ce matin.

Dimanche, Nicolas, chauffagiste de 28 ans a été roué de coups, par son voisin du dessus, dans un quartier paisible du centre de Bordeaux.

«Vers 23 heures, en arrivant chez moi, je me suis trouvé face à lui et avant même d'avoir eu le temps de rentrer dans mon appartement, il m'a projeté à terre et assené coup de poing sur coup de poing. A chaque impact, je voyais une lumière blanche, j'étais recroquevillé sur le trottoir. Plus grand que moi, plus fort, il hurlait « je vais te faire fermer ta sale gueule de PD ». â�¨Alertés par les cris de Nicolas, deux riverains interviennent. L'agresseur rentre chez lui... Nuit aux urgences

 

Quelques mois auparavant, après qu'il eut sans doute compris que Nicolas était homosexuel, le voisin s'était déjà fait insultant. Au point que le jeune gay dépose une main courante. Puis porte plainte en juin, suite à une série de menaces homophobes. Durant l'été, le voisin était entendu par la police, prétextant à son tour des injures raciales et du tapage. Sans jamais avoir pourtant entamé quelque procédure en ce sens...â�¨ Et puis il y a eu l'agression de dimanche. Après une nuit passée aux urgences dont il sort avec 3 jours d'ITT, Nicolas se rend au commissariat, dépose plainte et rentre chez lui. Là, il réalise ce qui lui est arrivé. Et surtout ce qui aurait pu se passer: «Enfermé chez moi, je tournais en rond, je pleurais, j'imaginais que mon agresseur allait revenir, je pensais à ce qu'il serait advenu s'il avait eu une arme ou si mes voisins n'étaient pas intervenus... Puis, je l'ai aperçu par la fenêtre. J'ai choisi de m'installer chez des amies. Il fallait que je parte. Et que je parle.»

 

Médiatisation

 

Nicolas décide en effet de raconter son histoire, soutenu par les structures locales de défense des droits des LGBT et notamment par la LGP Bordeaux,. «Nous avons beaucoup discuté de l'impact qu'aurait une médiatisation de cette affaire, confie Matthieu Rouveyre, membre actif de l'association. Les deux jeunes qui ont été agressés au miroir d'eau il y a deux semaines (lire notre article) ont préféré ne pas s'exposer. Nicolas qui n'était pas par exemple out à son boulot, a choisi malgré tout de donner un visage à l'homophobie». Car, comme en a attesté mercredi une voisine auprès des services de police, l'agresseur, dans son déchaînement de violences, a bel et bien proféré des insultes liées à la sexualité du jeune homme...

 

L'avocat Uldrif Astié qui est en charge du dossier souhaite d'ailleurs en priorité que le parquet reconnaisse «le caractère clairement homophobe de cette affaire. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. Comme pour les agressions racistes il y a quelques années, il est encore difficile de faire prendre en compte ces circonstances aggravantes.

 

Or, sans ces dernières, les coups et les blessures sans armes entraînant moins de huit jours d'ITT -ce dont a été victime Nicolas- sont pour la justice, non pas des délits mais de simples infractions, moins sévèrement punies et qui passent généralement inaperçues dans l'activité des tribunaux correctionnels...»

 

Le voisin a été placé en garde à vue ce matin, et il incombe désormais au parquet de trancher: Nicolas a-t-il été victime d'injures homophobes et de violences légères ou de violences aggravées car commises en raison de l'orientation sexuelle de la victime?

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Voila deja une premiere bonne nouvelle, lors de notre article du 04 octobre 2011, nous n'avions pas compris pourquoi cet agresseur n'etait pas en garde à vue le soir meme de l'agression, voila qui est fait depuis la matinée du 06 octobre (soit 4 jours après l'agression) et c'est très bien.

 

Maintenant, nous dirons qu'il manque une etape a franchir, l'agresseur doit etre jugé. Nous esperons une condamnation exemplaire au niveau de la justice envers cet agresseur, en rappelant que ce n'est pas la premiere fois que Nicolas se plaint de cette personne, Nous esperons serieusement que le procureur de la Republique decide de suivre cette affaire dans les tribunaux et au plus vite.

 

Ce qui nous inquiete, et ca aussi nous en avons parlé le 04 octobre, c'est est ce que c'est vraiment une agression homophobe?? Est ce que Nicolas a assez de preuves pour dire que l'agresseur l'a frappé car il est homosexuel? Les voisins qui ont sauvé Nicolas seront des temoins clés dans cette affaire, ils pourront egalement affirmer devant la justice ce qui s'est passé.

 

Nous insistons sur le fait qu'une agression homophobe est un crime, nous nous battons pour qu'a Bordeaux une agression ou crime homophobe soit reconnue serieusement et punie severement, cela fait parti de notre engagement.

L'agresseur doit etre puni pour coups et blessures volontaires avec circonstances aggravantes. Et supposons que le tribunal décide que cette agression ne soit pas homophobe, faute de preuves, l'agresseur doit quoi qu'il en soit etre condamné pour les coups et blessures qu'il a commis à Nicolas.

Affaire a Suivre.....

04 OCTOBRE 2011 - EN EQUATEUR ON TORTURE LES LESBIENNES

Par Le 05/10/2011

Equateur: Des cliniques torturent les lesbiennes pour les «guérir»

 

En Équateur, depuis 10 ans, les associations lesbiennes dénoncent les tortures physiques et psychologiques qui sont infligées aux lesbiennes pour tenter de les «soigner». Aujourd’hui, les premières dénonciations commencent tout juste à avoir un peu d’effet. Ci-dessus et en bas: des actions menées par les associations pour dénoncer ces cliniques.

 

Paola Ziritti a 28 ans aujourd'hui. A 24 ans, elle a connu ce que les associations LGBT de Quito, la capitale de l'Équateur, dénoncent comme de «l'enfermement forcé» dans une clinique qui a fait croire à ses parents qu'elle pouvait «dé-homosexualiser» sa fille. Elle a connu pêle-mêle «les coups, les abus sexuels, les privations en tout genre, les insultes constantes et les chaînes. J'ai passé près de trois mois enchaînée avant que ma mère réalise son acte et me libère», explique-t-elle par téléphone depuis l'Equateur.

 

Paola a dû suivre un vrai traitement psychologique pendant plus de six mois pour tenter de se remettre de sa «cure contre l'homosexualité» qui a duré un an et demi. Aujourd'hui, son témoignage est capital car c'est la toute première femme à avoir accepté de porter plainte contre ces «traitements» pratiqués dans des cliniques qui se cachent derrière des prétendus soins aux drogués. «Depuis 10 ans, nous avons été au courant de 30 cas de lesbiennes. Mais il existe 207 cliniques de ce type et nous avons réussi à en faire fermer seulement 27 après le témoignage de Paola», raconte Tatiana Velasquez de l'organisation lesbienne Taller de Comunicación Mujer. «Traitement» humiliant et dévastateur Ces premières fermetures ont eu lieu en août 2011 et voilà qu'en septembre, deux lesbiennes réussissent à s'enfuir de deux cliniques et portent plainte.

L'organisation féministe internationale CLADEM lance de nouveau une action urgente auprès de l'Etat équatorien pour demander «une enquête sérieuse sur ces pratiques dégradantes et illégales et la fermeture de ces centres». Selon le réseau des associations LGBT locales, les cliniques ont aussi enfermé des gays et des trans et travestis mais à une échelle moindre: «sans doute parce qu'ils arrivent à quitter la famille plus tôt que les filles», explique Tatiana.

 

Mais tous vivent le même «traitement» humiliant et dévastateur pour leur personnalité. «Les filles nous ont toutes raconté la même chose: elles sont menacées de viol ou violées, menottées, privées de nourriture et obligées de s'habiller comme des prostituées», raconte encore Tatiana. «Sauvés de l'enfer» Aux côtés de Paola, des associations locales sont en train de préparer une plainte auprès de la Commission interaméricaine des Droits de l'homme, car la justice équatorienne n'est pas assez efficace. «Les fermetures des premières cliniques c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Il s'agit des plus petites et toutes regroupées dans la même région.

 

Pourquoi celle où j'ai souffert continue de fonctionner? », ajoute Paola qui a été menacée depuis que son témoignage est passé à la télévision équatorienne. Les faits dénoncés la semaine dernière lui donnent raison: les tortures continuent dans l'indifférence générale. «Sauf que de plus en plus de femmes dénoncent car Paola a eu le courage de parler», conclut Tatiana. Paola raconte qu'un groupe de jeunes gays et lesbiennes l'ont arrêtée l'autre jour dans la rue pour la remercier: leurs parents allaient les envoyer dans les mêmes cliniques et ont compris le danger. «Ils m'ont dit que je les avais sauvés de l'enfer».

 

Pour les aider: En tant qu'individuel, on peut envoyer la demande de fermeture des centres rédigée en espagnol par le CLADEM: tous les mails de la présidence, du ministère de la justice et de la Santé sont en ligne. En tant qu'organisation, les associations Taller de comunicación Mujer (San Ignacio N27-127 y González Suárez. Quito - Ecuador; Tel: (5932) 255 3542; mail: cpmujer@tcmujer.org), Artikulacion Esporadika et Asociación Causana mènent le combat pour la fermeture de ces centres. Elles s'occupent également de la rédaction de la plainte auprès de la Commission interaméricaine des Droits de l'homme et protègent les femmes qui vont témoigner.

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Comment en 2011, il peut encore exister de telles horreurs? Certes dans certains pays en Amerique du Sud, tout comme en Afrique, les lois sur l'homosexualité sont différentes et l'homosexualité en general est percue différemment. Mais tout de meme !! Il est impensable de nos jours que des actes de cruauté de ce type existent encore de nos jours. La nous faisons un pas en arriere sur les droits de l'homme.

Il y a 100 ans l'esclavage existait encore et aujourd'hui, l'esclavage a été banni. Alors pourquoi pas faire la meme chose avec la communauté LGBT?? Qu'on nous laisse vivre en paix. On est homosexuel et non possédé par le diable. Pas besoin de marabouts ou de techniques barbares pour tenter de changer une personne sur son orientation sexuelle. C'est comme l'affaire du medicament il y a quelques mois qui soit disant transformerait les lesbiennes en heterosexuels !! Ou va t on??

 

Malheureusement on ne peut pas faire grand chose dans les autres continents concernant l'homosexualité, chaque pays a ses propres lois et idées. Toutefois, nous restons fermes sur notre position, il est ignoble que cela existe encore. Cela devrait etre interdit. Est ce que l'ONU et l'OMS n'ont pas un role à jouer au niveau mondial?? Est ce que le G 20 ne peut pas non plus reagir face aux cruautés envers les homosexuels dans le Monde?? Nous ne savons pas. Mais nous lancons toutefois un appel aux gouvernements des grands pays dans le Monde sur ce point,

04 OCTOBRE 2011 - AGRESSIONS A BORDEAUX - GAYFREE LANCE UN APPEL

Par Le 04/10/2011

Nouvelle agression homophobe à Bordeaux

Notre Association Gayfree Lance un appel !!


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Nouvelle agression Homophobe à Bordeaux le 02 octobre 2011, a peine 15 jours apres celle du Miroir d'eau.

Nicolas, victime de l'agression (en photo ci dessus)


Explication Des Faits

 

En premier lieu nous vous transmettons le reportage du 19/20 de France 3 Aquitaine du 03 Octobre 2011

 


 

Nicolas, 28 ans, a été roué de coups y compris à terre avec des coups de pieds, par l’un de ses voisins le soir du dimanche 2 octobre, en rentrant chez lui. Cela fait des mois que ce même voisin profère des insultes à caractère homophobe à son encontre. Trois jours avant de le rouer de coups, il lui a même jeté des cailloux. Une main courante a été déposée en avril dernier, suivie en juin d’une plainte. Sans suite.

 

Dimanche dernier, Nicolas n’a dû son salut qu’à ses voisins du dessous, qui, entendant ses cris, sont intervenus. L’agresseur n’a rien dit pendant qu’il frappait, si ce n’est «comme ça, tu vas la fermer ta sale gueule».

Sur le reportage de France 3, Matthieu Rouveyre, reclame une prise de conscience des autorités compétentes.

 

La victime souffre de nombreux hématomes au visage et dans le dos. Un médecin lui a prescrit trois jours d’arrêt de travail et deux jours d’incapacité temporaire totale (ITT). «Les policiers sont venus, ils sont parlé cinq ou dix minutes avec l’agresseur et sont repartis. Selon eux, vu que Nicolas n’a eu que deux jours d’ITT, l’affaire relève du tribunal de police et ils ne peuvent pas arrêter des gens à toute heure», raconte à Yagg Matthieu Rouveyre, militant LGBT, conseiller municipal et conseiller général PS.

 

Encore choqué, Nicolas n’est donc pas retourné dormir chez lui. «POLICE ET JUSTICE PAS À LA HAUTEUR» Lorsqu’on interroge Matthieu Rouveyre sur une éventuelle recrudescence des agressions, le militant et homme politique répond que les associations reçoivent «un témoignage de ce type par semaine, qui concerne Bordeaux ou le département». «On ne sait pas s’il y a une véritable recrudescence ou si les acteurs associatifs sont maintenant mieux identifiés, poursuit-il. Toujours est-il que les faits décrits témoignent d’une violence accrue.»

 

Face à cette violence, les instances policières et judiciaires manqueraient-elles de répondant? «La police et la justice ne sont pas à la hauteur, dénonce Matthieu Rouveyre. Quel seuil de violence devra-t-on atteindre avant qu’il se passe quelque chose?». Les associations ont d’ailleurs demandé à être reçues par le directeur départemental de la police et le procureur auprès du Tribunal de Grande Instance. Nicolas, lui, a déposé une nouvelle plainte.

 

Notre association Gayfree reclame un plan d'urgence contre les agressions homophobes à Bordeaux


Notre association Gayfree vient d'apprendre la nouvelle, le 04 octobre dans l'apres midi,  qu'une nouvelle agression homophobe s'est produite à Bordeaux le dimanche 02 octobre 2011, soit 15 jours apres celle du Miroir d'eau,

 

2 agressions homophobes à Bordeaux en 15 jours, la nous disons STOP !! Nous devons reagir au plus vite

 

Il y a 15 jours, un couple d'homosexuels se sont fait agressés en public par des jeunes car ils se sont embrassés en public sur les quais, en plein centre de Bordeaux. Suite à ca, une manifestation a été organisée le 28 septembre dernier, afin de crier notre colere contre les agressions homophobes à Bordeaux. Notre association Gayfree etait presente à cette manifestation.

Cependant est ce qu'une manifestation est suffisante afin d'arreter les agressions homophobes?? Surement pas !!  et ca n'empechera pas que d'autres agressions se produiront. Notre but c'est d'eviter que de nouvelles agressions à Bordeaux se produisent. Mais cela demande un engagement serieux de la part des autorités et des pouvoirs publics à Bordeaux d'abord en premier lieu que les agressions homophobes soient reconnus comme un crime, et deuxiemement etre exemplaire à Bordeaux au niveau de la justice en punissant severement toute forme de violence et agressions homophobes. Les personnes LGBT à Bordeaux doivent pouvoir vivre librement, dignement et en toute sécurité.

 

Nicolas, 28 ans s'est fait agressé serieusement sur le visage, et d'apres les dires de Nicolas, la police et la justice ne font pas grand chose, notre association Gayfree n'arrive pas a comprendre pourquoi la police a negligé autant cette agression. Ils sont intervenus dans les lieux, certes, mais ils sont partis juste apres l'agression sans donner suite. Notre appel se base donc sur ce point et nous en appellons donc a la mobilisation,

Les paroles et les discours c'est bien, dorenavant nous demandons du concret !! Nous reclamons à Bordeaux une meilleure securité envers la communauté LGBT en tout point !! Un homosexuel a les memes droits civiques comme tout citoyen francais et les lois sont appliquées pour tous !! Puisqu'une manifestation ne suffit pas, nous devons passer a une etape superieure, nous appelons au collectif LGBT Bordelais d'etablir ensemble un plan d'urgence contre les agressions homophobes à Bordeaux.

 

Nous demandons une enquete approfondie sur cette affaire sur ce qui s'est reellement passé, est ce d'abord reellement une agression homophobe, et si oui, pourquoi la police a décidé de classer cette affaire sans suite?

 

Pour la sécurité de la victime, l'agresseur aurait du etre au minimum en garde à vue pendant 24 heures. Et pour rappel, une loi existe contre toutes les formes d'agressions, qu'elle soit homophobe ou non, alors pourquoi la police aurait refusé de donner suite a cette agression?? Avons nous tous les elements ?? Affaire a suivre

 

Une agression reste une agression qu'elle soit homophobe ou non. La plainte de Nicolas est donc valide, vu l'etat de son visage, on peut bien le constater dans le reportage télé. Manque de preuves ou temoins peut etre pour suivre cette affaire?? Les preuves sont claires pourtant, l'hematome sur son visage ne s'est pas fait tout seul. Des temoins?? Il y en a au moins 2, les 2 autres voisins qui ont secouru Nicolas In Extremis, Si les 2 autres voisins n'auraient pas secouru a temps Nicolas, Ou serait Nicolas en ce moment??

 

Nous demandons donc que la police et la justice tiennent leur role au niveau de la loi face aux agressions homophobes, une loi existe !!. Les agressions homophobes sont punissables par la loi, dans certains cas les agressions homophobes dans les differentes villes de France ont été séverement punis par la Justice, la ville de Bordeaux doit suivre le meme chemin et doit montrer l'exemple.

 

Il y a donc du progres à faire concernant la lutte contre l'homophobie et les agressions homophobes à Bordeaux, nous devons y travailler ensemble pour qu'à Bordeaux afin d'eradiquer toute forme de violence et agressions homophobes

03 OCTOBRE 2011 - DAVID DOUILLET FAIT SON MEA CULPA

Par Le 04/10/2011

Homophobe David Douillet?

Le nouveau ministre regrette ses propos de «vestiaire»

Il fait son Mea Culpa

 

Interrogé le 02 Octobre dans «Le Parisien» sur «l'affaire des tapettes», le nouveau ministre des Sports a fait son mea culpa et a affirmé qu'il s'agissait d'une «expression malheureuse».

 

«On dit que je suis misogyne, mais tous les hommes le sont, sauf les tapettes».

Cette phrase, écrite par David Douillet dans son autobiographie parue en 1998 et reprise par Le Canard Enchaîné en 2009, est reparue sur le devant de la scène depuis que l'ancien judoka a été nommé ministre des Sports la semaine dernière (lire notre article).

Accusé d'homophobie, le principal intéressé a tenu une nouvelle fois à clarifier ses propos lors d'une interview accordée dimanche dans Le Parisien. «Ce qui est étonnant, c'est qu'une phrase, sortie de son son contexte, arrive aujourd'hui 15 ans plus tard. C'est fou et même d'une médiocrité sans nom», affirme David Douillet dans les colonnes du quotidien.

«Il s'agissait à l'époque d'une discussion de vestiaire. J'avais 20 ans, j'en ai 42 aujourd'hui», continue l'ancien judoka, qui semble un peu s'emmêler les pinceaux avec la date exacte de ses déclarations. Et le nouveau ministre des Sports de conclure: «Cette expression est malheureuse. Je la regrette. Elle n'est pas ce que je suis».

«Il a des progrès à faire David!»

Lorsque la polémique avait éclaté en 2009, David Douillet avait expliqué qu'il entendait par «tapettes» les «hommes qui ne s'assument pas», et se défendait d'être homophobe.

Roselyne Bachelot, ministre en charge des Solidarités et ancienne ministre des Sports, s'était vue demander son avis sur cette phrase mardi dernier sur Europe 1, alors qu'elle en ignorait l'auteur. Elle avait jugé qu'il arrivait à se montrer à la fois «sexiste et homophobe».

Comme on lui a fait observer que la formule émanait du champion olympique, membre de l'UMP et ministre, Mme Bachelot s'est exclamée: «Il a des progrès à faire David! On va aller lui indiquer!»

 

Retour en 2009 .... L'affaire du livre paru en 1998 a fait polémique

 

Interrogé sur sa vision des femmes et des «tapettes», l'ancien judoka David Douillet s'est défendu d'être misogyne ou homophobe. Ses propos ont été «sortis de leur contexte», forcément. C'est ainsi que s'est défendu David Douillet, hier, au micro de iTélé, à la suite de la polémique qui a suivi ses propos écrits ressortis par le Canard enchaîné (lire notre article).

Rappelons que le nouveau député UMP avait notamment écrit, dans un livre paru en 1998, cette phrase: «On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes!»

Sa réponse in extenso: «Vous savez quand on sort du contexte des phrases ou des expressions communes, que tout un chacun peut avoir dans la rue, on peut faire dire tout et n'importe quoi. Le Canard enchaîné s'est amusé à faire ça, moi ça ne me fait pas trop rire.

En tout cas si vous posez la question à ma femme ou à mon entourage, vous verrez que je ne suis ni l'un, ni l'autre. (…) Je ne suis pas misogyne, ni homophobe.»

01 OCTOBRE 2011 - EQUALITY DEBARQUE SUR BDC One

Par Le 04/10/2011

EQUALITY DEBARQUE SUR BDC ONE

A PARTIR DU 01 ER OCTOBRE 2011


 

EQUALITY-LOGO-3.jpg

 

EMISSION " EQUALITY" -

L EMISSION CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS ET POUR L EGALITE


Page facebook Officiel : http://www.facebook.com/equality.gayfree


Animé Par Sandy et Alex (membres du Bureau de l'association Gayfree)

A Partir du 01er Octobre 2011 - Sur la Radio Bdc One (www.bdcone.com)

Tous les samedis apres midi de 15h à 18h

 

Projet etabli par l'association Gayfree Militant LGBT contre l'exclusion, les discriminations et l'homophobie

 

Pourquoi cette emission??


L'association Gayfree entame sa nouvelle saison 2011-2012 avec comme sujet de la saison : L'égalité.

 

A cette occasion, nous avons donc décidé de nommer cette emission : "Equality" C'est surtout une emission basée sur l'engagement et la solidarité, mais egalement de convivialité. Nous voulons demontrer par cette emission, que nous ne sommes pas uniquement une association LGBT, et qu'on veut aller au dela du combat LGBT, en passant par le combat contre toutes les formes de discriminations. La partie LGBT sera evidemment dans l'emission, nous parlerons evidemment des actualités concernant tout ce qui concerne les LGBT.

 

Cependant les autres discriminations ne doivent pas etre mis à l'ecart pour autant, et donc nous consacrerons pas mal de sujets de discussion concernant toutes les formes de discriminations. Cette emission est la suite des emissions de Gayfree Radio en semaine, en precisant que l'emission "Equality" n'est pas une etiquette de Gayfree Radio mais bien BDCOne, merci de ne pas confondre les deux radios afin de respecter la non-concurrence entre les deux radios, nous n'avons pas un esprit de concurrence entre radios mais de solidarité. En sachant que notre association Gayfree est adherente à l'association qui gere la radio BDCOne, et que nous soutenons solidairement la radio BDCOne.

 

Comment se derouleront nos emissions?

 

- Vous donner des infos medias et People de la communauté LGBT

- Debats a theme, variés et qui concernent notamment les sujets que l'on evoque avec notre association : c'est a dire l'homophobie sur le terrain et internet, toutes les formes de discriminations (y compris le racisme, le handicap entre autres), l'exclusion sous toutes ses formes (par exemple la misere et l'exclusion sociale), le domaine de la santé (sida, cancer, et tout ce qui touche les preventions santé), ensuite l'égalité des droits pour tous, et enfin les droits fondamentaux ...

Tous ces themes seront abordés dans nos emissions, car ce sont des sujets qui nous teiennent a coeur dans notre association et nous partagerons ces sujets avec vous

- Donner la parole aux auditeurs : Par le moyen d'un tchat, mais surtout par telephone. Nous recherchons des temoignages et reactions sur les sujets qu'on propose, mais egalement des temoignages libres.

- Inviter des associations ou personnes importantes, sur des evenements importants qui auront lieu à Bordeaux en priorité, et meme aussi en France. Comme par exemple toutes les journees mondiales ou manifestations qui rentrent dans nos combats,

 

Des emissions speciales sont prevues concernant les evenements importants qui auront lieu tout au long de l'année. Nous vous tenons informé des dates des emissions speciales, sur le mur de cette page facebook.

 

Coté musical,


nous passerons en priorité des chansons à theme contre l'exclusion, les discriminations et l'homophobie, ainsi que des nouveaux talents LGBT que nous soutenons depuis des mois que ce soit sur Gayfree Radio et avec notre association. Nous passerons de temps en temps des tubes allant des années 80 à aujourd'hui.

 

Enfin pour finir, si vous souhaitez reagir autre que par telephone et souhaitez temoigner par ecrit, y compris en anonyme et qu'on en parle à l'emission, ecrivez nous au mail suivant : equality.radio@yahoo.fr

01 OCTOBRE 2011 - 15 EME MARCHE EXISTRANS - TRES FORTE

Par Le 04/10/2011

Existrans: «La marche est un message fort aux politiques pour 2012».

 

Plus de mille personnes ont participé à la quinzième Existrans.

 

Sous un soleil assommant, le cortège a milité contre la stérilisation forcée pour obtenir un changement d'état civil.

Le rendez-vous était donné à Bastille à 14h. Là, des centaines de manifestants (2000 selon les organisateurs, 470 selon la police) se sont regroupés avant de marcher jusqu'au parvis de l'Hôtel de Ville, en passant par République et le Marais. Sous les banderoles, des trans, des gais, des lesbiennes et des sympathisants en tout genre. Mots d'ordre de cette quinzième édition, organisée par le collectif Existrans: la lutte contre la «transphobie d'Etat» et contre la stérilisation forcée exigée par les tribunaux pour obtenir des papiers en conformité avec son identité.

 

«Un contrôle des corps et des identités»

«C'est de l'eugénisme pur et dur. On ne nous demande pas simplement d'avoir une opération de chirurgie plastique, les juges demandent à ce que nous n'ayons plus la capacité de nous reproduire», s'insurge Sophie Lichten, porte parole du collectif Existrans. Pour un trans FtM par exemple (female to male, de femme vers homme), les juges exigent que les ovaires et l'utérus soient enlevés.

«Ce que ça signifie, c'est qu'on ne peut pas, en France, être une femme avec un pénis ou un homme avec un vagin. C'est un contrôle des corps et des identités», souligne Louis, porte voix à la main, sous la banderole de Chrysalide, une association soutenant les transidentités. Coordinateur de l'association, il souligne que la marche est «un message fort aux politiques pour 2012. La transphobie au quotidien peut être réglée par le politique. Si on nous enlevait de la case maladies mentales par exemple, les stigmatisations ne seraient pas aussi fortes.»

 

Reconnaissance de la transphobie

 

Pourtant en 2010, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, a considéré que la transidentité ne relevait pas de la maladie psychiatrique (lire notre article). «C'était symbolique, un effet d'annonce. Rien n'a changé» explique Camille Barré, co-organisatrice de l'événement et membre de Fier-e-s et révolutionnaire au PC. C'est un système totalitaire: on traite de fous une partie des gens, on les empêche de se reproduire et on assure le contrôle de la population comme ça. Il y a quinze ans, nous étions trente à manifester. Aujourd'hui, plus de mille. Le regard de la société a changé, de plus en plus d'associations nous soutiennent. Mais sur le plan médical et juridique, ça n'avance pas.»

Parmi les autres revendications du collectif Existrans: la dépathologisation, la dépsychiatrisation réelle des parcours, la reconnaissance de la transphobie comme une discrimination inscrite dans la loi ou le retrait du trouble d'identité de genre de la nomenclature des maladies, notamment de celle de l'Organisation mondiale de la santé.

29 SEPTEMBRE 2011 - MR JUPPE NON HOSTILE A L UNION ENTRE HOMOSEXUELS

Par Le 03/10/2011

Juppe - Non favorable a l’adoption Homoparentale –

Non hostile sur la question de mariage ou union Homosexuel


Alain Juppé etait l'invité de l'emission "Des paroles et des actes" sur France 2 le 29 Septembre et en direct.

Vers 22h, une question d'un journaliste concernant le droit au mariage homosexuel.

 

  

Voici le dialogue dans l'emission qui a duré 40 secondes sur France 2 :

  

Journaliste :

Un dernier point de programme rapide, j’ai lu que vous n’etiez pas hostile en faveur du mariage homosexuel, alors la vous êtes loin de faire l’unanimité dans votre majorité, c’est quelque chose que apporteriez au programme ?


 

Monsieur Juppe :
J’essaye d’avoir ma liberté de jugements, les mœurs ont évolué aujourd’hui, je ne suis pas sûr qu’il faille parler de mariage parce que ca copie avec le mariage hétérosexuel mais que l’union entre homosexuels qui est sa visibilité, je n’y suis pas hostile. En revanche, je reste, je suis tout prêt à réfléchir
et à discuter parce que je crois qu’il ne faut jamais être totalement bloqué, je ne suis pas favorable à l'adoption par des parents homosexuels parce que je continue a penser que pour le bon développement d’un enfant, un père et une mère c’est un facteur d’équilibre.

 

Remarques de l'association Gayfree


Monsieur Juppe n'est pas seulement ministre des affaires etrangeres mais egalement maire de Bordeaux, et vice président de la communauté urbaine de Bordeaux, Notre association Gayfree dont le siege social se situe à Bordeaux, prend acte de ses paroles.


Nous allons donc tenter de travailler avec Monsieur Juppe et la Mairie de Bordeaux sur le sujet du mariage ou union entre homosexuels en France. Mais ce n'est pas suffisant, nous souhaiterions egalement travailler dans le domaine des discriminations à orientation sexuelle à Bordeaux et toute la Region. Nous trouvons que cette discrimination est encore mal reconnue dans la region bordelaise et nous devons y travailler sur ce point.


Une structure qui s'appelle le COBADE, présidé par le maire de Bordeaux , est une instance spécialisée dans la veille, la prévention et la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité des chances. Il a pour but de sensibiliser et d’agir pour prévenir ou modifier les représentations, les comportements et les pratiques de discriminations sur le territoire de Bordeaux. Il mène sa réflexion et son action contre toutes les formes de discriminations. Notre association souhaite donc intégrer le COBADE, dans le cadre de notre combat contre les discriminations et dans le but de lutter contre toutes les formes de discrimination.

29 SEPTEMBRE 2011 - HES POSE DES QUESTIONS AUX CANDIDATS PRIMAIRES PS

Par Le 03/10/2011

 

Primaire socialiste: Les programmes très roses des candidats –

HES pose des questions aux candidats


Hier, des représentants de chaque concurrent à la primaire de gauche ont exposé leur programme pour les droits LGBT. En accord et fiers de leur union, ils ont tous promis le droit au mariage, à l'adoption, des avancées pour les trans ou dans la lutte contre le VIH.

Les candidats à la primaire socialiste ont planché sur les sujets LGBT et ils en parlent comme d'une seule voix. HES (Homosexualité et socialisme) les a soumis à un questionnaire écrit, sur l'accès au mariage et à l'adoption pour les couples homos, les droits des trans ou encore la lutte contre le VIH et les discriminations (leurs réponses sur le site de HES). Et hier, pour défendre leur programme lors d'un colloque à Sciences Po, tous ont mandaté un émissaire expert en questions sociétales.



«Bataille idéologique»

Pendant deux heures, plutôt studieuses, les six représentants ont débattu en bons camarades, sans éclats ni passes d'armes, et ont tenté de convaincre que leur candidat respectif était le meilleur allié des LGBT. Surtout, ils ont tous martelé que les homos pouvaient compter sur la gauche, plus mobilisée qu'au moment du pacs.


«Les sujets de société sont cruciaux et obligent le PS, estime Zohra Bitan, représentante de Manuel Valls. La gauche a un rôle fondamental à jouer pour faire basculer notre société vers la liberté et l'égalité.» «Les questions sociétales sont au cœur de notre identité, explique Aurélie Filippetti, proche de François Hollande. Les nombreux dérapages de la droite montrent que nous avons une bataille idéologique à mener pour créer une société ouverte.» Et tous dénoncent le débat «ahurissant» sur le genre dans les manuels scolaires, le retard de la France en matière de droits LGBT, les dérapages «les plus sombres» de Christian Vanneste, David Douillet et autres, ou la promesse oubliée du Contrat d'union civil. «La société évolue dans l'indifférence de la droite », regrette Najat Vallaud-Belkacem, VRP de Ségolène Royal.



Tous le revendiquent, ils sont d'accord sur plein de choses, et font à peu près les mêmes propositions. Peu de temps après l'élection, le droit au mariage et à l'adoption sera ouvert aux homos, le pacs amélioré et célébré en mairie et l'interdiction de donner son sang sera supprimée. La Procréation médicalement assistée sera ouverte à toutes les femmes, un statut du beau parent créé, et la prise en charge des séropos mieux assurée. Pour les trans, la nécessité d'être opéré pour changer d'état civil sera levée et le protocole de soins revu.
Au-delà de l'arsenal législatif, tous insistent sur l'importance de mener un travail en profondeur pour lutter contre les discriminations, notamment en
évoquant l'orientation sexuelle en milieu scolaire. Seul point de discorde: la Gestation pour autrui. Si certains y sont favorables, d'autres, dont Martine Aubry et François Hollande, s'y opposent, pour lutter contre «la marchandisation des corps». Et le PS reste globalement réservé sur le sujet.



Gage de crédibilité

Au-delà de ce corpus commun, quelques-uns dénotent à coups de propositions personnelles. François Hollande mettrait en place un délégué interministériel à l'égalité tandis que Ségolène Royal ferait voter dès son arrivée à l'Elysée une «grande loi contre toutes les discriminations».

A défaut de se démarquer sur les idées, chacun déroule le cursus friendly de son champion, comme gage de crédibilité pour l'avenir. Reprenant avec un petit sourire une formule de Ségolène Royal, Marie-Pierre de la Gontrie veut faire de la politique par la preuve: «dès 2006, Martine Aubry était favorable au mariage homo, elle se rend à la marche des fiertés chaque année, et c'est la seule qui ait évoqué les droits LGBT dans sa lettre aux français. Les autres n'ont pas dû avoir la place...» Arnaud Montebourg aurait lui demandé à son conseil général de ne faire aucune discrimination dans les procédures d'adoption, François Hollande serait pour le mariage homo depuis 2004, tandis que Ségolène Royal faisait dès 1997 de l'Association des Parents gay et lesbiens un interlocuteur officiel du ministère de l'éducation. Au final, c'est comme si peu importait celui qui incarnera l'évolution des droits et Najat Vallaud-Belkacem en est sûre : «quel que soit le vainqueur de la primaire, tous iront dans le même sens.»

27 SEPTEMBRE 2011 - PARIS FOOT GAY SONNE L'ALARME

Par Le 01/10/2011

Homophobie dans le sport :

des chiffres alarmants, mais quelle politique ?

Communiqué Paris Foot Gay - 27/9/2011 


C’est la première fois que paraît une enquête chiffrée sur l’état de l’homophobie dans le sport en France : 922 acteurs sportifs (dont 199 footballeurs), évoluant en Aquitaine ont été interrogés tout au long de l’année 2010/2011, ce qui correspond à la plus grande population jamais réunie dans une étude sur la thématique sport et homophobie au plan international.

 

Le résultat est affligeant mais était hélas prévisible : 50,6 % des sportifs hommes ont déclaré avoir des attitudes négatives envers les gays, ce qui est bien plus élevé que dans les milieux non-sportifs.

 

Les chiffres sont un peu moins élevés en ce qui concerne la position des sportives vis à vis des gays ; ou la position des deux sexes vis à vis des lesbiennes.

 

Notons aussi que plusieurs sportifs ont refusé ostensiblement de participer à cette enquête, pour des raisons personnelles ou collectives (idéologie, religion, groupes conflictuels…).

 

Plus le sportif est de haut niveau, s’il pratique un sport dit "masculin" ou s’il pratique un sport collectif, plus il est homophobe.

Dans un tel environnement, on peut comprendre qu’il y ait aussi peu d’homosexuels visibles dans le sport français : soit ils sont contraints de se cacher, soit ils sont victimes d’un phénomène de "plafond de verre".

Le sport, qui devrait porter les valeurs de respect, de diversité et éduquer à celles-ci, s’avère en fait une "fabrique d’intolérance" et un bastion des
attitudes homophobes.

 

Cette problématique inquiète toute l’Europe et une conférence-débat sur le thème "Sports et discriminations" a été organisée le 22 septembre 2011 au Parlement Européen.

 

Cet événement réunissait des sportifs, des représentants des instances sportives et de la société civile, ainsi que des politiciens de l’Union ou de ses pays membres.

 

La problématique de l’homophobie dans le sport a constitué le centre des débats et a clairement été posée comme prioritaire.

Le 17 mai 2010 en réponse au refus du Créteil Bébel de jouer contre le PFG, Rama Yade, alors ministre des Sports proposait le lancement d’un plan d’action très ambitieux :

· la signature de la Charte contre l’homophobie par toutes les fédérations sportives,

· la mise en place d’un module de formation sur l’homophobie pour les éducateurs sportifs,

 

· une enquête nationale sur la question,

 

· et l’organisation en France d’une réunion du réseau européen FARE sur le thème de l’homophobie dans le football.

 

Au terme du court mandat de Chantal Jouanno qui l’a remplacée à ce poste, nous devons tirer un bien mauvais bilan :


· tout d’abord, il n’est plus question de politique de lutte contre l’homophobie. Cette problématique, bien présente et spécifique, a été "noyée" dans un plan général, et donc forcément flou, de lutte contre les discriminations.

· à part des effets d’annonce, nous sommes sans nouvelles des signatures de la Charte par les fédérations. Et la Fédération Française de Football n’a toujours pas signé.

 

· après un an et demi, le module de formation n’est toujours pas mis en place, car sa création piétine.

· l’enquête nationale sur l’homophobie dans le sport a bien été réalisée mais elle est restée dans les tiroirs du Ministère et n’a jamais été publiée. Comporterait -elle des vérités gênantes ?

· suite au refus du financement promis et à de multiples tracasseries administratives, la réunion FARE contre l’homophobie a dû être reportée sine die.

· et, ce qui fort étonnant, le PFG qui était à l’origine de ce plan et le rédacteur de la Charte a été écarté du groupe de travail ministériel. Un moyen de mieux "noyer le poisson"?.

 

Comment lutter en France contre l’homophobie dans le sport si les instances qui y président s’enferment dans le déni ?

 

Autre exemple : le Conseil National de l’Éthique. Nous avons saisi ce dernier le 7 septembre 2010 afin d’engager des procédures disciplinaires à l’encontre du club amateur du FC Chooz suite à l’exclusion de Yoann Lemaire. Malgré le soutien du président de la LFP, Frédéric Thiriez et de notre président d’honneur Alain Cayzac, et malgré des promesses du président du CNE, Laurent Davenas, ce dossier n’a jamais été traité...

Cette inertie et ces fausses promesses ne feront pas reculer l’homophobie dans le sport. Bien au contraire, elles l’encouragent en garantissant l’impunité des sportifs, des clubs et autres structures, dans leurs actes ou décisions homophobes et même dans le déni de cette question.

Puisque Monsieur Douillet, nouveau Ministre des Sports déclare ne pas être homophobe, nous lui demandons d’inscrire cette affirmation dans ses actes et de mettre en place une réelle et volontaire politique de lutte contre l’homophobie dans le sport. Par exemple, celle proposée par Rama Yade...

 

27 SEPTEMBRE 2011 - EJECTEE D UN AVION POUR UN BAISER

Par Le 01/10/2011

Une actrice lesbienne expulsée d'un avion pour un baiser

Nous sommes toutes des lesbiennes
 
 
Une actrice lesbienne de la série américaine The L Word affirme avoir été expulsée d’un avion de la compagnie Southwest Airlines lundi 26 septembre pour avoir embrassé une femme, rapporte le Washington Post. Selon Leisha Hailey, un membre du personnel de cabine lui a expliqué que d’autres passagers s’étaient plaints après avoir assisté à la marque d’affection. L'actrice a lancé un appel au boycott de la compagnie sur Twitter, écrivant notamment

 

«Je connais plein de
familles homosexuelles que j’aimerais leur présenter. Boycottez Southwest si
vous êtes gays. Ils ne nous aiment pas.»
 



La compagnie aérienne a répondu sur son site Internet qu’Hailey a été approchée «au seul motif du comportement et non du genre». Selon le communiqué de quatre phrases de Southwest Airlines, les passagers ont qualifié le comportement d’excessif. Une discussion s’en serait suivie à bord de l’appareil, qui aurait atteint «un niveau qui faisait qu’il valait mieux la résoudre au sol».



Hailey a commencé sa carrière comme musicienne avant de devenir une des actrices de la série The L Word, qui raconte les vies d’une bande d’amies lesbiennes à Los Angeles. Elle y jouait le personnage d’Alice Pieszecki.

L’actrice et sa partenaire se trouvaient à bord d’un vol intérieur américain entre Baltimore et St Louis. Elles se sont embrassées alors que l’avion était en vol, et la discussion se serait produite à l’atterrissage de l’appareil. Hailey se dit victime de discrimination et affirme également sur son compte Twitter que la discussion du couple avec un membre du personnel de cabine a été enregistrée.

Têtu souligne que le site de Southwest a une page dédiée aux voyageurs gays. Southwest est également partenaire officielle de l’association de défense des droits des homosexuels GLAAD, dont un responsable a écrit au Washington Post:

«GLAAD a contacté Southwest pour leur demander que d’autres mesures soient prises en plus du communiqué pour être sûr que tous les clients se sentent à leur aise et bien accueillis pendant leurs voyages.»


Southwest semble s’être fait une spécialité de faire descendre des stars de ses avions pour des raisons douteuses: plus tôt dans le mois, le chanteur du groupe Green Day a été expulsé d’un avion pour avoir porté son pantalon trop bas, tandis que le réalisateur Kevin Smith a été gentiment prié de sortir d’un appareil parce qu’il était trop gros pour un seul siège.

 

LE FILM "JOSEPH L INSOUMIS" PASSERA SUR FRANCE 3 LE 18 OCTOBRE 2011

Par Le 22/09/2011

JOSEPH L INSOUMIS - LE FILM ET LE LIVRE

  

Un film de Caroline Glorion

Tourné à Bègles (près de Bordeaux) en Juin 2010

Film qui a obtenu le premier prix au festival de Luchon (festival international des creations televisuelles), et egalement le prix du public.

Joseph L’Insoumis, interprété par Jacques Weber, est inspiré de la vie du Père Joseph Wrésinski (1917-1988) fondateur du mouvement ATD Quart-monde, destiné à lutter contre la misère et l’exclusion.

 

JOSEPH L'INSOUMIS - LE FILM 

 Sortie Prévue sur France 3 : 18 octobre 2011 

(Retrouvez plus bas sur la page la sortie du livre

ainsi que le making Of du film)

 

 

HISTOIRE DU FILM :   

Début des années 60, un bidonville aux portes de Paris. Une poignée de familles survivent sous des abris de fortune dans une misère effroyable et une violence quotidienne. Un homme, le Père Joseph Wresinski décide de s’installer au milieu de ceux qu’il appelle « son peuple ». Parmi ces familles, celle de Jacques. Sa vie va être transformée par sa rencontre avec le Père Joseph. La sienne mais aussi la vie de sa mère Alicia et de ceux qui vont rejoindre le combat de ce curé révolutionnaire. Un combat contre l’assistance et la charité qui dit-il « enfoncent les pauvres dans l’indignité ». La solidarité et l’imagination, l’énergie et le courage des uns, le désespoir et la fragilité des autres…

 

Le Père Joseph et ses amis gagnent des batailles. Une bibliothèque, un jardin d’enfants… des ateliers pour les jeunes et plus tard, un quartier en dur qui sera construit à la place du bidonville. Mais pour le Père Joseph, c’est un échec, il rêvait de bien plus… « un vrai projet politique ambitieux » comme il le dit à Jacques à la fin du film mais, ajoute-t-il « Nous avons tout de même gagné une chose : la dignité, la fierté d’avoir lutté ensemble… et on va continuer… »

Trente ans plus tard au cours d’une grande manifestation en plein Paris, le Père Joseph, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde rassemble des pauvres venus des quatre coins de la planète. Ce jour-là, ils prennent la parole et le monde les écoute.

 

DISTRIBUTION

 

Joseph Wresinski . . . . .          Jacques Weber

Alicia . . . . . . . . . . . . .             Anouk Grinberg

Jacques . . . . . . . . . . .             Nicolas Louis

Suzanne . . . . . . . . . . .            Salomé Stévenin

Rose . . . . . . . . . . . . . .            Laurence Côte

Le Géant . . . . . . . . . . .           Patrick Descamps

Mme Richet . . . . . . . .           Isabele de Hertogh

Geneviève de Gaulle . .         Anne Coesens

Catherine . . . . . . . . . .           Valère Habermann

Le Maire . . . . . . . . . . .          Vincent Debost

Max . . . . . . . . . . . . . .           Frédéric Guerbert

 

Avec la participation d’habitants de Bègles, de Bordeaux,

Et de membres du Mouvement ATD Quart Monde en Aquitaine. 

 

 Sandy et Alex en plein tournage (Photo ci dessus)

Sandy et Alex, militants et membres du Bureau de l'association Gayfree, également militants au sein du Mouvement ATD Quart Monde, ont participé en tant que figurants du film en jouant des habitants du bidonville avec d'autres amis et militants du Mouvement, vous les verrez apparaitre assez souvent durant tout le film, 

Ce film leur a apporté beaucoup dans la vie de militants. Ils témoignent que quand ils ont tourné ce film : "Nous étions unis, nous ne faisons aucune différence entre les acteurs et les figurants, on était tous soudé" "Ce n'etait pas facile de ressortir de l'interieur nos ressentis, avec nos souffrances, nos parcours que nous avons chacun vécu, on nous a mis en confiance, et cela a donné un resultat formidable, on voit l'emotion de chacun durant tout le film " Aucun préjugé entre nous, nous restons tous solidaires" " Une émotion intense lorsque nous nous sommes retrouvé le 06 février dernier à Bordeaux pour l'avant premiere du film, nous avons vu ce film, ce film retrace la vie des habitants des années 60, mais sachez que de nos jours, la misere existe encore, ne croyez pas que ce que vous voyez dans le film n'existe plus, ca existe encore, nous devons encore et toujours nous battre pour éradiquer la misère en France et dans le Monde"

Sandy et Alex insistent sur le fait qu’ils n’ont pas fait ce film pour la gloire, etre connus, ou pour devenir des stars, non ils ont fait ce film surtout afin de transmettre un message par leurs vécus et leurs emotions, ils vous donnent rendez vous en octobre 2011 sur France 3, pour voir ce film. Non pas pour le plaisir de les voir à la télé, mais pour vous sensibiliser à travers ce film concernant le combat contre la misère, soyez attentifs du début à la fin, écoutez bien les paroles, regardez bien les scenes.

 

 

Durant le tournage du film, les figurants du film ont été filmés par une autre caméra, qui a donné un making of de 37 minutes. Dans ce making of, divers temoignages, des fous rires, mais aussi des interviews, et le dessous du film (vous voyez apparaitre les emotions et le stress des figurants pendant le tournage mais aussi leur naturel sans aucun a priori a l'exterieur du tournage)

 

JOSEPH L INSOUMIS - LE LIVRE

SORTIE PREVUE LE 06 OCTOBRE 2011

Prix Conseillé :  15 euros

EN PRECOMMANDE ACTUELLEMENT (LISTE CI DESSOUS)

SUR AMAZON >> http://www.amazon.fr/Joseph-linsoumis-Anouk-Ginberg/dp/2356390839/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1313050776&sr=8-1

SUR ALAPAGE >> http://search.alapage.com/search?s=joseph+l%27insoumis&a=15641648-0-0

RUE DU COMMERCE >> http://search.rueducommerce.fr/search?s=joseph+l%27insoumis&recherche=

SUR MYBOOX >> http://www.myboox.fr/livre/joseph-l-insoumis-1651499.html

 

 Livre de photographies et livre documentaire sur la figure de Joseph Wresinski et la naissance d'ATD quart-monde, il se compose de nombreux clichés pris pendant les longues heures d'attente sur le tournage du film. Il raconte la rencontre improbable entre deux mondes : celui du cinéma et puis l'autre, celui des figurants, des hommes et des femmes (souvent d'ATD Quart Monde) qui ont une vie difficile. Qui est qui ? Acteurs ou figurants ? Professionnels ou non ? Qui apprend à qui ? Fiction ou réalité ? Des extraits d'interviews de figurants viennent appuyer, ici et là, la force des images, le partage des expériences, la fierté d'avoir joué et lutté ensemble. Anouk Grinberg et Jacques Weber y content aussi, avec une sincérité émouvante, ce qu'a représenté pour eux ce mois de partage exceptionnel. Enfin, on y apprend la vie et les combats de Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD quart-monde, qui accompagna toute sa vie les indigents, notamment dans le camp de Noisy le Grand, lieu de l'action du film.

Source : Site Internet : www.myboox.fr

 

 

JOSEPH L'INSOUMIS - LE MAKING OF

L'AVENTURE CINEMATOGRAPHIQUE

 

Caroline Glorion, réalisatrice du film « Joseph l’Insoumis » :

« Toucher le cœur des spectateurs »

Caroline Glorion, journaliste, réalisatrice et écrivain, répond à nos questions au sujet du film qu’elle vient de réaliser et qui devrait être diffusé à 20h45, le 18 octobre 2011 sur France 3.

Caroline, après avoir raconté le combat de Joseph Wresinski dans un documentaire de référence [1], pourquoi en faire aujourd’hui un personnage de fiction dans un téléfilm ?

« Joseph l’Insoumis » est une fiction inspirée d’une période de la vie du Père Joseph Wresinski. C’est un film romanesque qui n’est pas une biographie. J’ai choisi la période de sa vie qui se situe au début des années 1960 dans le bidonville de Noisy et qui rassemble de mon point de vue les éléments essentiels de sa pensée et de son action. La force de la fiction est de pouvoir mettre en scène ce qui anime les personnages, leurs contradictions, leurs sentiments, leurs espoirs, leurs souffrances… tout ce qui ne se voit pas forcément ou ne se dit pas dans des interviews disons plus officiels. C’est entrer dans l’intime du personnage, que ce soit le personnage principal, Joseph, mais les autres aussi : les familles, celle de Jacques et Alicia, celle de Suzanne la jeune volontaire… La fiction, c’est l’émotion qui traverse une histoire et qui touche le cœur des spectateurs. En tout cas, c’est l’objectif. Les convictions, l’action du Père Joseph passent ici moins par les mots, que par le tragique ou le romanesque des situations et des rencontres.

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Photo Marie Baget (libre de droits)
  
      Lors du tournage du film dans le Sud Ouest, vous avez rassemblé des acteurs, des techniciens et des personnes qui vivent tous les jours le combat contre la misère. Que retenez-vous de cette aventure humaine ?

J’ai rencontré d’abord les « alliés » du Mouvement ATD Quart Monde, Laurence Goudeau, Emmanuel Delestrade et Véronique Fayet qui est par ailleurs l’adjointe d’Alain Juppé – à l’époque – à la mairie de Bordeaux, et enfin Noël Mamère et ses services sociaux à Bègles. Grâce à leur mobilisation et à leur engagement, nous avons rassemblé presque une centaine de personnes de tous âges à qui j’ai proposé de travailler pour devenir des personnages de ce film. Deux mois avant le tournage, nous avons commencé à nous retrouver pour lire le scenario et jouer des scènes. C’est à partir de ce travail que certains (une grande majorité) sont devenus des figurants ou des rôles de ce film. Ce fut un travail sérieux, un travail d’improvisation et d’échange entre nous. Lorsque les techniciens et les acteurs sont arrivés pour le tournage, ils ont rencontré une équipe de « figurants » et « d’acteurs débutants » qui avaient déjà commencé à travailler et qui étaient accompagnés quotidiennement par Julie Lecoeur, la responsable du casting, tant pour le fond que pour la forme. Julie était là pour les rassurer et les accompagner dans cette expérience professionnelle toute nouvelle, mais aussi pour toutes les questions de contrats de travail, d’essayages de costumes ou de transports. Cette étape de préparation est essentielle. C’est elle qui a permis que chacun se retrouve « à égalité » pour le travail que nous avions à faire ensemble. Ensuite, la rencontre avec les acteurs professionnels et les techniciens s’est faite comme souvent dans la vie. Des relations se sont nouées entre les uns et les autres, au gré des affinités ou des hasards du plan de travail. Des relations professionnelles, mais pas seulement. Des hommes et des femmes ont raconté l’expérience de leur vie passée ou présente dans des conditions d’exclusion ou de misère, et les acteurs ou les techniciens ont partagé leur expérience du jeu, des tournages, du trac ou de la vie. Ces rencontres se sont déroulées sur fond d’un travail intense et dans une atmosphère de confiance, de bienveillance et de respect sans se forcer, sans posture. Car nous avions tous une chose en commun : tourner un film le mieux possible, raconter l’histoire d’un sacré bonhomme, le Père Joseph, raconter son combat. Jamais on ne l’a dit dans des termes précis, mais je pense que nous sentions tous que nous avions une responsabilité. Et quand le découragement, la fatigue, les agacements des uns et des autres pouvaient faire irruption au cours d’une journée de travail, il y avait presque toujours quelqu’un pour soutenir le moral des troupes. Je dois beaucoup à une équipe technique et administrative géniale, tant professionnellement qu’humainement, qui a su rendre cela possible. Fred Larry, le directeur de production, était un peu notre chef pour tout cela. Lui et Christophe Mariller, le chef du plateau, ont su, chacun à leur manière, accompagner en coulisse ce petit monde hétéroclite. Les coulisses sont un cadre essentiel pour que chacun tienne debout.

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Jacques Weber et Salomé Stevenin (le Père Joseph et Suzanne, l’une des premières volontaires permanentes). Photo Pierre Milon (libre de droits).

 

Le Mouvement ATD Quart Monde a respecté votre liberté d’auteur dans cette aventure. Que dites-vous à ses membres à propos de l’avenir de ce film ?

Comme toujours, cette aventure a commencé avant tout par une rencontre d’hommes à hommes, si je puis dire – ou plutôt comme disait le Père Joseph. Rencontre avec Eugen Brand, Susie Devins et Bruno Couder à la Délégation générale, il y a huit ans maintenant, à Méry-sur-Oise dans le bureau du Père Joseph. Ils m’ont accordé leur confiance sans chichis, solidement. Puis Jean-Michel Defromont [2] m’a accompagné durant les premières années. Sa sensibilité et son exigence ont été autant de gages de confiance. Gabrielle Erpicum, qui fut la collaboratrice la plus proche du Père Joseph pendant des années, a pris le relais pour la relecture du scenario et pour des échanges de souvenirs et de détails avec une réelle intelligence du « genre » fiction. Sa vie et son engagement ont inspiré un des personnages du film. Enfin, mon amie Martine Le Corre, militante Quart Monde à Caen, n’a jamais ménagé ses critiques, ses remarques, son scepticisme et sa curiosité. Elle a été mon phare, ma balise. Et si je filais la métaphore maritime jusqu’au bout, je dirais que sur cette mer immense qu’étaient l’écriture puis la réalisation de ce film, j’ai navigué en toute liberté. C’était exaltant et ce phare et ces balises qu’ont été les regards de mes amis du Mouvement ATD Quart Monde ont été sécurisants, rassurants, indispensables.

 

ARTICLE SUD OUEST - FEVRIER 2011

 A L OCCASION DE L AVANT PREMIERE AVEC TOUS LES FIGURANTS

22 SEPTEMBRE 2011 : SUICIDE D UN JEUNE GAY DE 14 ANS

Par Le 22/09/2011

Etats-Unis: Un jeune gay harcelé se suicide après plusieurs appels au secours

Tout juste âgé de 14 ans, Jamey Rodemeyer vient de mettre fin à ses jours. Victime de harcèlement scolaire, il s'était plaint plusieurs fois et avait malgré tout enregistré une vidéo «It Gets Better» pour dire que «Ça va aller mieux, je le promets»...

 

La nouvelle qui est tombée hier a sonné tout le milieu LGBT américain. Le mouvement «It Gets Better» est-il vraiment efficace pour détourner les adolescents du suicide? Certains viennent à en douter, depuis l'annonce du suicide du jeune Jamey Rodemeyer.

Il a tourné une vidéo
A 14 ans, l'adolescent a été retrouvé mort par ses parents à Buffalo, dans l'Etat de New York. Il était victime de harcèlement à l'école et aussi sur internet – de «cyber-bullying», selon l'expression américaine. «Jamey est stupide, gay, gros et il doit mourir!» fait partie des messages qu'il recevait régulièrement. «Je dis que je me fais harceler, mais personne ne m'écoute», s'est-il plaint sur internet.

Et pourtant, Jamey connaissait bien les vidéos «It Gets Better». Il en avait même enregistré une, dans laquelle il disait «Ça ira mieux après, je vous le promets». Aujourd'hui, il est déchirant de voir ce message, dans lequel il dit qu'après des moments difficiles, il a trouvé du soutien de la part de ses amis. Il remercie même Lady Gaga, dont il était fan et qui le rend «si heureux»…

Suivi par un psy
Le 8 septembre, il écrit: «Personne dans mon collège ne fait un effort de prévention des suicides, pendant que tout le monde me traite de pédé et me tape dessus.» Samedi, il a posté des paroles du groupe Hollywood Undead: «Au revoir, n'essayez pas de me retenir, vous en avez fait suffisamment.» Et une dernière de Lady Gaga: «Ne m'oubliez pas quand je viendrai pleurer à la porte du paradis.» Puis un mot sur sa page Tumblr pour se réjouir de revoir son arrière-grand-mère récemment décédée, et enfin un dernier pour remercier, à nouveau Lady Gaga. Ce fut son dernier message.

Aujourd'hui, sa mère éplorée explique qu'il a connu le harcèlement homophobe depuis son entrée au collège, mais que son entourage n'est pas resté les bras croisés. «Bien sûr, je ne peux pas dire qu'on en a fait suffisamment», dit-elle, mais Jamey voyait tout de même un psychologue et l'assistante sociale de son établissement. «Plusieurs fois, raconte-t-elle, on s'est assis avec lui et on lui a dit: “Qu'est-ce qui ne va pas?” On le trouvait parfois en pleurs. Mais, ces derniers temps, il semblait pourtant aller mieux…» Une histoire qui rappelle que, face à un proche dépressif, s'il faut agir, on reste toujours en partie impuissants.

Regardez un sujet d'Anderson Cooper sur CNN sur l'histoire de Jamey:

 

21 SEPTEMBRE 2011 - AGRESSION HOMOPHOBE A BORDEAUX

Par Le 22/09/2011

Agression homophobe au miroir d'eau à Bordeaux

Un des deux hommes a été frappé à la tête avec une bouteille en verre, l'autre a reçu un coup à la cuisse. Quatre jeunes ont été interpellés et sont convoqués en justice.

Les quatre jeunes agresseurs ont été interpellés et placés en garde à vue (photo d'archives Stéphane Lartigue)

Les quatre jeunes agresseurs ont été interpellés et placés en garde à vue (photo d'archives Stéphane Lartigue)

Mardi, peu après minuit, au miroir d'eau à Bordeaux. Un couple d'homosexuels se tient par la main. Deux Bordelais de 19 et 26 ans qui sont bien ensemble et ne voient pas pourquoi ils retiendraient leurs gestes de tendresse. Mais cet amour vécu au grand jour n'est pas du goût de jeunes qui passent leur fin de soirée au même endroit.

Abordé, le couple est la cible de regards, de remarques puis d'insultes. En réponse à ce comportement homophobe, les deux jeunes se montrent plus démonstratifs et s'embrassent. Ce qui suscite l'ire de leurs interlocuteurs qui se croient provoqués et vomissent alors des propos à caractère homophobe.

Un toujours en garde à vue

La rencontre tourne à la rixe et se déplace vers la place de la Bourse. Le plus jeune des deux amoureux est frappé à la tête avec une bouteille en verre, son compagnon reçoit un coup à la cuisse. Alertés, les secours s'activent sur la voie du tram. La circulation sera interrompue une demi-heure.

Pendant ce temps, les agresseurs, quatre jeunes de Pessac et Villenave-d'Ornon âgés de 16 à 21 ans sont interpellés et placés en garde à vue au groupe d'appui judiciaire de Bordeaux. Trois sont convoqués devant le tribunal des enfants et correctionnel pour injures à caractère homophobe.

L'auteur des coups était toujours en garde à vue hier soir. Lui devra en outre répondre de violences aggravées.

Mise à jour mercredi 21 septembre : Le jeune Pessacais, soupçonné d'avoir porté des coups de bouteille, a été remis en liberté et sera jugé l'an prochain par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

20 SEPTEMBRE 2011 : INTERVIEW LOUIS GEORGES TIN PAR TETU

Par Le 22/09/2011

Comment va se dérouler a prochaine édition du baromètre?

Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, dévoile ses projets dans notre entretien.

TÊTU: Quel bilan tirez-vous de l'édition 2011 de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie?
Louis-Georges Tin: Nous sommes très heureux du résultat de cette nouvelle édition. Elle a été célébrée dans près de 100 pays! Par ailleurs, les différentes campagnes autour du 17 mai (télé, radio, presse, internet, événements divers, etc.) ont permis de toucher au total plus de 200 millions de personnes! C'est un bilan extraordinaire, qui témoigne de la vitalité des mouvements LGBT sur le terrain dans le monde entier.

Au niveau institutionnel aussi, le 17 mai est de plus en reconnu. Des instances comme le Parlement européen, la Commission européenne, l'OMS, OnuSida, le PNUD, le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme, ont tenu à marquer la Journée IDAHO. Parmi les avancées les plus importantes, j'en retiens deux: le 17 mai, Mme Bokova, directrice générale de l'Unesco, a fait une déclaration sur les questions LGBT. C'est une première historique. Nous nous sommes beaucoup battus pour obtenir ce premier résultat, et un programme d'éducation contre l'homophobie et la transphobie est en train d'être mis en place par l'Unesco. Nous y travaillons activement. Une autre avancée d'importance obtenue par le Comité IDAHO: le ministère du Travail a accepté de solliciter l'Organisation internationale du travail, afin que celle-ci réalise une enquête internationale sur les discriminations que subissent les personnes LGBT dans le monde professionnel. Ce sont des progrès remarquables.

Vous aviez aussi lancé le premier IDAHOmètre, qui avait permis de classer les différents ministères de la République française. Le Quai d'Orsay avait été porté au pinacle, l'Education nationale était très critiquée. Y a-t-il eu des réactions de leur part?
Des réactions officielles, non. Mais hors micro, oui, bien sûr. Le ministère des Affaires étrangères a été assez flatté, mais nous leur avons indiqué qu'il fallait qu'ils fassent tout pour tenir leur rang! Notamment, en œuvrant pour qu'une résolution soit présentée à l'Onu sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Quant au ministère de l'Education nationale, il a été très vexé: au lieu de s'interroger sur son travail très insuffisant dans le domaine, il a réagi en remettant en cause le barème et la notation du Comité IDAHO. C'est amusant: le ministère de l'Education nationale réagit exactement comme les cancres et les mauvais élèves lorsqu'ils reçoivent une mauvaise note!

Comment va se dérouler la prochaine édition de l'IDAHOmètre?
Le 17 mai dernier, plus de dix ministères se sont engagés à agir contre l'homophobie et la transphobie. Le 17 décembre prochain, nous publierons la seconde vague de l'idahomètre des ministères, afin d'assurer le suivi de l'opération. Les citoyens et les citoyennes sauront ainsi qui tient parole, et qui tarde à mettre en œuvre ses engagements. Dans ce contexte de campagne électorale, le Comité IDAHO ne manquera pas d'informer les citoyens, qui sont aussi des électeurs, des avancées ou des reculs du gouvernement dans ce domaine.

Par ailleurs, le Comité IDAHO lance également l'IDAHOmètre des villes, des départements et des régions, pour classer aussi les collectivités territoriales en fonction de leur engagement dans ce domaine. Car il n'y a pas que le gouvernement qu'il faille scruter à la loupe. De nos jours, les agences de notation semblent avoir acquis un pouvoir déterminant dans la vie économique. C'est pourquoi le Comité IDAHO se positionne aussi comme une agence de notation. Mais il s'agit ici d'une évaluation citoyenne, et pour défendre les droits humains.