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26 JUIN 2012 - BERTINOTTI HUEE PAR DES ASSOS FAMILIALES A TOULON
26 JUIN 2012 –
Dominique Bertinotti huée
par les associations familiales à Toulon
Cette réaction très hostile à l'homoparentalité, lors du discours de la ministre de la Famille, pose à nouveau la question de l'insertion des homos dans les associations prétendant représenter les familles.
Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, était en déplacement samedi 23 Juin à Toulon afin de participer à l'assemblée générale de l'Union nationale des associations familiales de France (UNAF) – association partenaire phare des pouvoirs publics dans la définition de la politique familiale en France. Celle-ci a réservé un accueil très animé à la ministre.
Quelques minutes avant la prise de parole de Dominique Bertinotti, le président de l'UNAF s'exprimait, rapporte le journal Var Matin: «Le mariage et l'adoption par les couples de même sexe? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants? Une famille, c'est l'institutionnalisation de la différence des sexes.» Et François Fondart de continuer: «l'adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution». La salle, convaincue, applaudit à tout rompre. Le ton est donné. C'est au tour de la Ministre de prendre la parole.
«Il n'y a pas de modèle familial, chacun invente le sien»
C'est dans ce contexte que Dominique Bertinotti se présente devant les membres de l'UNAF. Venue représenter le président de la République François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la Ministre a défendu la proposition 31 du Président «d'ouvrir l'adoption et le mariage à tous les couples.» Une mesure selon elle, «d'égalité entre familles» qui implique «les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous».
En retour, c'est un véritable tollé du côté des membres de l'association. La prise de position de la ministre ne passe pas, des cris et des hués se font entendre. «Même Nadine Morano, qui était très “clivante”, ne s'était jamais fait huer comme ça» explique un habitué, toujours au journal varois.
Les LGBT toujours exclus de l'UNAF
Dominique Bertinotti a rappelé également en marge de son discours être la «ministre de toutes les familles» et qu'il ne fallait pas la voir «de façon réductrice». Refusant pour le moment de donner un calendrier pour la mise en application de la mesure 31 souhaitée par François Hollande, elle a indiqué qu'un «débat parlementaire aura lieu» sans apporter plus de précision.
L'UNAF, fédération non confessionnelle et apolitique, considère de son côté qu'une famille n'est et ne doit être qu'un homme et une femme. «Que ce couple soit marié ou non, avec des enfants, et qu'il s'agisse d'une famille recomposée ou pas.» Les familles homoparentales en sont donc exclues. Et ce, malgré les tentatives répétées des associations LGBT d'affiliation à l'UNAF.
«Surprenant et choquant»
L'Association des familles homoparentales (ADFH), dans un communiqué de presse publié hier sur son site, rappelle que ses demandes d'affiliation à l'UNAF de Paris ont toutes été rejetées depuis 2011. Motif invoqué: les familles homoparentales n'existent pas. «Faut-il rappeler que l'UNAF et les UDAF sont des institutions chargées de promouvoir, de défendre et de représenter les intérêts de toutes les familles auprès des pouvoirs publics? (…) L'UNAF est donc en contravention avec ses propres statuts et la mission que les pouvoirs publics lui réclame dorénavant» dénonce-t-elle. Avant d'ajouter que la ministre «enjoint clairement l'UNAF à prendre en considération toutes les familles, en application de l'art 3° de l'Art. L211-3 du Code de l'action sociale et des familles».
Contactée par TÊTU, Fathira Acherchour, porte-parole de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), trouve «regrettable que les représentants de l'UNAF aient hué une ministre en fonction (...) C'est surprenant et choquant car il s'agit d'une ministre de la République en exercice.»
Un trio «papa, maman, enfant» désuet
Pour la militante, le discours tenu par le président de l'UNAF n'a rien de nouveau: «Il s'agit d'une simple “redite de 2011”, les propos tenus par l'actuel président de l'UNAF ayant déjà fait débat l'an dernier. Contrairement à l'ADFH, l'APGL ne pense pas que la ministre ait recadré l'UNAF: «Elle ne fait qu'impulser les grands changements de société, elle doit représenter la diversité sous toutes ses formes et rappelle ainsi les trois grands principes républicains: Liberté, Egalité, Fraternité. Ce qui pour l'UNAF se résume à: papa, maman, enfant: un trio désuet. Ce qui prouve que l'UNAF et son président souhaitent rester à une époque dépassée».
«Nous avons tenté deux ou trois fois de nous intégrer à l'UNAF, nous n'avons eu aucun dialogue, juste du mépris» rappelle la porte-parole de l'APGL, «pourtant, nous sommes en relation étroite avec la CNAFAL, un organisme laic qui est membre de l'UNAF mais plus ouverte sur les questions de familles homoparentales». L'APGL a cessé dépuis 2008-2009 de faire des demandes d'affiliation. Une situation qui risque de changer malgré la position très fermée de l'UNAF car d'après elle, «avec l'égalité pour tous, la reconnaissance des familles homoparentales sera de fait. L'APGL fera donc logiquement son entrée à l'UNAF».
26 JUIN 2012 - 6 NOYADES EN MOINS D UN AN A LA GARONNE - BORDEAUX
26 JUIN 2012 –
Bordeaux. Une sixième victime de la Garonne
Un corps a été repêché lundi soir dans la Garonne, à Bordeaux. Il pourrait s’agir de l’homme aperçu se débattant dans le fleuve après la Fête de la Musique.
Sinistre découverte dans le fleuve «maudit» de la Garonne. Lundi soir, le corps d’un homme a été repêché à Bordeaux, rapporte «Sud Ouest». Le directeur départemental de la Sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, a indiqué qu’il y avait «huit chances sur dix» qu’il s’agisse de l’homme barbu qui a été vu se débattant dans le fleuve la semaine dernière. La dépouille a été transportée à l’institut médico-légal de la ville pour être formellement identifiée.
Un sac retrouvé
Jeudi dernier, après les festivités de la Fête de la Musique, vers 2 heures du matin, des témoins à proximité du Ponton d'honneur ont aperçu une silhouette se débattre dans l’obscurité. Peu après, une autre personne qui se trouvait sur le Pont de Pierre a vu un corps dériver sur le fleuve, en amont du ponton. Un important dispositif de sécurité avait été déployé ce soir-là pour pallier à la forte alcoolisation lors de ce type d’événement. Pompiers, policiers en patrouille et gendarmes ont été réquisitionnés pour tenter de retrouver la victime.
«Comme on a un Zodiac à la mer, on a participé aux recherches, avait confié Jean-Yves, propriétaire d’un voilier amarré près du Pont de Pierre, au micro de RTL. On a récupéré un sac qui flottait au niveau des bateaux. Les pompiers ont continué à chercher et nous […] on a arrêté. Ici il y a beaucoup de courant, cela ne sert à rien de faire des recherches statiques sur zone.» Le lendemain matin, un hélicoptère avait survolé à basse altitude le fleuve, en vain. Les papiers retrouvés dans le sac ont permis d'identifier son propriétaire, un sans-domicile fixe de 29 ans originaire Marseille. La police avait lancé un appel à témoins, sans toutefois faire le lien avec «certitude» entre le sac et la victime.
La série noire
C’est la sixième disparition de ce type en moins d’un an à Bordeaux. En juillet 2011, Thianibié Hie a disparu après avoir enjambé les barrières sur le Miroir d'eau. Chutant malencontreusement dans le fleuve, cet étudiant en musique de 21 ans a été retrouvé quelques jours plus tard à Cambes. Après s’être vu refuser l’entrée de la péniche-discothèque «I-Boat» aux bassins à flots, Valentin Bernabeu, 19 ans, passablement ivre, avait disparu le jeudi 1er décembre. Sa dépouille a été retrouvée le lundi suivant.
Vincent Zecca, étudiant en droit de 19 ans, avait disparu le 3 mars après une soirée arrosée dans un restaurent du quartier Saint-Pierre. Sa dépouille a été repêchée au niveau du port autonome à Bassens, commune située à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Bordeaux, le 27 mars. Maxime le Bot, étudiant en 5e année à l’École de commerce et de gestion Inseec, avait quitté seul une boite de nuit située quai de Paludate début février. Son corps a été repêché trois mois plus tard dans le fleuve. Porté disparu depuis le 28 avril, Julien Teyssier, 25 ans, a été retrouvé mort, dérivant sur la Garonne en amont du Pont de Pierre le 8 mai.
21 JUIN 2012 - 2 FOIS PLUS DE CHANCE D ETRE AU CHOMAGE POUR LES GAYS
21 JUIN 2012 –
Un risque deux fois plus élevé d'être au chômage
lorsqu'on est gay?
Une étude réalisée par deux économistes tendrait à prouver que les homos s'installent plus difficilement dans le monde professionnel. Des conclusions obtenues par un ensemble de recoupements pour le moins savant.
Les gays vivant en couple ont une probabilité deux fois plus grande d'être au chômage que les hétérosexuels, selon une étude de deux chercheurs français présentée aujourd'hui à Paris.
Ecart
Cette conclusion résulte d'une exploitation statistique de 14 enquêtes emploi de l'Insee entre 1996 et 2009 menée par Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi. Ces deux économistes de l'Université d'Evry-Val d'Essonne et du Centre d'Etude des Politiques Economiques avaient déjà publié plusieurs résultats sur les différences de traitements entre homos et hétéros dans le monde du travail.
En tenant compte des éléments pouvant fausser la comparaison (âge, éducation etc.), la probabilité d'être au chômage est de 3,1% pour les homosexuels, deux fois plus élevée que pour les hétérosexuels (1,5%), soit un écart de 1,6 point. Par comparaison, pour les hommes nés en Afrique, l'écart de taux de chômage par rapport à un individu type n'est que de 1 point. Il est en revanche de 2,8 points pour les non diplômés.
Fort turnover
Chez les gays âgés de moins de 40 ans, la probabilité de se retrouver sans emploi serait encore plus élevée (+2,4 point). Avant redressement des données, 8,9% des gays déclarent être au chômage contre 2,4% des hétérosexuels.
Autre fait notable, toujours selon les chercheurs, les homos sont aussi en proportion plus nombreux à renoncer à travailler, ou à ne pas vouloir travailler, avec un écart de 1,8 pt avec une population hétérosexuelle comparable. «L'entrée dans la vie active est plus difficile pour les travailleurs gays, que pour les autres. Ils passent plus de temps que leurs homologues hétérosexuels à se stabiliser dans l'emploi», soulignent les économistes en mettant en avant le plus fort taux de turnover observés chez les gays (13,4%) que chez les hétérosexuels (6,2%).
«Intuition»
D'après «l'intuition» des chercheurs, c'est l'existence de pratiques discriminatoires qui rendrait la recherche du «bon emploi» plus difficile et longue pour les travailleurs gays.
Pour obtenir ces résultats, les chercheurs sont partis d'un échantillon de plus de 100.000 hommes vivant en couple. Ils ont isolé les individus gays (0,25% de l'ensemble des couples) en recherchant les hommes vivant en couple avec un autre homme, hors cohabitations étudiantes ou économiques. Les individus étudiés ne sont donc pas des gays déclarés, et l'échantillon final est relativement réduit. De quoi relativiser le bien fondé scientifique de cette analyse? «Les études anglo-saxonnes qui ont utilisé ce type de méthode montrent que le risque d'erreur est inférieur à 1 sur 200» explique Thierry Laurent au journal Libération. Sans préciser la méthode de vérification desdites études...
21 JUIN 2012 - REMANIEMENT GOUVERNEMENT AYRAULT
21 JUIN 2012 –
Quatre nouveaux ministres entrent au gouvernement,
deux changent de portefeuille
Le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, a annoncé jeudi 21 juin un léger remaniement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui compte désormais 38 ministres.
Quatre nouveaux ministres sont nommés : Thierry Repentin, sénateur de la Savoie et ancien membre de l'équipe de campagne de François Hollande, devient ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage. Anne-Marie Escoffier, membre du Parti radical de gauche et sénatrice de l'Aveyron, est nommée ministre déléguée chargée de la Décentralisation. Guillaume Garot, député maire de Laval, devient ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire, et Hélène Conway, sénatrice représentant les Français de l'étranger, devient ministre déléguée chargée des Français de l'étranger.
Deux ministres changent de portefeuille : Delphine Batho, précédemment ministre déléguée à la Justice, devient ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, et Nicole Bricq, auparavant ministre de l'Ecologie, devient ministre du Commerce extérieur.
Robert Hue, un temps pressenti pour la Formation professionnelle, n'entre finalement pas au gouvernement.
Plusieurs ministres voient par ailleurs leur portefeuille légèrement changer de périmètre et d'intitulé : Michèle Delaunay, auparavant ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de la Dépendance, devient ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie. Benoît Hamon, anciennement ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire, ajoute la Consommation à son portefeuille. Marie-Arlette Carlotti, auparavant ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, y ajoute la Lutte contre l'exclusion. Enfin, Yamina Benguigui, auparavant ministre déléguée chargée des Français de l'étranger et de la Francophonie, ne conserve que ce dernier portefeuille.
• La composition complète du gouvernement
Premier ministre : Jean-Marc Ayrault
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement : Alain Vidalies
Ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur : Pierre Moscovici
Ministre délégué chargé du Budget : Jérôme Cahuzac
Ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire et de la Consommation : Benoît Hamon
Ministre déléguée chargée de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme : Sylvia Pinel
Garde des Sceaux et ministre de la Justice : Christiane Taubira
Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie : Delphine Batho
Ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Frédéric Cuvillier
Ministre des Affaires sociales et de la Santé : Marisol Touraine
Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie : Michèle Delaunay
Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion : Marie-Arlette Carlotti
Ministre déléguée chargée de la Famille : Dominique Bertinotti
Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement : Cécile Duflot
Ministre délégué chargé de la Ville : François Lamy
Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social : Michel Sapin
Ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage : Thierry Repentin
Ministre du Redressement productif : Arnaud Montebourg
Ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique : Fleur Pellerin
Ministre des Affaires étrangères : Laurent Fabius
Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Bernard Cazeneuve
Ministre délégué chargé du Développement : Pascal Canfin
Ministre déléguée chargée de la Francophonie : Yamina Benguigui
Ministre déléguée chargée des Français de l'étranger : Hélène Conway
Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian
Ministre délégué chargé des Anciens Combattants : Kader Arif
Ministre de l'Intérieur : Manuel Valls
Ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique : Marylise Lebranchu
Ministre déléguée chargée de la Décentralisation : Anne-Marie Escoffier
Ministre de l'Education nationale : Vincent Peillon
Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative : George Pau-Langevin
Ministre de la Culture et de la Communication : Aurélie Filippetti
Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt : Stéphane Le Foll
Ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire : Guillaume Garot
Ministre du Commerce extérieur : Nicole Bricq
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative : Valérie Fourneyron
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Geneviève Fioraso
Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement : Najat Vallaud-Belkacem
Ministre des Outre-mers : Victorin Lurel
20 JUIN 2012 - LESBIENNES AU TRAVAIL - PIEGES A EVITER
20 JUIN 2012 –
Lesbiennes au travail:
comment éviter les pièges de la lesbophobie?
Doit-on dire son homosexualité au bureau? Que faire après une remarque homophobe? Catherine Tripon vous donne des conseils pour bien vivre son homosexualité sur son lieu de travail.
C'est un fait: en 2012, le milieu professionnel est encore bien trop souvent macho. Pour les lesbiennes, le risque de discrimination est double. Une femme homo pourra à la fois être confrontée au sexisme, mais aussi à l'homophobie. Catherine Tripon (photo ci-dessous) est porte-parole de l'Autre Cercle, association qui traite de l'homophobie au travail. Pour TÊTUE, elle vous donne quelques conseils pour vivre au mieux son homosexualité au boulot.
Attention aux homophobes!
«64% de la population française est pour le mariage homosexuel, 58% pour l'adoption... La société n'est pas homophobe, mais certains individus le sont, et ils peuvent avoir un fort pouvoir de nuisance. Nous vivons toujours dans une culture hétéronormée, très virile et dominée par une élite blanche. Dans le cas des lesbiennes, il y a une double discrimination, celle touchant les femmes en général, et celles touchant les lesbiennes plus particulièrement. Les lesbiennes dérangent les hommes qui ont souvent un rapport de séduction dans le monde professionnel, ils ne peuvent donc pas jouer sur les codes classiques.»
Se renseigner avant l'embauche
«Il faut bien se renseigner sur l'entreprise sur internet, ou auprès de personnes déjà embauchées. Est ce qu'on parle de diversité en interne? Y-a-t-il des programmes de lutte contre les discriminations? Certaines personnes relient encore souvent l'homosexualité à un choix, à un mode de vie. Un choix dont la direction n'aurait pas à se préoccuper. Pourtant, l'entreprise doit y mettre son nez car la vie sociale influence la vie professionnelle. Aujourd'hui, on a le sentiment que ce n'est pas un critère pris au sérieux. En cas de problème, il faut en parler à un supérieur ou à un délégué syndical en qui on a confiance.»
Une fois dans l'entreprise, on se tait et on observe
«Il faut mener sa petite enquête interne. Pour libérer la parole, il faut que les conditions le permettent! La vie sociale et la vie professionnelle sont irrémédiablement liées.»
Se méfier du placard
«Pour s'épanouir au travail, mieux vaut ne pas laisser "la stratégie du masque" (qui consiste à s'inventer une vie hétérosexuelle par exemple) devenir une habitude dont il est difficile de se débarrasser. C'est la solution par défaut.»
Faire son coming out, c'est possible
«Une fois la phase d'observation terminée, on reste prudent. Faire son coming out, oui, mais il faut s'assurer qu'on n'est pas susceptible d'en payer les conséquences. Et il faut avoir confiance en soi, savoir que l'on est protégé: si vos compétences sont très recherchées par exemple. Si tel est le cas, c'est le moment de rendre visible auprès des personnes que l'on connait le mieux, avant d'élargir le cercle.
D'autant que pour bénéficier des droits autorisés pour les couples pacsés, les droits à la mutuelle, des jours de congés quand son enfant est malade, il faut se dévoiler en apportant le certificat du Pacs... Dans ce cas, le mieux est de trouver une personne de confiance, un supérieur ou un délégué syndical, si l'on ne veut pas dire son orientation à tout le monde.»
Ne pas rester seule en cas de plaisanterie douteuse
«Il faut s'appuyer sur quelqu'un. Si vous avez de bonnes relations avec votre supérieur hiérarchique, il faut lui en parler, lui dire que vous ne voulez pas parler de votre orientation sexuelle et de votre vie privée à tout le monde, mais que vous aimeriez que les propos homophobes soient retoqués. Sinon, adressez vous une fois encore au délégué syndical, s'il a un discours clair sur l'homophobie. Quand on vient nous voir, c'est un constat d'échec pour l'entreprise. Il n'est pas normal que des associations comme SOS Homophobie ou l'Autre Cercle existent. Il faut sensibiliser au plus haut pour que les problèmes puissent être réglés en interne.»
En cas de problèmes, vous pouvez contacter:
-L'Autre Cercle La fédération d'associations d'homo en entreprise
-Sos Homophobie Association de lutte contre les agressions et discriminations homophobes et transphobes
-Collectif HomoBoulot Ce collectif lutte contre les LGBTphobies
-Le médiateur de la République En cas de problème avec l'administration.
Historiquement, le monde du travail a été créé par et pour les hommes… Résultat, il n'est pas toujours facile pour les femmes – y compris pour les femmes homos – de s'imposer dans cet univers qui leur est parfois hostile. Bien trop souvent, les femmes et les hommes ne sont pas éduqués de la même manière et certaines caractéristiques valorisées dans le monde du travail… ne le sont pas dans l'éducation féminine.
Un exemple de piège que peuvent rencontrer les femmes? La confiance en soi. Certaines ne se sentent pas légitimes dans leur travail. Lutter contre ce sentiment erroné est «le premier travail en coaching», témoigne Brigitte Laloupe, auteure de Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes?, paru fin 2011. «Globalement, pour le même poste, les femmes sont plus diplômées, si elles sont là où elles sont, c'est qu'elles le méritent largement», nous dit cette coach de cadre et animatrice de groupes sur le leadership au féminin.
Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef adjointe de Elle, s'est également attaquée à la question dans son livre Etre femme au travail, ce qu'il faut savoir pour réussir mais qu'on ne vous dit pas. Elles proposent chacune dans leurs ouvrages des principes pour progresser dans le monde professionnel. Alors... Que faire? Voici quelques conseils.
Oser se mettre en avant
Les femmes sont souvent bien trop modestes... «Tout notre système professionnel en France est basé sur la cooptation, à part dans l'administration. A partir de ce moment-là, il faut se mettre en avant», résume Brigitte Laloupe. Elle cite une étude montrant que lors de réunions de travail, les femmes acceptent bien plus souvent que les hommes de prendre en charge le compte rendu. Ce qui est certes utile, mais peut aussi vous cantonner au rôle de secrétaire. Autre mise en garde: ne vous contentez pas de bien travailler… faites-le savoir, et ne négligez pas le réseau de relations professionnelles!
Ne culpabilisez pas
Le fait que des femmes montent dans la hiérarchie est un processus très récent. Résultat: celles-ci peuvent avoir l'impression d'être des usurpatrices, et de ne pas mériter leur promotion. Ce n'est évidemment pas le cas. Assumez d'être là où vous êtes.
Oser sortir des clichés «féminins»
Dans le monde de l'entreprise, il faut montrer que l'on sait ce que l'on veut, que l'on a du caractère et de l'autorité. Mais ces caractéristiques ne correspondent pas vraiment aux stéréotypes féminins, alliant douceur et attachement au compromis. «La peur de ne pas être perçues comme féminine retient les femmes toutes les fois où elles n'osent pas se mettre en colère, revendiquer, râler, parler ou rire trop fort...», analyse Brigitte Laloupe.
«Le problème, c'est que les critères de séduction et de leadership pour un homme concordent: l'argent et le pouvoir. Alors que les femmes sont coincées puisque l'aspect séduction, la douceur et la jeunesse, jouent en défaveur des femmes dans le monde du travail», décortique l'auteure. Il faut donc oser prendre la parole et être combative... Tout en se méfiant: on reproche vite aux femmes d'être des chieuses ou des tueuses. Le tout est de trouver le juste milieu.
Ne pas hésiter à se lancer dans la compétition, et jouer des coudes
A cause de leur éducation, les femmes ne sont pas toujours très à l'aise avec la compétition. Selon Brigitte Laloupe, «on le voit dès l'enfance, dans les jeux de cours de récréation, où la compétition n'est pas directe pour les "jeux de filles" comme la marelle ou le saut à l'élastique». A la fin d'un jeu de marelle, personne n'est vraiment vainqueur... ou du moins, une victoire n'implique pas la défaite de sa camarade. Contrairement aux jeux de garçons pour lesquels un vainqueur est clairement désigné à la fin, comme au foot.
Vous trouvez plutôt positif de ne pas rentrer dans des luttes de pouvoir qui vous paraissent futiles? «Quelquefois, il faut accepter de faire les choses qu'on réprouve pour accéder au pouvoir. La société est fondée comme telle. Il n'y pas d'autres solutions», conclut-elle.
Comment exprimer ses émotions sans se griller?
Dans l'enfance, les filles sont enjointes à exprimer leurs émotions, tandis que les garçons sont invités à les étouffer. «Dans le monde du travail, créé par les hommes pour les hommes, les émotions ne sont pas toujours les bienvenues et les hommes et les femmes se retrouvent parfois en décalage émotionnel», écrit Anne Cécile Sarfati dans son livre. Pourtant, inutile de réfréner toute émotion. Au contraire! On le dit trop peu, mais loin d'être une faiblesse, elles sont une force, même en entreprise. Mais, entre se laisser déborder par l'émotion et l'exprimer, il y a un fossé, nous apprend Eric Albert, fondateur de l'Institut Français d'action sur le stress, cité dans Etre femme au travail. «Exprimer utilement une émotion, c'est la verbaliser et non la manifester par des gestes (taper du poing sur la table, pleurer...)». Acceptez vos émotions, mais gérez-les.
Sourire et perte d'autorité
Jusqu'à cinq ans, on voit que sur les photos d'école, les filles et les garçons sourient autant. A partir de cet âge, les filles commencent à sourire bien plus que leurs camarades masculins. «Quand vous souriez, vous perdez en autorité», indique la coach Brigitte Laloupe. Bien sûr, il ne faut pas s'empêcher de sourire, après tout, c'est plutôt agréable, mais juste prendre conscience que ce n'est pas anodin.
Ne pas laisser passer les plaisanteries sexistes et les réflexions stéréotypées
On pense souvent que certaines réflexions sont anodines, pourtant, elles délégitiment celles qui en sont destinataires. «Historiquement, dans le monde du travail, la relation entre un homme et une femme a longtemps été cantonnée à la relation patron/secrétaire», rappelle-t-on dans Etre femme au travail. Les hommes ont donc tendance à garder des interactions avec les femmes stéréotypées, sans même s'en rendre compte. Il ne faut pas hésiter à leur faire prendre conscience de leurs propos.
«C'est extrêmement difficile parce que des compliments tels que “vous êtes charmante aujourd'hui” peuvent être très agréable. Mais c'est une perte d'autorité, et certaines personnes utilisent ces remarques comme une arme. Il faut donc réagir par l'humour et retourner le compliment», propose Brigitte Laloupe.
18 JUIN 2012 - LEGISLATIVES 2012 - RESULTATS EN GIRONDE
18 JUIN 2012 –
RESULTATS LEGISLATIVES EN GIRONDE
Bilan en Gironde :
11 circonscriptions sur 12 à gauche en Gironde
Deux circonscriptions ont basculé à gauche : La 1ere (Bordeaux-Le Bouscat) et la 10eme (au Libournais)
Une circonscription bascule à droite : la 8eme (au Bassin d’Arcachon)
La 12eme, nouvellement créée, est acquise à la gauche
1ère circonscription - Gironde
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SOC |
Sandrine DOUCET |
Socialiste |
51.49 % |
24759 voix |
|
|
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UMP |
Chantal BOURRAGUE |
Union pour un Mouvement Populaire |
48.51 % |
23325 voix |
|
2ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Michèle DELAUNAY |
Socialiste |
58.44 % |
19219 voix |
|
|
|
UMP |
Nicolas FLORIAN |
Union pour un Mouvement Populaire |
41.56 % |
13670 voix |
3ème circonscription - Gironde – Elu au 1er tour
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VEC |
Noël MAMERE |
Europe Ecologie / Les Verts |
51.98 % |
21840 voix |
4ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Conchita LACUEY |
Socialiste |
67.23 % |
27472 voix |
|
|
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DVD |
Anne-Lise JACQUET |
Divers droite |
32.77 % |
13392 voix |
5ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Pascale GOT |
Socialiste |
61.91 % |
34453 voix |
|
|
|
UMP |
David GORDON-KRIEF |
Union pour un Mouvement Populaire |
38.09 % |
21201 voix |
6ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Marie RECALDE |
Socialiste |
63.43 % |
32863 voix |
|
|
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NCE |
Thierry MILLET |
Nouveau Centre |
36.57 % |
18948 voix |
|
7ème circonscription - Gironde – Elu au 1er Tour
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SOC |
Alain ROUSSET |
Socialiste |
55.52 % |
24316 voix |
8ème circonscription - Gironde
|
|
UMP |
Yves FOULON |
Union pour un Mouvement Populaire |
51.1 % |
30043 voix |
|
|
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SOC |
Nathalie LE YONDRE |
Socialiste |
48.9 % |
28750 voix |
9ème circonscription - Gironde
|
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SOC |
Gilles SAVARY |
Socialiste |
63.49 % |
30429 voix |
|
|
|
UMP |
Maxime SIBE |
Union pour un Mouvement Populaire |
36.51 % |
17497 voix |
|
10ème circonscription - Gironde
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|
SOC |
Florent BOUDIE |
Socialiste |
54.6 % |
24992 voix |
|
|
|
UMP |
Jean-Paul GARRAUD |
Union pour un Mouvement Populaire |
45.4 % |
20785 voix |
11ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Philippe PLISSON |
Socialiste |
64.01 % |
29626 voix |
|
|
|
UMP |
Jean-Franck BLANC |
Union pour un Mouvement Populaire |
35.99 % |
16655 voix |
12ème circonscription - Gironde
|
|
SOC |
Martine FAURE |
Socialiste |
60.53 % |
27674 voix |
|
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UMP |
Yves D'AMECOURT |
Union pour un Mouvement Populaire |
39.47 % |
18048 voix |
A noter également : Les elections municipales
Les prochaines élections municipales françaises se dérouleront probablement en mars 2014, en même que temps que les premières élections territoriales. Les élections municipales les plus récentes se sont tenues les 9 et 16 mars 2008.
L'élection municipale en France permet d'élire les membres du conseil municipal de chaque commune. Ceux-ci sont appelés conseillers municipaux. Ils élisent en leur sein le maire, qui préside le conseil municipal, ainsi que les maires-adjoints.
Le mandat des conseillers municipaux, du maire et de ses adjoints est, en principe, de six ans.
Les conseils municipaux nomment des délégués qui composent la majeure partie des grands électeurs sénatoriaux, qui voteront en septembre 2014 pour élire les sénateurs de la série 2. Les grands électeurs du Sénat sont déterminés à 95 % par les élections municipales.
Concernant la Gironde et notamment à Bordeaux, est ce que la Gauche confirmera sa suprématie aux municipales de 2014 ? Alain Juppé, restera t il maire de Bordeaux en 2014 ? reponse dans deux ans.
18 JUIN 2012 - LEGISLATIVES 2012 - RESULTATS EN FRANCE
18 JUIN 2012 –
Les résultats définitifs Législatives 2012
Les premiers résultats étaient tombés à 20 heures, mais devaient encore passer entre les mains du ministère de l'Intérieur pour être considérés comme définitifs. Peu après minuit, ce dernier a diffusé le nombre officiel de sièges pour chaque parti au Palais Bourbon : la majorité présidentielle obtient la majorité absolue, comme annoncé en début de soirée, avec 280 sièges pour le PS, 22 pour les "divers gauche" et 12 pour les radicaux de gauche, soit au total 314 élus.
L'UMP quant à elle recule à 194 sièges, le Nouveau centre et les "divers centristes" en obtiennent 14, les "divers droite" 15 et les "radicaux" (Borloo) 6, soit 229 sièges contre 320 dans l'Assemblée qui avait été élue en 2007. Troisième parti de l'Assemblée, Europe Ecologie-Les Verts récolte les fruits de son alliance avec les socialistes en obtenant un groupe pour la première fois de l'histoire politique en France, avec 17 députés (vidéo ci-dessous).
Le Front de gauche quant à lui rate le coche : avec 10 députés, il n'aura pas de groupe à l'Assemblée et donc le pouvoir et les facilités qui vont avec au Palais Bourbon. L'extrême droite et le FN récoltent 3 députés, ce qui est en revanche vu comme un succès, avec la victoire de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ; malgré la défaite de Marine Le Pen. Parmi les autres "petits" partis, le Modem obtient 2 députés et reste marqué par la défaite de François Bayrou. Restent les indépendantistes martiniquais, qui seront deux à l'Assemblée.
Deux grandes questions sont en suspend à l'issue de ces résultats. Le Nouveau centre et le Parti radical de gauche seront-ils en mesure de constituer un groupe ? D'un côté, Hervé Morin pourrait en constituer un en ralliant quelques radicaux valoisiens ou centristes proches de l'UMP, mais il s'est bien gardé d'évoquer le sujet. De l'autre, Jean-Michel Baylet aurait déjà annoncé sa volonté de créer un groupe à l'Assemblée. Il lui faudra pour se faire rallier les "divers gauche" pour atteindre la barre des 15 élus nécessaires. Et sans doute avoir l'aval de ses grands frères socialistes...
La large victoire de la gauche, les défaites de François Bayrou et Ségolène Royal, l'entrée du Front national à l'Assemblée, le sans-faute des ministres candidats. FTVi vous dit tout ce qu'il faut retenir du scrutin du dimanche 17 juin.
1. Le PS obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale
Les socialistes ont réussi leur pari : franchir la barre des 289 députés sur 577, synonyme de majorité absolue dans l'hémicycle. C'est chose faite. Le PS et les divers gauche obtiennent 302 sièges. Avec ses proches alliés du Parti radical de gauche (12 sièges), le total se monte à 314 sièges. Avec l'appoint d'Europe Ecologie-Les Verts et du Front de gauche, la gauche parlementaire dispose d'une majorité très confortable de 343 sièges. Du jamais-vu pour la gauche depuis 1981.
2. Un groupe parlementaire pour EELV, pas pour le Front de gauche
Après la déception du premier tour, le Front de gauche sauve les meubles en obtenant 10 sièges. Un résultat toutefois insuffisant pour conserver un groupe à l'Assemblée, qui nécessite 15 sièges. Jean-Luc Mélenchon a d'ores et déjà demandé que ce seuil soit abaissé.
Pour les écologistes, les résultats sont meilleurs que ce que laissait entrevoir le premier tour. Europe Ecologie-Les Verts obtient 17 sièges, ce qui permet la constitution d'un groupe parlementaire.
3. Deux députés pour le Front national
Le Front national n'avait jamais réussi à franchir les portes du palais Bourbon, excepté en 1986 lors d'un scrutin à la proportionnelle. Il réussit cette fois à faire élire deux députés. Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, s'est imposée à Carpentras (Vaucluse) dans une triangulaire face à l'UMP et au PS. L'autre député du Front national sera le médiatique avocat Gilbert Collard, qui lui aussi s'impose dans le cadre d'une triangulaire dans le Gard. Marine Le Pen échoue d'un cheveu face au socialiste Philippe Kemel à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Florian Philippot est battu par le PS en Moselle, tout comme Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales.
L'extrême droite comptera un troisième député en la personne de l'ancien frontiste Jacques Bombard (Ligue du Sud), qui s'impose à Orange (Vaucluse). Mais en l'absence de groupe parlementaire, ces députés n'auront qu'une marge de manœuvre limitée.
4. Ségolène Royal battue à La Rochelle
Le coup est rude pour l'ancienne candidate à la présidentielle. Ségolène Royal est tombée sur un os à La Rochelle (Charente-Maritime). Elle est sévèrement battue par le dissident PS Olivier Falorni (62,97%), qui a bénéficié d'un bon report des voix de l'UMP, dont la candidate avait été éliminée au premier tour.
"J'ai mené une campagne difficile, mais droite et loyale, avec le sens de l'honneur et de l'engagement. (...) Je suis animée passionnément par l'amour de la France et des Français, et continuerai à peser sur les choix du gouvernement de Jean-Marc Ayrault", a déclaré Ségolène Royal après l'annonce de sa défaite, dénoncant une "trahison politique" et considérant qu'Olivier Falorni était "un député de droite".
5. François Bayrou éjecté de l'hémicycle
Coup d'arrêt pour la carrière politique de François Bayrou. Le leader du MoDem a été victime de la triangulaire qui l'opposait dans son fief des Pyrénées-Atlantiques à la socialiste Nathalie Chabanne (42,78%) et à l'UMP Eric Saubatte (27,04%). "La réalité va s'imposer comme un juge de paix, il se passera peu de temps avant que le peuple français ne comprenne vers quelles impasses on l'a mené (...). Le jour où les Français imposeront une conscience et une volonté nouvelle, je serai et nous serons au milieu d'eux", a-t-il déclaré.
Maigre consolation pour le MoDem : l'élection de Jean Lassalle, de justesse, dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et de Thierry Robert dans la 7e circonscription de La Réunion.
6. NKM et Bertrand réélus, Guéant et Morano battus
A droite, la plupart des ténors ont été élus ou réélus. Nathalie Kosciusko-Morizet à Longjumeau (Essonne) et Xavier Bertrand à Saint-Quentin (Aisne) ont eu chaud mais réussissent à sauver leur tête. Pas de problème pour Jean-François Copé à Meaux (Seine-et-Marne), François Fillon à Paris, Laurent Wauquiez en Haute-Loire, Luc Chatel en Haute-Marne et François Baroin dans l'Aube, tous largement réélus.
En revanche, Claude Guéant essuie un revers à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), où il était parachuté. L'ex-ministre de l'Intérieur est arrivé derrière le dissident UMP Thierry Solère dans le cadre d'une triangulaire avec le PS. Autre défaite retentissante : celle de Michèle Alliot-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques, où elle avait été élue sans discontinuer depuis 1986. En Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano est sévèrement battue par le PS Dominique Potier.
7. Carton plein pour les ministres
Ils étaient 25 ministres sur la ligne de départ parmi les 35 que compte le gouvernement Ayrault. Six ont été élus dès le premier tour, 15 étaient en ballottage favorable. Une seule était dans une situation périlleuse : Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées, qui s'est finalement imposée dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône face à Renaud Muselier, député sortant et chef de file de l'UMP marseillaise.
Les ministres élus et réélus le sont, pour la plupart, avec des scores confortables. C'est le cas d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, en Moselle (59,04%), de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, dans l'Essonne (66%), du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a ravi à l'UMP l'ancienne circonscription de l'ex-premier ministre François Fillon, dans la Sarthe, avec près de 60% des voix, ou encore de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, candidate en Indre-et-Loire, qui l'emporte avec 60,21% des voix.
8. Une période de turbulences à venir pour l'UMP
Avec seulement 229 sièges, la droite enregistre sa plus lourde défaite depuis 1981. L'UMP, qui n'obtient à elle seule que 194 sièges, va désormais entrer dans une phase de turbulences. La lutte s'annonce musclée entre Jean-François Copé et François Fillon pour l'élection à la tête du parti en novembre. Plusieurs responsables, comme le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ont appelé dimanche soir à ouvrir "une vaste réflexion sur les valeurs" du parti.
De nombreux députés de l'aile droite de l'UMP ont été battus, ce qui pourrait donner des arguments aux tenants d'une ligne très ferme vis-à-vis de l'extrême droite. Pour l'heure, Jean-François Copé va tenter d'éviter un grand déballage. Il a appelé dimanche soir à faire de la session extraordinaire du Parlement une "priorité absolue" et à éviter à tout prix les "querelles de personnes". "Un nouveau départ s'impose à nous. Nous devons nous renouveler", a pour sa part lancé François Fillon, tout en appelant à "l'unité" du parti : "Rien ne serait pire qu'une division de notre famille politique."
9. Un record de femmes élues
La parité n'entre toujours pas dans l'hémicycle, même si un nouveau record est atteint. Il y a au moins 149 femmes élues à l'Assemblée nationale, contre 108 en 2007, et 42 en 1993.
Par ailleurs, sur les 577 nouveaux députés, au moins 8 sont issus de la diversité.