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Articles de assoequality

26 JUIN 2012 - BERTINOTTI HUEE PAR DES ASSOS FAMILIALES A TOULON

Par Le 11/07/2012

26 JUIN 2012 –

Dominique Bertinotti huée

par les associations familiales à Toulon

Cette réaction très hostile à l'homoparentalité, lors du discours de la ministre de la Famille, pose à nouveau la question de l'insertion des homos dans les associations prétendant représenter les familles.

Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, était en déplacement samedi 23 Juin à Toulon afin de participer à l'assemblée générale de l'Union nationale des associations familiales de France (UNAF) – association partenaire phare des pouvoirs publics dans la définition de la politique familiale en France. Celle-ci a réservé un accueil très animé à la ministre.

Quelques minutes avant la prise de parole de Dominique Bertinotti, le président de l'UNAF s'exprimait, rapporte le journal Var Matin: «Le mariage et l'adoption par les couples de même sexe? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants? Une famille, c'est l'institutionnalisation de la différence des sexes.» Et François Fondart de continuer: «l'adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution». La salle, convaincue, applaudit à tout rompre. Le ton est donné. C'est au tour de la Ministre de prendre la parole. 

«Il n'y a pas de modèle familial, chacun invente le sien»
C'est dans ce contexte que Dominique Bertinotti se présente devant les membres de l'UNAF. Venue représenter le président de la République François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la Ministre a défendu la proposition 31 du Président «d'ouvrir l'adoption et le mariage à tous les couples.» Une mesure selon elle, «d'égalité entre familles» qui implique «les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous».

En retour, c'est un véritable tollé du côté des membres de l'association. La prise de position de la ministre ne passe pas, des cris et des hués se font entendre. «Même Nadine Morano, qui était très “clivante”, ne s'était jamais fait huer comme ça» explique un habitué, toujours au journal varois.

 

Les LGBT toujours exclus de l'UNAF
Dominique Bertinotti a rappelé également en marge de son discours être la «ministre de toutes les familles» et qu'il ne fallait pas la voir «de façon réductrice». Refusant pour le moment de donner un calendrier pour la mise en application de la mesure 31 souhaitée par François Hollande, elle a indiqué qu'un «débat parlementaire aura lieu» sans apporter plus de précision.

L'UNAF, fédération non confessionnelle et apolitique, considère de son côté qu'une famille n'est et ne doit être qu'un homme et une femme. «Que ce couple soit marié ou non, avec des enfants, et qu'il s'agisse d'une famille recomposée ou pas.» Les familles homoparentales en sont donc exclues. Et ce, malgré les tentatives répétées des associations LGBT d'affiliation à l'UNAF.

«Surprenant et choquant»
L'Association des familles homoparentales (ADFH), dans un communiqué de presse publié hier sur son site, rappelle que ses demandes d'affiliation à l'UNAF de Paris ont toutes été rejetées depuis 2011. Motif invoqué: les familles homoparentales n'existent pas. «Faut-il rappeler que l'UNAF et les UDAF sont des institutions chargées de promouvoir, de défendre et de représenter les intérêts de toutes les familles auprès des pouvoirs publics? (…) L'UNAF est donc en contravention avec ses propres statuts et la mission que les pouvoirs publics lui réclame dorénavant» dénonce-t-elle. Avant d'ajouter que la ministre «enjoint clairement l'UNAF à prendre en considération toutes les familles, en application de l'art 3° de l'Art. L211-3 du Code de l'action sociale et des familles».

Contactée par TÊTU, Fathira Acherchour, porte-parole de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), trouve «regrettable que les représentants de l'UNAF aient hué une ministre en fonction (...) C'est surprenant et choquant car il s'agit d'une ministre de la République en exercice.»

Un trio «papa, maman, enfant» désuet
Pour la militante, le discours tenu par le président de l'UNAF n'a rien de nouveau: «Il s'agit d'une simple “redite de 2011”, les propos tenus par l'actuel président de l'UNAF ayant déjà fait débat l'an dernier. Contrairement à l'ADFH, l'APGL ne pense pas que la ministre ait recadré l'UNAF: «Elle ne fait qu'impulser les grands changements de société, elle doit représenter la diversité sous toutes ses formes et rappelle ainsi les trois grands principes républicains: Liberté, Egalité, Fraternité. Ce qui pour l'UNAF se résume à: papa, maman, enfant: un trio désuet. Ce qui prouve que l'UNAF et son président souhaitent rester à une époque dépassée».

«Nous avons tenté deux ou trois fois de nous intégrer à l'UNAF, nous n'avons eu aucun dialogue, juste du mépris» rappelle la porte-parole de l'APGL, «pourtant, nous sommes en relation étroite avec la CNAFAL, un organisme laic qui est membre de l'UNAF mais plus ouverte sur les questions de familles homoparentales». L'APGL a cessé dépuis 2008-2009 de faire des demandes d'affiliation. Une situation qui risque de changer malgré la position très fermée de l'UNAF car d'après elle, «avec l'égalité pour tous, la reconnaissance des familles homoparentales sera de fait. L'APGL fera donc logiquement son entrée à l'UNAF».

 

26 JUIN 2012 - 6 NOYADES EN MOINS D UN AN A LA GARONNE - BORDEAUX

Par Le 11/07/2012

26 JUIN 2012

Bordeaux. Une sixième victime de la Garonne

Un corps a été repêché lundi soir dans la Garonne, à Bordeaux. Il pourrait s’agir de l’homme aperçu se débattant dans le fleuve après la Fête de la Musique.

Sinistre découverte dans le fleuve «maudit» de la Garonne. Lundi soir, le corps d’un homme a été repêché à Bordeaux, rapporte «Sud Ouest». Le directeur départemental de la Sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, a indiqué qu’il y avait «huit chances sur dix» qu’il s’agisse de l’homme barbu qui a été vu se débattant dans le fleuve la semaine dernière. La dépouille a été transportée à l’institut médico-légal de la ville pour être formellement identifiée.

Un sac retrouvé

Jeudi dernier, après les festivités de la Fête de la Musique, vers 2 heures du matin, des témoins à proximité du Ponton d'honneur ont aperçu une silhouette se débattre dans l’obscurité. Peu après, une autre personne qui se trouvait sur le Pont de Pierre a vu un corps dériver sur le fleuve, en amont du ponton. Un important dispositif de sécurité avait été déployé ce soir-là pour pallier à la forte alcoolisation lors de ce type d’événement. Pompiers, policiers en patrouille et gendarmes ont été réquisitionnés pour tenter de retrouver la victime.

«Comme on a un Zodiac à la mer, on a participé aux recherches, avait confié Jean-Yves, propriétaire d’un voilier amarré près du Pont de Pierre, au micro de RTL. On a récupéré un sac qui flottait au niveau des bateaux. Les pompiers ont continué à chercher et nous […] on a arrêté. Ici il y a beaucoup de courant, cela ne sert à rien de faire des recherches statiques sur zone.» Le lendemain matin, un hélicoptère avait survolé à basse altitude le fleuve, en vain. Les papiers retrouvés dans le sac ont permis d'identifier son propriétaire, un sans-domicile fixe de 29 ans originaire Marseille. La police avait lancé un appel à témoins, sans toutefois faire le lien avec «certitude» entre le sac et la victime.

La série noire

C’est la sixième disparition de ce type en moins d’un an à Bordeaux. En juillet 2011, Thianibié Hie a disparu après avoir enjambé les barrières sur le Miroir d'eau. Chutant malencontreusement dans le fleuve, cet étudiant en musique de 21 ans a été retrouvé quelques jours plus tard à Cambes. Après s’être vu refuser l’entrée de la péniche-discothèque «I-Boat» aux bassins à flots, Valentin Bernabeu, 19 ans, passablement ivre, avait disparu le jeudi 1er décembre. Sa dépouille a été retrouvée le lundi suivant.

Vincent Zecca, étudiant en droit de 19 ans, avait disparu le 3 mars après une soirée arrosée dans un restaurent du quartier Saint-Pierre. Sa dépouille a été repêchée au niveau du port autonome à Bassens, commune située à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Bordeaux, le 27 mars. Maxime le Bot, étudiant en 5e année à l’École de commerce et de gestion Inseec, avait quitté seul une boite de nuit située quai de Paludate début février. Son corps a été repêché trois mois plus tard dans le fleuve. Porté disparu depuis le 28 avril, Julien Teyssier, 25 ans, a été retrouvé mort, dérivant sur la Garonne en amont du Pont de Pierre le 8 mai.

21 JUIN 2012 - 2 FOIS PLUS DE CHANCE D ETRE AU CHOMAGE POUR LES GAYS

Par Le 11/07/2012

21 JUIN 2012

Un risque deux fois plus élevé d'être au chômage

lorsqu'on est gay?

Une étude réalisée par deux économistes tendrait à prouver que les homos s'installent plus difficilement dans le monde professionnel. Des conclusions obtenues par un ensemble de recoupements pour le moins savant.

Les gays vivant en couple ont une probabilité deux fois plus grande d'être au chômage que les hétérosexuels, selon une étude de deux chercheurs français présentée aujourd'hui à Paris.

Ecart
Cette conclusion résulte d'une exploitation statistique de 14 enquêtes emploi de l'Insee entre 1996 et 2009 menée par Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi. Ces deux économistes de l'Université d'Evry-Val d'Essonne et du Centre d'Etude des Politiques Economiques avaient déjà publié plusieurs résultats sur les différences de traitements entre homos et hétéros dans le monde du travail.

En tenant compte des éléments pouvant fausser la comparaison (âge, éducation etc.), la probabilité d'être au chômage est de 3,1% pour les homosexuels, deux fois plus élevée que pour les hétérosexuels (1,5%), soit un écart de 1,6 point. Par comparaison, pour les hommes nés en Afrique, l'écart de taux de chômage par rapport à un individu type n'est que de 1 point. Il est en revanche de 2,8 points pour les non diplômés.

Fort turnover
Chez les gays âgés de moins de 40 ans, la probabilité de se retrouver sans emploi serait encore plus élevée (+2,4 point). Avant redressement des données, 8,9% des gays déclarent être au chômage contre 2,4% des hétérosexuels.
  
Autre fait notable, toujours selon les chercheurs, les homos sont aussi en proportion plus nombreux à renoncer à travailler, ou à ne pas vouloir travailler, avec un écart de 1,8 pt avec une population hétérosexuelle comparable. «L'entrée dans la vie active est plus difficile pour les travailleurs gays, que pour les autres. Ils passent plus de temps que leurs homologues hétérosexuels à se stabiliser dans l'emploi», soulignent les économistes en mettant en avant le plus fort taux de turnover observés chez les gays (13,4%) que chez les hétérosexuels (6,2%).

«Intuition»
D'après «l'intuition» des chercheurs, c'est l'existence de pratiques discriminatoires qui rendrait la recherche du «bon emploi» plus difficile et longue pour les travailleurs gays.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs sont partis d'un échantillon de plus de 100.000 hommes vivant en couple. Ils ont isolé les individus gays (0,25% de l'ensemble des couples) en recherchant les hommes vivant en couple avec un autre homme, hors cohabitations étudiantes ou économiques. Les individus étudiés ne sont donc pas des gays déclarés, et l'échantillon final est relativement réduit. De quoi relativiser le bien fondé scientifique de cette analyse? «Les études anglo-saxonnes qui ont utilisé ce type de méthode montrent que le risque d'erreur est inférieur à 1 sur 200» explique Thierry Laurent au journal Libération. Sans préciser la méthode de vérification desdites études...

 

21 JUIN 2012 - REMANIEMENT GOUVERNEMENT AYRAULT

Par Le 11/07/2012

21 JUIN 2012 –

Quatre nouveaux ministres entrent au gouvernement,

deux changent de portefeuille

Le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, a annoncé jeudi 21 juin un léger remaniement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui compte désormais 38 ministres.

Quatre nouveaux ministres sont nommés : Thierry Repentin, sénateur de la Savoie et ancien membre de l'équipe de campagne de François Hollande, devient ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage. Anne-Marie Escoffier, membre du Parti radical de gauche et sénatrice de l'Aveyron, est nommée ministre déléguée chargée de la Décentralisation. Guillaume Garot, député maire de Laval, devient ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire, et Hélène Conway, sénatrice représentant les Français de l'étranger, devient ministre déléguée chargée des Français de l'étranger.

Deux ministres changent de portefeuille : Delphine Batho, précédemment ministre déléguée à la Justice, devient ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, et Nicole Bricq, auparavant ministre de l'Ecologie, devient ministre du Commerce extérieur.

Robert Hue, un temps pressenti pour la Formation professionnelle, n'entre finalement pas au gouvernement.

Plusieurs ministres voient par ailleurs leur portefeuille légèrement changer de périmètre et d'intitulé : Michèle Delaunay, auparavant ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de la Dépendance, devient ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie. Benoît Hamon, anciennement ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire, ajoute la Consommation à son portefeuille. Marie-Arlette Carlotti, auparavant ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, y ajoute la Lutte contre l'exclusion. Enfin, Yamina Benguigui, auparavant ministre déléguée chargée des Français de l'étranger et de la Francophonie, ne conserve que ce dernier portefeuille.

 

• La composition complète du gouvernement

Premier ministre : Jean-Marc Ayrault
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement : Alain Vidalies

Ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur : Pierre Moscovici
Ministre délégué chargé du Budget : Jérôme Cahuzac
Ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire et de la Consommation : Benoît Hamon
Ministre déléguée chargée de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme : Sylvia Pinel

Garde des Sceaux et ministre de la Justice : Christiane Taubira

Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie : Delphine Batho

Ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Frédéric Cuvillier

Ministre des Affaires sociales et de la Santé : Marisol Touraine
Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie : Michèle Delaunay
Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion : Marie-Arlette Carlotti
Ministre déléguée chargée de la Famille : Dominique Bertinotti

Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement : Cécile Duflot
Ministre délégué chargé de la Ville : François Lamy

Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social : Michel Sapin
Ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage : Thierry Repentin

Ministre du Redressement productif : Arnaud Montebourg
Ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique : Fleur Pellerin

Ministre des Affaires étrangères : Laurent Fabius
Ministre délégué chargé des Affaires européennes : Bernard Cazeneuve
Ministre délégué chargé du Développement : Pascal Canfin
Ministre déléguée chargée de la Francophonie : Yamina Benguigui
Ministre déléguée chargée des Français de l'étranger : Hélène Conway

Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian
Ministre délégué chargé des Anciens Combattants : Kader Arif

Ministre de l'Intérieur : Manuel Valls

Ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique : Marylise Lebranchu
Ministre déléguée chargée de la Décentralisation : Anne-Marie Escoffier

Ministre de l'Education nationale : Vincent Peillon
Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative : George Pau-Langevin

Ministre de la Culture et de la Communication : Aurélie Filippetti

Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt : Stéphane Le Foll
Ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire : Guillaume Garot

Ministre du Commerce extérieur : Nicole Bricq

Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative : Valérie Fourneyron

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Geneviève Fioraso

Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement : Najat Vallaud-Belkacem

Ministre des Outre-mers : Victorin Lurel

20 JUIN 2012 - LESBIENNES AU TRAVAIL - PIEGES A EVITER

Par Le 11/07/2012

20 JUIN 2012

Lesbiennes au travail:

comment éviter les pièges de la lesbophobie?

Doit-on dire son homosexualité au bureau? Que faire après une remarque homophobe? Catherine Tripon vous donne des conseils pour bien vivre son homosexualité sur son lieu de travail.

C'est un fait: en 2012, le milieu professionnel est encore bien trop souvent macho. Pour les lesbiennes, le risque de discrimination est double. Une femme homo pourra à la fois être confrontée au sexisme, mais aussi à l'homophobie. Catherine Tripon (photo ci-dessous) est porte-parole de l'Autre Cercle, association qui traite de l'homophobie au travail. Pour TÊTUE, elle vous donne quelques conseils pour vivre au mieux son homosexualité au boulot.

Attention aux homophobes!
«64% de la population française est pour le mariage homosexuel, 58% pour l'adoption... La société n'est pas homophobe, mais certains individus le sont, et ils peuvent avoir un fort pouvoir de nuisance. Nous vivons toujours dans une culture hétéronormée, très virile et dominée par une élite blanche. Dans le cas des lesbiennes, il y a une double discrimination, celle touchant les femmes en général, et celles touchant les lesbiennes plus particulièrement. Les lesbiennes dérangent les hommes qui ont souvent un rapport de séduction dans le monde professionnel, ils ne peuvent donc pas jouer sur les codes classiques.»

Se renseigner avant l'embauche
«Il faut bien se renseigner sur l'entreprise sur internet, ou auprès de personnes déjà embauchées. Est ce qu'on parle de diversité en interne? Y-a-t-il des programmes de lutte contre les discriminations? Certaines personnes relient encore souvent l'homosexualité à un choix, à un mode de vie. Un choix dont la direction n'aurait pas à se préoccuper. Pourtant, l'entreprise doit y mettre son nez car la vie sociale influence la vie professionnelle. Aujourd'hui, on a le sentiment que ce n'est pas un critère pris au sérieux. En cas de problème, il faut en parler à un supérieur ou à un délégué syndical en qui on a confiance.»

Une fois dans l'entreprise, on se tait et on observe
«Il faut mener sa petite enquête interne. Pour libérer la parole, il faut que les conditions le permettent! La vie sociale et la vie professionnelle sont irrémédiablement liées.»

Se méfier du placard
«Pour s'épanouir au travail, mieux vaut ne pas laisser "la stratégie du masque" (qui consiste à s'inventer une vie hétérosexuelle par exemple) devenir une habitude dont il est difficile de se débarrasser. C'est la solution par défaut.»

Faire son coming out, c'est possible
«Une fois la phase d'observation terminée, on reste prudent. Faire son coming out, oui, mais il faut s'assurer qu'on n'est pas susceptible d'en payer les conséquences. Et il faut avoir confiance en soi, savoir que l'on est protégé: si vos compétences sont très recherchées par exemple. Si tel est le cas, c'est le moment de rendre visible auprès des personnes que l'on connait le mieux, avant d'élargir le cercle.

D'autant que pour bénéficier des droits autorisés pour les couples pacsés, les droits à la mutuelle, des jours de congés quand son enfant est malade, il faut se dévoiler en apportant le certificat du Pacs... Dans ce cas, le mieux est de trouver une personne de confiance, un supérieur ou un délégué syndical, si l'on ne veut pas dire son orientation à tout le monde.»

Ne pas rester seule en cas de plaisanterie douteuse
«Il faut s'appuyer sur quelqu'un. Si vous avez de bonnes relations avec votre supérieur hiérarchique, il faut lui en parler, lui dire que vous ne voulez pas parler de votre orientation sexuelle et de votre vie privée à tout le monde, mais que vous aimeriez que les propos homophobes soient retoqués. Sinon, adressez vous une fois encore au délégué syndical, s'il a un discours clair sur l'homophobie. Quand on vient nous voir, c'est un constat d'échec pour l'entreprise. Il n'est pas normal que des associations comme SOS Homophobie ou l'Autre Cercle existent. Il faut sensibiliser au plus haut pour que les problèmes puissent être réglés en interne.»

En cas de problèmes, vous pouvez contacter:
-L'Autre Cercle La fédération d'associations d'homo en entreprise
-Sos Homophobie Association de lutte contre les agressions et discriminations homophobes et transphobes

-Collectif HomoBoulot Ce collectif lutte contre les LGBTphobies
-Le médiateur de la République En cas de problème avec l'administration.

Historiquement, le monde du travail a été créé par et pour les hommes… Résultat, il n'est pas toujours facile pour les femmes – y compris pour les femmes homos – de s'imposer dans cet univers qui leur est parfois hostile. Bien trop souvent, les femmes et les hommes ne sont pas éduqués de la même manière et certaines caractéristiques valorisées dans le monde du travail… ne le sont pas dans l'éducation féminine.

Un exemple de piège que peuvent rencontrer les femmes? La confiance en soi. Certaines ne se sentent pas légitimes dans leur travail. Lutter contre ce sentiment erroné est «le premier travail en coaching», témoigne Brigitte Laloupe, auteure de Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes?, paru fin 2011. «Globalement, pour le même poste, les femmes sont plus diplômées, si elles sont là où elles sont, c'est qu'elles le méritent largement», nous dit cette coach de cadre et animatrice de groupes sur le leadership au féminin.

Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef adjointe de Elle, s'est également attaquée à la question dans son livre Etre femme au travail, ce qu'il faut savoir pour réussir mais qu'on ne vous dit pas. Elles proposent chacune dans leurs ouvrages des principes pour progresser dans le monde professionnel. Alors... Que faire? Voici quelques conseils.

Oser se mettre en avant
Les femmes sont souvent bien trop modestes... «Tout notre système professionnel en France est basé sur la cooptation, à part dans l'administration. A partir de ce moment-là, il faut se mettre en avant», résume Brigitte Laloupe. Elle cite une étude montrant que lors de réunions de travail, les femmes acceptent bien plus souvent que les hommes de prendre en charge le compte rendu. Ce qui est certes utile, mais peut aussi vous cantonner au rôle de secrétaire. Autre mise en garde: ne vous contentez pas de bien travailler… faites-le savoir, et ne négligez pas le réseau de relations professionnelles!

Ne culpabilisez pas
Le fait que des femmes montent dans la hiérarchie est un processus très récent. Résultat: celles-ci peuvent avoir l'impression d'être des usurpatrices, et de ne pas mériter leur promotion. Ce n'est évidemment pas le cas. Assumez d'être là où vous êtes.

Oser sortir des clichés «féminins»
Dans le monde de l'entreprise, il faut montrer que l'on sait ce que l'on veut, que l'on a du caractère et de l'autorité. Mais ces caractéristiques ne correspondent pas vraiment aux stéréotypes féminins, alliant douceur et attachement au compromis. «La peur de ne pas être perçues comme féminine retient les femmes toutes les fois où elles n'osent pas se mettre en colère, revendiquer, râler, parler ou rire trop fort...», analyse Brigitte Laloupe.

«Le problème, c'est que les critères de séduction et de leadership pour un homme concordent: l'argent et le pouvoir. Alors que les femmes sont coincées puisque l'aspect séduction, la douceur et la jeunesse, jouent en défaveur des femmes dans le monde du travail», décortique l'auteure. Il faut donc oser prendre la parole et être combative... Tout en se méfiant: on reproche vite aux femmes d'être des chieuses ou des tueuses. Le tout est de trouver le juste milieu.

Ne pas hésiter à se lancer dans la compétition, et jouer des coudes
A cause de leur éducation, les femmes ne sont pas toujours très à l'aise avec la compétition. Selon Brigitte Laloupe, «on le voit dès l'enfance, dans les jeux de cours de récréation, où la compétition n'est pas directe pour les "jeux de filles" comme la marelle ou le saut à l'élastique». A la fin d'un jeu de marelle, personne n'est vraiment vainqueur... ou du moins, une victoire n'implique pas la défaite de sa camarade. Contrairement aux jeux de garçons pour lesquels un vainqueur est clairement désigné à la fin, comme au foot.

Vous trouvez plutôt positif de ne pas rentrer dans des luttes de pouvoir qui vous paraissent futiles? «Quelquefois, il faut accepter de faire les choses qu'on réprouve pour accéder au pouvoir. La société est fondée comme telle. Il n'y pas d'autres solutions», conclut-elle.

Comment exprimer ses émotions sans se griller?
Dans l'enfance, les filles sont enjointes à exprimer leurs émotions, tandis que les garçons sont invités à les étouffer. «Dans le monde du travail, créé par les hommes pour les hommes, les émotions ne sont pas toujours les bienvenues et les hommes et les femmes se retrouvent parfois en décalage émotionnel», écrit Anne Cécile Sarfati dans son livre. Pourtant, inutile de réfréner toute émotion. Au contraire! On le dit trop peu, mais loin d'être une faiblesse, elles sont une force, même en entreprise. Mais, entre se laisser déborder par l'émotion et l'exprimer, il y a un fossé, nous apprend Eric Albert, fondateur de l'Institut Français d'action sur le stress, cité dans Etre femme au travail. «Exprimer utilement une émotion, c'est la verbaliser et non la manifester par des gestes (taper du poing sur la table, pleurer...)». Acceptez vos émotions, mais gérez-les.

Sourire et perte d'autorité
Jusqu'à cinq ans, on voit que sur les photos d'école, les filles et les garçons sourient autant. A partir de cet âge, les filles commencent à sourire bien plus que leurs camarades masculins. «Quand vous souriez, vous perdez en autorité», indique la coach Brigitte Laloupe. Bien sûr, il ne faut pas s'empêcher de sourire, après tout, c'est plutôt agréable, mais juste prendre conscience que ce n'est pas anodin.

Ne pas laisser passer les plaisanteries sexistes et les réflexions stéréotypées
On pense souvent que certaines réflexions sont anodines, pourtant, elles délégitiment celles qui en sont destinataires. «Historiquement, dans le monde du travail, la relation entre un homme et une femme a longtemps été cantonnée à la relation patron/secrétaire», rappelle-t-on dans Etre femme au travail. Les hommes ont donc tendance à garder des interactions avec les femmes stéréotypées, sans même s'en rendre compte. Il ne faut pas hésiter à leur faire prendre conscience de leurs propos.

«C'est extrêmement difficile parce que des compliments tels que “vous êtes charmante aujourd'hui” peuvent être très agréable. Mais c'est une perte d'autorité, et certaines personnes utilisent ces remarques comme une arme. Il faut donc réagir par l'humour et retourner le compliment», propose Brigitte Laloupe.

18 JUIN 2012 - LEGISLATIVES 2012 - RESULTATS EN GIRONDE

Par Le 11/07/2012

18 JUIN 2012

RESULTATS LEGISLATIVES EN GIRONDE

 

Bilan en Gironde :

11 circonscriptions sur 12 à gauche en Gironde

Deux circonscriptions ont basculé à gauche : La 1ere (Bordeaux-Le Bouscat)  et la 10eme (au Libournais)

Une circonscription bascule à droite : la 8eme (au Bassin d’Arcachon)

La 12eme, nouvellement créée, est acquise à la gauche

 

1ère circonscription - Gironde

 

SOC

Sandrine DOUCET

Socialiste

51.49 %

24759 voix

 

 

UMP

Chantal BOURRAGUE

Union pour un Mouvement Populaire

48.51 %

23325 voix

 

 

2ème circonscription - Gironde

 

SOC

Michèle DELAUNAY

Socialiste

58.44 %

19219 voix

 

 

UMP

Nicolas FLORIAN

Union pour un Mouvement Populaire

41.56 %

13670 voix

 

3ème circonscription - Gironde – Elu au 1er tour

 

VEC

Noël MAMERE

Europe Ecologie / Les Verts

51.98 %

21840 voix

 

 

4ème circonscription - Gironde

 

SOC

Conchita LACUEY

Socialiste

67.23 %

27472 voix

 

 

DVD

Anne-Lise JACQUET

Divers droite

32.77 %

13392 voix

 

5ème circonscription - Gironde

 

SOC

Pascale GOT

Socialiste

61.91 %

34453 voix

 

 

UMP

David GORDON-KRIEF

Union pour un Mouvement Populaire

38.09 %

21201 voix

 

6ème circonscription - Gironde

 

SOC

Marie RECALDE

Socialiste

63.43 %

32863 voix

 

 

NCE

Thierry MILLET

Nouveau Centre

36.57 %

18948 voix

 

 

7ème circonscription - Gironde – Elu au 1er Tour

 

SOC

Alain ROUSSET

Socialiste

55.52 %

24316 voix

 

8ème circonscription - Gironde

 

UMP

Yves FOULON

Union pour un Mouvement Populaire

51.1 %

30043 voix

 

 

SOC

Nathalie LE YONDRE

Socialiste

48.9 %

28750 voix

 

9ème circonscription - Gironde

 

SOC

Gilles SAVARY

Socialiste

63.49 %

30429 voix

 

 

UMP

Maxime SIBE

Union pour un Mouvement Populaire

36.51 %

17497 voix

 

 

10ème circonscription - Gironde

 

SOC

Florent BOUDIE

Socialiste

54.6 %

24992 voix

 

 

UMP

Jean-Paul GARRAUD

Union pour un Mouvement Populaire

45.4 %

20785 voix

11ème circonscription - Gironde

 

SOC

Philippe PLISSON

Socialiste

64.01 %

29626 voix

 

 

UMP

Jean-Franck BLANC

Union pour un Mouvement Populaire

35.99 %

16655 voix

 

12ème circonscription - Gironde

 

SOC

Martine FAURE

Socialiste

60.53 %

27674 voix

 

 

UMP

Yves D'AMECOURT

Union pour un Mouvement Populaire

39.47 %

18048 voix

 

A noter également : Les elections municipales

Les prochaines élections municipales françaises se dérouleront probablement en mars 2014, en même que temps que les premières élections territoriales. Les élections municipales les plus récentes se sont tenues les 9 et 16 mars 2008.

L'élection municipale en France permet d'élire les membres du conseil municipal de chaque commune. Ceux-ci sont appelés conseillers municipaux. Ils élisent en leur sein le maire, qui préside le conseil municipal, ainsi que les maires-adjoints.

Le mandat des conseillers municipaux, du maire et de ses adjoints est, en principe, de six ans.

Les conseils municipaux nomment des délégués qui composent la majeure partie des grands électeurs sénatoriaux, qui voteront en septembre 2014 pour élire les sénateurs de la série 2. Les grands électeurs du Sénat sont déterminés à 95 % par les élections municipales.

Concernant la Gironde et notamment à Bordeaux, est ce que la Gauche confirmera sa suprématie aux municipales de 2014 ? Alain Juppé, restera t il maire de Bordeaux en 2014 ? reponse dans deux ans.

18 JUIN 2012 - LEGISLATIVES 2012 - RESULTATS EN FRANCE

Par Le 11/07/2012

18 JUIN 2012 –

Les résultats définitifs Législatives 2012

Les premiers résultats étaient tombés à 20 heures, mais devaient encore passer entre les mains du ministère de l'Intérieur pour être considérés comme définitifs. Peu après minuit, ce dernier a diffusé le nombre officiel de sièges pour chaque parti au Palais Bourbon : la majorité présidentielle obtient la majorité absolue, comme annoncé en début de soirée, avec 280 sièges pour le PS, 22 pour les "divers gauche" et 12 pour les radicaux de gauche, soit au total 314 élus.

L'UMP quant à elle recule à 194 sièges, le Nouveau centre et les "divers centristes" en obtiennent 14, les "divers droite" 15 et les "radicaux" (Borloo) 6, soit 229 sièges contre 320 dans l'Assemblée qui avait été élue en 2007. Troisième parti de l'Assemblée, Europe Ecologie-Les Verts récolte les fruits de son alliance avec les socialistes en obtenant un groupe pour la première fois de l'histoire politique en France, avec 17 députés (vidéo ci-dessous).

Le Front de gauche quant à lui rate le coche : avec 10 députés, il n'aura pas de groupe à l'Assemblée et donc le pouvoir et les facilités qui vont avec au Palais Bourbon. L'extrême droite et le FN récoltent 3 députés, ce qui est en revanche vu comme un succès, avec la victoire de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ; malgré la défaite de Marine Le Pen. Parmi les autres "petits" partis, le Modem obtient 2 députés et reste marqué par la défaite de François Bayrou. Restent les indépendantistes martiniquais, qui seront deux à l'Assemblée.                                                                                               

Deux grandes questions sont en suspend à l'issue de ces résultats. Le Nouveau centre et le Parti radical de gauche seront-ils en mesure de constituer un groupe ? D'un côté, Hervé Morin pourrait en constituer un en ralliant quelques radicaux valoisiens ou centristes proches de l'UMP, mais il s'est bien gardé d'évoquer le sujet. De l'autre, Jean-Michel Baylet aurait déjà annoncé sa volonté de créer un groupe à l'Assemblée. Il lui faudra pour se faire rallier les "divers gauche" pour atteindre la barre des 15 élus nécessaires. Et sans doute avoir l'aval de ses grands frères socialistes...

La large victoire de la gauche, les défaites de François Bayrou et Ségolène Royal, l'entrée du Front national à l'Assemblée, le sans-faute des ministres candidats. FTVi vous dit tout ce qu'il faut retenir du scrutin du dimanche 17 juin.

1. Le PS obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale

Les socialistes ont réussi leur pari : franchir la barre des 289 députés sur 577, synonyme de majorité absolue dans l'hémicycle. C'est chose faite. Le PS et les divers gauche obtiennent 302 sièges. Avec ses proches alliés du Parti radical de gauche (12 sièges), le total se monte à 314 sièges. Avec l'appoint d'Europe Ecologie-Les Verts et du Front de gauche, la gauche parlementaire dispose d'une majorité très confortable de 343 sièges. Du jamais-vu pour la gauche depuis 1981.

2. Un groupe parlementaire pour EELV, pas pour le Front de gauche

Après la déception du premier tour, le Front de gauche sauve les meubles en obtenant 10 sièges. Un résultat toutefois insuffisant pour conserver un groupe à l'Assemblée, qui nécessite 15 sièges. Jean-Luc Mélenchon a d'ores et déjà demandé que ce seuil soit abaissé.

Pour les écologistes, les résultats sont meilleurs que ce que laissait entrevoir le premier tour. Europe Ecologie-Les Verts obtient 17 sièges, ce qui permet la constitution d'un groupe parlementaire. 

 

3. Deux députés pour le Front national

Le Front national n'avait jamais réussi à franchir les portes du palais Bourbon, excepté en 1986 lors d'un scrutin à la proportionnelle. Il réussit cette fois à faire élire deux députés. Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, s'est imposée à Carpentras (Vaucluse) dans une triangulaire face à l'UMP et au PS. L'autre député du Front national sera le médiatique avocat Gilbert Collard, qui lui aussi s'impose dans le cadre d'une triangulaire dans le Gard. Marine Le Pen échoue d'un cheveu face au socialiste Philippe Kemel à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Florian Philippot est battu par le PS en Moselle, tout comme Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales.

L'extrême droite comptera un troisième député en la personne de l'ancien frontiste Jacques Bombard (Ligue du Sud), qui s'impose à Orange (Vaucluse). Mais en l'absence de groupe parlementaire, ces députés n'auront qu'une marge de manœuvre limitée.

4. Ségolène Royal battue à La Rochelle

Le coup est rude pour l'ancienne candidate à la présidentielle. Ségolène Royal est tombée sur un os à La Rochelle (Charente-Maritime). Elle est sévèrement battue par le dissident PS Olivier Falorni (62,97%), qui a bénéficié d'un bon report des voix de l'UMP, dont la candidate avait été éliminée au premier tour.

"J'ai mené une campagne difficile, mais droite et loyale, avec le sens de l'honneur et de l'engagement. (...) Je suis animée passionnément par l'amour de la France et des Français, et continuerai à peser sur les choix du gouvernement de Jean-Marc Ayrault", a déclaré Ségolène Royal après l'annonce de sa défaite, dénoncant une "trahison politique" et considérant qu'Olivier Falorni était "un député de droite".

5. François Bayrou éjecté de l'hémicycle

Coup d'arrêt pour la carrière politique de François Bayrou. Le leader du MoDem a été victime de la triangulaire qui l'opposait dans son fief des Pyrénées-Atlantiques à la socialiste Nathalie Chabanne (42,78%) et à l'UMP Eric Saubatte (27,04%). "La réalité va s'imposer comme un juge de paix, il se passera peu de temps avant que le peuple français ne comprenne vers quelles impasses on l'a mené (...). Le jour où les Français imposeront une conscience et une volonté nouvelle, je serai et nous serons au milieu d'eux", a-t-il déclaré.

Maigre consolation pour le MoDem : l'élection de Jean Lassalle, de justesse, dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et de Thierry Robert dans la 7e circonscription de La Réunion.

6. NKM et Bertrand réélus, Guéant et Morano battus

A droite, la plupart des ténors ont été élus ou réélus. Nathalie Kosciusko-Morizet à Longjumeau (Essonne) et Xavier Bertrand à Saint-Quentin (Aisne) ont eu chaud mais réussissent à sauver leur tête. Pas de problème pour Jean-François Copé à Meaux (Seine-et-Marne), François Fillon à Paris, Laurent Wauquiez en Haute-Loire, Luc Chatel en Haute-Marne et François Baroin dans l'Aube, tous largement réélus.

En revanche, Claude Guéant essuie un revers à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), où il était parachuté. L'ex-ministre de l'Intérieur est arrivé derrière le dissident UMP Thierry Solère dans le cadre d'une triangulaire avec le PS. Autre défaite retentissante : celle de Michèle Alliot-Marie dans les Pyrénées-Atlantiques, où elle avait été élue sans discontinuer depuis 1986. En Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano est sévèrement battue par le PS Dominique Potier.

7. Carton plein pour les ministres

Ils étaient 25 ministres sur la ligne de départ parmi les 35 que compte le gouvernement Ayrault. Six ont été élus dès le premier tour, 15 étaient en ballottage favorable. Une seule était dans une situation périlleuse : Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées, qui s'est finalement imposée dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône face à Renaud Muselier, député sortant et chef de file de l'UMP marseillaise.

Les ministres élus et réélus le sont, pour la plupart, avec des scores confortables. C'est le cas d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, en Moselle (59,04%), de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, dans l'Essonne (66%), du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a ravi à l'UMP l'ancienne circonscription de l'ex-premier ministre François Fillon, dans la Sarthe, avec près de 60% des voix, ou encore de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, candidate en Indre-et-Loire, qui l'emporte avec 60,21% des voix.

8. Une période de turbulences à venir pour l'UMP

Avec seulement 229 sièges, la droite enregistre sa plus lourde défaite depuis 1981. L'UMP, qui n'obtient à elle seule que 194 sièges, va désormais entrer dans une phase de turbulences. La lutte s'annonce musclée entre Jean-François Copé et François Fillon pour l'élection à la tête du parti en novembre. Plusieurs responsables, comme le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, ont appelé dimanche soir à ouvrir "une vaste réflexion sur les valeurs" du parti.

De nombreux députés de l'aile droite de l'UMP ont été battus, ce qui pourrait donner des arguments aux tenants d'une ligne très ferme vis-à-vis de l'extrême droite. Pour l'heure, Jean-François Copé va tenter d'éviter un grand déballage. Il a appelé dimanche soir à faire de la session extraordinaire du Parlement une "priorité absolue" et à éviter à tout prix les "querelles de personnes". "Un nouveau départ s'impose à nous. Nous devons nous renouveler", a pour sa part lancé François Fillon, tout en appelant à "l'unité" du parti : "Rien ne serait pire qu'une division de notre famille politique."

9. Un record de femmes élues

La parité n'entre toujours pas dans l'hémicycle, même si un nouveau record est atteint. Il y a au moins 149 femmes élues à l'Assemblée nationale, contre 108 en 2007, et 42 en 1993.

Par ailleurs, sur les 577 nouveaux députés, au moins 8 sont issus de la diversité.

 

14 JUIN 2012 - LE DON DU SANG POUR LES HOMOS C EST POSSIBLE

Par Le 11/07/2012

14 JUIN 2012 -

Le don de sang bientôt possible pour les homosexuels

PARIS (Reuters) - Les dons de sang par les hommes homosexuels ne seront bientôt plus interdits en France, a annoncé jeudi la ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine.

"Le critère ne peut pas être la nature des relations sexuelles ou l'inclination sexuelle", a-t-elle déclaré après avoir elle-même donné son sang "pour montrer l'exemple" en cette journée mondiale du don du sang.

"Le seul critère, c'est celui du risque et de ce point de vue-là, nous allons avancer pour faire en sorte que les hommes, qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, soient en mesure de donner, puisque ce n'est pas, en soi, un facteur de risque", a-t-elle ajouté.

Marisol Touraine a annoncé une évolution dans ce sens "dans les mois qui viennent".

La justification apportée jusqu'à présent par les précédents gouvernements et des épidémiologistes était la plus grande prévalence du VIH dans la communauté homosexuelle. Les précédents ministres de la Santé, Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot avaient pourtant promis d'ouvrir le don du sang aux homosexuels sans jamais concrétiser ces voeux.

"L'enjeu n'est pas de nier l'impératif de sécurité. Le risque ne doit pas être accepté en tant que tel. Simplement, il n'y a pas de population à risque en raison de leur orientation sexuelle", a ajouté Marisol Touraine.

Cette prise de position va dans le sens des revendications des associations de lutte contre les discriminations ou encore de l'appel lancé en 2011 par le Défenseur des droits Dominique Baudis.

14 JUIN 2012 - JOURNEE MONDIALE DON DU SANG 2012

Par Le 11/07/2012

14 JUIN 2012

Don du sang:

Nouvel appel à la générosité pour éviter la pénurie

SANTÉ - La journée mondiale des donneurs de sang est l'occasion de rappeler que le sang est précieux et rare...

«Chaque année, des millions de gens dépendent de la générosité des donneurs de sang.» Si le constat de l’OMS est simple et mille fois entendu, il n’en demeure pas moins une réalité.  L’organisation mondiale pour la santé a lancé ce jeudi, à l’occasion de la journée mondiale des donneurs de sang, un nouvel appel au don.

«La demande de sang et de produits sanguins augmente partout dans le monde», note l’OMS, raison pour laquelle «davantage de gens doivent donner volontairement leur sang». Et si de nombreuses manifestations sont organisées partout en France à l’occasion de cette journée mondiale, on peut donner tout au long de l’année.

La journée mondiale des donneurs de sang a été lancée en 2004 par l’OMS  afin de «sensibiliser à la nécessité de donner régulièrement du sang afin d'éviter les pénuries dans les hôpitaux et les dispensaires». La date du  14 juin a été choisie, en hommage à Karl Landsteiner, médecin autrichien qui a découvert le système ABO des groupes sanguins et né à cette date. Elle a été marquée cette année en France par l’annonce de la ministre de la Santé de la fin de l’interdiction du don pour les homosexuels.

12 JUIN 2012 - LES CATHOLIQUES PREPARENT UNE ATTAQUE

Par Le 11/07/2012

12 JUIN 2012 –

Les catholiques intégristes préparent leurs armes

contre le mariage des homos

Le lobby catholique fourbit ses armes à l'approche du débat sur l'ouverture du mariage: ces deux autocollants homophobes annoncent un débat situé… bien bas.

L'Institut Civitas, proche des catholiques intégristes, lance cette semaine «une campagne de lobbying» contre l'ouverture du mariage aux couples homosexuels «qui ira crescendo» jusqu'au débat à l'Assemblée nationale sur l'adoption d'une loi en ce sens. «La campagne "NON au mariage homosexuel" commence dès maintenant», a indiqué dans un communiqué ce mouvement d'«agit-prop» (agitation-propagande) d'inspiration maurrassienne, qui était intervenu de façon musclée l'automne dernier contre le tableau «Piss Christ» et contre une pièce de théâtre, œuvres jugées blasphématoires.

«Confieriez-vous des enfants à ces gens-là?»
Favorable à l'ouverture du droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, François Hollande avait annoncé pendant sa campagne qu'une loi serait adoptée «au plus tard au printemps 2013», s'il était élu.

Le président de Civitas, Alain Escada, a précisé que «des autocollants seront distribués à l'occasion de la Gay Pride, qui débute dès ce week-end dans certaines villes, notamment à Nice». Sur l'un de ces autocollants, on peut lire: «Aujourd'hui, le mariage homo, demain, la polygamie. Stop!» ou «Le mariage: 1 homme + 1 femme». Un autre autocollant montre la photo de deux manifestants défilant les fesses nues, lors d'une gay pride. Photo barrée d'une question: «Confieriez-vous des enfants à ces gens-là?»

«Une parodie contre-nature»                                                           
Selon Alain Escada, ce n'est qu'un début. «A partir de la rentrée, nous mettons en place tout un programme d'offensive pour ouvrir les yeux à l'opinion publique sur les conséquences néfastes du mariage homosexuel et de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels». Il revendique 1.200 adhérents pour Civitas, et un réseau de sympathisants d'environ 100.000 personnes.

«Tout ne se vaut pas. Le mariage, c'est l'union de deux personnes, un homme et une femme. Car, si tout se vaut, le cannibalisme n'est plus qu'un goût culinaire parmi d'autres», dit-il, citant le philosophe allemand Leo Strauss (1899-1973). «Le mariage homosexuel, c'est une parodie et elle est contre-nature. Elle est déstructurante pour la société et l'adoption d'enfants par un couple homosexuel est une atteinte aux besoins de l'enfant d'un double référent masculin et féminin», avait écrit le philosophe.

MISE À JOUR 18H30: Réaction de Christian Estrosi
Dans un communiqué, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, se dit «choqué par le lancement d'une telle campagne qui confond, entre autres, homosexualité et polygamie». Refusant que sa ville «soit le théâtre de ségrégations et de préjugés gratuits», il assure qu'il «veillera à ce qu'aucune provocation ne vienne perturber le bon déroulement de la manifestation de ce week-end».

10 JUIN 2012 - BILAN GAYPRIDE BORDEAUX 2012

Par Le 11/07/2012

10 JUIN 2012

Gay Pride à Bordeaux : « L'égalité, c'est normal »

Près de 5 000 militants ont participé à la Gay Pride samedi 09 Juin 2012. Climat optimiste, placée sous le signe de l'égalité.

Youhou ! C'est par des cris de joie que les militants de la Gay Pride ont accueilli la présence d'élus dans leur cortège. Et lorsque le nouveau président de la LGPB (Lesbian & Gay Pride de Bordeaux), Pierre-Louis Fugazzi, a rappelé les engagements de François Hollande concernant les droits des homos, l'acclamation est encore montée d'un cran. Autant dire qu'il y avait du bruit.

Une halte au Fort du Hâ

Car hier après-midi, entre la Victoire et les Quinconces, les manifestants de la Gay Pride étaient près de 5 000. Trams bloqués, ville assommée de décibels certes, mais quelle pêche. Sur le thème « 2012, l'égalité n'attend pas », on trouvait dans le cortège, outre les politiques en campagne (Michèle Delaunay, Vincent Feltesse, Matthieu Rouveyre, Noël Mamère pour la gauche, Fabien Robert, Joan Taris pour le Modem), des homos de spectacle, grimés et juchés sur des talons de 50 cm, beaucoup de femmes, plutôt jeunes, mais aussi des parents d'homos et des sympathisants. À mi-parcours, le joyeux cortège a fait une halte devant le Fort du Hâ, où Paul Vinot, jeune étudiant en Sciences Po, militant, a évoqué le sort des homos déportés pendant la dernière guerre, avant de déposer une gerbe. Profitant de ces quelques minutes de silence, gagnées de haute lutte, le président de LGPB a rappelé aux élus et candidats qu'il fallait « rester vigilant. Rien n'est acquis, il reste encore du chemin à faire. Mais l'égalité des droits, ce devrait être normal. »

Arrivés à bon port aux Quinconces, les manifestants se sont séparés. La fête devait continuer au Shine Club tard dans la nuit.

08 JUIN 2012 - DES ASSOS LGBT CONTRE LES DEPUTES ANTIGAYS

Par Le 11/07/2012

08 JUIN 2012

Législatives: Des assos LGBT

appellent à voter contre les députés antigays

Faire battre le Front national et les députés qui ont signé l'entente parlementaire: telle est la consigne de vote adressée par les trois principales fédérations interassociatives.

Dans un communiqué commun, l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la CIF (Coordination Interpride France) appellent «à faire battre les candidats hostiles aux LGBT», et à élire des députés favorables notamment au mariage et à l'adoption par les couples homosexuels.

Discours d'un autre temps
En décembre 2011, le député Jean-Marc Nesme (UMP, Saône-et-Loire) et le sénateur Dominique de Legge (UMP, Ile-et-Vilaine) avaient relancé l'entente parlementaire sur «le droit de l'enfant à être accueilli par un père et une mère», initiée en 2006 pour s'opposer à l'adoption et au mariage gay. Plusieurs dizaines de sénateurs et députés ont signé cette «entente».

«Le Front national et les députés sortants signataires de “l'entente parlementaire” véhiculent un discours discriminant d'un autre temps. Ils s'opposent à tout ce qui pourrait conduire à un plus grand respect envers les LGBT. Ils refusent que l'on nous accorde les même droits qu'aux autres citoyens et vont jusqu'à refuser notre visibilité», dénoncent les trois associations. «Nous ne voulons pas d'une société stigmatisante, tournée vers le passé et accrochée à des peurs dépassées.»

150 réponses
«Près de 150 candidat(e)s, issus de toutes les régions de France et de différentes formations politiques ont répondu à l'appel» lancé par les associations, qui avaient demandé aux candidats de se positionner sur leurs revendications. Ils «se sont très majoritairement engagés (…) à ouvrir le mariage aux couples de même sexe, reconnaître l'homoparentalité, accorder des droits aux personnes trans, mettre en oeuvre des programmes de lutte contre les discriminations», saluent les associations.

Dans un autre communiqué, l'association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) invite «ceux qui souhaitent faire enfin cesser les discriminations envers les personnes homosexuelles et les familles homoparentales, à porter leur suffrage sur les candidats qui se sont engagés pour la reconnaissance du mariage et de l'adoption pour tous, afin que se dégage une majorité favorable à nos revendications».

Selon un sondage CSA publié hier, 4% des personnes interrogées souhaitent que le gouvernement mette en place en priorité le droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, contre 32% le «contrat de génération» ou 23% l'augmentation du Smic.

08 JUIN 2012 - COMITE IDAHO - FEUILLE DE ROUTE GOUVERNEMENT

Par Le 11/07/2012

08 JUIN 2012

Homophobie: le Comité IDAHO

donne sa feuille de route au gouvernement

Louis-Georges Tin (Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie) a été reçu à l'Elysée. Il a présenté à des conseillers de François Hollande une feuille de route, première pierre du prochain IDAHOmètre.

A quoi ressemblera le premier IDAHOmètre de l'équipe Hollande-Ayrault? TÊTU a déjà publié deux fois ce bilan comparé des actions des différents ministères, élaboré par le Comité IDAHO (Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie) et publié par TÊTU. Le premier, en mai 2011, dans lequel seul le Quai d'Orsay s'en sortait avec une bonne note, et le deuxième à la sortie de l'équipe Sarkozy, avec une baisse générale des notes du gouvernement.

Louis-Georges Tin, le président du Comité IDAHO, et Alexandre Marcel (vice-président pour la France) se sont rendus hier à l'Elysée pour distribuer les avertissements et la feuille de route. Ils ont été reçus par deux conseillers du président, Faouzi Lamdaoui et Constance Rivière. Après avoir exposé leur priorité – lancer à l'Onu cette année une résolution pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité –, ils ont déposé cette feuille de route, avec «les actions que l'on peut attendre» du nouveau gouvernement. Rendez-vous dans moins d'un an sur TÊTU.com pour le premier bilan…

 

Voici la feuille de route du gouvernement, selon le Comité IDAHO:

Premier ministre
— Créer un ministère consacré à la lutte contre l'homophobie et la transphobie, comme il existe un ministère pour le droit des femmes, et d'autres sur le handicap, la jeunesse, la vieillesse, l'égalité des territoires, etc.
— Modifier l’article 1er de la Constitution afin d’y inclure le refus de la discrimination à raison de l’orientation sexuelle, à côté du racisme, du sexisme, etc.
— Favoriser la lutte contre l'homophobie et la transphobie au sein du gouvernement.
— Coordonner les politiques LGBT au sein de l’État tout au long de l'année, notamment à l'occasion de la Journée IDAHO.

Ministère des Affaires étrangères
— Porter, dès cette année, aux Nations unies une résolution pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité.
— Poursuivre à l’OMS le combat engagé pour sortir le «transsexualisme» de la liste des maladies mentales, et engager le combat contre les thérapies «réparatrices», censées «guérir» les homosexuels.
— Solliciter le programme Jeunesse des Nations unies pour qu’il intègre les questions LGBT.
— Poursuivre le combat engagé contre les violences homophobes et transphobes à travers le monde, notamment en renforçant le fonds LGBT et en invitant les ambassades de France à organiser régulièrement des événements LGBT, notamment à l'occasion de la Journée IDAHO.
— Poursuivre le combat engagé à l’Organisation Internationale du Travail pour qu’une enquête internationale soit menée sur les discriminations concernant les personnes LGBT dans le monde du travail, et pour que des recommandations soient faites aux États membres, aux représentants des patronats et des syndicats.
— Mobiliser les outils économiques dans la lutte contre l’homophobie et dans la lutte contre le sida, pour mieux orienter les financements, qu’il s’agisse des instances bilatérales ou multilatérales (Agence française de développement, Union européenne, OCDE, Banque mondiale, Onusida, etc.).

Ministère de l'Intérieur
— Mettre en place une enquête de victimation annuelle sur les violences homophobes.
— Mettre en place des référents dans tous les commissariats spécialisés dans l'accueil des victimes de violences aux personnes LGBT, comme il y en a pour les violences sexistes.
— Améliorer les ressources nécessaires pour lutter contre la cybercriminalité homophobe.
— Mettre en place un plan de formation de la police sur les questions LGBT.
— Mettre en place une campagne nationale de sensibilisation pour que les publics concernés n'aient plus de réticences face au dépôt de plainte.
— Améliorer la prise en compte des questions LGBT pour les demandeurs d’asile.

Ministère de la Justice
— Intégrer l’identité de genre parmi les critères de discrimination prohibés par la loi.
— Modifier la loi afin que les personnes trans puissent obtenir des papiers d’identité, dans les conditions prévues par le Conseil de l’Europe.
— Améliorer le pacs (signature en mairie, fiscalité égale pour couples homosexuels et couples hétérosexuels, pacs signable sur tout le territoire, outre-mer compris, que le pacs soit pris en compte chaque fois qu’il est question de conjugalité dans le droit français).
— Ouvrir le mariage et la filiation aux couples de même sexe, afin de mettre à égalité homos et hétérosexuels.
— Donner à tous les parents les mêmes droits, eu égard à la parentalité : congé parental, jours de naissance, congé pour enfant malade…
— Mettre en place un plan de formation des magistrats sur les questions LGBT.

Ministère des Affaires sociales et de la Santé
— Proposer un plan d’hébergement d’urgence pour les jeunes homosexuels ou les jeunes trans exclus de leur famille.
— Former les travailleurs sociaux sur les questions LGBT.
— Mettre en place un Plan national de santé de qualité pour que les personnes trans puissent effectuer leur transition dans de bonnes conditions.
— Mettre en place une politique anti-sida plus ambitieuse.
— Renforcer la formation initiale et continue des personnels de santé sur les questions LGBT.
— Engager le combat contre les thérapies «réparatrices».
— Mettre en place un plan de lutte contre le suicide des jeunes LGBT.

Ministère de la Famille
— Mobiliser les réseaux d'aide familiale pour mieux lutter contre l'homophobie et la transphobie et contre le suicide des jeunes LGBT en particulier.
— Intégrer les questions LGBT dans toutes les politiques familiales où cela peut être pertinent.

Ministère des Droits des femmes
— Mettre en place une campagne nationale de lutte contre la lesbophobie.

Ministère de l'Education nationale/Ministère de la réussite éducative
— Lutter contre l’homophobie et la transphobie à l’école en formant le personnel éducatif et les élèves aux questions LGBT.
— Faire évoluer les programmes de manière à intégrer davantage les questions LGBT.

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche
— Développer les études LGBT dans la recherche et dans l’enseignement supérieur en soutenant la création de laboratoires, de chaires, de bourses, etc. Créer à cet effet un groupe stratégique, comme il en existe un pour promouvoir les recherches sur le genre.
— Inviter le CNOUS à intégrer les questions LGBT dans ses activités sociales et dans sa programmation culturelle.
— Renforcer les campagnes de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

Ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social
— Renforcer l’offre de formation professionnelle sur la lutte contre les discriminations LGBT.
— Inciter les administrations publiques à signer la charte de la diversité et à solliciter le label diversité.
— Mettre en place un programme de soutien à la création de fictions sur les questions LGBT.

Ministère de la Culture et de la Communication                                        

— Créer un vaste plan de lutte contre l’homophobie et la transphobie par la culture.
— Soutenir la mise en place de l’Institut Arc-en-ciel, centre scientifique et culturel consacré aux questions LGBT.
— Soutenir la création d’un monument en mémoire des victimes de l’homophobie dans l’histoire.
— Mettre en place un programme de soutien à la création de fictions sur les questions LGBT.

Ministère de l'Egalité des territoires et du Logement
— Renforcer le plan mis en place par la Politique de la ville pour lutter contre l’homophobie dans les banlieues. — Intégrer l’homophobie et la transphobie dans les missions ordinaires de l’ACSÉ (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances).

Ministère des Outre-mer
— Mettre en place des campagnes régulières de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative
— Poursuivre le plan contre l’homophobie dans les sports, et conditionner davantage l'attribution des budgets sportifs à la mise en place de programmes de lutte contre les discriminations en général, et l'homophobie en particulier.
— Favoriser la lutte contre l’homophobie dans le monde du sport au niveau européen et au niveau du CIO.
— Renforcer le soutien aux associations LGBT.

07 JUIN 2012 - D.BAUDIS RECLAME LA PROTECTION DES HOMOS

Par Le 11/07/2012

07 JUIN 2012

Harcèlement: le Défenseur des droits

veut que la loi protège homos et trans

Le Défenseur des droits Dominique Baudis s'est exprimé hier en faveur d'un élargissement de la future loi sur le harcèlement sexuel aux «brimades» dont peuvent être victimes les LGBT.

Dominique Baudis, le Défenseur des droits, était auditionné hier par le groupe de travail sénatorial chargé de plancher sur le projet de loi dédié au harcèlement sexuel. Dans un communiqué, il a expliqué être pour «une définition du harcèlement sexuel qui ne se cantonne pas à la recherche de faveurs sexuelles mais inclut la volonté de l'auteur de créer un environnement insécurisant ou humiliant», ajoutant qu’une «telle définition élargie permettrait ainsi d'appréhender également les  brimades auxquelles sont exposés les homosexuels et transsexuels».

Selon Nicolas Gougain, le porte-parole de l'Inter-LGBT, «cette proposition va dans le bon sens, comme tout ce qui peut contribuer à lutter contre le climat anti-homosexuel et anti-transsexuel».

Les asso reçus au Sénat
Aujourd’hui, c’est justement au tour des asso et groupes LGBT, dont l’Inter-LGBT fait partie, d’être reçus par le groupe de travail du Sénat à propos de cette loi sur le harcèlement sexuel. Le Sénat sera la première assemblée saisie du projet de loi du gouvernement, qui a été déjà envoyé au Conseil d'Etat et qui doit être présenté au Conseil des ministres du 13 juin. Les sénateurs se sont particulièrement mobilisés sur cette question. Six autres propositions ont été déposées (trois PS, une UMP, une centriste, une communiste) et un groupe de travail comportant toutes les sensibilités politiques a été mis en place.

Le Conseil constitutionnel a abrogé début mai, avec effet immédiat, l'article du code pénal sur le harcèlement sexuel, dont il a jugé la formulation trop floue. Toutes les procédures en cours fondées sur cet article sont, de fait, annulées.

04 JUIN 2012 - PROPOS DE HENRI GUAINO SUR LE MARIAGE GAY

Par Le 11/07/2012

04 JUIN 2012

Henri Guaino: le mariage pour tous

serait une «déchirure» pour la Nation

L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy s'est exprimé dans un magazine catholique sur deux sujets LGBT qui ont émaillé la présidence de son mentor. Les temps changent? Pas lui, en tout cas.

Il assume encore. En pleine campagne pour les législatives (il est candidat dans les Yvelines), Henri Guaino est revenu sur deux grands dossiers LGBT de l’ère Sarkozy pour une publication catholique. Evoquant les unions des homos – plutôt un non-sujet du président Sarkozy qui avait abandonné son projet d'union civile sous prétexte qu'un pacte réservé aux homosexuels serait inconstitutionnel, sans pour autant envisager le mariage, l’auteur des principaux discours de l'ex président de la République sort les grands mots.

«L’ancien président a-t-il voulu faire un "un calcul électoral" pour s’attirer les sympathies des catholiques?» demande l’hebdomadaire Familles chrétiennes. «Le devoir du chef de l’État est de chercher à éviter les déchirures dans la Nation» n’hésite pas à lancer Henri Guaino. Tout en expliquant que «les hommes politiques (peuvent) avoir d’autres motivations qu’électorales» et que Sarkozy s’était «forgé des convictions à l’épreuve du pouvoir et de la complexité des choses humaines», il déballe les chiffres. «Admettons que 60% des Français soient assez « pour » le mariage homosexuel et que 30% le refusent catégoriquement. D’un côté, on a une majorité qui embrasse l’air du temps et de l’autre, une forte minorité résolument opposée parce que cela lui pose un problème de conscience».

Relire les manuels
Pour enfoncer le clou, dans la question suivante, il n’hésite pas à comparer une France divisée… à une prise d’otages. «Il n’y a rien de pire que la bonne conscience, dit-il. La morale de la politique est dans le cas de conscience. Si des terroristes prennent des otages, dois-je essayer de les délivrer ou bien ne pas prendre ce risque et les laisser emmener par leurs ravisseurs?»

Un peu plus loin, la question de l'introduction d'une réflexion sur la question des genres dans les manuels de classes de première L et ES revient sur la table. En expliquant avoir été averti de ces nouveaux programmes «par la presse», il lance : «C’est proprement ahurissant. C’est de la confusion intellectuelle. Seulement, à chaque échelon, c’est le règne du politiquement correct, et personne n’ose prendre de risques par rapport au consensus ambiant. C’est la logique de la machine bureaucratique dont le politique est exclu. Il doit y reconquérir sa place.» Le Haut conseil de l’éducation chargé de déterminer les programmes, et dont le président est déjà désigné par le président de la République, sera ravi d’apprendre qu’Henri Guaino veut surveiller d’encore plus près ses travaux…

28 MAI 2012 - DATES DES GAYPRIDES - MARCHES FIERTES 2012

Par Le 21/06/2012

DATE GAYPRIDES /MARCHES DES FIERTES 2012

 

Comme l'an passé, un slogan commun a été choisi :

 "2012 l'égalité n'attend plus!".

 

- 12 mai : Angers


- 26 mai : Tours


- 2 juin : Lille, Metz, Montpellier, Nantes


- 9 juin : Bordeaux, Rennes


- 16 juin : Biarritz, Lyon, Strasbourg, Toulouse


- 23 juin : Caen


- 30 juin : Paris


- 7 juillet : Marseille, Le Mans (sous réserve)

 

Europride 2013 : du 10 au 20 juillet 2013 à Marseille

La dernière fois qu’il y a eu une europride en France c’était en 1997 à Paris.

Cette année en 2012 elle aura lieu à Londres.

28 MAI 2012 - PREMIERE MARCHE LGBT EN MARTINIQUE

Par Le 21/06/2012

28 MAI 2012 –

Première marche LGBT en Martinique:

«Un succès qui aura des répercussions»

INTERVIEW TETU

Le président de Aides Martinique dresse le bilan de la première action LGBT publique en Martinique, qui a eu lieu à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Un de ses buts affichés: faire sortir les homos de l’île de l’anonymat.

Une première sur le sol martiniquais. Samedi 19 mai dernier, quelques jours après la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, les LGBT de l’île antillaise ont défilé contre les discriminations. Quatre associations avaient lancé un appel via Facebook: Aides Martinique, An nou allé, l’Union des femmes de la Martinique et Temps DM. Fred Cronard, le président de Aides Martinique, dresse le bilan de l’opération pour TÊTU.com

TÊTU: Quel était le principe de la marche organisée samedi 19 mai à Fort-de-France?
Fred Cronard: À la base nous avions prévu que les manifestants soient masqués, pour montrer que les LGBT sont présents dans la société mais invisibles. Au final nous avons réuni une cinquantaine de personnes et la plupart d’entres elles étaient à visage découvert, ce qui est positif. La marche a eu lieu dans une rue passante et autour de Fort-de-France, pour se terminer par une conférence et un ciné-débat.

Quel bilan tirez-vous de cette action?
Notre but était que tout se passe dans de bonnes conditions et ça a été le cas! C’était notre première action publique, jusqu’à maintenant l’homosexualité était quelque chose de cachée. Or on a besoin de cette visibilité pour faire évoluer les mentalités. Je pense que ce que nous avons montré, c’est que nous sommes un noyau à souhaiter que les choses changent. On considère que c’est un premier succès et fort de cela on veut initier d’autres actions. On a posé quelque chose qui aura des répercussions.

Vous parliez de visibilité, comment vit-on son homosexualité en Martinique?
Caché. D’abord parce qu’il n’y a pas de lieu communautaire, il y a quelques plages mais ce sont des lieux sordides. Les seules soirées organisées le sont par des personnes privées. Cela dit, on sent de plus en plus dans la société un clivage générationnel. L’affichage en public est plus facile pour les jeunes homos que pour les 40-50 ans

La société martiniquaise est-elle pour autant homophobe?
Cette homophobie se manifeste d’abord par la difficulté de voir une homosexualité affichée. Cela se traduit par des partenaires hommes qui sont en couple mais qui se déclarent hétéro dans la vie de tous les jours. D’une façon générale, il y a de l’homophobie qui est liée à la religion. Mais il faut tout de même aller plus loin. Lors de la marche il y a eu beaucoup de réactions positives, c’est pourquoi je pense qu’il faut renouveler ce genre d’actions, pour faire avancer la société vers l’acceptation.

Pensez-vous que la promesse de François Hollande de légaliser le mariage pour tous sera bien accueillie en Martinique?
Il faut voir. Les questions politiques ne sont pas centrales pour nous pour l’instant. Il y a quelques années, deux élus du Parti Socialiste, dont la secrétaire fédérale locale, s’étaient prononcés publiquement contre le mariage, invoquant des raisons religieuses. Ils avaient prévenu qu’ils ne mettraient pas en application la loi si elle passait. Mais les choses évoluent, deux de nos élus ont récemment signé la préface d’un rapport d’une association LGBT parisienne. La future loi devrait aussi être en mesure de faire réfléchir et de poser la question...

26 MAI 2012 - LES JEUNES HOMOS VEULENT FONDER UNE FAMILLE

Par Le 21/06/2012

26 MAI 2012 –

Michel Dorais:

«Aujourd'hui, les jeunes homos veulent fonder une famille»

INTERVIEW. TETU

Au moment où il sort une enquête avec l'association Le Refuge sur les jeunes LGBT, ce sociologue spécialiste de l'homosexualité fait le point sur trente ans d'évolution du mouvement.

Michel Dorais est enseignant chercheur au Québec, spécialiste des réalités LGBT. Auteur de nombreux livres (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes, Eloge de la diversité sexuelle, Mort ou fif), il a réalisé avec l'association Le Refuge l’enquête «Etre homo aujourd’hui en France», dont le magazine TÊTU publie un extrait en infographie dans le numéro qui est paru ce mercredi. L'occasion d'une interview en cinq questions.

TÊTU: Quel regard portez-vous sur la communauté homosexuelle, son évolution, ses comportements?
Michel Dorais:
Depuis trente ans, il y a finalement eu autant d’évolutions que de régressions, si j’ose dire.
Ce qui change, c’est le fait qu’on se découvre beaucoup plus tôt homosexuel. Avec la plus grande visibilité de l’homosexualité dans les médias, le sujet est de moins en moins tabou. Cela dit, l’enquête montre paradoxalement qu’on fait son coming out plus tard qu’auparavant. Notamment parce que les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents et qu’ils craignent d’être mis à la porte s’ils révèlent leur sexualité. Les taux de dépressions et de tentatives de suicide restent par ailleurs très élevés. L'autre élément qui m’a beaucoup surpris, c’est la volonté d’être en couple et de fonder une famille. C’est une évolution assez incroyable: la problématique n’est plus seulement de vivre ou de révéler son homosexualité, mais d’avoir des projets de vie, de famille.

Pourquoi est-il toujours difficile d’être homosexuel aujourd’hui en France?
Au cours de l’enquête, il y a cette phrase d’un répondant qui m’a beaucoup marqué: «En me disant tous les jours que je n’ai pas droit aux mêmes institutions que les autres, on me dit: aie honte!» Honte et peur sont des mots qui reviennent souvent. Il est difficile d’être homosexuel parce qu'il y a une vraie frustration en ce qui concerne l’égalité des droits. Et puis les réalités homosexuelles ne sont pas encore assez visibles, surtout à l'école. Pour prendre l'exemple de mon université au Québec, il y a au moins dix cours sur les réalités autochtones du pays, alors que je suis le seul à faire cours sur les réalités LGBT.

Au Québec justement, la société est-elle plus ouverte sur les réalités LGBT qu'en France?
Oui, mais au Québec nous sommes seulement huit millions, c’est plus simple. Le mariage et l’adoption sont entrés dans les mœurs depuis près de dix ans. On a aussi un véritable consensus politique sur le sujet. Lorsque les droits d’égalité LGBT ont été votés, aucun député ne s’y est opposé et à chaque marche des fiertés, les chefs politiques de tous les partis sans exception ouvrent le défilé. Cela nous a permis d’avoir une véritable politique nationale de lutte contre l’homophobie. Cela ne veut pas dire que l’homophobie n’existe pas au Québec, mais depuis vingt ans, 20.000 professionnels de la santé et des services sociaux ont été formés à adapter leurs interventions aux réalités homosexuelles. Ça a forcément un impact sur la société.

«On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier.» Vous vous êtes beaucoup engagé contre l’homophobie (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes). En 2003, vous avez reçu le prix Arc-en-ciel pour vos études sur le suicide chez les jeunes gays (Mort ou fif). D’où vient cet engagement?
J’ai longtemps été intervenant social et je me suis toujours intéressé au cas des jeunes marginalisés. Quand on est professeur, chercheur, il faut utiliser le pouvoir qu’on a. On a la responsabilité d’être engagé sur le plan social. Si nous ne le faisons pas, qui le fera? C’est donc une mission que je me donne depuis trente ans, et je ne suis pas près d’arrêter. Il y a très peu de gens qui font des recherches sur les réalités LGBT dans le monde, beaucoup pensent que c’est mauvais pour la carrière. Pour moi, faire de la recherche, c’est aussi militer. C’est le sens de mon engagement.

Quel est votre prochain objectif?
Dans la conclusion de l’étude, on évoque les pistes à suivre pour améliorer la condition LGBT. La prochaine étape pour Isabelle Chollais et moi, c’est de développer en France ce que l’on fait au Québec: offrir des formations aux fonctionnaires, aux professionnels de santé, pour les sensibiliser aux réalités LGBT. On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier. On a simplement besoin d’une ouverture d’esprit, de mieux connaître ces réalités-là et d’aller au-delà des préjugés. Si l’on veut une société plus accueillante, il faut diffuser de l'information.

Être homo aujourd'hui en France: enquête Le Refuge auprès de 500 jeunes gays et lesbiennes, Michel Dorais, Isabelle Chollet.
128 pages, 10€,
éditions H&O.

24 MAI 2012 - UN PASTEUR AMERICAIN VEUT EXTERMINER LES HOMOS

Par Le 21/06/2012

24 MAI 2012 –

Comment exterminer les homos?

Le mode d'emploi d'un pasteur américain

Un génocide des homos? Le révérend d'une petite ville de Caroline du Nord y a pensé et propose de parquer tous les gays et lesbiennes derrières des barrières électrifiées... en attendant leur extinction. Regardez la vidéo.

Depuis une dizaine de jours, le révérend Charles Worley (photo ci-dessus) suscite l’indignation. Devant ses fidèles le 13 mai dernier, dans son église baptiste de Maiden - une petite ville de Caroline du Nord dans le du sud-est des Etats-Unis, Etat qui a interdit ce mois-ci par référendum le mariage pour tous – il a tenu ces propos: «Construisez une grande clôture, mettez toutes les lesbiennes à l'intérieur, volez au-dessus et envoyez de la nourriture. Faites la même chose avec les gays et assurez-vous que la barrière soit électrifiée, pour ne pas qu'ils puissent en sortir... et dans quelques années ils mourront (...) vu qu'ils ne peuvent pas se reproduire».

«Tueur de bébés et amoureux des homos»
Une association locale qui milite contre l'incitation à la haine a lancé une campagne sur les réseaux sociaux et organise une manifestation dimanche devant son église. «Nous devons remplir la rue, en face de l'église, de gens qui ont du bon sens pour dire au monde que la haine n'est pas bienvenue dans notre communauté», dit le message des «Citoyens de la vallée de Catawba contre la haine», diffusé sur Facebook.

Le pasteur, qui n'a à ce jour pas réagi au tollé qu'il a provoqué, avait aussi déclaré lors de ce même sermon qu'il ne voterait pas «pour un tueur de bébés et un amoureux des homosexuels». Une référence implicite à Barack Obama, partisan de l'avortement et, officiellement depuis quelques jours, du mariage entre personnes du même sexe.


24 MAI 2012 - LE PARLEMENT EUROPEEN DENONCE DES CENSURES

Par Le 21/06/2012

24 MAI 2012 –

Le Parlement européen dénonce

la censure des LGBT dans trois pays

L'Europe s'inquiète de lois contre la «propagande de l'homosexualité» dans trois pays à l'Est du continent. Le Conseil de l'Europe est appelé à prendre des mesures.

Dans une résolution adoptée à une large majorité ce matin à Strasbourg (430 pour, 105 contre et 59 abstentions), le Parlement européen «exprime sa profonde inquiétude face aux évolutions qui restreignent la liberté d'expression et la liberté de réunion sur la base de conceptions erronées de l'homosexualité et de la notion de transgenre».

Homophobie à l'Est                
Dans le collimateur de l'Europe, trois pays qui ne font pas partie de l'Union européenne – d'où la simple invitation faite au Conseil de l'Europe, qui englobe ces pays, à «prendre des mesures appropriées».

Ainsi, des lois pénales et administratives contre la «propagande de l'homosexualité» ont été promulguées dans différentes régions de Russie depuis 2006 – et notoirement à Saint-Petersbourg. La Douma d'Etat envisage même une loi similaire.

«Propagande»
En Ukraine, le Parlement examine quant à lui «deux projets de loi déposés en 2011 et 2012 qui visent à pénaliser la “propagation de l'homosexualité”, à savoir l'organisation de réunions, de défilés, d'actions, de manifestations et d'événements de masse destinés à diffuser de manière intentionnelle des informations positives sur l'homosexualité».

Enfin en Moldavie, des villes et des districts ont adopté des lois pour interdire la «propagande» homosexuelle, déclarées inconstitutionnelles par la chancellerie de l'Etat.

Appel à l'égalité des droits
Le Parlement «souligne que ces lois et propositions sont incompatibles avec le pacte international relatif aux droits civils et politiques», dont la Russie, l'Ukraine et la Moldavie sont signataires, et invite donc le Conseil de l'Europe «à enquêter sur ces violations des droits fondamentaux, à vérifier leur compatibilité avec les engagements découlant de l'adhésion au Conseil de l'Europe et la convention européenne des droits de l'homme, et à prendre des mesures appropriées».

Le Parlement appelle par ailleurs les 27 pays de l'UE à être eux-mêmes exemplaires dans leur lutte contre la discrimination à l'encontre des personnes LGBT. Estimant que les «droits fondamentaux des personnes LGBT sont plus susceptibles d'être protégés si elles ont accès à des institutions légales telles que la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage», il invite les 11 Etats membres n'offrant pas ces options à «envisager de (le) faire».