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23 MAI 2012 - LE COLLECTIF EGALITE LGBT FONT APPEL AUX CANDIDATS
23 MAI 2012 –
Législatives: le collectif Égalité LGBT
passe les candidats à la question
L'offensive inter-associative qui avait organisé le «meeting LGBT» reprend du service en proposant aux candidats députés de s'engager. Elle dénonce aussi le retour de l'Entente parlementaire contre l'homoparentalité.
Le collectif Egalité LGBT 2012, qui regroupe 8 associations LGBT sur 10, a envoyé mercredi un questionnaire aux candidats aux législatives portant sur 39 revendications gays, et publié une liste de 87 députés sortants hostiles aux revendications des homosexuels.
Ce collectif rassemble l'Inter-LGBT qui fédère elle-même une soixantaine d'associations et qui est l'interlocutrice du gouvernement pour les sujets liés à l'homosexualité. S'y ajoutent la Fédération LGBT qui regroupe les Centres LGBT et la Coordination Interpride, qui organise les marches des fiertés dans toute la France. Ces trois structures avaient déjà mené campagne commune durant l'élection présidentielle.
Les nouveaux noms de «l'entente»
A cette occasion, elles publient aussi la liste de 87 députés sortants, membres de «l'entente parlementaire» pour «le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère» qui sont donc hostiles au mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe. En 2006, cette entente avait regroupé 157 députés, essentiellement UMP.
«Il y a beaucoup moins de signataires en 2012 car il semble que beaucoup de députés UDF qui avaient signé ce texte en 2006 ne l'ont pas fait en 2012», a déclaré Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Il ajoute: «En fonction de la réponse des candidats, nous pourrons lancer un appel pour faire battre les candidats aux législatives qui se sont montré hostiles aux personnes LGBT».
Voir la liste complète, publiée par l'Inter-LGBT, de ces députés qui ont signé l'entente parlementaire à ce jour:
Almont Alfred, député de la Martinique
Baguet Pierre-Christophe, député des Hauts de Seine
Bassot Sylvia, députée de l’Orne
Beaudouin Patrick, député du Val-de-Marne
Bénisti Jacques Alain, député du Val-de-Marne
Bernier Marc, député de la Mayenne
Besse Véronique, députée de Vendée
Birraux Claude, député de Haute-Savoie
Blanc Etienne, député de l’Ain
Bodin Claude, député du Val-d’Oise
Bourg-Broc Bruno, député de la Marne
Bourragué Chantal, député de Gironde
Bouvard Loïc, député du Morbihan
Breton Xavier, député de l’Ain
Caillaud Dominique, député de Vendée
Carayon Bernard, député du Tarn
Cochet Philippe, député du Rhône
Colombier Georges, député de l’Ain
Dalloz Marie-Christine, députée du Jura
Dassault Olivier, député de l’Oise
de Courson Charles, député de la Marne
de la Raudière Laure, députée de l’Eure et Loire
Decool Jean-Pierre, député du Nord
Deniaud Yves, député de l’Orne
Depierre Bernard, député de Côte-d’Or
Dhuicq Nicolas, député de l’Aube
Diefenbacher Michel, député du Lot et Garonne
Domergue Jacques, député de l’Hérault
Dupont Jean-Pierre, député de Corrèze
Ferrand Jean-Michel, député du Vaucluse
Flajolet André, député du Pas-de-Calais
Flory Jean-Claude, député de l’Ardèche
Fromion Yves, député du Cher
Garraud Jean-Paul, député de Gironde
Geoffroy Guy, député de Seine et Marne
Goujon Philippe, député de Paris
Gosselin Philippe, député de la Manche
Grall Michel, député du Morbihan
Grommerch Anne, députée de Moselle
Guibal Jean-Claude, député des Alpes-Maritimes
Guillet Jean-Jacques, député des Hauts-de-Seine
Hamel Gérard, député de l’Eure-et-Loir
Hostalier Françoise, députée du Nord
Jardé Olivier, député de la Somme
Joissains-Masini Maryse, députée des Bouches-du-Rhône
Julia Didier, député de Seine-et-Marne
Kossowski Jacques, député des Hauts-de-Seine
Lasbordes Pierre, député de l’Essonne
La Verpillière de Charles, député de l’Ain
Le Fur Marc, député des Côtes-d’Armor
Lequiller Pierre, député des Yvelines
Leroy Philippe, député de Moselle
Le Sourd Dominique, députée de l’Oise
Lett Céleste, député de Moselle
Luca Lionnel, député des Alpes Maritimes
Mach Daniel, député des Pyrénées-Orientales
Mallié Richard, député des Bouches-du-Rhône
Marcon Jean-Pierre, député de Haute-Loire
Marin Christine, député du Nord
Mariton Hervé, député de la Drôme
Marleix Alain, député du Cantal
Ménard Christian, député du Finistère
Meunier Philippe, député du Rhône
Morisset Jean-Marie, député des Deux-Sèvres
Mourrut Etienne, député du Gard
Moyne-Bressand Alain, député de l’Isère
Myard Jacques, député des Yvelines
Nesme Jean-Marc, député de Saône et Loire
Nicolin Yves, député de la Loire
Pinte Etienne, député des Yvelines
Raoult Eric, député de Seine-Saint-Denis
Reiss Frédéric, député du Bas-Rhin
Remiller Jacques, député de l’Isère
Rocca Serra de Camille, député de Corse du Sud
Rochebloine François, député de la Loire
Rolland Jean-Marie, député de l’Yonne
Roubaud Jean-Marc, député du Gard
Saddier Martial, député de la Haute-Savoie
Souchet Dominique, député de Vendée
Tian Dominique, député des Bouches-du-Rhône
Trassy-Paillogues Alfred, député de Seine Maritime
Vanneste Christian, député du Nord
Vannson François, député des Vosges
Victoria René-Paul, député de la Réunion
Vitel Philippe, député du Var
Voisin Michel, député de l’Ain
23 MAI 2012 - COLLECTIF MINOU MINOU - Interview
23 MAI 2012 –
Le collectif Minou Minou:
«On veut montrer ce que les gouines savent faire!»
INTERVIEW TETU
Un nouveau collectif au nom évocateur vient de voir le jour à Paris. Composé de trois filles au taquet qui organisent leur première soirée ce jeudi.
Composé de trois filles résolument cool, le collectif parisien Minou Minou est le dernier-né de ce printemps 2012. A quelques jours de la première soirée, qui aura lieu ce jeudi au Panic Room à Paris, TÊTUE a rencontré l'une de ses fondatrices, Vonette (en bas sur la photo), qui fut aux commandes du Yeah Pom Pom Club avec Many Mc Queen, puis membre du FTN crew.
TÊTUE: Quelle est l'histoire du collectif?
Vonette: Tout s'est fait très vite. Il y a un mois et demi, j'ai dit à deux copines «oh, on devrait faire un collectif toutes les trois». Et c'était parti! Katya (de la marque 11e Distrikt) fait les visuels, les badges. Marilyn et moi, on mixe. J'ai contacté le Panic Room, où je faisais les soirées Yeah Pom Pom Club, et voilà.
Pourquoi «Minou Minou»?
C'est parce que j'appelle ma meuf «minou», et que j'adore les répétitions. Je trouve qu'elles permettent de mieux retenir. J'ai dit aux filles «j'ai un nom, c'est Minou Minou», et tout le monde était d'accord. Que tu sois une gouine à chiens ou à chats, tu aimes forcément les photos et les vidéos de chats! Ça fait à la fois lesbienne, con-con et un peu kitsch.
Quel est le but du collectif?
Organiser des soirées avec, à chaque édition, un happening ou une expo d'art plastique ou de photos. Jeudi, ce sera Tristan Des Limbes, et c'est sublime! On voulait créer quelque chose de participatif, et qui montre tout ce que les gouines savent faire.
Quel public visez-vous?
Dans le principe, on ne veut pas faire une soirée 100% lesbienne. Ça ne nous intéresse pas, et il y en a déjà plein. Il y aura certainement 97% de lesbiennes, 2% de pédés, 1% de trans. On espère même davantage de mecs, on aime les ambiances mixtes. Pour moi, les pédés sont de la même famille que nous.
Et côté musique?
A chaque soirée, il y aura Marilyn en warm up, une invitée, et puis moi à la fin... A la guillotine! Marilyn est plutôt son anglais, dépressif, new wave, britpop... Moi, plutôt hip hop, electro, rock. On veut danser! Si quelqu'un passe du Katy Perry, pas de problème. A l'avenir, on aimerait consacrer une heure aux titres choisis par le public.
Pour toi, c'est quoi une bonne soirée?
Une soirée où la DJette laisse tomber le casque et vient danser avec les copines, où il y a quinze personnes qui ont fait tomber leurs verres et tout le monde fait «ha ha ha». C'est quand tu rentres chez toi crevée et que tu as le sourire aux lèvres jusqu'au lendemain. Et tu en parles pendant deux jours avec tes potes.
Alors on vous retrouve jeudi?
Oui! On donnera des badges «Minou Minou»... Et il y aura des jolies filles!
Les soirées du collectif Minou Minou auront lieu tous les deux mois et seront gratuites.
On retrouvera aussi Vonette samedi 9 juin aux platines des Souffleurs pour la prochaine soirée Dyke air.
22 MAI 2012 - LES HOMOS ET HOMOPHOBES ANGLAIS S'ALLIENT
22 MAI 2012 –
L'étrange alliance des homophobes et des homos anglais...
pour le droit de s'insulter
Pour avoir le droit de se combattre verbalement, homos et homophobes anglais ont décidé de s’allier dans la campagne «Feel free to insult me». Une arme à double tranchant.
Il est rare de voir des ennemis faire cause commune, mais ça l’est encore plus quand ils se battent pour… le droit de s’insulter! La campagne anglaise «Feel free to insult me», («Soyez libres de m’insulter») a pourtant réussi cet exploit. On y trouve l’activiste LGBT Peter Thatchell aux côtés de parlementaires conservateurs et du Christian Institute, ceux-là même qui s’opposent plus ou moins violement au mariage gay. Mais Thatchell estime qu’il ne se compromet pas dans cette alliance: «La liberté d’expression appartient à tous, mêmes à ceux avec qui vous êtes en désaccord. L’échange libre d’idées – y compris injurieuses – est la caractéristique principale d’une société libre et démocratique. Nous avons mis nos différences de côté pour défendre cette liberté.»
En d’autres termes, pour avoir le droit d’attaquer verbalement ses ennemis d’hier et de demain, Peter Thatchell s’allie avec eux aujourd’hui. Cela signifie bien sûr que ces mêmes ennemis pourront l’attaquer aussi, mais c’est le prix à payer, estime-t-il.
Amis aujourd’hui mais ennemis de toujours
C’est contre une partie de la section 5 du Public Order Act de 1986 que «Feel free to insult me» se bat. Ce texte interdit les «mots ou comportements insultants» susceptibles de provoquer des «persécutions, l'inquiétude ou le désarroi». Peter Thatchell a déjà été arrêté pour avoir enfreint cette loi, notamment lorsqu’il manifestait contre le groupe islamiste Hizb ut-Tahrir, qui appelait à l’exécution des homosexuels.
D’un autre côté, des religieux qui expliquaient aux passants qu’être gay est un péché avaient aussi été arrêtés, de même que les membres de l’Eglise Baptist de Westboro brandissant des panneaux appelant à «la peine de mort pour les tapettes».
Un risque pour les gens vulnérables
Cette campagne pourrait bien avoir du succès. Selon un sondage, 62% des parlementaires estimeraient que ce n’est pas à l’Etat de réguler les insultes. Seuls 17% pensent que le droit à l’insulte empêcherait la police de protéger la population correctement. C’est aussi le point de vue de Maître John Cooper: «Ceux qui ont monté cette campagne sont des gens sûrs d’eux et assez forts pour ignorer les insultes. Mais la loi n’est pas là pour les protéger eux, elle est là pour les personnes vulnérables. Pour certains, une insulte particulièrement vicieuse peut être aussi dangereuse qu’un poing dans la figure.»
«Feel free to insult me» assure que cette réforme n’enlèvera aucune protection à la population. La loi «protège contre les comportements menaçants et abusifs, et cela suffit comme garantie». La campagne a débuté mercredi 16 mai. Si elle fait déjà grand bruit, il est trop tôt pour mesurer sa popularité.
17 MAI 2012 - AYRAULT EN FAVEUR DU MARIAGE GAY
17 MAI 2012 –
JEAN MARC AYRAULT EN FAVEUR DU MARIAGE GAY
"A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, le Premier ministre a réaffirmé l'engagement du gouvernement contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation ou de l'identité de genre", selon un communiqué publié par Matignon.
"Le gouvernement est déterminé à faire reculer les préjugés et à mettre un terme aux discriminations et aux violences. Il mettra en oeuvre l'engagement du président de la République d'ouvrir le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels", a ajouté Jean-Marc Ayrault.
Un texte sera présenté au parlement à l'automne prochain pour être soumis au vote début 2013, a indiqué le gouvernement.
Par ailleurs, la ministre de la Famille a elle aussi évoqué hier l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Interrogée sur France Info jeudi 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie, la toute nouvelle ministre de la Famille, Dominique Bertinotti a rappelé l'engagement de François Hollande - et désormais du gouvernement - d'ouvrir le mariage et l'adoption aux homosexuels.
"Je voudrais aussi citer le fait qu'un des 60 engagements porte sur le mariage homosexuel et l'adoption par les couples de même sexe", a souligné la ministre. "Il faut que chacun de ces types de familles puisse trouver exactement les mêmes droits; le même regard aussi de la société sur des choix de vie qui sont tout à fait respectables, quels qu'ils soient", a-t-elle ajouté.
16 MAI 2012 - NOUVEAU GOUVERNEMENT - LES 34 MINISTRES
16 MAI 2012 –
Gouvernement Ayrault: qui sont les 34 ministres
Ministre des Affaires étrangères: Laurent Fabius
Il a été l'un des piliers de la campagne de François Hollande, après avoir été l'un de ses adversaires les plus critiques... C'est à lui, ex-Premier ministre de François Mitterrand, qu'est revenue la préparation de la première année du quinquennat. Parmi les derniers éléphants du PS, il a su, à 65 ans, se rendre indispensable, grâce, notamment, à un réseau puissant et structuré.
>>> Ministre délégué chargé des affaires européennes: Bernard Cazeneuve
Porte-parole de la campagne de François Hollande, le député maire de Cherbourg a été accusé d'avoir retiré un paragraphe de l'accord Verts-PS au bénéfice de l'industrie nucléaire. "Ce fut mon bizutage", confie cet homme discret, spécialiste des questions de défense.
>>> Ministre délégué chargé du développement: Pascal Canfin
Cet eurodéputé d'Europe Ecologie Les Verts est un proche d'Eva Joly dont il fut le conseiller économique durant la campagne.
>>> Ministre déléguée chargée des Français de l'étranger et de la francophonie: Yamina Benguigui
La réalisatrice franco-algérienne a fait son entrée en politique 2008 en tant qu'adjointe à la mairie de Paris, en charge des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations. Elle est par ailleurs membre du club d'influence Le Siècle depuis 2011. En 2007, elle avait suivi la campagne de Nicolas Sarkozy dont elle avait tiré un livre.
Ministre de l'Education: Vincent Peillon
Responsable du pôle éducation, la priorité de François Hollande, Vincent Peillon s'est taillé une place de choix dans la campagne. Multipliant les consultations et les déplacements, l'agrégé de philo a méthodiquement construit sa légitimité auprès des acteurs de l'éducation.
>>> Ministre déléguée chargée de la réussite éducative: Georges Pau-Langevin
Seule députée de couleur hors de l'outre-mer, Georges Pau-Langevin est élue du XXe arrondissement.
Ministre de la Justice, garde des Sceaux: Christiane Taubira
La numéro 3 du gouvernement a longtemps partagée avec Jean-Pierre Chevènement le blâme des socialistes pour avoir provoqué la chute de Lionel Jospin en 2002. Eternelle défenseure d'une autonomie accrue de son territoire d'origine, la Guyane, la députée passée par les radicaux de gauchesoutient Arnaud Montebourg lors de la primaire. Sa nomination à la Justice est une surprise. Elle permet à François Hollande d'honorer plusieurs promesses: parité, diversité et ouverture au reste de la gauche.
>>> Ministre déléguée chargée de la Justice: Delphine Batho
Députée des Deux-Sèvres, où elle a succédé à Ségolène Royal, elle fait partie d'une génération qui a mis le pied à l'étrier grâce à Julien Dray. Moins médiatique que son homologue porte-parole Najat Vallaud-Belkacem, elle connaît bien les sujets liés à la sécurité. A 39 ans, elle fait partie de la relève.
Ministre de l'Economie, des Finances et du commerce extérieur: Pierre Moscovici
Longtemps proche de DSK, il a rejoint François Hollande en juin dernier, après l'élimination du favori, pour devenir directeur de campagne. Ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin, il a l'expérience de l'exercice du pouvoir; mais aussi, à 54 ans, un caractère ombrageux et une certaine idée de lui-même.
>>> Ministre délégué au Budget: Jérôme Cahuzac
Rigoureux et rugueux, le député du Lot-et-Garonne, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, était l'homme des comptes publics au sein de l'équipe de campagne.
>>> Ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire: Benoît Hamon
A presque 45 ans, le porte-parole du Parti socialiste va connaître sa première expérience ministérielle. Qui plus est sur une thématique chère à cette figure de l'aile gauche.
>>> Ministre déléguée chargée de l'artisanat et du tourisme: Sylvia Pinel
Députée du Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel, 34 ans, est membre du Parti radical de gauche.
Ministre des Affaires sociales et de la santé: Marisol Touraine
La députée d'Indre-et-Loire s'est imposée comme la plus compétente sur les sujets de protection sociale, éclipsant ses rivaux, comme Jean-Marie Le Guen. Elle s'est illustrée avec le projet sur les retraites et connaît bien le financement de la Sécurité sociale.
>>> Ministre déléguée chargée des personnes âgées et de la dépendance: Michèle Delaunay
Cette cancérologue bordelaise de 65 ans était jusqu'ici connue pour avoir fait chuter Alain Juppé aux législatives de 2007.
>>> Ministre chargée de la Famille: Dominique Bertinotti
Proche de Ségolène Royal, Dominique Bertinotti, 58 ans, est maire du 4e arrondissement de Paris.
>>> Ministre déléguée chargée des personnes handicapées: Marie-Arlette Carlotti
A 60 ans, cette conseillère générale des Bouches-du-Rhône était chargée des questions d'égalité homme-femme dans l'équipe du candidat Hollande. Elle est l'une des deux signataires du dépôt de plainte pour dénoncer l'abrogation d ela loi sur le harcèlement sexuel.
Ministre de l'égalité des territoires et du logement: Cécile Duflot
Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, la leader d'Europe Ecologie Les Verts voulait jouer un rôle important dans le gouvernement Hollande: elle est servie puisqu'elle aura à mettre en oeuvre l'aménagement du territoire et l'acte 3 de la décentralisation voulu par le candidat.
>>> Ministre délégué chargé de la Ville: François Lamy
Martine Aubry ne figure pas dans la liste mais son fidèle bras droit y est. Le député maire de Palaiseau (Essonne) est un fin politique. Est-ce pour mieux encadrer sa ministre de tutelle?
Ministre de l'Intérieur: Manuel Valls
Le député maire d'Evry voulait le ministère de l'Intérieur, il l'a. Ambitieux et déterminé, Manuel Valls dispose de sérieux atouts : il incarne une ligne intransigeante sur les questions de sécurité, plutôt rare à gauche. Pendant la présidentielle, ce Catalan au caractère tranchant a su se rendre indispensable. Valls s'est révélé un directeur de communication efficace et omniprésent. A 49 ans (ce qui est jeune au PS), il incarne la relève.
Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie: Nicole Bricq
La sénatrice de Seine-et-Marne, ex-strauss-kahnienne, a rejoint François Hollande dès juin 2009. Cette spécialiste des finances publiques obtient finalement
>>> Ministre délégué chargé du développement durable, des transports et de l'économie maritime: Frédéric Cuvillier
A 43 ans, le député maire de Boulogne-sur-Mer est un spécialiste des questions depêche et du littoral.
Ministre du Redressement productif: Arnaud Montebourg
Révélation de la primaire avec ses envolées en faveur de la "démondialisation", il n'a pas marqué la présidentielle. Avocat de formation, Arnaud Montebourg voulait peser politiquement et incarner une autre image que celle d'un défenseur du droit. Pendant la campagne, il a hérité d'un rôle de représentant spécial de François Hollande, notamment dans les usines en lutte, comme Lejaby.
>>> Ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique: Fleur Pellerin
Née en Corée il y a 38 ans, Fleur Pellerin a été pressentie pour être la porte-parole de François Hollande pendant la présidentielle. Finalement, cette conseillère à la Cour des comptes avait hérité du pôle économie numérique. Un domaine dont elle est maintenant ministre.
Ministre du Travail, de l'emploi et du dialogue social: Michel Sapin
A 60 ans, cet intime de François Hollande disait vouloir prendre sa retraite. C'est raté. Chargé du projet présidentiel du candidat, il a commis quelques couacs et ne demandait rien, prêt à aller là où "François" le jugerait utile. Il fut ministre de l'Economie en 1992-1993 en pleine tempête financière contre le franc.
Ministre de la Défense: Jean-Yves Le Drian
Le président de la région Bretagne fait partie des premiers à avoir cru en François Hollande, participant au club Répondre à gauche, lancé en juin 2009 à... Lorient, la ville dont il fut maire. Chargé des questions de défense auprès de François Hollande, il est récompensé pour sa fidélité.
>>> Ministre délégué chargé des anciens combattants: Kader Arif
Député européen, Kader Arif est arrivé en France alors qu'il n'avait pas quatre ans avec ses parents, restés fidèles à la France au moment de l'indépendance algérienne. En 1987, il fait connaissance avec Lionel Jospin, dont il devient le chargé de mission de 1988 à 1992 en Haute-Garonne. Dans les instances dirigeantes du PS, il a toujours été proche de François Hollande et fait aujourd'hui figure de "hollandais" de la première heure.
Ministre de la Culture: Aurélie Filippetti
Fille d'un mineur, maire PCF d'une commune de Moselle, Aurélie Filippetti, bientôt 39 ans, a commencé sa carrière chez les Verts avant de rejoindre Ségolène Royal et le PS en 2006. Plus écolo que le PS sur l'après-Fukushima, virulente à l'égard de Nicolas Sarkozy sur l'abandon des sites d'Arcelor-Mittal, cette Normalienne a dirigé le pôle Culture de la campagne de François Hollande, gérant notamment la délicate question du devenir d'Hadopi.
Ministre de l'enseignement et de la recherche: Geneviève Fioraso
Ancienne directrice de cabinet de Michel Destot à la mairie de Grenoble, Geneviève Fioraso, 57 ans, est députée de l'Isère.
Ministre des droits des femmes, porte-parole du gouvernement: Najat Vallaud-Belkacem
Un peu "tendre" en 2007 quand elle était la porte-parole de Ségolène Royal, l'élue lyonnaise a pris de la bouteille. Porte-parole de François Hollande, la Lyonnaise s'est imposée comme l'une des révélations médiatiques de la campagne de 2012. A 34 ans, elle est la benjamine de l'équipe (avec Sylvia Pinel) et hérite en plus d'un portefeuille emblématique pour un gouvernement qui veut faire de l'égalité homme-femme un axe majeur de son action.
Ministre de l'Agriculture et de l'agro-alimentaire: Stéphane Le Foll
Il promène son physique de pilier de rugby (1,90 mètre) dans le sillage de François Hollande depuis quinze ans. A Solferino, Le Foll fut l'omniprésent directeur de cabinet du patron du PS et un spécialiste des accords d'appareil. Depuis 2004, ce vice-président de la communauté urbaine du Mans est député européen. Passionné des questions agricoles, il a finalement battu le radical Jean-Michel Baylet pour le poste.
Ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique: Marylise Lebranchu
La députée du Finistère est une amie proche de Martine Aubry. Elle est de retour au gouvernement après avoir notamment été garde des Sceaux de 2000 à 2002.
Ministre des Outre-mer: Victorin Lurel
Le député et président du conseil régional de Guadeloupe succède à Marie-Luce Penchard, une autre ultra-marine.
Ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative: Valérie Fourneyron
La députée-maire de Rouen Valérie Fourneyron, 52 ans, a pratiqué le volley-ball à un haut niveau avant de devenir médecin du sport et d'entrer en politique dans les années 1990. Elle a soutenu Martine Aubry lors des primaires socialistes.
Ministre délégué des relations avec le Parlement: Alain Vidalies
Ce Fabiusien, qui a soutenu Martine Aubry à la primaire, est un gros bosseur à l'Assemblée nationale, où il est un des piliers du groupe socialiste. C'est un spécialiste reconnu des questions sociales.
16 MAI 2012 - HOLLANDE ET AYRAULT - 5 CHOSES A RETENIR
16 MAI 2012 –
Hollande et Ayrault forment leur gouvernement:
les 5 choses à retenir
PARIS - Le premier gouvernement Ayrault est composé de 34 ministres, dont 17 femmes, choisis par François Hollande et Jean-Marc Ayrault.
François Hollande, le paritaire
Il avait promis la stricte égalité entre hommes et femmes dans son gouvernement, il a tenu parole. Et contrairement à Nicolas Sarkozy, les secrétaires d'Etat (ici, les ministres délégués) n'ont pas servi de variable d'ajustement. La parité est respectée dans les deux catégories. On pinaillera en précisant qu'un seul ministère régalien sur cinq échoue à une femme: Christiane Taubira à la Justice.
Par ailleurs, le nouveau président a honoré sa promesse de créer un ministère du droit des femmes, qu'il a doublé du porte-parolat du gouvernement et confié à l'une des personnalités les plus médiatiques de la campagne, Najat Vallaud-Belkacem. Un signe de l'importance qu'il lui donne.
François Hollande, l'équilibriste
Il n'a rien perdu de ses réflexes de premier secrétaire du PS. Aucune personnalité ou écurie socialiste ne sont oubliées. Laurent Fabius, Manuel Valls et Arnaud Montebourg sont présents dans le gouvernement. Ségolène Royal ne fait pas partie de l'équipe gouvernementale (elle ne l'avait pas demandé), mais elle est représentée par Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Dominique Bertinotti.
Reste le cas Martine Aubry. La patronne du parti a refusé d'y entrer. François Hollande a toutefois intégré certains représentants de son courant, aussi parce qu'il ne pouvait les laisser dans la nature. Cinq de ses soutiens sont nommés, dont trois proches: Marylise Lebranchu est ministre de plein droit, Benoît Hamon et François Lamy sont délégués. Le nouveau chef de l'Etat a toutefois laissé de côté la mairie de Paris: ni Bertrand Delanoë, ni les prétendants Anne Hidalgo et Jean-Marie Le Guen ne sont appelés. La bataille pour 2014 sera totale, à moins d'un remaniement d'ici là.
Enfin, François Hollande a pensé à ses partenaires de gauche. Deux écolos sont nommés (dont Cécile Duflot, qui hérite du ministère de l'Egalité des territoires, capital dans le cadre du prochain acte de décentralisation), ainsi que deux radicaux (Sylvia Pinel et Christiane Taubira, qui n'est toutefois plus membre du PRG). Les communistes sont les grands absents, même Robert Hue, soutien de Hollande, ne les représente pas. Ce n'est pas une surprise.
François Hollande, le territorial
Toutes les régions de France sont représentées dans ce gouvernement. Le grand Nord avec le député-maire de Boulogne-sur-mer, Frédéric Cuvilier et les normands Valérie Fourneyron et Bernard Cazeneuve. La façade ouest avec Jean-Yves Le Drian ou Michèle Delaunay. Le Sud avec la lyonnaise Najat Vallaud-Belkacem et la conseillère régionale des Bouches-du-Rhône, Marie-Arlette Carlotti. Michel Sapin et Marisol Touraine, par exemple, représentent le Centre. Aurélie Filippetti est élue de l'Est, comme Pierre Moscovici. Manuel Valls, Nicole Bricq ou Georges Pau-Langevin portent les couleurs franciliennes. Enfin, deux ministres viennent de l'outre-mer: le Guadeloupéen Victorin Lurel et la Guyanaise Christiane Taubira.
François Hollande, le jeunot
Sur 34 ministres, 7 ont moins de 40 ans. Najat Vallaud-Belkacem et Sylvia Pinel sont les benjamines du gouvernement (34 ans). 29 ministres ne l'ont jamais été. Un chiffre à nuancer: la gauche ne gouverne plus depuis dix ans. Le chef de l'Etat, sur proposition de son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a également réservé quelques surprises: qui connaissait avant ce mercredi soir Marie-Arlette Carlotti, Geneviève Fioraso ou l'écologiste Pascal Canfin?
François Hollande, le reconnaissant
De ses quatre porte-paroles, l'ancien candidat PS en a casé trois: Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Bernard Cazeneuve. Le fidèle Bruno Le Roux n'est pas laissé de côté: il brigue officiellement la tête du groupe PS à l'Assemblée. Les principaux rouages de l'équipe sont également promus. Manuel Valls en est le cas le plus significatif. L'omniprésent dir-com' réalise son rêve: devenir ministre de l'Intérieur. Pierre Moscovici, directeur de campagne, s'installe à Bercy et pointe au 4e rang protocolaire. Stéphane Le Foll a finalement été repêché à l'Agriculture.
Le cas le plus problématique restait celui de Michel Sapin, annoncé dans quatre ministères différents cet après-midi. Il hérite finalement du Travail, gonflé à "l'Emploi et au dialogue social". Kader Arif a également trouvé place, aux Anciens combattants.
Bonus : François Hollande en sépia
On relèvera certains titres de ministère, qui fleurent bon, au choix le Front populaire ou le mitterrandisme. Valérie Fourneyron ne se contente pas du Sport et de la jeunesse. Elle aura également en charge "l'éducation populaire". Georges Pau-Langevin s'occupera de la "réussite éducative". Et Arnaud Montebourg hérite du "redressement productif".
Enfin, François Hollande avait promis une quinzaine de pôles. Pari presque tenu. Est-ce trop? 34 ministères, c'est beaucoup plus que Fillon 1: 15 ministres et 5 secrétaires d'Etat. Mais, attention, un mois plus tard, neuf nouveaux secrétaires d'Etat avaient fait leur entrée. Total: 31 membres. Sensiblement la même chose que ce Ayrault 1.
15 MAI 2012 - JEAN MARC AYRAULT NOMME 1ER MINISTRE
15 MAI 2012 –
Jean-Marc Ayrault - Premier ministre
François Hollande choisit le député-maire de Nantes pour conduire le gouvernement qui sera connu demain en fin d'après-midi.
Son nom revenait pour Matignon dans la presse dès l'élection de François Hollande tant les deux hommes sont proches, humainement et politiquement. Jean-Marc Ayrault devient donc, à 62 ans, le Premier ministre de François Hollande. Le député PS est le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale depuis 1997 et le maire de Nantes depuis 1989.
Aîné d'une famille de cinq enfants, il est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, d'un père ouvrier et d'une mère femme au foyer. Issu d'une famille catholique, il adhère très tôt à des mouvements politiques de jeunes chrétiens. Il rejoint le Parti socialiste en 1972, au lendemain du congrès d'Epinay. Il obtient ensuite une licence puis le CAPES d'allemand. Il exerce le métier de professeur d'allemand de 1973 à 1986, ce qui en fait un germanophile précieux pour le nouveau président de la République. Jean-Marc Ayrault a depuis des mois conseillé le candidat François Hollande sur les questions franco-allemandes.
En 1977, à 27 ans, le nouveau Premier ministre devient le plus jeune maire de France d'une commune de plus de 30.000 habitants en remportant la municipalité de Saint-Herblain, en Loire-Atlantique. Il renonce à ce poste en 1989 pour se présenter à la mairie de Nantes.
Sa carrière nationale débute en 1986, quand il est élu député de Loire-Atlantique, un poste qu'il occupe toujours en 2011 pour une septième législature consécutive. Brillamment réélu dans sa circonscription en 1997, il est nommé président du groupe PS à l'Assemblée nationale. Bourreau de travail, il fait l'unanimité auprès de ses collègues socialistes. Sa réélection en 2007 est moins unanime, les députés socialistes émettant le souhait de voir les cadres du parti se renouveler. Certains de ses détracteurs lui reprochent aussi son manque de charisme et un côté distant, le soupçonnant d'être plus à l'aise dans les réunions de travail que devant un auditoire.
On attribue à Jean-Marc Ayrault souvent la "renaissance culturelle" de Nantes, à l'image de la Folle Journée et du Lieu unique. Il est également à l'initiative d'un réaménagement d'envergure du centre-ville. Son bilan positif lui a permis d'étouffer toute opposition. Il peut s'enorgueillir, fait très rare, d'avoir été réélu en 2001 au premier tour.
En 2007, il annonce très tôt son soutien à Ségolène Royal, au point qu'il est déjà pressenti pour être nommé Premier ministre en cas de victoire. Malgré l'échec, Jean-Marc Ayrault est réélu député pour un septième mandat consécutif. Dans la foulée, il est reconduit à la tête du groupe parlementaire socialiste. A ce poste, qu'il occupe pour la troisième fois, il va jouer un rôle très actif au sein de l'opposition parlementaire en dénonçant les politiques menées par Nicolas Sarkozy et ses gouvernements et en leur proposant des alternatives. Lors des primaires socialistes de 2011, Jean-Marc Ayrault soutient François Hollande, avec lequel il travaille depuis la dissolution de l'Assemblée en 1997. Il participe ensuite activement à la campagne de celui qui va devenir le nouveau président de la République. Son travail est aujourd'hui compensé.
15 MAI 2012 - PASSATION DES POUVOIRS - JOUR J
15 MAI 2012 –
PASSATION DES POUVOIRS – JOUR J
Jour J pour François Hollande, le nouveau président de la République. La passation de pouvoirs avec Nicolas Sarkozy, qui a débuté comme prévu à 10 heures, a été marquée par la sobriété et la simplicité en l'absence de la famille de François Hollande.
Dans son discours, offensif et programmatique, le septième président de la Ve République a esquissé ce qui pourrait être les grandes lignes de son quinquennat : justice, relance économique, renégociation du pacte budgétaire et transition énergétique. Après son discours prononcé dans la salle des fêtes du palais de l'Elysée devant 380 invités, il s'est engouffré dans une Citroën DS5 décapotable hybride pour remonter ensuite les Champs Elysées en direction de la tombe du soldat inconnu.
Après un déjeuner à l'Elysée avec les quatre anciens premiers ministres socialistes, il a rendu un hommage à Jules Ferry et Marie Curie, deux figures historiques qu'il veut emblématiques des priorités de son mandat. Puis François Hollande s'est rendu à la mairie de Paris, accueilli par son camarade Bertrand Delanoë, très ému.
Peu avant 17 heures, le nouveau secrétaire général de l'Elysée a annoncé la nomination de Jean-Marc Ayrault à la tête du nouveau gouvernement. Mais la journée sera alors loin d'être terminée pour le nouveau chef de l'Etat, qui se rendra à Berlin pour une première rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel.
18h21. La foudre? Morano y voit un... présage. «Entre la France et l'Allemagne il y a la foudre... Mauvais présage», commente la sarkozyste de choc, sur Twitter
14 MAI 2012 - SOS HOMOPHOBIE PUBLIE SON RAPPORT 2012
14 MAI 2012 -
Rapport de SOS homophobie 2012:
«Les agressions physiques augmentent encore»
L'association de lutte contre l'homophobie publie l'édition 2012 de son rapport annuel contre l'homophobie. Parmi les constats, le maintien d'internet comme premier «lieu» où s'exprime la haine des LGBT.
C'est un record dont on ne saurait se réjouir, pour le 16e rapport annuel de SOS homophobie: en 2011, l'association a reçu 1556 témoignages, un chiffre en hausse de 5% par rapport à l'an dernier, qui représente quatre signalements par jour en moyenne. SOS homophobie se garde pourtant d'associer mécaniquement ce chiffre à une hausse objective de l'homophobie en France, car il pourrait s'agir aussi d'une conséquence de la notoriété croissante de l'association.
225 jours d'ITT
La hausse impressionnante des signalements d'agressions physiques, avec 22% en plus par rapport à l'an dernier, est l'un des chiffres les plus inquiétants du rapport. «70% des agressions physiques contre des lesbiennes se sont produites dans des lieux publics. Voilà qui démonte l'idée reçue selon laquelle les lesbiennes en couple, dans la rue, seraient plus tolérées que les couples gays. Bien souvent, l'agression a pour point de départ une proposition indécente…» dénonce Léa Lootgieter, l'une des coordinatrices du rapport, lors de sa présentation, ce matin.
Il y a eu ainsi 152 agressions physiques en 2011, soit le même nombre qu'en 2005, année record. Parmi ces victimes, 27 personnes ont fait constater leurs blessures auprès des urgences médico-judiciaires, cumulant 225 jours d'interruption temporaire en 2011, soit en moyenne plus de 8 jours d'ITT par victime. Et la situation est plus violente encore pour les trans: 28% de leurs 66 témoignages concernent des agressions physiques!
Internet, bastion de l'homophobie
Comme c'est désormais le cas depuis quelques années, internet reste le principal «foyer» de l'homophobie – 17% des signalements viennent de là. L'association prend ainsi l'exemple de Maxime, 17 ans, qui a subi du chantage par l'un de ses contacts sur Facebook: celui-ci menaçait de publier une photo du jeune homme avec écrit «pédale» en lettres rouges, si Maxime refusait de lui donner 20 euros. Avec l'aide de sa mère, Maxime a porté plainte.
Inlassablement, l'association sonne l'urgence d'une mobilisation pour enrayer l'homophobie qui se répand sur internet. «Dès qu'une page traite de questions LGBT, on assiste à un défoulement homophobe dans les commentaires: cela va des insultes classiques à des discours parfois très développés contre l'homosexualité. On se croit en toute impunité parce qu'on est derrière son clavier. Sur ce sujet, un coup de pouce de l'Etat ne serait pas malvenu», note Elizabeth Ronzier, la présidente de SOS homophobie.
Homophobes de proximité
Autre tendance qui émerge du rapport 2012, le fait que, bien souvent, l'homophobie provienne de personnes connues de la victime. Ainsi, le milieu professionnel est un lieu où la haine des LGBT semble avoir subitement monté cette année, alors que la tendance y était jusqu'alors plutôt à la baisse. Effet collatéral de la crise économique? En tout cas, avec la famille et le voisinage, le travail représente désormais 40% des signalements. «Peut-être parce que les victimes sont amenées à rencontrer leurs agresseurs au quotidien», tente Julien Delhorbe, coauteur du rapport.
Le rapport 2011 de SOS homophobie, soit 175 pages remplies de données et d'analyses illustrées par Vanui de Castelbajac, est publié à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, jeudi 17 mai. Il peut être téléchargé gratuitement via le site de l'association, et peut s'acheter pour 10€ en librairie.
12 MAI 2012 - LANCEMENT DES GAYPRIDES 2012
12 MAI 2012 -
Gay Pride 2012: Angers ouvre la marche
La saison des Gay Pride s'ouvre officiellement samedi à Angers. Une première marche qui lance aussi le «Festival de l’égalité», ensemble de débats et rencontres organisés pour rappeler les revendications LGBT avant les législatives.
«On revient à ce que nous faisions depuis des années (la dernière fois en 2009), nous ouvrons le calendrier des marches françaises.» Stéphane Corbin, président de l'association Quazar, membre de la Coordination interpride France et organisatrice de l'évènement, est fier qu'Angers accueille à nouveau l'ouverture de la saison des Gay Pride le 12 mai prochain.
Nouveau Village, nouveau parcours
D'autant plus que cette année, le défilé bénéficie de plusieurs atouts: «Nous sommes libérés des travaux du tramway, le parcours va passer par le centre ville et les voies piétonnes. Et le Village des associations, point de départ et d'arrivée de la marche, sera installé sur le quai de Ligny, au pied du château d'Angers, dans un espace plus verdoyant et plus agréable.»
Du côté des festivités, la 13e marche des fiertés angevine prévoit aussi du beau spectacle. Après un before organisé au Benjhi, les plus motivés pourront poursuivre leur soirée au Chabada pour «la folle nuit LGBT». Au programme une représentation exceptionnelle de la comédie musicale Sauna et bien sûr trois DJ's pour danser et faire la fête jusqu'au bout de la nuit.
«2012, l'égalité n'attend plus»
Une ambiance festive donc, qui porte également un message clair: «2012, l'égalité n'attend plus.» Un aspect politique fort mais nécessaire entre les présidentielles et les législatives. «Au vu des résultats de la présidentielle, l'espoir est là et devient atteignable même si l'on sait qu'il va falloir batailler. L'enjeu est de se mobiliser pour nos revendications, sans esprit partisan. Notre seul parti à nous, c'est l'égalité des droits. Ce que nous demandons, c'est l'égalité réelle dans les cent jours», explique Stéphane Corbin.
Raison pour laquelle la marche des fiertés angevine prend place dans un festival plus large qui débute le 10 mai: le «festival de l'égalité des droits», qui prévoit, sur près d'un mois, plusieurs rencontres, projections, débats et journées de sensibilisation sur des sujets comme l'homoparentalité, le statut des transgenres ou la question du droit d'asile. Un objectif politique mais aussi pédagogique: «Nous voulons profiter de ce moment pour faire avancer nos revendications et les faire comprendre à tous.»
DATE GAYPRIDES /MARCHES DES FIERTES 2012
Comme l'an passé, un slogan commun a été choisi :
"2012 l'égalité n'attend plus!".
- 12 mai : Angers
- 26 mai : Tours
- 2 juin : Lille, Metz, Montpellier, Nantes
- 9 juin : Bordeaux, Rennes
- 16 juin : Biarritz, Lyon, Strasbourg, Toulouse
- 23 juin : Caen
- 30 juin : Paris
- 7 juillet : Marseille, Le Mans (sous réserve)
Europride 2013 : du 10 au 20 juillet 2013 à Marseille
La dernière fois qu’il y a eu une europride en France c’était en 1997 à Paris.
Cette année en 2012 elle aura lieu à Londres.
10 MAI 2012 - OBAMA EN FAVEUR DU MARIAGE GAY
10 MAI 2012 –
Obama: «Les couples de même sexe devraient pouvoir se marier»
Yes he can! Pressé par les membres de son propre gouvernement, Barack Obama s’est déclaré en faveur, mercredi, du mariage des couples homos. Du jamais vu pour un président américain en exercice.
De New York
«J’ai les larmes aux yeux.» Si Steven Goldstein est ému, c’est parce que Barack Obama, en soutenant explicitement le mariage homo, vient en quelques secondes de changer sa vie. Directeur de Garden State Equality, une association qui se bat pour légaliser le mariage gay dans le New Jersey, il sent pour la première fois depuis longtemps le vent tourner. «C’est le plus beau jour de ma vie politique, en dehors du jour où le mariage homosexuel sera légal sur l’ensemble du territoire».
Pressions
Barack Obama a annoncé son soutien au mariage gay dans une interview qui sera diffusée dans son intégralité ce matin dans l'émission Good Morning America, sur ABC. En prenant position, le Président américain se sort du bourbier dans lequel il s’était mis il y a deux ans, quand il a déclaré lors d’une interview que ses «sentiments» sur la «A un certain point, j’ai conclu que pour moi, personnellement, il était important d’avancer et d’affirmer que je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier» Barack Obama question «évoluaient constamment». Il avait maintenu l’ambiguïté, quitte à s’attirer les foudres de plusieurs militants LGBT. Une frustration d’autant plus grande qu’Obama, avait, dans une lettre adressée au magazine LGBT Outlines en 1996, soutenu explicitement le mariage homosexuel. La pression s’était resserrée dimanche, lorsque son vice-président, Joe Biden, connu pour ses gaffes, a déclaré qu’il était «parfaitement à l’aise» avec le mariage des homos… précédant le secrétaire chargé de l’Education Arne Duncan, qui a achevé de mettre le président dans une situation politique embrassante. «A un certain point, j’ai conclu que pour moi, personnellement, il était important d’avancer et d’affirmer que je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier», a-t-il dit pendant l’interview.
Même si la clarification devenait inévitable, elle a pris beaucoup de gens par surprise. A commencer par la présentatrice de Good Morning America, la charmante Robin Roberts, prévenue la veille de l’enregistrement de l’entretien. Même surprise dans la communauté homos. Certains militants, interrogés par un magazine gay, quelques heures avant l’annonce de l’interview, pensaient que le président éviterait la polémique en cette année électorale.
Les militants extatiques
Auteur du site de politique gay Americablog, John Aravosis était de ceux-là. Ce militant pensait mercredi matin que les démocrates étaient «nerveux», voire «terrifiés» à l’idée de s’attaquer aux problèmes de la communauté gay. Après l’interview d’Obama, il ne peut contenir son émotion. «C’est extraordinaire. Cela va faire une grande différence dans le pays et dans l’élection», dit-t-il.
A travers l’Amérique homo, la joie était la même: «Le Président Obama a fait le bon choix, souligne Anthony Romero, directeur à la ACLU, l’association de défense des libertés civiles, en pointe dans la reconnaissance de l’égalité des droits. Le combat pour la justice et l’égalité de traitement vient de faire un pas de géant.» «La présidence a le pouvoir de changer les cœurs et les esprits», insiste Tracy Baim, rédactrice en chef de Windy City Times et auteure d’un ouvrage sur liens d’Obama avec la communauté gay, Obama and the Gays.
Les opposants «ne pourront plus se planquer»
Ce soutien présidentiel affiché demeure purement symbolique. Barack Obama avait déjà fait «tout ce qu’il pouvait» sur le plan juridique pour promouvoir le mariage gay, selon Tracy Baim. En février 2011, il a ordonné que le Defence of Mariage Act (DOMA), la loi de 1993 qui définit le mariage comme une union entre un homme et une femme, ne soit plus défendu devant les tribunaux fédéraux. Avec une Chambre des Représentants contrôlée par les Républicains, au moins jusqu'à novembre, il n’avait aucune marge de manœuvre. De surcroît, la bataille pour le mariage gay se joue juridiquement au niveau des Etats. Rappelons que sept d’entre eux ont légalisé les unions entre personnes de même sexe et que 31 autres, dont la Caroline du Nord mardi soir, ont amendé leur constitution pour les interdire.
Pour Steven Goldstein, de Garden State Equality, l’annonce du président signifie que «les opposants au mariage gay ne pourront plus se planquer en disant: “pourquoi m’attaquez-vous? Ma position sur le mariage gay est simplement la même que notre Président”». Obama rejoint les 52% d’Américains qui, selon un sondage du Washington Post en mars, disent « oui » au mariage gay.
10 MAI 2012 - HOLLANDE : LES PREMIERS AJUSTEMENTS EN VUE
10 MAI 2012 –
Hollande, les retraites et l'essence :
premiers ajustements en vue
Des premières mesures, qui jalonneront le début du quinquennat de François Hollande, une seule devrait être entérinée dès le premier conseil des ministres : la baisse de 30 % de la rémunération du président de la République et des membres du gouvernement, emblématique de cette "autre façon de présider et de gouverner" que M. Hollande avait mise en avant pendant la campagne.
Les autres dispositifs de soutien au pouvoir d'achat, comme l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), ou de lutte contre les injustices, comme le retour à la retraite à 60 ans pour une partie des salariés ayant commencé à travailler tôt, feront l'objet de décrets qui doivent être soumis aux partenaires sociaux.
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Prix des carburants
Quant au gel temporaire du prix des carburants, il pourrait être abandonné. Car si le prix de l'essence a crû de 11,7 % en moyenne en 2011, selon l'Insee, grevant lourdement le budget des familles les plus modestes, depuis le 20 avril, la Direction générale de l'énergie et du climat constate une accalmie.
Les prix reculent dans toutes les catégories (gazole, sans-plomb 95, sans-plomb 98, etc.) "Et on ne bloque pas des prix qui baissent", a fait remarquer, mercredi 9 mai, Michel Sapin, chargé du projet présidentiel, qui pourrait retrouver, vingt ans après, le ministère de l'économie.
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TIPP flottante
Un tel abandon n'empêchera pas le futur gouvernement de rétablir la TIPP flottante - il s'agit en réalité de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) - pour mettre les ménages à l'abri de l'augmentation conjoncturelle du prix de l'essence. "Le retour de la TIPP flottante permettra non pas de diminuer les recettes de l'Etat, mais d'éviter les augmentations indues", l'idée, cette fois-ci, étant de "chiffrer d'abord le surplus de recettes de TVA indu pour des raisons conjoncturelles", puis "de restituer ce montant aux automobilistes", avait indiqué, le 21 mars aux Echos, M. Sapin.
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Age de départ à la retraite
Présenté comme une mesure de lutte contre les injustices, le rétablissement du droit à partir à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant cotisé 41 annuités fera aussi l'objet d'un décret soumis pour consultation au conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV).
Mais cette mesure, loin d'être précisément arrêtée, devrait aussi donner lieu à un échange de vues politique entre le gouvernement et les organisations syndicales. En effet, si Marisol Touraine, chargée du pôle social au sein de l'équipe de M. Hollande, maintient le principe d'un retour aux 60 ans pour les seules personnes ayant cotisé (grosso modo, ayant effectivement travaillé) 41 ans, un autre proche du président élu laisse ouverte la possibilité d'une négociation à la marge sur les périodes validées, comme le chômage indemnisé ou les congés de maternité, jusqu'au 31 décembre 2011.
Les syndicats de salariés pousseront le gouvernement à agir en ce sens. Mais si cette option est retenue se posera immédiatement la question du sort de l'actuel dispositif carrières longues, réservé aux salariés ayant commencé à travailler à 17 ans et avant, mais sans décompte des périodes validées. Il semble en effet difficile de prendre en compte ces périodes pour les "18 ans" et non pour les "17 ans et moins".
Or selon les arbitrages qui seront rendus, le nombre de bénéficiaires potentiels de la mesure variera de quelques dizaines de milliers à 150 000, sur un total de quelque 630 000 départs à la retraite en 2011 dans le régime général - les salariés du privé et assimilés. Le financement de ce dispositif est à la charge des actifs, la cotisation vieillesse devant être relevée de 1 point sur la durée du quinquennat - soit 0,2 point par an (0,1 pour la part patronale, 0,1 pour la part salariale).
"Si la mesure n'inclut pas les périodes de chômage, ce relèvement suffira largement à la financer. Dans le cas contraire, cela ne suffira pas", avance Gérard Rivière, président (FO) de la CNAV. Si cette augmentation, comme c'est envisagé, concerne les seules cotisations déplafonnées, elle portera ainsi sur 5,1 milliards d'euros, ce qui alourdira d'autant le coût du travail dans les entreprises employant de la main-d'œuvre qualifiée.
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Allocation de rentrée scolaire
La hausse de 25 % de l'ARS, destinée à "redonner du pouvoir d'achat aux Français et améliorer leur vie quotidienne" dès la prochaine rentrée, est a priori plus simple à mettre en œuvre. Versée sous condition de ressources aux familles ayant au moins un enfant scolarisé de 6 à 18 ans, elle passerait à 359,80 euros par enfant de 6 à 10 ans, à 379,60 euros par enfant de 11 à 14 ans, et à 392,80 euros par enfant de 15 à 18 ans. Près de 2,9 millions de familles bénéficient de cette allocation généralement versée lors de la troisième semaine du mois d'août et dont le coût total était de 1,489 milliard d'euros en 2010.
Le projet de décret portant augmentation de l'ARS doit être soumis pour consultation au conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), soit lors d'une réunion ordinaire de cette instance, le 5 juin ou le 4 juillet, soit à une autre date, s'il s'agit d'un conseil extraordinaire. Le financement de cette hausse, évaluée à 400 millions d'euros par la cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, doit être assuré par l'abaissement du plafond du quotient familial.
L'augmentation de l'ARS est une mesure empruntée à l'arsenal keynésien le plus classique à gauche : il s'agit de soutenir la demande des ménages, à un moment où celle-ci donne de sérieux signes de faiblesse. Le relèvement de la cotisation vieillesse, lui, va à l'encontre de cette politique de l'offre qu'une partie des économistes ayant travaillé pour M. Hollande a essayé, mais apparemment sans grand succès, de défendre.
10 MAI 2012 - 7EME JOURNEE NATIONALE MEMOIRES DE L ESCLAVAGE
10 MAI 2012 :
Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage
en France métropolitaine
Le président français Jacques Chirac a décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en métropole. L'occasion pour la France métropolitaine d'honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l'abolition de l'esclavage. Au-delà de l'abolition, la journée devrait engager une réflexion générale sur l'ensemble de la mémoire de l'esclavage, longtemps refoulée, pour la faire entrer dans notre histoire. L'occasion aussi de s'interroger sur la façon dont l'esclavage peut trouver sa juste place dans les programmes de l'école primaire, du collège et du lycée. La volonté également de développer la connaissance scientifique de cette tragédie. Enrichir notre savoir, c'est le moyen d'établir la vérité et de sortir de polémiques inutiles.
La date du 10 mai correspond à l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira 'reconnaissant la traite négrière transatlantique et l'esclavage'
10 mai 2012 : septième Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions
La démarche initiée par la France depuis bientôt 10 ans est suivie avec attention en Europe, en Amérique Latine, mais également aux Etats-Unis ou au sein d’instance internationale comme l’UNESCO et l’OSCE. Instaurée par décret du 31 mars 2006, la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions du 10 mai a rapidement pris une dimension nationale sur tout l’ensemble du territoire et reçu un écho international. Mentionnons par exemple la commémoration du 10 mai au Sénégal en 2006 avec le vote, en 2010, d’une loi qualifiant la traite et l’esclavage de crime contre l’humanité, inspirée de la loi française. Placée sous l’autorité du Président de la République, une cérémonie officielle est organisée par le gouvernement depuis 2006.
En 2012, la cérémonie officielle aura lieu, comme les années antérieures sauf en 2009, dans le jardin du Luxembourg, en lien avec le Sénat, à proximité d’un site mémoriel constitué par la statue « le cri, l’écrit » de Fabrice Hyber, inaugurée dès 2007, et la stèle dévoilée en 2011 par le chef de l’Etat portant l’inscription suivante : « par leurs luttes et leur profond désir de dignité et de liberté, les esclaves des colonies françaises ont contribué à l’universalité des droits humains et à l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité qui fonde notre République. »
La cérémonie officielle à Paris sera accompagnée de cérémonies dans chaque préfecture de France, où l’inscription qui figure sur le monument à la mémoire de l’esclavage sera diffusée sur l’ensemble du territoire national. Des actions pédagogiques dans les établissements scolaires et des événements scientifiques ouverts au public sont également prévus. Pour l’année 2012, le CPMHE a proposé d’accorder une place centrale aux objectifs européens de la loi de 2001, afin de mettre en avant les différentes manières d’appréhender ces thématiques dans les autres sociétés européennes. A cette occasion, seront mises à l’honneur des personnalités intellectuelles, culturelles, associatives, ou politiques européennes.
07 MAI 2012 - EN AFRIQUE DU SUD - REVISION DES DROITS HOMOS
07 MAI 2012 –
Afrique du Sud: les chefs traditionnels
s'en prennent aux droits des homosexuels
Remise en question de la protection des LGBT dans ce pays qui permet aux homos de se marier: la Chambre nationale des chefs traditionnels a demandé de supprimer de la Constitution la clause garantissant l'égalité des droits.
Répondant à une invitation annuelle de la commission constitutionnelle du Parlement à suggérer des changements à apporter à la loi fondamentale sud-africaine, la Chambre des chefs traditionnels, dont le rôle est consultatif, a demandé de supprimer de la Constitution sud-africaine la clause garantissant l'égalité des droits aux homosexuels.
Le paragraphe 9-3 de la très libérale Constitution sud-africaine est actuellement rédigé comme suit: «L'Etat ne peut discriminer injustement qui que ce soit, directement ou indirectement, pour un ou plusieurs motifs, dont la race, le sexe, la grossesse, le statut matrimonial, l'origine ethnique ou sociale, la couleur, l'orientation sexuelle, l'âge, le handicap, la religion, la conscience, la croyance, la culture, la langue et la naissance.»
L'égalité «imposée»
Le député ANC Patekile Holomisa, qui préside à la fois la commission constitutionnelle du Parlement et le Congrès des chefs traditionnels, a indiqué à City Press que «la grande majorité ne veut pas promouvoir et protéger ces choses», mais que la direction du parti au pouvoir avait imposé l'égalité pour tous. «La dernière fois que cette question a été discutée, c'était à propos du mariage pour les personnes de même sexe. La plupart des gens dans le groupe parlementaire étaient contre, mais Luthuli House (siège de l'ANC, NDLR) et la direction du parti nous ont ordonné de voter pour», a-t-il déclaré.
Pour les chefs religieux, l'homosexualité est «une condition qui arrive quand certains rituels culturels n'ont pas été accomplis»… Pour Patekile Holomisa, qui craint que le parti dominant ne perde des voix s'il ne respecte pas les convictions de sa base, l'homosexualité est «une condition qui arrive quand certains rituels culturels n'ont pas été accomplis». Les homosexuels ne doivent pas être «battus et violés», a-t-il cependant insisté.
Mise au point
L'ANC a pris ses distances «et veut qu'il soit noté qu'à aucun moment il n'a envisagé débattre de la question au Parlement», a réagi Mathole Motshekga, le chef de son groupe parlementaire, dans un communiqué. «Toute loi qui prive les gens du droit à leur expression sexuelle les dévalorise dans l'ensemble de la société», a-t-il estimé. Rappelant que «l'objectif clef de l'ANC est la création d'une société unie, multiraciale, non sexiste et démocratique», il a indiqué qu'il rencontrerait M. Holomisa au plus tôt pour mettre les choses aux clair.
Exception sur le continent, les homosexuels sud-africains peuvent se marier légalement et adopter. Mais de nombreux homosexuels noirs sont toujours victimes de discriminations et d'agressions. Les lesbiennes des townships, en particulier, sont régulièrement la cible de «viols correctifs» destinés à les convertir à une hétérosexualité jugée plus orthodoxe.
07 MAI 2012 - LES ASSOS LGBT REAGISSENT / VICTOIRE DE HOLLANDE
07 MAI 2012 –
«La victoire de François Hollande
permet d'envisager l'avenir avec espoir»
Entre grande joie… et ultimatum, les associations homos ont été nombreuses à réagir à l'élection de François Hollande, «premier président de la République favorable à l'égalité des droits pour les LGBT».
Au lendemain de la victoire de François Hollande, l'Inter-LGBT, comme d'autres associations LGBT, a rappelé le futur président socialiste a ses engagements. Pour la première fois, la France a un président de la République favorable à l'égalité des droits pour les lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT), écrit l'interassociative. Cela permet d'envisager l'avenir avec espoir mais génère aussi des attentes immenses de la part des LGBT.»
Car, on le sait, François Hollande a clairement fait figurer «le droit au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe» dans son programme. «L’égalité des droits entre les couples et les familles est un enjeux prioritaire, écrit le porte-parole de l'Inter-LGBT, Nicolas Gougain, mais sans remettre à plus tard les avancées nécessaires concernant les droits des trans, les moyens alloués à la lutte contre les discriminations à raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre ou encore à la lutte contre le VIH-sida.»
Ultimatum
L'interassociative se veut prudente et garde «en mémoire le rejet en première lecture du pacs, faute d'une mobilisation suffisante des députés de la majorité de l'époque. C'est pourquoi l'Inter-LGBT entend maintenir la pression» notamment avant les élections législatives pour faire avancer les droits durant le quinquennat, avec une première étape importante: la Marche des fiertés LGBT. Celle de Paris, organisée par l'Inter-LGBT, se déroulera le 30 juin. «Ce sera l'occasion de rappeler nos exigences et notre détermination à voir enfin se réaliser l’Égalité des droits après 13 années passées sans avancées législatives majeures en faveur des droits des LGBT. Les actes, c'est maintenant!»
D'autres fédérations françaises, la Coordination Inter-Pride France et la Fédération LGBT, elles, ont même fixé un ultimatum: «Nos associations fixent le cap d'une Égalité réelle dans les 100 jours qui suivront l'ouverture de la nouvelle législature, prévue le 26 juin, et pas en 2013 comme annoncée (dans TÊTU, François Hollande fixait le printemps 2013 comme cap pour l'ouverture du mariage). Il n'est pas antinomique de mener de front des réformes structurelles, économiques et sociétales, surtout que les principaux textes sont prêts.»
Lutte contre les discriminations, parentalité…
La fédération Total Respect, qui rassemble dix organisations de lutte contre les discriminations, «salue l'élection à la présidence de la République du seul candidat présent au second tour qui ait répondu à ses «dix revendications contre les racismes, les homophobies et le sida» et «demande à l'UMP de se ressaisir, de sortir de sa fascination pour le Front national et d'offrir un discours de droite qui ne soit plus d'extrême droite».
Enfin, l'assocation les Enfants d’Arc En Ciel – L’Asso! appelle le nouveau président à «ne pas se contenter (d'ouvrir) l'adoption» pour sécuriser les droits vis-à-vis des enfants: «l’établissement de la filiation s’effectue aussi par effet de la loi et donc par présomption de parenté dans le cadre du mariage ainsi que par reconnaissance volontaire (reconnaissance en mairie). (…) Depuis plusieurs années, la réflexion sur les questions homoparentales entre le PS et les associations n’a cessé de progresser.» L'association espère donc, elle aussi, que des avancées soient concrétisées…
07 MAI 2012 - AU ROYAUME UNI - AVANCER POUR MIEUX RECULER
07 MAI 2012 –
Royaume-Uni: le mariage des homos
relégué aux calendes grecques?
Après avoir essuyé une défaite cuisante aux élections locales, le gouvernement de David Cameron va se concentrer sur «ce qui compte vraiment»… l'égalité n'en ferait donc pas partie.
De Londres
«Nous allons nous concentrer sur ce qui compte vraiment», a déclaré hier le Chancelier de l’Echiquier britannique, George Osborne. Le mariage gay «n’est certainement pas ma priorité, ni celle du gouvernement». Il n’en fallait pas plus pour que le quotidien de gauche, The Guardian, pose clairement la question: «Le mariage gay: une perte de temps pour le gouvernement?»
«Pas le bon moment»
Un porte-parole du Premier ministre, interrogé par Pink News, a nié l’abandon de ce projet. La position de David Cameron reste «inchangée», assure-t-il. Pourtant, une autre source aurait dit au Sunday Telegraph que l’égalité «est bien une chose en faveur de laquelle nous sommes sincèrement, mais à cause de tout ce qui vient de se passer, n’est pas le bon moment».
Jusqu’à ces derniers jours, le gouvernement ne niait pas que la proposition puisse faire partie du discours de la reine, qui sera prononcé mercredi. Aujourd’hui, il assure qu’il n’a jamais été question qu’elle soit incluse dans cette solennelle annonce de l’agenda du parlement.
Une stratégie électoraliste
Le gouvernement n’abandonne peut-être pas complètement son idée d’ouvrir le mariage aux couples homosexuels, mais comme l’a dit George Osborne, «ce n’est pas là-dessus que les efforts du gouvernement vont se concentrer». Un retournement de situation, alors que, la semaine dernière encore, David Cameron rappelait à quel point il était attaché à cette idée d’égalité.
Que s’est-il donc passé entre temps? Les Conservateurs se sont pris une «raclée» lors des élections locales. Si George Osborne assure que les électeurs «n’ont pas abandonné» les conservateurs à cause de ce projet, une autre source de Downing Street a assuré au Daily Mail que le Premier ministre ne pouvait pas persévérer sans le soutien de son parti.
Un gouvernement «multitâches»
Or, les parlementaires conservateurs sont nombreux à lui en vouloir pour cette initiative sociétale. Ils appellent même le gouvernement à revenir à des valeurs plus traditionnelles. Ainsi, le discours de la reine devrait annoncer de nouvelles mesures «promouvant le mariage et la vie de famille», selon le Daily Mail.
Mais les conservateurs ne sont qu’une face de la coalition gouvernementale. Les Libéraux-démocrates du centre ont eux aussi leur mot à dire, même s’ils ne sont que des partenaires minoritaires. La ministre des Egalités, en charge du projet, est justement Lib-Dem. A ceux qui disent que le gouvernement ne doit pas se «disperser», elle répond qu’il peut être «multitâche». Dans son blog, elle a assuré qu’il n’y aurait «pas de volte-face».
En attendant, le gouvernement gagne du temps en rappelant que les consultations ouvertes en mars, se concluront en juin, et qu’il sera alors temps d’aviser.
07 MAI 2012 - REACTIONS BRIGITTE GOLDBERG / VICTOIRE HOLLANDE
07 MAI 2012 –
AVENIR 2012 - REACTIONS BRIGITTE GOLDBERG
SUITE A LA VICTOIRE DE HOLLANDE
Une victoire aigre douce...
La victoire de François Hollande a été plutôt bien accueillie par les associations LGBT. On me permettra de ne pas signer de chèque en blanc sur ce qui ne sont aujourd'hui que des promesses. Si le futur président s'est prononcé pour le mariage entre personnes du même sexe et pour l'adoption des couples homoparentaux, il n'a pas donné de délais et a même précisé à Libération : «Attention, ce ne sera pas simple de faire passer ces textes.». Si François Hollande est favorable à la Procréation Médicalement Assisté, il est hostile à la Gestation Pour Autrui entrainant une discrimination entre les couples de lesbiennes et les couples gay...
Pour ce qui est des personnes transgenres et transsexuelles il a déclaré : "Je suis pour la rectification de l’état civil lorsqu’il y a eu changement de sexe." C'est une reculade par rapport à la circulaire du 14 mai 2010 à laquelle nous avons participé. A la question : "Êtes-vous pour un remboursement par la Sécurité Sociale ?". La réponse est : "Pour partie. Il n’y a pas de raison de donner une gratuité totale à ce qui est un choix individuel.". Autrement dit, adieu l'ALD qui permettait au plus modestes d'entre nous une prise en charge totale de leur transition.
Plus que jamais, notre parti continuera son combat pour que la défense
des droits LGBT ne soit plus un combat d'arrière-garde qui n'intéresse
les partis politiques qu'en période électorale.
Pourquoi François Hollande ne pourra pas tenir ses promesses...
A peine élu, le nouveau président a déclaré : "L'austérité ne doit pas être une fatalité". Il n'empêche que cette austérité sera inévitable sans une refonte totale du système financier européen, refonte à laquelle Angela Merkel se veux farouchement opposée au nom de la rigueur budgétaire. Le problème, c'est que les conséquences de cette rigueur sont incontrôlables comme le montre le récent résultat de élections en Grèce. La crise grecque n'est pas une nouveauté, mais elle arrive à un niveau telle que se pose la question de la sortie de l'euro. Les conséquences en seraient dramtique pour le grecques eux-même, mais, il y aurai inéluctablement un risque "d'effet domino". Le Portugal, l'Espagne et l'Italie pourraient suivre le même chemin entrainant de fait la fin de la monnaie commune... La seule solution pour éviter ce scénario catastrophe serait une mutualisation de la dette à laquelle Hollande est opposé, une émission monnétaire de la Banque Centrale Européenne afin d'assurer le rachat de la dette et la relance de la croissance ce qui supposerait la création d'une inflation et rendrait Mme Merkel aussi verte que le tailleur qu'elle portait à sa dernière conférence de presse lors de laquelle elle a affirmé qu'il "n''y aurai pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire européen". François Hollande pourra t-il tout au plus obtenir un ajout sur la croissance, mais, cela ne changera pas grand chose aux conséquences de ce pacte qui impose une austérité dont les population ne veulent pas. En 1933 le président Franklin Delano Roosevelt instituait le "New Deal" pour faire face à la récéssion qui frappait les USA de plein fouet. Les grandes lignes en était une politique volontariste de l'état qui a investi dans des grands travaux, la régulation du libéralisme, le renforcement du rôle des syndicats... Malheureusement, la France n'est pas les USA et nous ne pouvons fabriquer de l'euro comme les américains du dollard. Une politique de ce type ne pourrai être mise en place qu'à l'échelle européenne et c'est loin d'être à l'ordre du jour.
François Hollande hérite également d'une bombe à retardement gentiment préparée par Xavier Bertrand. Avec une croissance nulle au premier semestre 2012 et une consommation des ménage en hausse de 0.2% au premier trimestre, la hausse du chômage ne pouvait être évitée. Par contre, elle a pu être retardé à la demande du ministre désireux de ne pas atteindre le chiffre fatidique des trois millions de chômeurs avant les élections. Il n'empêche que ces licenciements sont programmés et qu'ils vont venir creuser encore d'avantage les comptes sociaux. Il ne faudra pas compter sur le déficit record du commerce extérieur pour venir relancer la croissance.
Ne pouvant compter sur l'europpe pour relancer la croissance, au commande d'un pays dont les comptes plombés par une dette record ne lui laissent aucune marge de manoeuvre, on voit mal comment le nouveau président pourrait faire autre chose que de gérer l'austérité, mais, une austérité de gauche !
07 MAI 2012 - FRANCOIS HOLLANDE ELU PRESIDENT REPUBLIQUE
07 MAI 2012 –
Résultats officiels de l'élection Présidentielle 2012
et réformes à venir
Introduction
François Hollande a été élu Président de la République le 6 mai 2012, en battant le Président sortant Nicolas Sarkozy. Il deviendra le 24ème Président de la République à compter de la cérémonie de passation des pouvoirs qui aura lieu le 15 mai 2012, François Hollande qui devrait nous donner le nom du nouveau 1er ministre ce 15 mai 2012. Le président nouvellement élu a assisté par ailleurs à la cérémonie du 8-Mai aux côté du sortant. Comme prévu, le dernier conseil des ministres du quinquennat de Nicolas Sarkozy a eu lieu mercredi 9 Mai.
Le Ministère de l'Intérieur a publié lundi 7 Mai dans la matinée, les résultats officiels du second tour de l'élection présidentielle.
Le taux de participation a été de 80,35% (soit une abstention de 19,65%), un chiffre à peine supérieur à celui du premier tour de l'élection qui était à 79,48%. A noter également le taux du vote blanc-nul au 2eme tour qui s’élève à 4,66% correspondant à 2 146 408 votants alors qu’au premier tour ils étaient seulement 701 190 à voter blanc-nul.
- Sur Un total de 37 016 404 votants, 2 146 408 ont voté blancs-nuls – Ensuite :
-
François Hollande a obtenu 51,63% des suffrages exprimés (18 004 656 voix)
-
Nicolas Sarkozy a obtenu 48,37% des suffrages exprimés (16 865 340 voix)
Le déroulement de la prise de fonction
Dans la semaine qui suivra sa prise des fonctions, François Hollande devrait faire connaître son premier Ministre et la composition du Gouvernement. Mais compte tenu de sa participation à plusieurs sommets internationaux, cette annonce pourrait n'intervenir que tardivement, vers le 22 mai.
En effet, le nouveau Président sera au G8 à Camp David les 18 et 19 mai, puis au sommet de l'Otan les 20 et 21 mai. A cette occasion, il devrait annoncer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan d'ici la fin de l'année 2012.
Ensuite, la bataille des législatives débutera, puisque les premier et second tours de scrutin à l'élection des députés à l'Assemblée nationale se dérouleront en métropole respectivement les 10 et 17 juin.
Le Gouvernement de François Hollande appellera les électeurs à élire majoritairement des députés PS afin de pouvoir mettre en pratique les réformes contenues dans le projet Présidentiel. En effet, en l'absence de majorité socialiste à l'Assemblée, l'efficacité serait remise en cause par des discussions allongées et de nombreux amendements destinés à ralentir voire bloquer les projets envisagés, ce qui conduirait la France à un certain immobilisme.
Rappelons que depuis septembre dernier, la majorité du Sénat a été prise par le PS et qu'auparavant, lors des élections cantonales, là aussi le PS était arrivé en tête.
Le calendrier des premières réformes
Entre la prise de fonction et la fin juin
En attendant l'élection des députés et la reprise des travaux à l'Assemblée nationale fin juin, le nouveau Gouvernement de gauche devrait préparer plusieurs projets de loi, décrets et autres circulaires pour :
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réduire de 30% la rémunération du chef de l'Etat et des membres du gouvernement ;
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signer la "Charte de déontologie et publication des déclarations d'intérêts par les membres du gouvernement" et des cabinets ;
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augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire pour une mise en oeuvre dès août 2012 ;
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bloquer pour 3 mois les prix des carburants ;
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mettre en place une caution solidaire pour permettre aux jeunes d'accéder à la location d'un logement ;
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garantir pour l'épargne défiscalisée (livret A et livret d'épargne industrie, successeur du Livret de développement durable) une rémunération supérieure à l'inflation ;
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doubler le plafond du LDD (Livret Développement Durable) pour mieux financer le logement social, développer les PME et l'innovation ;
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abroger la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers ;
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rétablir pour les années à venir, le droit de partir à la retraite à 60 ans pour toutes les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 annuités ;
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fixer un éventail maximal de 1 à 20 des rémunérations dans les entreprises publiques ;
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prendre des directives pour lutter contre les délits de faciès lors des contrôles d'identité ;
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geler de manière conservatoire une partie des dépenses dans l'attente du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques au début de l'été
-
suspendre la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et lancer le projet de refondation et de modernisation de l'action publique.
Enfin, soulignons que le nouveau Président François Hollande devrait envoyer à tous les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne un mémorandum "proposant un Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance pour modifier et compléter le Traité de stabilité et réorienter la construction européenne vers la croissance - dès fin mai, en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin".
Le Parlement sera convoqué en session extraordinaire cet été
Au mois de juillet, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire afin d'adopter plusieurs réformes et de se prononcer sur :
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le programme de stabilité et le projet de loi de programmation pluriannuelle des finances publiques, fixant la trajectoire de retour à l'équilibre budgétaire en 2017;
-
le second projet de loi de Finances rectificative pour 2012 visant à :
- plafonner et supprimer les niches fiscales (aucun détail sur l'importance du "coup de balai" n'a pour l'instant filtré),
- moduler l'impôt sur les sociétés au bénéfice des PME et des entreprises réinvestissant leurs bénéfices,
- mettre en place d'une surtaxe sur les banques et les sociétés pétrolières,
- rétablir le barème 2010 de l'ISF,
- supprimer l'exonération sur les grosses successions,
- taxer les revenus du travail comme ceux du capital,
- création d'une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 75% au dessus de 1 million d'euros ;
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la suppression de la hausse de la TVA prévue pour octobre 2012 par la loi de Financement de la sécurité sociale rectificative (maintien au taux normal à 19,6%) ;
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le projet de loi d'assainissement des activités bancaires prévoyant notamment la séparation des activités de dépôt et des activités spéculatives, la lutte contre les produits toxiques et les paradis fiscaux ;
Par ailleurs, le Gouvernement de François Hollande, va lancer plusieurs chantiers sociaux lors d'une Conférence nationale pour la croissance et l'emploi prévue à la mi-juillet, avec notamment pour priorités :
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l'emploi des jeunes et des seniors,
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l'encadrement des licenciements boursiers,
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la sécurisation des parcours professionnels,
-
la lutte contre la précarité,
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l'égalité salariale et professionnelle.
Est également prévu au programme, le lancement du débat national sur la transition énergétique préalable à la préparation d'un projet de loi de programmation, avec notamment un "plan massif" de rénovation thermique des logements
Enfin, il est prévu de mettre en place une commission de préparation de l'Acte II de l'exception culturelle, et le réexamen de la situation de l'éducation nationale pour la rentrée scolaire 2012-2013, avec notamment :
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la situation des Rased (enseignants spécialisés dans la grande difficulté scolaire),
-
le recrutement d'assistants d'éducation et de personnels d'encadrement (dans les 60.000 postes prévus sur cinq ans),
-
des mesures d'urgence pour compléter la formation pratique des professeurs néo-titulaires
