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13 FEVRIER 2012 - EGALITE LGBT 2012 LES ASSOS S UNISSENT
13 FEVRIER 2012 –
«Égalité LGBT 2012»: Les associations s’unissent avant les élections
«C’est un engagement qui se prend aujourd’hui au regard du bilan en demi-teinte de la mandature de Nicolas Sarkozy», a expliqué Stéphane Corbin, président de la Coordination InterPride France (à gauche sur la photo), lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce matin au Centre LGBT Paris-IDF pour le lancement de la campagne d’interpellation «Égalité LGBT 2012». Un constat qui a entraîné le regroupement de la Fédération LGBT, l’Inter-LGBT et la Coordination InterPride France (CIF), montrant ainsi une volonté d’établir ensemble l’égalité des droits pour tous et toutes, et marquant la fin d’un clivage entre les associations de Paris-Ile de France et celles de la province. Une démarche inédite qui donne aujourd’hui naissance à une nouvelle initiative en vue des élections: le site Égalité LGBT 2012.
HUIT THÈMES, TROIS ENJEUX
«Nous ne nous faisons pas le porte-drapeau d’un parti politique. La vocation du site est avant tout d’informer», souligne Denis Lefèvre, président de la Fédération LGBT (au centre sur la photo). Pas question donc de diffuser une consigne de vote, l’objectif est clair: analyser et décortiquer les programmes de chaque candidat-e pour mettre en lumière ses engagements concernant les LGBT.
Sur le site, les visiteurs trouveront l’ensemble des revendications, classées en huit thèmes: «Couples/Conjugalité», «Familles/Parentalités», «Trans’», «Discriminations/Violences», «Éducation/Ecoles», «Santé LGBT», «Travail/Emploi» et «International». «De façon transversale, ces huit thèmes recoupent trois grands enjeux: le droit, la vie quotidienne et l’international», approfondit Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT (à droite sur la photo).
À partir de mi-mars, la plate-forme comptera aussi des entretiens vidéos de chaque candidat-e, afin de présenter sa position sur chacune des revendications. La Fédération LGBT, l’Inter-LGBT et la CIF prévoient aussi un meeting le 31 mars, auquel seront invité-e-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle: «Nous les sollicitons tou-t-e-s, sauf Marine Le Pen, souligne Nicolas Gougain. Nous ne souhaitons pas crédibiliser le Front national en lui donnant la parole, mais nous publierons bien sûr une analyse de son programme».
Le site vivra après la présidentielle, notamment en vue des législatives, qui seront, au même titre que l’élection présidentielle, un rendez-vous important pour faire valoir les droits des LGBT.
En s’unissant pour la première fois, la Fédération LGBT, la CIF et l’Inter-LGBT représentent 90% des LGBT inscrit-e-s dans des associations. «Le LGBT est enfin complet, et toute la diversité de la France est vraiment représentée au sein du mouvement», résume Stéphanie Nicot, porte-parole de l’Association nationale transgenre (ANT).
11 FEVRIER 2012 - 9 EME EDITION JOURNEES GAIES ET LESBIENNES A PAU
11 FEVRIER 2012 –
À Pau, 9e édition des Journées gaies et lesbiennes
A Partir du 10 Février 2012 débute la 9e édition des journées Gaies et Lesbiennes de Pau, organisée par IDEM, l’association LGBT locale.
Jusqu’au 14 février, le cinéma Le Méliès accueillera pas moins de sept films au programme, dont le très attendu Bye Bye Blondie en avant-première (pour les Parisien-ne-s, n’oubliez pas l’avant-première Yagg le 15 mars) et en présence de sa réalisatrice, Virginie Despentes, mais aussi Let My People Go, ou encore The Ballad of Genesis and Lady Jaye.
Enfin, ce festival sera aussi l’occasion de rencontrer l’équipe du projet de création d’une nouvelle antenne du Refuge à Pau.
11 FEVRIER 2012 - MARIAGE GAY A VILLEJUIF UN MESSAGE PRESIDENTIEL
11 FEVRIER 2012 –
Le mariage symbolique d'Alexis et Fabrice célébré à Villejuif
La maire communiste de Villejuif a procédé ce 11 février 2012 à une union symbolique d'un couple d'homme. Un geste qui se veut militant, à quelques mois des élections présidentielles.
C'est le premier «mariage» d'un couple de même sexe en Ile-de-France. Samedi matin, la maire communiste de Villejuif (Val-de-Marne) a célébré l'union «symbolique» et «militante» de deux hommes pacsés depuis dix ans. Ce mariage symbolique n'a aucune valeur juridique et ne sera pas inscrit au registre d'état civil, a précisé la mairie.
Dans la salle des mariages de l'hôtel-de-ville, Claudine Cordillot, maire (PCF) de la commune, a uni Alexis Cortijos, 42 ans, et Fabrice Lesté, 40 ans. L'élue a néanmoins procédé comme lors d'une cérémonie authentique, avec échange des anneaux, remise des actes de mariage et d'un livret de famille pour que le couple affirme son «droit à la parentalité».
Quelques larmes
En échangeant les alliances avec son compagnon, Alexis Cortijos a laissé échapper quelques larmes devant 250 témoins, dont le patron du PCF Pierre Laurent, et une myriade de journalistes. «Je te donne cet anneau en signe de notre combativité», lui a-t-il soufflé «Je te donne cet anneau, non pas pour faire comme les autres, mais pour avoir des droits comme les autres», lui a répondu Fabrice Lesté. Autour d'eux, des proches ont fredonné les airs de Aimer à perdre la raison de Louis Aragon et Jean Ferrat.
«Nous voulions un mariage symbolique», a confié Alexis Cortijos, afin d'éviter que la procédure soit «invalidée» comme à Bègles (Gironde) en 2004. «C'est un acte militant. Nous voulons montrer à une certaine droite que des gens ont envie de faire avancer les choses», a-t-il souligné, faisant référence au propos de Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré défavorable au mariage des couples homos.
Au cœur de la campagne présidentielle
De son côté, Claudine Cordillot, la maire de Villejuif, a déploré le «retard considérable» de la France en la matière et dénonce un «cadre législatif discriminatoire», alors que, citant un sondage récent, «63% des Français se déclarent favorables au mariage homosexuel et 56% à l'homoparentalité».
En célébrant ce qu'elle présente comme le premier «mariage gay» en Ile-de-France, l'édile entend poursuivre la «lutte» menée par des élus de gauche. Comme elle, le maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) avait marié symboliquement deux hommes pour placer cette thématique au cœur de la campagne présidentielle, en novembre dernier. L'union n'avait cependant pas été inscrite à l'état-civil.
«Il faut continuer pour obtenir la modification de la loi»
La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait alors dénoncé une «provocation» tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de «la meilleure façon de faire avancer la cause».
En 2004, le maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère avait célébré ce qui reste à ce jour le seul mariage d'un couple homo en France, avant que l'acte ne soit annulé par la justice. «Les réactions étaient très violentes à l'époque. Aujourd'hui, cette cérémonie montre que des gens de la société civile se mobilisent toujours. Il faut continuer pour obtenir la modification de la loi», a affirmé Clémentine Autain, ex-adjointe du maire de Paris et figure de la gauche radicale.
«Un acte de visibilité»
«C'est courageux de la part des élus de Villejuif. Ce symbole va permettre de faire progresser le combat. Il faut maintenant aider à ce que cela devienne une réalité», a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbien, Gai, Bi et Trans), voit cette cérémonie de mariage à Villejuif comme «un acte de visibilité» pour essayer de «faire passer une loi».
En janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que «selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme» et a laissé au législateur le soin de modifier ou non la loi.
11 FEVRIER 2012 - MAL LOGEMENT 2012 LE BILAN
11 FEVRIER 2012 -
Le mal-logement en 2012
rapport-mal-logement-2012.pdf
3,6 millions de personnes sont concernées par le mal-logement en France. 685 000 personnes n’ont pas de domicile personnel, 85 000 vivent dans une habitation de fortune, cabane, camping ou mobil home toute l’année...Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom.
État des lieux
Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom comme le rappelle chaque année la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel sur le mal-logement. 3 651 079 personnes sont non ou très mal logées. 685 116 personnes sont privées de logement personnel et 2 778 000 vivent dans des conditions de logement très difficiles (privation de confort et surpeuplement accentué).
Certes, la misère d’aujourd’hui n’est pas aussi dramatique que celle des années 50. Notre pays s’est enrichi et les conditions de logement se sont heureusement améliorées. Mais les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence les situations dramatiques dans lesquelles vivent des milliers de personnes. Le mal-logement ne se réduit pas pour autant aux situations extrêmes. Une fraction considérable de la population au sein des couches modestes et moyennes (notamment chez les jeunes) loge dans des conditions qui ne répondent pas à ses aspirations : détériorations, mauvaise insonorisation, surface trop faible, quartier dégradé, etc. L’idéal pavillonnaire, rêve de nombreuses familles, est loin d’être la norme en France.
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Évolution de la situation
Le nombre de logements sans confort de base a considérablement diminué ces trente dernières années. Cette évolution résulte à la fois de l’élévation du niveau de vie moyen mais aussi de la part croissante des dépenses que les ménages consacrent pour se loger. Il s’agit de moyennes : cette amélioration est loin d’être aussi nette pour tout le monde, notamment pour les jeunes générations qui subissent de plein fouet les hausses de loyers et la forte montée des prix à l’achat.
Cependant, 354 000 logements, soit 1,3 % du parc immobilier en 2006, contre 15 % en 1984, manquent encore de confort sanitaire (absence d’eau courante, d’installations sanitaires, WC intérieurs..). 1,3 million de personnes vivent encore dans des logements qualifiés de « mauvaise qualité » (électricité déficiente, humidité…) situant la France au 18ème rang européen sur 24. Selon les estimations ministérielles, les risques sanitaires liés à l’habitat indigne concernent environ 611 111 logements dans lesquels vivent un peu plus d’un million de personnes. Les ménages pauvres et modestes (ouvriers, chômeurs, jeunes de moins de 25 ans ou encore les familles monoparentales) sont sur représentés dans ces logements.
D’après une estimation réalisée par l’Insee dans le cadre de la mise en œuvre du Droit au logement opposable (Dalo), 520 000 à 530 000 ménages seraient éligibles aux critères de la loi Dalo, soit parce qu’ils habitent un logement insalubre ou menaçant de tomber en ruine, soit parce qu’ils n’ont pas le confort de base, ou encore qu’ils se retrouvent dans un logement surpeuplé, tout en abritant un enfant mineur ou une personne handicapée. Depuis l’entrée en vigueur de cette loi le 1er janvier 2008, sur 185 648 recours déposés, 143 665 ont été examinés en commission fin 2010 [2]. 22 420 personnes ont pu être relogées soit 39 % des l’ensemble des dossiers déposés dits "prioritaires". Malgré la loi Dalo, 27 500 personnes éligibles à son application restent sans logement.
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La France ne construit pas assez de logements, en particulier dans le secteur social, et la demande ne fait que s’accroître. Certes, le niveau de l’offre locative s’est redressé en 2009 (448 000 logements) mais il reste toujours en deçà de celui de 2000 (480 000 logements). En 2009, seulement 36 % des demandeurs de logement social (hors demandes de mutation) ont pu accéder au parc HLM d’après les données du dispositif du numéro unique départemental.
Les services sociaux et les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence les difficultés grandissantes des ménages les plus modestes pour accéder à un logement ou pour s’y maintenir. 5 154 000 personnes sont en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme.
Ce difficile accès au logement contraint les ménages à faibles ressources à vivre dans des quartiers accessibles mais souvent dépréciés. De ce fait, ces populations continuent à se concentrer dans les mêmes territoires.
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Montée de la précarité énergétique
L’enquête logement 2006 de l’Insee identifiait près de 3,4 millions de ménages touchés par la précarité énergétique (soit 13 % des ménages en France et environ 7 à 8 millions de personnes), auxquels il faut ajouter 290 000 ménages ayant recours à des pratiques de restriction ou de privation de chauffage. La Fondation Abbé Pierre estime que ce sont plus de 3 380 000 ménages qui sont en situation de précarité énergétique.
Définitions :
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10 FEVRIER 2012 - GAYLIB RETIRE SON SOUTIEN A SARKOZY
10 FEVRIER 2012 –
GayLib retire son soutien à Nicolas Sarkozy: «Trop, c'est trop!»
Coup de tonnerre à GayLib, longtemps premier soutien homo du président: le groupe ne fera pas campagne pour la réélection de Sarkozy. Les conséquences de l'interview à paraître dans le «Fig Mag».
«Trop, c'est trop! Si on voulait susciter un vote de rejet de la part des gays, on ne s'y prendrait pas autrement.» Emmanuel Blanc, le président de GayLib, le groupe LGBT de l'UMP, se dit encore «stupéfait» après la publication hier de l'interview de Nicolas Sarkozy au Figaro magazine, dans laquelle il se prononce contre le mariage des homos pour ne pas «brouiller l'image» du mariage «en ces temps troublés».
«Beaucoup d'amertume et de déceptions»
Conséquence immédiate: GayLib refuse de s'engager derrière Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle. Le président délégué du mouvement, Olivier Boileau-Descamps, «prend acte de la position de Nicolas Sarkozy. Pour le moment, je trouve que nous régressons par rapport aux positions de l'UMP et je ne demanderai pas à nos militants de faire la campagne de Nicolas Sarkozy hostile au mariage ouvert à tous les couples». Il se déclare favorable à un référendum sur la question, «puisque 63 % des Français sont favorables à ces mariages».
Ce geste signifie-t-il que le GayLib s'auto-saborde ou que son président démissionne? «Je n'ai pas encore tiré toutes les conséquences», précise Emmanuel Blanc à TÊTU. Pour l'heure, c'est «beaucoup d'amertume et de déceptions» après «dix ans d'engagement» de sa part: «Je constate dans ces propos un recul évident par rapport à 2007, quand le candidat avait parlé de la valeur de l'amour homosexuel, il avait proposé un contrat d'union civile, une sorte de pacs amélioré, mais là il n'y a rien.
«Je crois entendre Christine Boutin»
«On avait pourtant avancé grâce à Nicolas Sarkozy, sur l'alignement de la fiscalité du pacs sur celle du mariage, le soutien à la dépénalisation universelle de l'homosexualité devant l'Onu, la reconnaissance de la Journée mondiale contre l'homophobie, les programmes scolaires. Mais quand je lis l'interview, qui cherche à doubler Marine Le Pen par la droite, je crois entendre le discours de Christine Boutin» regrette-t-il, alors justement que cette dernière estime que les derniers propos du président «vont indéniablement dans le bon sens».
A titre personnel, cependant, Emmanuel Blanc va rester à l'UMP. «Je me reconnais toujours dans les valeurs fondatrices de ce parti: la liberté, la responsabilité individuelle. «C'est au nom des valeurs de notre parti, et pas en dépit de celles-ci, qu'il fallait pourtant soutenir l'égalité pour tous les couples. C'est au nom des valeurs traditionnelles qu'il faudrait affirmer que la famille est un bien commun à tous, pas réservé aux hétérosexuels. Nous devons être ce grand parti de la famille et de l'égalité.» Lui-même, en tout cas, ne votera pas pour François Hollande: «Je voterai blanc ou Sarkozy, ça dépendra de la campagne.»
10 FEVRIER 2012 - SARKOZY ENTRE PETIT A PETIT EN CAMPAGNE
10 FEVRIER 2012 –
Nicolas Sarkozy dévoile les premiers axes de sa campagne
Dans l’entretien au Figaro Magazine à paraître, le chef de l’État se prononce pour un référendum sur les demandeurs d’emploi et une réforme du droit des étrangers.
Travail : un référendum sur les obligations des chômeurs
Face à la montée du chômage, Nicolas Sarkozy plaide cette fois pour une réforme radicale de la formation et de l’indemnisation des chômeurs. « Une forme de révolution », annonce-t-il, où « l’indemnisation ne sera pas une allocation qu’on touche passivement mais la rémunération que le service public de l’emploi versera à chaque demandeur d’emploi en contrepartie de la formation qu’il devra suivre ».
Après une phase de « formation obligatoire », le chômeur serait alors contraint « d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé ».
Cette proposition ouvre un chantier immense. Elle nécessitera d’abord une profonde rénovation du système de formation professionnelle. Elle suscitera aussi une levée de bouclier de la gauche, mais surtout des syndicats, qui dénoncent régulièrement la mise en accusation des demandeurs d’emploi et avaient déjà combattu la réforme du début du quinquennat visant à suspendre les indemnités en cas de refus de deux « offres raisonnables d’emploi ».
Nicolas Sarkozy entend pourtant faire de cette idée un élément phare de sa campagne, la jugeant « capitale pour l’avenir du pays ». Aussi, prévient-il, si aucun accord n’est possible, si « les obstacles catégoriels s’avéraient trop puissants », il en appellerait directement aux Français, via un référendum. Avec l’idée de provoquer un débat frontal sur « la façon dont on doit considérer le travail et l’assistanat ».
Immigration : changer la Constitution
Le chef de l’État revient de manière spectaculaire sur le sujet de la maîtrise de l’immigration dont il a fait depuis dix ans – dès 2002 au ministère de l’intérieur – l’une de ses marques de fabrique.
Première annonce choc, il relance l’idée de réformer le droit des étrangers. Il s’agirait de mettre un terme au double recours, devant les juridictions civiles et administratives, des personnes menacées d’expulsions. En 2008, Nicolas Sarkozy avait dû y renoncer car la commission Mazeaud avait estimé qu’une telle réforme n’était pas conforme à la Constitution. Désormais, le chef de l’État estime qu’il « faudra une réforme de la Constitution ».
Sur le terrain de l’intégration, le président juge inopportun la proposition de François Hollande de donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales.« Ce n’est vraiment pas le moment avec tous les risques de montée du communautarisme », tranche-t-il. Au passage, Nicolas Sarkozy accuse son probable futur adversaire de vouloir créer un appel d’air en régularisant les sans-papiers, alors que François Hollande ne s’est pas déclaré pour une régularisation massive mais au cas par cas.
Autre proposition choc : subordonner la délivrance des titres de séjours des conjoints étrangers de citoyens français à des conditions de ressources et de logement. Cette proposition devrait faire réagir fortement les associations de soutien aux étrangers et les juristes, car elle revient à pénaliser les couples binationaux aux revenus modestes.
Laïcité : assumer les racines chrétiennes
Au début de son quinquennat, en décembre 2007, Nicolas Sarkozy, avait prononcé un discours à la basilique du Latran, à Rome. Celui qui se présentait comme le promoteur d’une « laïcité positive » avait alors évoqué les « racines chrétiennes » de la France, ajoutant : « J’assume pleinement le passé de la France et ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Église. » Ces propos avaient provoqué de très vives critiques dans l’opposition et les milieux laïques.
Dans son entretien au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy persiste et signe. « N’amputons pas la France d’une partie de son histoire », dit-il. L’intention qu’a annoncée François Hollande d’inscrire le principe de séparation des Églises et de l’État dans la Constitution est tournée en dérision d’un : « C’est très original ! » Nicolas Sarkozy faisant observer que la laïcité est déjà affirmée à l’article premier de la Constitution.
« J’espère que dans les semaines qui viennent, on fera preuve d’un peu plus d’imagination », poursuit-il, très offensif sur un sujet où, ces dernières années, de la loi sur le voile à l’école (2004) à celle sur la burqa (2011), l’UMP a pris de vitesse le Parti socialiste.
Mariage homosexuel et euthanasie : c’est non
Sur deux sujets de société clivants, Nicolas Sarkozy prend le contre-pied de François Hollande. Le chef de l’État confirme qu’il n’est « pas favorable » au mariage homosexuel, contrairement au candidat PS, expliquant pourquoi il n’a pas honoré, en 2007, sa promesse d’un « contrat d’union civile » : parce qu’il aurait été « inconstitutionnel » de réserver ce contrat aux seuls homosexuels.
Nicolas Sarkozy rappelle qu’il a « veillé à garantir aux homosexuels les mêmes avantages, en termes de succession et de fiscalité, qu’aux couples mariés mais dans le cadre du pacs » – à l’exception de la pension de réversion. « En ces temps troublés, où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le mariage », argumente-t-il.
Le président de la République est pareillement réticent à l’adoption d’enfants par des couples de même sexe. « Je sais qu’il existe des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m’amènent pas à penser qu’il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille. »
Concernant la fin de vie, Nicolas Sarkozy est également très clair. Contrairement à François Hollande, il ne souhaite pas légaliser l’euthanasie. Selon lui, cette pratique « risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et contraires à notre conception de l’être humain. La loi Leonetti, ajoute-t-il, est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie. Pour le reste, laissons place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. »
Éducation : des professeurs davantage présents dans les écoles
Nicolas Sarkozy reprend un objectif évoqué il y a un mois lors de ses vœux au monde éducatif, à Poitiers : l’augmentation de « la présence des adultes dans l’école ». « Il va falloir (…) considérer que la classe est le lieu de l’enseignement et l’école celui de l’éducation », affirme le chef de l’État.
En clair, il s’agirait de modifier les obligations de service des enseignants pour qu’ils effectuent au sein de l’établissement une partie du travail de correction et de préparation, mais aussi qu’ils soient davantage disponibles pour encadrer et accompagner les élèves.
Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs indiqué, début janvier, que les enseignants bénéficieraient à l’avenir de bureaux au sein des établissements. Ne précisant pas que la décision et le coût de leur construction ou de leur aménagement incomberaient aux collectivités territoriales…
Tandis que François Hollande promet 60 000 postes de plus, le président de la République refuse de raisonner en termes d’effectifs. « Ceux-ci ont augmenté de 34 000 ces vingt dernières années, alors que dans le même temps, le nombre des élèves diminuait de 540 000 », explique-t-il, même si la tendance, côté élèves, s’est en partie inversée ces dernières années
Selon un sondage OpinionWay–Fiducial pour La Croix, 61 % des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy déclare sa candidature à l’élection présidentielle « le plus tôt possible ».
Le président de la République, qui semble avoir décidé d’accélérer le calendrier, soulève un coin du voile concernant son futur programme, dans un entretien au Figaro Magazine à paraître samedi 11 février.
Il propose notamment un référendum sur les obligations des demandeurs d’emploi et une réforme du droit des étrangers.
Le statut de vrai-faux candidat n’est plus tenable. Les Français souhaitent, à 61 %, que Nicolas Sarkozy lève le suspense et se déclare « le plus tôt possible » candidat à l’élection présidentielle, selon un sondage OpinionWay–Fiducial réalisé pour La Croix.
En revanche, 36 %, dont 61 % de sympathisants UMP, souhaitent qu’il effectue son entrée en campagne « le plus tard possible ». Ce n’est pas cette hypothèse que le président de la République semble avoir retenue. « J’ai dit que le rendez-vous approchait : il approche », déclare Nicolas Sarkozy dans un entretien publié samedi 11 février par Le Figaro Magazine.
« On a toujours dit : fin février, début mars », rappelle Franck Louvrier, son conseiller en communication. Sauf que, à l’Élysée, la fin du mois a l’air de débuter dès le 16 février. « Si la question est de savoir si j’ai réfléchi, sur le fond et sur la forme, ma réponse est oui. Comme pour toutes les décisions importantes, je prends le temps d’une réflexion longue et approfondie », assure le chef de l’État à propos de l’annonce de sa décision.
Une stratégie de 1er tour ancrée très à droite
De fait, Nicolas Sarkozy montre depuis plusieurs semaines des signes d’envie d’en découdre avec François Hollande, qui le devance dans les sondages d’intentions de vote. Pour contrer le candidat socialiste, il a choisi de démarrer sa campagne sur le terrain des « valeurs », après avoir consacré une longue séquence aux questions économiques et sociales liées à la crise.
C’est tout l’objet de l’interview accordée au Figaro Magazine, où il s’exprime comme un candidat en livrant un certain nombre de propositions sur la famille, le travail, l’immigration ou l’école.
Nicolas Sarkozy esquisse ainsi les premières lignes d’un programme axé sur les thèmes traditionnels de la droite. Et il plante le décor d’une stratégie de premier tour ancrée très à droite, comme les récentes déclarations du ministre de l’intérieur Claude Guéant le laissent penser.
« Un premier tour à la Buisson », affirme un élu UMP, signifiant que les conseils de l’ancien directeur de Minute, Patrick Buisson, pour étouffer le Front national sont écoutés par le chef de l’État.
« Des idées neuves »
Pour autant, Nicolas Sarkozy, qui estime que les propositions de François Hollande manquent de souffle, compte également surprendre par « des idées neuves » ou des initiatives chocs, en proposant par exemple des référendums sur des questions de société.
Dans le Figaro Magazine, il suggère ainsi de consulter directement les Français sur les droits des chômeurs, et peut-être sur les droits des étrangers. Pourtant, il n’a pas organisé une telle consultation durant son quinquennat. Il a même essuyé un échec lors du référendum corse en 2003, quand il était ministre de l’intérieur.
Pour tenter de sortir de la crise comme pour sa future campagne, Nicolas Sarkozy a donc clairement opté pour une stratégie du risque. « Fillon 1, Fillon 2, la TVA, ça raconte une histoire, sans qu’il y ait de décrochage », note un ministre, expliquant que les plans de rigueur successifs ont peut-être abîmé la popularité du chef de l’État mais pas les intentions de vote dont il est crédité.
En résumé, poursuit-il, « les Français pensent : “on ne l’aime pas mais il fait le job”». Décidé à jouer la carte de la crédibilité et de la compétence, le président de la République estime que François Hollande lui a laissé un certain nombre d’espaces sur lesquels il va pouvoir encore faire des propositions jusqu’au 22 avril, date du premier tour de l’élection présidentielle.
09 FEVRIER 2012 - UN MARIAGE GAY LE 11 FEVRIER EN ILE DE FRANCE
09 FEVRIER 2012 –
Le premier «mariage» d'un couple gay en Ile-de-France
aura lieu le 11 fevrier
Ce serait le premier mariage entre deux hommes en région parisienne. La maire communiste souhaite ainsi «faire avancer l'égalité des droits».
La maire communiste de Villejuif, dans le Val-de-Marne, Claudine Cordillot (photo), va célébrer samedi le premier «mariage» homo en Ile-de-France en procédant à l'union «symbolique» de deux hommes pacsés depuis dix ans.
Livret de famille
«Ce sera un mariage symbolique qui a pour but de faire avancer l'égalité des droits. Les documents qui seront signés lors de la cérémonie n'auront pas de valeur juridique», a précisé Julien Guibert, membre du cabinet de la maire, dont on peut d'ailleurs lire un article à ce sujet sur son blog, dans lequel elle explique mener «depuis longtemps» le combat pour l'égalité des droits et contre les discriminations.
«Ce geste s'inscrit dans un combat que la Municipalité de Villejuif mène depuis longtemps pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations» écrit la mairie. A l'issue de la cérémonie, la maire remettra aux deux «mariés», Alexis et Fabrice, un livret de famille afin d'affirmer leur «droit à la parentalité», a ajouté M. Guibert, précisant que cette union ne serait pas inscrite au registre de l'état-civil. «C'est une manière d'être en phase directe avec la majorité des Français qui sont favorables au mariage homosexuel et à l'homoparentalité», a assuré M. Guibert, affirmant qu'il s'agissait du premier mariage de ce type en Ile-de-France.
Une «provocation»?
En novembre, le maire communiste de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, avait symboliquement «marié» deux hommes pour placer cette thématique au coeur de la campagne présidentielle. L'union n'avait cependant pas été inscrite à l'état-civil. La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait alors dénoncé une «provocation» tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de «la meilleure façon de faire avancer la cause».
Le seul mariage gay célébré en France, en 2004 par le maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère, avait été annulé par la justice, tandis qu'en janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que «selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme» et a laissé au législateur le soin de modifier ou non la loi.
09 FEVRIER 2012 - LANCEMENT SEMAINE DES SEXUALITES 2012
09 FEVRIER 2012 –
A Bordeaux, parler sexe, c'est bon pour la santé
Aides Aquitaine organise sa deuxième Semaine des sexualités du 10 au 18 février. L'occasion de parler sexe et santé dans une ambiance de feu. Chaud...
«Avec un total de 800 participants en 2011, c’était évident qu’il fallait rempiler cette année, attaque Raphaël Seine (photo) d’Aides Aquitaine. D’autant que pour cette deuxième édition de ‘‘X.Y. Sex, la Semaine des sexualités’’, on a pu profiter de la fusion des délégations départementales d’Aides en une entité régionale pour donner encore plus d’ampleur au projet».
Aux quatre coins de l'Aquitaine
Cette année, ce n’est donc plus seulement à Bordeaux mais bien aux quatre coins de l’Aquitaine, de Pau à Agen, de Biarritz à Périgueux, que lesbiennes, gay, bi, trans et hétéros pourront se retrouver autour d’animations, de débats, de projection, d’expositions... pour parler de sexualité, du HIV et d’IST. Mais sans prise de tête. «L’objectif, c’est que tous les publics prennent la parole. Or depuis quelques années nous sentions, nous, militants sur le terrain, que les gens, jeunes ou pas, garçons ou filles, étaient quelque peu lassés du côté un peu trop sérieux des actions de prévention. Voilà pourquoi on leur a offert un cadre où ils peuvent se lâcher. Quand on organise un speed-dating, un débat sur le sexe en ligne ou sur le SM, ça dédramatise. Les gens parlent de cul pour parler trivialement mais ça n’empêche pas de déboucher sur de vraies questions de prévention, de bien-être. De santé, quoi!»
D’ailleurs pas peu fier de son bilan, Raphaël certifie que l’an passé, en dix jours, 150 personnes avaient souhaité faire un point sur leur vie sexuelle lors d’un entretien individuel. «Il y a clairement un besoin d’expression et d’information. Pour preuve, les opérations de dépistage individuel que nous avons développées depuis l’an dernier connaissent un succès grandissant. On en proposera cette semaine, évidemment...», poursuit-il.
Deux soirées chaudes
Parmi les nouveautés, se profilent également deux soirées qui s’annoncent chaudes, sinon humides... L’une consacrée aux gros mots, le jeudi 16 février à Bordeaux et le lendemain à Périgueux. Une autre qui se penchera sur les liquides, sperme, cyprine, urine etc. «‘‘Splash’’ sera une rencontre spécialement dédiée aux sécrétions, avec en guest Jess Royan du label Crunchboy, qui évoquera à coup sûr l’explosion des scènes uro dans le porno», précise Raphaël.
Chaleur, donc. Mais militantisme aussi. Militantisme plastique avec la «Sexposition», qui ouvrira le festival vendredi 10 au Girofard, le Centre LGBT bordelais. Militantisme tendre avec le Kiss’in organisé par les étudiants LGBT de l’asso Wake Up, le jour de la Saint-Valentin. Militantisme festif avec la «Boum de clôture», samedi 18 février à l’Hérétic Club.
08 FEVRIER 2012 - LE PACTE PAR LOUIS GEORGES TIN
08 FEVRIER 2012 –
Louis-Georges Tin lance le Pacte car
«100% des Français sont discriminables»
Le créateur de la Journée contre l'homophobie et la transphobie, et président du Cran, adopte cette fois une approche transversale et parle autant des minorités sexuelles que du sexisme, des origines, de l'âge, du handicap…
Site Internet http://lepacte.fr/LE_PACTE/Welcome.html
«L'union fait la force. En se regroupant, on a beaucoup plus de chances d'être entendus.» C'est avec ce credo que Louis-Georges Tin, connu comme président du Comité Idaho (Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie) et du Cran (Conseil représentatif des associations noires) lance une initiative avec son think-tank République et Diversité. Le Pacte prend la forme d'un livre, aujourd'hui en librairie (collection Autrement), et d'une adresse aux candidats à la présidentielle, au sujet de cinq types de discriminations, basées sur les critères du droit européen: sexisme, homophobie, handicap, âge, origines.
Egalité des couples et des familles
Celui qui reconnaît s'être inspiré du pacte écologique de Nicolas Hulot avant l'élection présidentielle 2007 («mais nous, nous ne disons pas “C'est tout ou rien. On veut juste savoir à quoi les candidats s'engagent», précise-t-il) avance toute une liste de revendications. Parmi les plus transversales: «Rendre possibles les class actions dans la lutte contre les discriminations; créer un ministère d'Etat à l'égalité et à la diversité; accorder des avantages fiscaux aux entreprises ayant obtenu le Label diversité». Et plus précisément sur les LGBT, «Porter la résolution pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité à l'Onu, l'égalité des couples et des familles, la reconnaissance de l'identité de genre et la lutte contre la transphobie». Les candidats 2012 vont recevoir les revendications, et devront expliquer s'ils souhaitent s'engager à les réaliser.
De quoi, espère Louis-Georges Tin, recentrer le débat politique sur les discriminations. Avec cet argument imparable: impossible d'ignorer les discriminations puisque «80% des Français peuvent être discriminés: parce que ce sont des femmes, des homosexuels, des handicapés, des personnes de couleur, des personnes âgées…» Et même, avec l'âge ou la maladie, «100% des Français sont discriminables!» rappelle-t-il.
Associations fondatrices du Pacte: Animafac, l'APF (Association des paralysés de France), l'APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens), la Charte de la diversité, le Cran (Conseil représentatif des associations noires), la Fédération des aveugles de France, Graines de France, le Comité Idaho (International Day Against Homophobia and Transphobia), Mix-Cité, le Planning familial, Quinquas Citoyens et le think-tank Terra Nova.
REACTIONS ASSOCIATION GAYFREE :
07 FEVRIER 2012 - NOUVEAU SUICIDE D'UN ADO AUX USA
07 FEVRIER 2012 –
Encore un suicide d’ado suite à du harcèlement homophobe
Fin janvier 2012, un nouvel ado s’est suicidé aux USA, après avoir enduré au collège un harcèlement homophobe incessant.
Le petit Raphael Morelos, 14 ans, n’a pas supporté le harcèlement dont il était victime, aussi bien en classe que sur internet.
Il en avait parlé à plusieurs de ses amies, et son école était au courant – mais sans résultat.
Raphael s’est pendu dans la nuit du 29 janvier. Près d’une centaine d’enfants ont confirmé que Raphael était harcelé. Sa mère, qui savait qu’il était homo, a découvert trop tard ce problème de harcèlement, et n’a rien pu faire. Interrogée par les médias, elle a déclaré que son fils « avait parfois l’air fort, mais en réalité, intérieurement, il mourait peu à peu ».
Le nom du pauvre Raphael vient s’ajouter à une liste déjà longue, beaucoup trop longue, d’adolescents harcelés pour leur homosexualité, et poussés au suicide par leurs camarades.
07 FEVRIER 2012 - HOMOPARENTALITE ET PRESIDENTIELLE
07 FEVRIER 2012 –
Homoparentalité et présidentielle:
«Les partis veulent nous enfermer dans un débat entre homosexuels»
A J-4 du débat politique de l'APGL, l'association des parents homos, certains partis rechignent à envoyer un élu parler en leur nom. Une difficulté qui pose la question de la place «communautariste» dévolue aux questions LGBT par les partis.
Les invitations sont lancées depuis le mois de décembre et pourtant, à J-4 du débat organisé samedi par l'APGL*, la principale associaton des homoparents ne sait toujours pas quelle sera la composition du plateau. Les réponses apportés par certains des partis politiques invités sont loin de satisfaire l'association, qui se dit «scandalisée».
L'UMP débloqué en dernière minute
Cinq candidats à la présidentielle sont invités pour le volet politique du débat, qui doit faire le point sur les positions des candidats. Pour le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, l'ancienne conseillère de Paris Clémentine Autain a répondu présent. Dominique Versini, ancienne Défenseure des enfants, représentera le MoDem de François Bayrou dont elle est proche: des réponses «parfaitement acceptables» au regard de l'APGL.
Côté UMP, en revanche, ça a bloqué jusqu'à aujourd'hui. «Hier encore, on n'avait personne. Et puis Thierry Guerrier en a parlé hier sur Europe 1 (dans son «buzz politique», le chef du service politique de la station dénonçait le tabou sur les droits homos de l'UMP, “qui ne répond pas à l'APGL”). Cela a produit son effet puisque dans la matinée, cela s'est débloqué», explique Dominique Boren, coprésident de l'association. Camille Bedin, secrétaire nationale en charge de l'égalité des chances à l'UMP, vient en effet d'être désignée pour représenter le parti de la majorité.
«François Hollande ne répond pas à nos questions»
A gauche, c'est un autre problème qui se posait ce matin aux membres de l'association: si les partis ont bien désigné un émissaire, celui-ci est trop bien connu des militants. Il s'agit en effet pour le PS de Gilles Bon-Maury, président d'Homosexualités et socialisme et chargé des questions LGBT au sein de la campagne de François Hollande. «On n'a rien contre lui, mais on n'en veut pas, explique Marie-Claude Picardat. C'est le point de vue de François Hollande que l'on veut entendre. Pour faire avancer les choses au sein du PS, on ne passera plus par HES et son président, trop confinés à ces dossiers, ce qui rend ce débat inaudible sur la scène publique.»
Pas assez progressiste, le Parti socialiste? Les propositions de François Hollande ne satisfont pas les représentants des homoparents. En effet, si mariage et adoption sont à son programme, ainsi que l'ouverture de la PMA à tous les couples, «Il ne veut pas se mouiller et ne répond pas à nos questions, regrette la coprésidente de l'APGL. Les dernières propositions de loi du PS sur la question séparaient la question du mariage et celle de l'adoption, comme si c'étaient deux sujets différents. On leur a maintes fois demandé: quid de la filiation? La parentalité dont on nous parle inclut des responsabilités, mais pas la reconnaissance comme «père» ou «mère» à part entière pour les parents homosexuels. On souhaite la filiation complète, voire la filiation multiple quand il y a plus de deux pères ou de deux mères – dans le cas d'une coparentalité par exemple. On attend des réponses.»
Représentant car militant?
Le parti «de gouvernement» le plus avancé sur ces questions, estiment les militants, c'est Europe Ecologie-Les Verts. Mais même celui-ci ne trouve pas grâce à leurs yeux quant au choix de la représentante pour le débat: la présence de Caroline Mécary, certes élue (conseillère régionale d'Ile-de-France), poserait des problèmes «déontologiques»: «On a dit non aussi. Elle est trop proche de nous: elle est déjà l'avocate de certains membres de l'APGL qui seront présents dans la salle! En tant que juriste, on sait qu'elle est sur notre ligne. Mais en tant que représentante d'EÉLV, que peut-elle dire?»
Les intéressés, on s'en doute, regrettent ce refus de l'APGL. «On me dit que je ne peux pas représenter François Hollande parce que je suis militant. Or, c'est parce que je suis militant que le candidat m'a choisi pour le représenter!» soutient Gilles Bon-Maury. Pas de raison, selon lui, de douter qu'il puisse parler pour le candidat: «Quand je représente François Hollande, je me limite aux engagements qu'a pris François Hollande, c'est évident.» Il explique que Najat-Belkacem, porte-parole de la campagne de François Hollande, est retenue dans son fief de Lyon pour la campagne législative et que George Pau-Langevin, chargée des questions sociétales, est à Londres.
Un débat «communautariste»
Quant à Caroline Mécary, elle juge «inacceptable» ce refus: «Ce n'est pas aux associations de choisir qui répond à leur invitation. C'est au candidat de choisir qui vient présenter la position de son parti. A ce compte-là, les personnalités de la société civile ne pourraient pas être choisies par un parti pour les représenter, c'est absurde!» fustige-t-elle.
Mais Marie-Claude Picardat ne décolère pas et veut «sortir du concept: "les homosexuels parlent aux homosexuels". On se sent marginalisés, alors que les questions que nous posons sont universelles. Nos enfants vont à l'école publique; en tant que médecin, je ne reçois pas des patients en fonction de leur sexualité. On nous donne l'impression qu'être homo, c'est être un groupe à part, alors que c'est le contraire que l'on vit tous les jours. On réclame un réel débat, une fois tous les cinq ans. Pas que l'on nous enferme dans des débats communautaristes.»
07 FEVRIER 2012 - INTERDICTION MARIAGE GAY EN CALIFORNIE
07 FEVRIER 2012 –
L'interdiction du mariage gay en Californie "anticonstitutionnelle"
Les partisans de l'interdiction peuvent faire à leur tour appel de cette décision, soit en s'adressant à un tribunal élargi de la 9e cour fédérale, soit en se tournant directement vers la Cour suprême.AFP/GABRIEL BOUYS
La cour d'appel fédérale de San Francisco a jugé mardi 7 février que l'interdiction pour les homosexuels de se marier en Californie était anticonstitutionnelle, confirmant une décision rendue par un juge fédéral en 2010, a-t-on appris auprès de la cour. Les partisans de l'interdiction peuvent maintenant faire à leur tour appel, soit en s'adressant à un tribunal élargi de la 9e cour, soit en se tournant directement vers la Cour suprême.
Le mariage homosexuel a été brièvement autorisé en Californie en 2008. La même année, les électeurs californiens se sont prononcés majoritairement en faveur d'une proposition interdisant les mariages entre personnes du même sexe. Mais cette "proposition 8", ainsi qu'elle est appelée, a été déclarée en 2010 contraire à la Constitution par un juge fédéral de San Francisco, décision qui avait fait l'objet d'un recours suspensif devant la 9 eme cour fédérale d'appel. En mars 2011, le procureur général de Californie, Kamala Harris, s'était prononcé pour l'autorisation des mariages homosexuels.
"UNE MINORITÉ CIBLÉE"
Deux des trois juges de cette dernière, des démocrates, ont estimé l'interdiction contraire à la Constitution, le troisième, un républicain, a été d'un avis contraire. La cour d'appel a estimé que les promoteurs du référendum ayant interdit le mariage homosexuel "ont ciblé une minorité et lui ont retiré un droit qu'elle possédait, sans raison légitime de le faire". "Nous abrogeons la proposition 8 sur ces bases", ajoute la cour dans sa décision.
"Nous de doutons pas de l'importance des questions plus générales présentées devant nous sur le droit des couples homosexuels à pouvoir se marier, de même que nous ne doutons pas que ces questions seront probablement étudiées dans d'autres Etats, et au niveau de la nation toute entière, par d'autres cours, poursuivent les juges. Mais pour l'instant, il nous suffit de conclure que les Californiens ne peuvent pas, en vertu de la Constitution fédérale, ajouter à leur propre Constitution une clause qui a pour effet pratique de retirer aux gays et aux lesbiennes leur droit à profiter de la définition que l'Etat et la société donnent d'un engagement [entre deux personnes], portant de fait préjudice au statut et à la dignité des membres d'une classe défavorisée."
Les mariages homosexuels ne sont pour l'heure autorisés que dans le district fédéral de Washington et dans six Etats américains – New York, le Connecticut, le Massachusetts, l'Iowa, le New Hampshire et le Vermont.
06 FEVRIER 2012 - REACTIONS DES ASSOS CONTRE FILLON
06 FEVRIER 2012 –
François Fillon sur l'homoparentalité,
«des propos aussi honteux qu'abjects»
«La sécurisation des enfants (…) est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels» avait déclaré le Premier ministre sur France 2. Des associations s'insurgent et demandent des explications.
L'intervention de François Fillon sur l'incompatibilité entre «sécurisation des enfants» et couples homosexuels, jeudi sur France 2 continue de susciter des réactions. Samedi, SOS homophobie, «stupéfiée», avait demandé à François Fillon de s'expliquer… ce que, à ce jour, le Premier ministre n'a toujours pas fait.
Et l'association de lutte contre l'homophobie de s'interroger: «Quand François Fillon déclare que “l'institution du mariage a un objectif, qui est celui de la sécurisation des enfants. C'est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels”, que doit-on comprendre? Que les dizaines de milliers d’enfants actuellement élevés par des couples homosexuels sont en danger? Sous-entend-il, comme on l'entend régulièrement, qu'il existe un risque de pédophilie inhérent à l’homosexualité des parents?»
Dérive
Le même jour, l'association les Enfants d'Arc En Ciel - L'Asso! se demandait à son tour «jusqu'où les objectifs électoralistes d'une droite réactionnaire seront capables de mener certains hommes et femmes politiques». Les militants pour l'homoparentalité disent «s'inquiéter fortement de la dérive actuelle qui conduit des personnalités à tenir des propos aussi honteux qu'abjects.
Rappelant qu'aujourd'hui, selon l'Insee, 55,8% des enfants naissent hors mariage et que, selon ses propres chiffres, 300.000 enfants vivent dans un foyer homoparental, l'association se demande, sur le mode de l'ironie, si M. Fillon compte interdire les divorces et les naissances hors mariage et s'il a l'intention de retirer ces 300.000 enfants des foyers homosexuels «qu'il considère dangereux». Pour cette association, «c'est l'absence de reconnaissance en droit de ces familles homoparentales qui place les enfants en situation d'ins
04 FEVRIER 2012 - COMMUNIQUE GAYFREE - LE GRAND FROID
04 FEVRIER 2012 -
Communiqué Gayfree : Le Grand Froid
En cette periode de grand froid, notre association pense fortement en premier aux personnes qui vivent dans la rue et dorment dehors sans avoir le moyen de se rechauffer, nous pensons egalement aux personnes agées qui sont fragiles.
Ne laissez pas les gens dehors mourir de froid. Si vous voyez une personne dehors dormir dans la rue, ne l'ignorez pas, faites un geste humain en appelant le 115 qui est le samu social, c'est gratuit autant sur les fixes que sur les portables, ou offrez leur une boisson chaude afin de les rechauffer un peu, mais par pitié ne laissez pas un etre humain mourir de froid dehors.
On compte sur vous
Sandy.G - Président Association Gayfree
03 FEVRIER 2012 - PARIS FOOT GAY PROGRAMME EDUCATIF
03 FEVRIER 2012 -
Paris Foot Gay lance un programme national éducatif
Le programme b. yourself comprend des actions d’éducation et de sensibilisation aux discriminations, de quelque nature qu’elles soient, dans le sport. Inventaire.
L’action éducative : un axe prioritaire.
Depuis sa création, le Paris Foot Gay a, conduit des actions de sensibilisation à l’homophobie, notamment en partenariat avec le PSG et la LICRA. Ces dernières années, ces demandes d’intervention se sont multipliées, en provenance de tout type de structures et de la France entière. Ces diverses expériences et rencontres avec des jeunes sportifs ou des acteurs de terrain ont conforté notre perception de la prégnance des discriminations et particulièrement de l’homophobie dans le milieu du sport, mais aussi de la méconnaissance et des stéréotypes liés à ces sujets. Nous nous devions aussi de proposer aux signataires de notre Charte les moyens de mettre en application son article 5 concernant la mise en place d’actions éducatives.
Un objectif élargi
Pour mieux adapter notre action aux besoins des structures demandant notre intervention, nous avons dû élargir statutairement l’objet de notre association et donner à ce projet une identité propre, afin d’éviter toute confusion avec le rôle historique du Paris Foot Gay. Ainsi est né le programme b yourself, du nom du tournoi que nous organisons chaque année et dont la marraine est Agnès b. Le cadre d’action de ce projet prévoit donc :
Des interventions sur tout le territoire.
Une ouverture à tous les sports et loisirs.
La prise en considération de toutes les discriminations.
Et les actions d’éducation et de sensibilisation visent :
les jeunes sportifs,
et les éducateurs, animateurs et autres acteurs, bénévoles ou professionnels.
2011 : un test grandeur nature
Avant de définir le contour définitif du projet, nous avons "testé", l’année dernière, les actions que le composent :
le tournoi b.yourself Paris qui a réuni 360 jeunes sportifs franciliens de 12 à 14 ans au Parc des Princes, sous le parrainage de Michel Hidalgo, pour une journée dédiée à la lutte contre les discriminations ;
des interventions de sensibilisations conduites auprès de jeunes footballeurs (14 à 16 ans) lors de tournois ;
deux sessions de formation de 3 jours d’éducateurs sportifs de la Ville de Paris ; et une en cours pour la Ville d’Aubervilliers ;
édition d’un petit livret de jeux et tests sur le thème des discriminations à destination des jeunes.
Aujourd’hui, plus d’une dizaine de villes et collectivités ont ou vont adopter ce projet, animé par Jacques Lizé et patronné par un comité de pilotage, composé d’experts et de représentants des collectivités.
à nouveaux projets, nouvelle équipe
Le Conseil d’Administration du PFG a élu un nouveau bureau et adopté de nouveaux statuts, adaptés à son fonctionnement actuel et à ses objectifs. L’association est désormais présidée par Brahim Naït-Balk, membre du Paris Foot Gay depuis son origine et auteur de l’ouvrage "Un homo dans la cité". Le porte-parole reste Pascal Brethes.
03 FEVRIER 2012 - 2 TIERS DES FRANCAIS OPPOSES A LA HAUSSE TVA
03 FEVRIER 2012 -
Deux tiers des Français opposés à une hausse de la TVA
Près des deux tiers des Français (64%) se disent opposés à une hausse du taux de TVA pour financer un allègement des charges patronales, d'après un sondage de l'institut Harris Interactive pour Jolpress publié vendredi.
Seules 29% des personnes interrogées sont favorables à cette mesure proposée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy et 36% d'entre elles s'y disent "tout à fait opposées".
"Cette opposition s'explique sans doute par le sentiment largement partagé par les Français que cette mesure va entraîner une augmentation des prix, sans pour autant engendrer des effets positifs", écrit l'institut dans un communiqué.
Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche une augmentation de 1,6% du taux normal de TVA qui servira à compenser une baisse des cotisations familiales patronales.
Huit Français sur dix (80%) s'attendent à ce que cette hausse de la TVA entraîne une augmentation des prix, et une majorité d'entre eux doute que cette réforme améliorera la compétitivité des entreprises françaises (57%), créera de nouveaux emplois (69%) ou encore dopera les exportations (60%).
Les sympathisants de droite (73%) et les foyers disposant des plus hauts revenus (48% de ceux dont les revenus nets mensuels sont supérieurs à 5.000 euros) sont en revanche plus favorables à cette mesure.
Trois sympathisants de l'UMP sur quatre jugent certain ou probable qu'elle aura les effets positifs escomptés.
Cette étude a été réalisée en ligne du 31 janvier au 2 février sur un échantillon de 1.008 personnes âgées de 18 ans et plus.
03 FEVRIER 2012 - FILLON CONTRE LE MARIAGE HOMO
03 FEVRIER 2012 –
François Fillon contre le mariage homo
au nom de la «sécurisation des enfants»
Interrogé hier sur France 2, le Premier ministre a exprimé sa «conviction personnelle» sur la question des couples homos: des propos «très limite» selon certaines réactions.
Nicolas Sarkozy n'étant pas encore entré en campagne, c'est François Fillon qui s'est attelé à répondre aux questions de Des paroles et des actes, sur France 2. L'émission politique a rassemblé 3,6 millions de spectateurs hier soir. Au milieu d'une longue série de questions et de débats avec Martine Aubry sur les questions économiques, le Premier ministre a été interrogé une fois sur la question des droits des homosexuels.
«L'institution du mariage a un objectif, qui est celui de la sécurisation des enfants. C'est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels». «Il y a le mariage et il y a les couples homosexuels»
«Etes-vous pour ou contre le mariage homosexuel?» l'a interrogé Fabien Namias, chef du service politique de France 2. «Contre», a aussitôt répondu François Fillon. «Je considère qu'on peut encore faire des efforts pour répondre à la demande légitime des couples homosexuels qui veulent avoir toute leur place dans la société, poursuit-il, et je considère qu'on a encore des efforts à faire dans ce sens. Mais l'institution du mariage a un objectif, qui est celui de la sécurisation des enfants. C'est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels, je l'ai toujours défendu. En revanche, je suis favorable à ce que l'on aille beaucoup plus loin que ce qui a été fait aujourd'hui dans ce qui est le pacs et qui pourrait être considérablement amélioré, avec notamment une cérémonie en mairie. C'était un sujet dont on avait déjà débattu au début du quinquennat. C'est un sujet qui sera certainement au cœur de la campagne présidentielle.»
La confirmation que l'union civile, à défaut du mariage, sera bien au programme de Nicolas Sarkozy? «Je ne connais pas le projet de Nicolas Sarkozy, qui d'abord n'est pas candidat à l'élection présidentielle, précise le Premier ministre. On verra ça lorsqu'il sera candidat. Je vous livre ma conviction personnelle: il y a le mariage et il y a les couples homosexuels. On peut mettre en place un contrat qui a une visibilité sociale beaucoup plus grande, mais le mariage, je considère qu'il n'est pas adapté à cette situation.»
«Un sous-entendu très limite»
Des propos qui ont fait bondir une partie des téléspectateurs sur Twitter. Parmi eux, l'élu de gauche, ouvertement gay, Jean-Luc Romero: «Que veut dire (François Fillon)? Croit-il que tous les homos sont des pédophiles? Et les journalistes “Des paroles et des actes” n'ont même pas essayé d'en savoir plus sur ce sous-entendu très limite!» «Pas étonnant avec les propos limites de Fillon sur la “sécurisation des enfants”, que la droite soit à 20% des intentions de vote des gays», twitte encore le conseiller d'Ile-de-France en référence à une récente étude pour le Cevipof.
Le président d'Homosexualités et socialisme en tire pour sa part cette conclusion sur la prochaine campagne présidentielle: «François Fillon a confirmé que la droite refusera d'ouvrir le mariage aux couples de même sexe, et donc d'accorder aux homosexuels et à leurs familles les droits qu'elle garantit aux hétérosexuels et à leurs familles.» «Nicolas Sarkozy s'était engagé en 2006 à ouvrir une “union civile” aux couples de même sexe, confirmant ainsi son refus d'ouvrir le mariage et de reconnaître les familles homoparentales», rappelle Gilles Bon-Maury, avant de conclure: «Après cinq ans d'inaction, aucun crédit ne peut être accordé au recyclage de cette promesse non tenue.»
31 JANVIER 2012 - ANNONCE SEMAINE DES SEXUALITES 2012
31 JANVIER 2012 -
ANNONCE DE LA SEMAINE DES SEXUALITES 2012
DU 10 AU 18 FEVRIER 2012 - DANS TOUTE L AQUITAINE
Programme Complet en format PDF - Cliquer Ci dessous :
programme-Semaine des Sexualites-2012.pdf
30 JANVIER 2012 - SARKOZY - SES MESURES ECONOMIQUES 2012
30 JANVIER 2012 –
Nicolas Sarkozy : ses mesures économiques pour 2012
Dimanche soir, le président a dévoilé les réformes qu’il voulait mettre en œuvre pour redresser le pays. Au menu : l’augmentation de la TVA, la taxe sur les finances ou encore la réforme de l’apprentissage.
Plus de 16 millions de téléspectateurs ont suivi dimanche 29 janvier, l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Pendant une heure, le président de la République a détaillé les mesures qu’il allait mettre en œuvre pour sortir le pays de la crise. Pas de surprise majeures, puisque celles-ci avaient déjà plus ou moins filtré.
L’augmentation de la TVA de 1,6 point
Le président réfute le terme de TVA sociale, il a indiqué que la TVA passera de 19,6 à 21,2 % à partir du 1 er octobre 2012. LA CSG sur les revenus financiers augmentera de deux points. L’argent ainsi collecté servira à compenser la baisse des revenus provenant des charges patronales. En effet, pour favoriser la compétitivité et éviter la délocalisation des emplois, les entreprises se verront exemptées de cotisations patronales et familiales pour les salaires compris entre 1,6 à 2,1 smic.
Taxer la finance
Dès le mois d’août, un prélèvement de 0,1 % sera effectué sur les transactions financières des entreprises cotées en France. Elle pourrait rapporter 1 milliard d’euros à l’Etat, un montant qui servira à la réduction de son déficit.
L’apprentissage pour les jeunes
Il y a "urgence à agir" a indiqué hier Nicolas Sarkozy, pour favoriser le retour à l’emploi. Les jeunes sont particulièrement touchés, il souhaite donc favoriser l’alternance encore trop peu rependue, notamment dans les entreprises de plus de 250 salariés. Pour cela, il a annoncé le relèvement à 5% du quota de jeunes apprentis, contre 4 % actuellement. En cas de non-respect, les sanctions à l'encontre des entreprises seront doublées.
Les contrats compétitivité-emploi
Une réforme permettant d’adapter le temps de travail et les salaires à la saisonnalité des emplois et à la conjoncture va être mise en place. En échange du sacrifice de ses 35 heures le salarié sera assuré de conserver son emploi. Des discussions vont être entamées dans les deux mois à venir avec les partenaires sociaux pour discuter du contour de la réforme.
Le logement
Pour augmenter le nombre de logements et soutenir le secteur du bâtiment, le Président a annoncé que dans les trois ans qui viennent, tous les terrains et les habitations verront leurs capacités de construction augmenter de 30 %. Cette mesure sera votée au Parlement cours du mois de février.
Création d’une banque de l’industrie
Cet organisme financier sera une filiale d'Oseo, l’organisme destiné à soutenir les entreprises qui innovent et cherchent des financements pour leur développement. Cette Banque de l’industrie sera dotée d’un fond propre de 1 milliard -dont la provenance n’a pas été précisée- qui servira à soutenir les entreprises moyennes. Une mesure qui n’est pas éloignée de la proposition du candidat socialiste François Hollande, qui soutient aussi l’idée d’une banque de l’industrie.
REACTION ASSOCIATION GAYFREE
Notre président souhaite réagir ... (Communiqué du 30 Janvier 2012)
Pour nous les 3 bases essentielles dans la politique, et aux yeux du citoyen c'est le droit au logement, l'acces à l'emploi, la santé et le droit au soin.
Concernant les taxes que veut mettre en place Monsieur Sarkozy, c'est un scandale, Monsieur Sarkozy demande autant aux riches qu'aux pauvres de faire un effort pour retablir la dette de la France, c'est injuste. 1,6 points c'est beaucoup trop !! De plus nous venons d'apprendre que la prevision de croissance pour 2012 est revisée a la baisse, 0,5% au lieu de 1%. C'est inquietant pour l'avenir de la France. Il y a surement d'autres possibilités qu'augmenter la TVA. Et pourquoi pas tant qu'ils sont, baisser le SMIC, les prestations familiales et sociales et le RMI?? Deja que nous subissons les hausses sans arret de l'electricité, du gaz, Si cela continue, la France risque d'etre en colere et former une nouvelle revolution ou un nouveau mai 1968 si la politique ne trouve pas une solution adaptée aux citoyens.
En revanche nous sommes d'accord sur un point que Monsieur Sarkozy a evoqué, les loyers augmentent trop et cela doit cesser, faire comme d'autres pays, que les loyers baissent !! Les francais ont besoin de vivre et non de s'endetter sans cesse a cause de toutes ces augmentations !!
Il manque un sujet primordial que Monsieur Sarkozy n'a pas evoqué, le sujet de la santé, notre association Gayfree souhaite entre autre que les handicapés puissent obtenir la CMU, il est intolérable que les handicapés dont leur priorité est de se soigner voir guerir doivent payer une mutuelle pour se soigner. 730 euros c'est peu pour vivre pour les handicapés quand ils ont leur souci de santé a regler a coté, sans compter qu'ils n'ont pas droit aux avantages sociaux (aides alimentaires, aides aux centres sociaux, non gratuité des bus etc...), Pour rappel, la santé (quelle que soit la forme, handicap, maladies genetiques, depression, sida, cancer etc...) est la 1ere chose que les francais ont en tete, sans la santé nous ne pouvons pas travailler ni vivre normalement, une chose a ne jamais mettre de coté et toujours a prendre en consideration.
Sandy.G (Président Association Gayfree)
28 JANVIER 2012 - GAYFREE A NOUVEAU ELU AU CA DU GIROFARD
28 JANVIER 2012 -
NOTRE ASSOCIATION GAYFREE ELUE AU CA DU GIROFARD POUR LA DEUXIEME FOIS
Notre association Gayfree est heureuse de vous annoncer que nous sommes élus au conseil d'administration du Centre LGBT Le Girofard pour la deuxieme année consécutive.
Notre souhait pour cette année 2012 : Travailler en commun dans un esprit collectif avec nos partenaires LGBT dans la lutte contre l'homophobie et contre les discriminations, rester unis et dans un esprit de solidarité.
Cette année en 2012, Le Girofard a comme projet entre autre de faire des interventions en milieu scolaire sur le sujet de l'homophobie, en lien avec SOS Homophobie Bordeaux (antenne créée tout recemment)
Autre projet en vue creer un refuge à Bordeaux. C'est un projet que notre association Gayfree avait dans l'esprit depuis quelques mois, nous souhaitons unir nos forces avec Le Girofard et les associations qui seront interessés par ce projet, afin que ce refuge à Bordeaux puisse voir le jour.
Notre association Gayfree tient à féliciter et souhaiter la bienvenue aux nouveaux membres du conseil d'administration du Girofard, ainsi qu'aux nouveaux membres du bureau élus.
