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Articles de assoequality

23 DECEMBRE 2011 - A BORDEAUX UN TUNISIEN GAY ATTEND SES PAPIERS

Par Le 26/01/2012

23 DECEMBRE 2011 –

 

Bordeaux: En attente de papiers, un Tunisien gay vit la peur au ventre

 

Arrivé en Gironde en 2007 et pacsé avec son amoureux, français, Achraf demande sa régularisation depuis l’été dernier. Aujourd’hui, il n’a pas de papiers qui lui permettent de séjourner légalement en France et son retour en Tunisie constitue un risque. Il témoigne.

 

Il y a quatre mois, Achraf, Tunisien de 24 ans (à gauche sur la photo), déposait une demande de régularisation auprès de la préfecture de la Gironde. Pacsé avec son compagnon français (à droite), il témoigne aujourd’hui au grand jour, faisant le choix courageux de donner un visage à la situation complexe que vivent souvent les jeunes immigrés qui ont choisi la France pour fuir la persécution des homosexuels et dont la régularisation relève du parcours du combattant.

 

«Je suis arrivé en France en 2007, à la faveur d’un visa étudiant. En toute régularité, donc. J’avais à l’époque choisi de venir à Bordeaux pour étudier l’architecture. Mais surtout, je voulais fuir la Tunisie, la terre de mon enfance. Ce pays où ma famille, une fois mon homosexualité révélée, a choisi de couper toute relation avec moi. De m’abandonner. Ce même pays où intimidations et violences ont rendu ma vie quotidienne d’homo insupportable. Ce même pays où quatre barbus ont tenté, une nuit, de me faire renoncer à mon orientation sexuelle, en me séquestrant, un couteau sous la gorge...», commence-t-il.

Pacsé depuis l’été dernier


En 2007, Achraf faisait donc route vers la France, «ce pays qui fait rêver les jeunes gay du Maghreb, avec son image d’Eldorado homo alimentée par la télé et l’internet». Sur place, il mesure l'énorme distance qui existe entre son rêve naïf et la réalité. «Quatre mois après la rentrée universitaire, j’ai dû me rendre à l’évidence et abandonner mes études. Je n’avais pas de ressources, pas de logement fixe, j’ai renoncé à l’architecture et cherché un petit boulot. Pour survivre, j'ai trouvé un job de caissier dans un club gay. Puis, en mars 2009, j’ai rencontré Olivier, mon copain. C’était sérieux, j’ai préféré changer de travail et prospecter dans la restauration. Des patrons m’ont fait confiance et m’ont embauché. Au black, j’ai commencé à la plonge, j’ai bossé, progressé et gagné mes galons en tant que responsable du chaud en cuisine... Malheureusement, j'étais toujours sans papiers. Même plus étudiant, pas vraiment salarié, je n’étais pas en mesure de solliciter et d’espérer un titre de séjour de longue durée...»

 

Soutenu par son compagnon, Achraf entame alors les démarches nécessaires à sa régularisation, l'été dernier. En parallèle, les amoureux se pacsent. D'abord par amour, mais aussi sans doute, pour faciliter l’obtention d’un visa… Car si la conclusion d'un pacs n'entraîne en aucun cas l'acceptation d’un dossier de régularisation de manière automatique, elle constitue en tout cas un élément favorable d'appréciation des liens personnels en France au titre de «la vie privée et familiale»… Pour l’heure, la demande de papiers d’Achraf reste sans réponse.

 

Trois ans d’emprisonnement


«Et c’est là tout le problème de mon client, poursuit maître Landète, le conseil d’Achraf. Il n’a en effet pas de papiers qui lui permettent de séjourner légalement en France et son retour en Tunisie constitue un risque. En effet, il faut savoir que lorsqu’il s’est pacsé, Achraf a motivé sa demande de titre de séjour en prenant une position claire sur la question de sa sexualité. Ce qui l’expose, en cas de retour dans son pays natal, à de graves conséquences. En Tunisie, l’homosexualité masculine est réprimée, selon l’article 230 du code pénal, par trois ans d’emprisonnement. Sans réponse claire de la préfecture à la demande de mon client déposée le 11 août dernier (la préfecture a quatre mois pour statuer, NDLR), j’envisage de saisir le tribunal administratif.»

Achraf attend donc la décision qui pourra lui permettre d'obtenir le précieux titre de séjour, chaque jour, la peur au ventre. Peur d'un contrôle d'identité, qui serait suivi d'un retour forcé en Tunisie, où la victoire du parti islamiste Ennahda semble avoir encore davantage fragilisé la situation des homos. «J'étais juste venu chercher en France une vie normale…», souffle Achraf.

21 DECEMBRE 2011 - COMMUNIQUE GAYFREE (FETES FIN ANNEES)

Par Le 16/01/2012

Communiqué Gayfree du 21 dec 2011 (au sujet des fetes de fins d'années) :

 

Notre association a une pensée particuliere a ceux qui n'ont pas la chance de passer les fetes de fin d'annees comme tout le monde, en premier aux sdf qui sont dehors dans le froid, il est intolérable encore en 2011 qu'il puisse encore exister que des etres humains dorment dans les rues et surtout en periode de froid. Les foyers d'urgence ne peuvent malheureusement pas acceuillir tous les sdf, faute de places. A defaut de donner une piece aux sdf, ne pas oublier que ce sont avant tout des etres humains, du soutien moral ou meme ne serait qu'un dialogue ne fait de mal a personne. Evitez surtout la pitié, restez surtout humains!!

 

Ensuite il y a aussi d'autres personnes seules ou isolées chez eux qui souffrent de solitude, nous avons donc pensé avec notre association pour la deuxieme annee d'organiser des soirees solidarité reveillon les 24 et 31 decembre sur notre tchat (www.gayfree-tchat.fr) afin d'apporter notre pierre et notre coeur a ces personnes, histoire de combler leur solitude et rechauffer leur coeur. Certes un tchat c'est pas une soiree reelle dans un lieu extérieur, mais ne vous inquietez pas, c'est en projet dans les mois a suivre une fois que nous obtiendrons des subventions et surtout notre propre local (que nous recherchons desesperement)

04 DECEMBRE 2011 - BILAN TELETHON 2011

Par Le 04/12/2011

04 DECEMBRE 2011

 

 

Bonne année pour le Téléthon

avec plus de 86 millions de promesses de dons

 

Le 25e Téléthon s’est achevé dans la nuit de samedi à dimanche avec un peu plus de 2 millions d’euros supplémentaires de promesses de dons par rapport à 2010.

 

Le 25e Téléthon, grand marathon caritatif lancé vendredi, s’est achevé dans la nuit de samedi à dimanche avec un total de 86 119 425 euros de promesses de dons au compteur, en hausse par rapport à 2010 (84 076 371 euros au compteur), selon l’AFM.

 

A l’issue de la soirée retransmise par France 2, le directeur général de l’Association Française contre les Myopathies (AFM), Christian Cottet, a célébré un «résultat magnifique» avec un peu plus de 2 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2010.

«Ce résultat est d’autant plus remarquable, a souligné M. Cottet, que les Français font face à de grandes difficultés financières» dûes à la crise économique.

 

«Malgré quelques difficultés liées aux intempéries, le rendez-vous de la solidarité a fonctionné à plein», a-t-il ajouté avant de remercier «France 2, toutes les associations qui ont participé et tous les Français».

 

Les marques dans les magasins ont récolté 430000 euros, et ont rajouté de leur poche 63000 euros. 40000 pompiers ont été mobilisés dans toute la France, 300 sont venus sur le plateau dont des jeunes cadets de pompiers ils ont ramenés un cheque de 1,5 millions d’euros.

 

N’oublions pas egalement tous les benevoles qui se sont mobilisés dans toute la France, ainsi que les sportifs, sans oublier la Force T. Une chose a leur dire : Merci.

 

En début de soirée pourtant le compteur était assez timide, à peine 50 millions d’euros à 20h30, les 60 millions d’euros ont été atteints un tout petit peu avant 22h, nous avons été un peu inquiets à ce moment sur le resultat au final. Et puis à minuit, le score explose petit a petit pour finir positivement au final vers 2h du matin en finissant un tout petit peu au dessus du score de l’année derniere a la meme heure.

 

36 37

 

Il a rappelé que les dons pouvaient encore être faits jusqu’au 9 décembre par téléphone au 36 37 ou sur le site www.téléthon.fr.

 

Les organisateurs du téléthon n’ont cessé d’appeler à maintenir l’élan de solidarité pour financer la recherche contre les maladies rares, soulignant que «le grand défi de ce 25ème anniversaire est de faire de cette édition un événement exceptionnel».

«Il faut donner à la recherche les moyens d’aller plus loin. Nous sommes allés ensemble jusqu’aux portes du médicament, nous avons le devoir de continuer!», ont-ils fait valoir dans un communiqué.

 

«Pour accélérer la recherche, pour être présent et accompagner les malades, les familles, il faut poursuivre cet effort, sans relâche…», a déclaré Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM.

 

Le Téléthon s’est achevé à 02H00 du matin dans la nuit de samedi à dimanche, au terme de 30 heures d’animations diverses.

 

30 heures d'animations variées

 

Pour la première fois cette année, toutes les chaînes du service public se sont réunies pour cet événement, avec Sophie Davant et Nagui en principaux maîtres de cérémonie.

 

Malgré la crise économique, l’AFM a mis l’accent sur la nécessité de continuer l’élan de solidarité, après deux années consécutives de baisse des dons: -5% en 2010 (à 90,5 millions d’euros), après -10% en 2009 (à 95,2 millions).

 

«Ne pas s’arrêter»

 

Les organisateurs soulignent la nécessité de poursuivre l’effort, alors que les essais cliniques relatifs aux maladies rares se multiplient, traçant la voie à des avancées concrètes, mais coûteuses, vers le médicament.

 

«On a énormément de programmes de recherche qui dépendent du Téléthon, on a plus de 30 essais cliniques qui en sont complètement dépendants. Ils se déroulent sur plusieurs années pour beaucoup. Donc il ne faut évidemment pas s’arrêter au milieu du gué», a expliqué à l’AFP le directeur scientifique de l’AFM, Serge Braun.

 

Par exemple, le service d’ophtalmologie du CHU de Nantes vient de démarrer cet automne un essai de thérapie génique chez l’homme pour une maladie rare de la rétine, l’amaurose congénitale de Leber.

 

Des essais cliniques de pharmaco-génétique sont aussi en cours pour la myopathie de Duchenne, maladie emblématique du Téléthon.

 

«Il faut aussi continuer à lancer les essais pour les autres maladies parce qu’il y en a beaucoup qui attendent», souligne Serge Braun.

 

Né en 1987 de la volonté de quelques parents, le Téléthon a permis de sortir de l’oubli les maladies rares, estimées à ce jour à environ 7.000, dont 80% d’origine génétique. Depuis, de nombreux progrès ont été réalisés, notamment avec la création en 1990 du laboratoire Généthon (thérapie génique), qui a réalisé les premières cartes du génome humain.

Trois millions de Français sont touchés par des maladies rares, selon l’AFM.

 

Communiqué Gayfree - 04 DECEMBRE 2011

Au sujet du Bilan du telethon 2011

 

Positif, malgré un debut de soiree inquietant ce samedi soir au niveau du compteur, et au final tout s'est bien passé. Merci a vous tous pour votre generosité, votre solidarité et votre humanité. Sachez que le telethon c'est pas tout a fait fini, le standard du 3637 est toujours ouvert jusqu'au 09 decembre, continuez a faire des dons, le combat continue !! Vous pouvez aussi faire des dons par internet sur www.telethon.fr (paiement sécurisé), nous comptons sur vous tous pour continuer a mobiliser les gens, n'hesitez pas a faire passer le plus de message possible que ce soit facebook, twitter, et meme par texto. La recherche doit avancer, et pensons fortement aux enfants qui souffrent injustement des maladies genetiques, qui ont droit au moins a une chose : a la vie !! et cela c'est grace a vous. Notre association Gayfree continuera a se battre tous les jours en faveur des personnes handicapées, c'est un de nos combats qui est cher à nos yeux. La discrimination liée au handicap doit etre eradiquée, la guerison des personnes victimes de maladies genetiques doit etre aussi une de nos priorités.

Merci encore.

Sandy.G (president association Gayfree)

01ER DECEMBRE 2011 - VIH - INQUIETUDE EN ILE DE FRANCE

Par Le 01/12/2011

01 DECEMBRE 2011 –

 

VIH: En Ile-de-France, 80 fois plus de contaminations

chez les gays que chez les hétérosexuels

 

C’est le chiffre qui frappe. En 2010, dans la région Ile-de-France, il y a eu 80 fois plus de contaminations chez les gays que chez les hétérosexuels. L’épidémie reste donc très active parmi les homosexuels masculins.

 

C’est ce qu’on voulu souligner les orateurs lors de la présentation des chiffres annuels de l’épidémie, au ministère de la Santé, mardi 29 novembre. Mais ni le ministre de la Santé Xavier Bertrand, ni la secrétaire d’État Nora Berra n’avaient jugé bon de se présenter devant la presse. Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé, était présent ainsi que Than Le Luong, directrice générale de l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé, et Caroline Semaille, de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

 

Dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg, Caroline Semaille explique que l’incidence du VIH, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée, est toujours élevée chez les homosexuels masculins en Ile-de-France et a été mesurée à 1,6%. Cela signifie qu’en 2010, plus d’un gay sur cent a été contaminé par le VIH. L’Ile-de-France est devant le reste de la métropole et devant les départements français d’Amérique.

01ER DECEMBRE 2011 - VIH - CHIFFRES INVS NOV 2011

Par Le 01/12/2011

01 DECEMBRE 2011 –

 

VIH: Les découvertes de séropositivité baissent

dans tous les groupes, sauf chez les gays

 

En 2010, le nombre de découvertes de séropositivité chez les gays et les Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) a été estimé à 2500 par l’Institut de veille sanitaire (InVS), qui publie ces chiffres du VIH/sida en France ce mardi 29 novembre.

 

Extrait du BEH du 29/11/11 (InVS).

 

Le nombre de gays qu’on découvre séropositifs est en augmentation sur la période 2003-2010 (figure ci-dessus) alors qu’il baisse dans les autres groupes.

 

L’âge moyen au diagnostic était de 36,5 ans en 2010, sans augmentation depuis 2003. Cette stabilité de l’âge moyen depuis 2003 recouvre cependant une augmentation de la part des jeunes de moins de 25 ans (de 7% à 14%), une diminution de celle des personnes de 25 à 49 ans (de 81% à 73%), tandis que celle des 50 ans et plus est restée stable autour de 12%.

 

ÉPIDÉMIE ACTIVE


Les tests d’infection récente montrent aussi que l’épidémie reste active chez les HSH puisque près d’un sur deux (44%) des nouveaux séropositifs a été contaminé dans les six derniers mois avant le test.

 

La région Ile-de-France est la plus touchée en métropole avec 235 nouveaux cas par million d’habitants mais c’est dans les départements français d’Amérique que les taux de nouvelles séropositivités sont les plus élevés avec 1124 cas par million en Guyane et 517 en Guadeloupe.

01ER DECEMBRE 2011 - MANIF DU 01ER DEC - BATTRE LA CAMPAGNE

Par Le 01/12/2011

01 ER DECEMBRE 2011 –

 

Manifestation du 1er décembre:

la lutte contre le sida s’invite

dans la campagne présidentielle

 

C’est une tradition. Depuis 1990, Act Up-Paris manifeste pour le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Au début assez seule, l’association a réussi à réunir sous sa bannière en 1994 près de 10000 manifestant-e-s dans les rues de Paris.

 

La mobilisation est aujourd’hui moins forte, les trithérapies sont passées par là, mais les revendications demeurent pour Act Up-Paris et les 47 autres associations et organisations signataires de l’appel à manifester. Cette action, c’est celle, selon le communiqué commun, des «personnes vivant avec le VIH, lesbiennes, gais, bis, trans’, femmes, travailleur-se-s du sexe, personnes des outre-mers, étranger-e-s, usager-e-s de drogues, prisonnier-e-s, précaires.»

 

LES ASSOCIATIONS PRÉVIENNENT LES CANDIDATS


Avec le slogan «Sida 2012: Battre la campagne!», l’intention est claire. La lutte contre le sida ne veut pas être oubliée pendant la campagne présidentielle. «Nos vies, nos droits, notre santé doivent passer avant les bénéfices des banques et des labos, avant la démagogie sécuritaire et répressive, avant l’ordre moral», peut-on lire sur l’affiche (ci-contre). Et les associations de prévenir les candidats: «Celles et ceux qui entendent nous représenter en 2012 doivent s’y engager dès maintenant et reprendre nos propositions». Reste à savoir si des politiques viendront manifester le jour J.

 

Liste des associations et organisations qui appellent à manifester:


Act Up-Paris, Académie Gay et Lesbienne, ACCEPTESS-T, Actif Santé, Actions Traitements, AGY, Aides, APA, ARCAT, CAELIF Interasso, CEGOM, COLLECTIFDOM, Diagonale Ile de France, ELCS, Ensemble pour une Santé Solidaire, Etudions Gayment, FSU, Gayttitude Psychologie, GLUP, HomoFesty, HF Egalité, HF Prévention, HomoSFèRe, Kiosque Infos Sida et Toxicomanie, La Nef des Fiertés, Le Comede, Le Planning Familial (MFPF), Les Amis du Bus des Femmes, Les Petits Bonheurs, Migrations Santé France, MRAP, OUTrans, PASST, Pari-T, Patchwork des Noms, RAAC-SIDA, Sidaction, Sida Info Service, SNEG, SNES-FSU, Solidarité Sida, SOS homophobie, STRASS, Total Respect – Tjenbe Red Fédération, Tjenbe Red Prévention, UNALS, Union syndicale Solidaires, ZigoMatik Tv

30 NOVEMBRE 2011 - COMMUNIQUE GAYFREE - TELETHON

Par Le 01/12/2011

30 NOVEMBRE 2011 –

 

COMMUNIQUE GAYFREE

 

TELETHON, UN COMBAT HUMAIN

A l’occasion du telethon du 02 et 03 decembre 2011

 

Chaque année, notre association se mobilise en faveur du telethon. Pour rappel, notre association se bat entre autres contre les discriminations liées au handicap.

Le handicap est un sujet sensible et emouvant à la fois, un combat à la fois humain. Nous ne tolerons pas les prejugés, les moqueries, les jugements, les regards de travers envers les personnes handicapées, tout simplement car les handicapés sont avant tout des etres humains et non des ratés de la nature comme peuvent le penser certains.

Le telethon existe maintenant depuis presque 25 ans, afin que la recherche avance et trouve des solutions sur les maladies genetiques qui sont nombreuses. Certaines sont guerissables, d’autres malheureusement incurables.

Depuis maintenant 5 ans, le chiffre atteint dans les environs des 100 millions d’euros. Si on reflechit bien, nous sommes 65 millions de francais, si chacun donne 1 euro, le compteur atteindra donc 65 millions d’euros, ce qui est déjà enorme. Malheureusement certains n’ont pas la facilité de donner meme pour 1 euro.

Alors nous avons des astuces auquels tout le monde gagne. Prenons l’exemple des grands magasins, des benevoles sont sur place pour proposer d’acheter des produits, et sur chaque produit acheté des euros sont reversés au telethon. Allez y le samedi la journee et avant 18h et renseignez vous, vous verrez tout le monde est gagnant. Autre astuce, dans chaque ville des mobilisations ont lieu, et il existe par ci par la des trocantes ou des ventes auquel l’argent est reversé integralement au telethon. La aussi tout le monde est gagnant. Enfin derniere solution, auquelle chaque année le premier week end de decembre on en parle, 4 chiffres magiques, le 3637, pour faire vos promesses de dons.

Le telethon c’est 30 heures de direct, auquels des benevoles, des sportifs se mobilisent dans les 4 coins de la France, une pensée egalement pour les forces T. Certains font egalement des recoltes, certains en velo, en bus, meme le train, sans oublier les pompiers… Toutes ces personnes auquel nous disons une chose, merci !! Merci pour votre générosité et votre humanité.

Si il y a bien une chose qu’il ne faut jamais plaisanter, et un combat a mener tous ensemble c’est bien le combat en faveur des personnes handicapées et les personnes victimes de maladie genetique.  Et notre association se battra jusqu’au bout sur ce domaine.

Le 03 decembre entre 12h et 18h, nous consacrerons notre emission Equality en partie sur le telethon sur BDC One (www.bdcone.com ou www.gayfree-radio.fr rubrique equality). De plus le 03 decembre c’est egalement la journee internationale des personnes handicapées, ce qui pour nous a encore plus d’importance a nos yeux.

30 NOVEMBRE 2011 - COMMUNIQUE GAYFREE - SIDA

Par Le 01/12/2011

30 NOVEMBRE 2011 –

 

 

COMMUNIQUE GAYFREE

 

30 ANS DE COMBAT, 30 ANS D’ESPOIR

A l’occasion du 01 er decembre 2011

 

Notre association Gayfree se joint comme chaque année à cette journée. La lutte contre le sida est pour nous essentielle et primordiale. Nous transmettons notre pensée à tous les malades du virus du sida ainsi que les associations qui luttent contre le sida en France. 

Cette journee du 01 er decembre doit se derouler dans le respect et la solidarité. 30 ans après le sida existe toujours, la recherche doit redoubler d’effort pour qu’enfin un vaccin soit trouvé et arreter que cette maladie se propage de plus en plus dans le Monde.

En 2009, pres de 150000 personnes sont encore atteintes du sida en France. Contrairement aux idées recues, le sida touche autant les homosexuels que les heterosexuels. Nous pouvons accepter le fait qu’il y a plus de risques de contamination dans un rapport sexuel entre deux hommes, mais nous refusons d’entendre dire que le sida est transmis a cause des homosexuels. Cela releve de la discrimination, etant donné que le sida concerne tout le monde et non uniquement les homosexuels. 30 ans après, le vaccin n’est toujours pas d’actualité malgré l’avancée de la recherche qui chaque année nous donne espoir.

Notre message se concentre surtout sur la lutte contre l’exclusion envers les malades du sida. Pourquoi autant de rejets, d’ignorances, de mepris envers les malades du sida ??

Pour rappel le sida se transmet par voie sexuelle ou par voie sanguine. Leur parler, les ecouter ou meme tendre la main, ne vous contaminera pas. C’est pas non plus parce que vous avez touché une personne contaminée par le virus, que vous allez etre a votre tour contaminée, c’est une idée recue tout a fait abjecte et inappropriée. Merci de traiter les malades du sida dignement et respectueusement et non comme des déchets de la société.

Concernant les protections, on vous rabache depuis des années avec ca, mais le preservatif est la meilleure solution, l’autre solution importante c’est la protection de l’autre, si vous ne vous protegez pas pour vous-meme alors faites le pour votre partenaire. Enfin derniere solution, c’est le depistage, qui est la solution d’assurance. Certains encore aujourd’hui prennent des risques. Pire encore, des personnes sont contaminées sans etre au courant !! Nous ne devons en aucun cas prendre a la legere ce fleau, auquelle on parle maintenant aujourd’hui d’une pandémie dans le monde. Nous souhaitons de tout cœur que cette pandémie sera éradiquée et au plus vite.

Nous insistons sur la protection des mineurs qui doivent etre informés par tous les moyens que ce soit par l’ecole ou leurs parents, nous pensons egalement aux personnes démunies ou pauvres qui ne connaissent pas forcement ce fleau et qui doivent etre informés. Nous demandons egalement plus de sensibilisation sur les medias, que ce soit la television, la radio et la presse, il n’y en a pas assez. Enfin, nous demandons des condamnations exemplaires sur les victimes de discriminations du a leur santé, y compris le sida.

Notre radio, Gayfree Radio, diffuse entre autres des messages de prevention sur la santé, le sida en fait parti. Sur le site de notre association, nous partageons egalement des articles sur la santé y compris sur le sida. La prevention est pour nous essentielle dans notre lutte contre les discriminations.

Le 03 decembre entre 12h et 18h, nous consacrerons notre emission Equality en partie sur la lutte contre le sida sur BDC One (www.bdcone.com ou www.gayfree-radio.fr rubrique equality)

30 NOVEMBRE 2011 - DU NOUVEAU CHEZ ACT UP

Par Le 01/12/2011

30 NOVEMBRE 2011

 

Act Up change de cap

avec son nouveau président

 

A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, l'association Act Up Paris a élu comme président Fred Navarro, un séropositif de 51 ans.


«On me félicitera quand Act Up sera redevenu visible» dit Fred Navarro. La voix douce et le caractère bien trempé, celui qui était une figure respectée a changé de rang. Depuis le 17 novembre, il est désormais président, entouré d'une équipe qui veut porter «la voix des malades.» Le mot ne lui fait pas peur: «Les séropositifs sont des personnes malades. J'enrage d'entendre parler d'anniversaire du sida, franchement, ça n'a rien de joyeux, j'ai d'ailleurs perdu mon compagnon il y a deux ans, des gens meurent encore, il faut le dire.»

Fred fait remarquer que les contaminations ne baissent pas chez les gays et qu'après trente ans d'épidémie, c'est très inquiétant. «On parle beaucoup de traitement pré-exposition ou de traitement comme prévention, mais très peu de capote. Les discours véhiculés sont mal perçus » souligne-t-il.

 

Prise de parole des séropositifs


Ne lui dites pas qu'on vit mieux avec le sida, Fred trouve que l'on survit. «Je suis sous trithérapie depuis 1997, c'est énorme, ça n'a rien de facile. Eviter de se mettre toute cette chimie dans le corps, c'est quand même mieux.» Qu'a-t-il prévu pour débuter sa présidence? «Je veux faire revenir les malades au sein de l'association, nous allons arrêter de laisser parler ceux qui s'expriment à notre place.» Selon lui, la particularité d'Act Up tient à son identité militante, ce qui ne serait pas le cas de certaines autres associations qu'il perçoit comme de grosses entreprises: «Notre force, c'est d'être composé de personnes qui souffrent, dans un monde où tout régresse et où des ministres nous traitent de profiteurs. Je trouve ça horrible.»

 

S'il juge que l'égalité des droits va de pair avec la lutte contre le sida, sa première décision est à haute portée symbolique. Fred entend inviter l'association les Petits Bonheurs à la réunion hebdomadaire d'Act Up, parce qu'elle accomplit un travail en direction des séropositifs isolés, souvent âgés. Une façon d'aider à montrer la réalité, un électrochoc? «Même ceux qui militent avec nous doivent savoir comment on vieillit avec le VIH, comment le sida a percuté nos vies.»

29 NOVEMBRE 2011 - VIH - IL FAUT PERSEVERER

Par Le 01/12/2011

29 NOVEMBRE 2011

Vih: «Il faut persévérer sur la voie

du dépistage systématique»

 

 

A l'approche de la journée mondiale de lutte contre le sida, une étude montre que le nombre de contaminations ne faiblit pas en France, et que des efforts sont encore à faire en matière de dépistage..

 

Le dépistage du virus du sida fait du surplace en France et le nombre des nouvelles contaminations ne montre pas de signe de reflux. C'est en tout cas ce qu'indique une étude publiée aujourd'hui par l'Institut de veille sanitaire (Invs) dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)

 

44% des nouveaux cas en Ile-deFrance


On observe un «relâchement depuis le début des année 2000» en particulier dans la communauté gay face à une maladie qui suscite moins de craintes grâce à l'efficacité des traitements, a commenté Caroline Semaille de l'Invs lors de la présentation de l'étude. Le nombre des nouvelles contaminations par vih ne recule pas depuis quelques années, avec une estimation à 7.000 nouveaux cas par an en France «ce qui pour une pathologie aussi grave reste énorme», a souligné Mme Semaille.

Le nombre de personnes ayant découvert qu'elles étaient infectées par le VIH en 2010 a été de 6.265 cas contre 6.341 en 2009 et un pic à 7.679 en 2004, selon cette étude. «Après avoir diminué significativement entre 2004 et 2007, le nombre de découvertes de séropositivité s'est stabilisé depuis», observe le BEH. La région Ile-de-France concentre 44% des nouveaux cas dépistés en 2010 tandis que Guyane, Guadeloupe et Martinique représentent 9% des cas.

 

Dépistage trop tardif


Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2010, on estime que 57% ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 40% lors de rapports entre hommes et 1% par usage de drogues injectables. Le gros point noir de ces statistiques est qu'un tiers des découvertes de séropositivité se font «trop tardivement», notamment chez les hétérosexuels ou les usagers de drogues injectables qui sont «moins sensibilisés» au problème du sida ou moins bien suivis médicalement et «qui ne recourent au diagnostic que lorsqu'elles perçoivent des symptômes», selon l'étude de l'Invs.

 

Le diagnostic précoce présente pourtant un double avantage: la personne atteinte bénéficie plus rapidement et plus efficacement d'un traitement et le risque d'infecter d'autres personnes devient bien plus réduit en cas de dépistage rapide.

 

«Banaliser»


On estime qu'en France, 50.000 personnes ignorent encore qu'elles sont porteuses du VIH. Face à ce chiffre, «il faut totalement banaliser les dépistages», souligne Mme Semaille. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) vient de réactiver sa campagne de généralisation des tests, engagée en décembre 2010, avec de nouveaux spots à la télévision (à revoir ci-dessous) et de nouvelles affiches. De nombreuses associations LGBT militent aussi de leur côté pour que la communauté gay ait recours régulièrement et systématiquement aux dépistages.

En 2010, le nombre de tests de dépistage en France n'a pas vraiment décollé, avec 4,98 millions. Ce niveau qui avait augmenté de 2003 à 2005, atteignant 5,29 millions, a diminué en 2006 puis s'est stabilisé autour des 5 millions, selon les chiffres de l'Invs. «Ce niveau est très insuffisant» estime l'épidémiologiste François Dabis, avec 77 tests pour 1.000 habitants. Il faudrait «doubler puis tripler» ce niveau et faire disparaître les diagnostics tardifs pour parvenir à une «réduction de 80 à 90% des nouvelles infections» d'ici cinq ans, juge-t-il.

 

«Perséverer»


L'adhésion de l'ensemble des médecins généralistes à la politique de dépistage généralisé est un élément clé pour son succès, souligne le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Alors que déjà deux tiers des tests sont réalisés à la demande des généralistes, «il faut persévérer sur la voie du dépistage systématique et impliquer davantage les médecins généralistes», estime le Pr. Delfraissy.

 

29 NOVEMBRE 2011 - LES JEUNES FACE AU VIH

Par Le 01/12/2011

29 NOVEMBRE 2011

 

Face au vih, les jeunes

entre peur et méconnaissance

 

A quelques jours de la journée mondiale contre le sida, une étude sur les connaissances, les attitudes et les croyances face au VIH montre un sérieux déficit d'information chez les 18-30 ans.

 

«Les résultats sont un peu inquiétants » juge Nathalie Beltzer, de l'Observatoire régional de santé- Ile de France (ORS). L'étude KABP, soutenue par l'Agence nationale de recherches contre le sida (ANRS) et l'Institut national pour la prévention et l'éducation à la santé (INPES), disponible sur le site de l'ORS, révèle quelques surprises: parmi les 2 781 personnes interrogées, 26% des jeunes de 18-30 ans pensent encore que le virus du sida peut se transmettre par une piqure de moustique. «C'est la génération née entre 1980 et 1992, explique la chercheuse, celle qui a débuté sa vie sexuelle après l'apparition des trithérapies.»

 

Si 99% des 18-54 ans savent que le virus se transmet lors de rapports non protégés ou d'injection de drogues, ils sont 26% des 18-30 ans à douter de l'efficacité du préservatif! En 2010, 58% seulement des 18-54 ans considère que le préservatif est tout à fait efficace pour se protéger du VIH. Ils étaient 74% à le penser en 1994. Cette baissse laisse penser que les énormités proférées par les intégristes anti-capote font des dégâts...

 

Une stigmatisation affichée


Chez le groupe de franciliens interrogé, plus d'une personne sur deux refuserait d'avoir des rapports protégés avec un ou une séropositive. «L'enquête montre que plus on est jeune, plus on refuserait» constate Nathalie Beltzer. Comment l'expliquer ? «Les connaissances et le rapport à la prévention sont bien meilleurs chez ceux qui connaissent une personne séropositive. En 2010, la maladie est moins visible, les personnes séropositives sont davantage insérées. En 1994, Magic Johnson, un célèbre basketteur avait évoqué publiquement son statut sérologique.» Seul point positif de cette étude : le recours au dépistage, qui est en progrès.

 

26 NOVEMBRE 2011 - GAYLIB - PROPOSITIONS LGBT 2012

Par Le 01/12/2011

26 NOVEMBRE 2011

 

GayLib présente ses «propositions» LGBT

et veut des avancées pour 2012

 

 

GAYLIB PROPOSITIONS LGBT PDF GAYLIB PROPOSITIONS LGBT PDF

 

 «Si on me dit non à tout, GayLib ne fera pas campagne pour l'UMP» nous déclare le président du groupe homo de l'UMP. Il présente un projet ambitieux pour les LGBT, alors que les homophobes de la majorité font plus que jamais entendre leur voix.

 

 

«L'heure est venue pour notre famille politique de prendre ses responsabilités et de choisir son camp» tonne Emmanuel Blanc (photo), le président de GayLib. Les doléances LGBT qu'il envoie ces jours-ci à l'ensemble de son camp, l'UMP, à l'approche de l'élection présidentielle de 2012, pourraient en effet faire du bruit.

 

Dans les neuf «propositions» du groupe homo de l'UMP, on compte l'ouverture du mariage à tous, l'adoption pour les homos, l'assistance médicale à la procréation, la gestation pour autrui, la lutte contre l'homophobie et contre le sida, le don du sang par les gays, les soins de conservation post-mortem pour les séropos et l'accompagnement médical des trans. 

 

Tous des sujets, sauf la lutte contre l'homophobie et le sida, pour lesquels la droite a refusé de s'engager.

 

GayLib contre l'UMP?

Emmanuel Blanc le sait, mais il ne veut pas en démordre. «J'ai pris rendez-vous avec Bruno Le Maire (corédacteur du projet UMP, NDLR), je veux les forcer à se prononcer sur ces sujets, dit-il. Et si on me dit non à tout, GayLib ne s'engagera pas dans une campagne présidentielle.» Ce serait une première.

 

Cette fois, donc, plus de compromis, assure-t-il. «Je n'en peux plus du discours de certains, comme Claude Greff (secrétaire d'Etat à la Famille,) que j'ai rencontrée tout récemment, qui nous disent qu'ils n'ont rien contre les homosexuels, mais qu'ils ne peuvent pas nous accorder plus de droits.» Une radicalisation de GayLib, souvent critiqué pour son manque d'ambition, voire son silence face aux voix antigays de l'UMP? Il affirme: «Je n'en a pas l'impression.»

 

Loi pro-mariage ou entente contre l'homoparentalité?


La plaquette de proposition est en train d'être envoyée aux dirigeants de l'UMP, Jean-François Copé en tête, ainsi qu'à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires de la majorité. Elle vient d'être présentée aux adhérents de GayLib, lors d'une réunion publique avec Chantal Jouanno, sénatrice UMP gay-friendly). «Elle compte déposer bientôt au Sénat une proposition de loi (de la nouvelle opposition, donc) pour l'ouverture du mariage», révèle Emmanuel Blanc. «On verra si les parlementaires UMP oseront encore refuser de la voter, puisqu'elle viendra cette fois de leur camp.»

 

Pendant ce temps, les plus conservateurs de l'UMP affûtent leurs couteaux. Suite à l'indignation suscitée dans la Droite populaire par la tribune pro-mariage de secrétaires nationaux de l'UMP, c'est désormais Jean-Marc Nesme qui promet sur un site de droite extrême de relancer sa tristement célèbre entente parlementaire contre l'homoparentalité…

26 NOVEMBRE 2011 - A NICE - 30 ANS DE PRISON

Par Le 01/12/2011

26 NOVEMBRE 2011

 

Nice: Trente mois de prison

pour un coup de couteau homophobe

 

Un homme de 27 ans est reconnu coupable d’«extorsion commise en fonction de l’orientation sexuelle de la victime».

 

Quatre ans de prison dont trente mois fermes et 5000 euros de dommages-intérêts. Gellali Rebiai, 27 ans, a été reconnu coupable, cette semaine, d’«extorsion commise en fonction de l’orientation sexuelle de la victime» par le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes). Le prévenu était accusé d’avoir donné un coup de couteau à un homme en raison de son homosexualité. En garde à vue, il avait d’ailleurs confirmé n’avoir «jamais supporté les homos et les pédophiles». Mais il s’est rétracté à la barre.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 9 août. A la sortie du 6, un des bars gays les plus courus de la Côte d’Azur, un client est interpellé. Gellali Rebiai demande à emprunter son téléphone portable. Habitant à proximité, le noctambule propose d’appeler de chez lui. «C’est là que la soirée bascule», écrit le quotidien Nice-Matin.

«Je suis pas un pédé!»
«Il m’a fait une proposition qui ne m’a pas plu», invoque Rebiai. «Coucher ensemble?», l’interroge la présidente du tribunal. «Ouais, ouais, c’est ça», répond le prévenu. Il aurait alors été pris d’un accès de violence, d’après la déposition de la victime, absente à l’audience: «Il s’est saisi d’un couteau de cuisine et m’a dit: “Je suis pas un pédé!” Puis il me l’a mis sous la gorge. Il m’a dit de me déshabiller, de lui donner des bijoux et mon ordinateur portable. Je lui ai proposé, plutôt, d’aller faire un retrait d’espèces. Et j’ai réussi à m’enfuir.»

La victime s’en tirera avec un choc psychologique et une estafilade de 10 cm au cou. «A quelques centimètres près, c’était la carotide», s’alarme l’avocat de la partie civile. La préméditation est restée incertaine. Mais l’agression homophobe n’a pas fait de doute pour le tribunal, qui a rappelé que Rebiai traîne déjà un casier judiciaire ne plaidant pas en sa faveur. Notamment une condamnation pour viols aux assises des mineurs.

25 NOVEMBRE 2011 - CAMEROUN - 2 NOUVELLES ARRESTATIONS

Par Le 01/12/2011

25 NOVEMBRE 2011

 

Cameroun: Deux nouvelles arrestations

pour «homosexualité»

 

La chasse aux «homosexuels» continue au Cameroun. Après la condamnation de Jonas, 19 ans, Franky, 20 ans et Hilaire, la quarantaine, à cinq ans de prison ferme pour «homosexualité», le 22 novembre dernier, deux jeunes de 21 et 24 ans ont été arrêtés à Yaoundé pour le même motif et placés en garde à vue mercredi dernier, alertent les associations Alternatives Cameroun et Humanity First Cameroon dans un communiqué commun.

 

DÉNONCIATION ET GUET-APENS


D’après le communiqué, l’un des deux jeunes hommes, Depadou N aurait été victime d’un guet-apens organisé par un dénonciateur en compagnie de deux agents de police en civil. Lors de sa garde à vue, Depadou N aurait cité le nom de Pierre Arno, à son tour arrêté par les forces de police. Les associations, «révoltées» et «indignées», font remarquer que ces arrestations sont basées «sur une dénonciation et non pas sur le flagrant délit comme l’exige l’article 347 bis qui pénalise l’homosexualité au Cameroun».

 

Concernant la condamnation de Jonas, Franky et Hilaire, Amnesty International réclame aux autorités camerounaises la libération immédiate des deux hommes et l’annulation du verdict pour les trois condamnés (un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’Hilaire). «La Cour doit annuler ce verdict choquant, qui condamne trois hommes sur la seule base de leur orientation sexuelle», indique le communiqué, cité par l’AFP.

24 NOVEMBRE 2011 - LA REUNION - APPEL CONDAMANATION

Par Le 01/12/2011

24 NOVEMBRE 2011

 

Les élu-e-s réunionnais-e-s appelé-e-s

à condamner l’homophobie

 

 «En tant qu’élu par les citoyen-ne-s, vous avez un devoir de veille et de condamnation de tout acte discriminatoire ou haineux à l’encontre d’une catégorie de la population en raison d’une caractéristique personnelle (sexe, couleur de peau, âge…). De la même façon que vous condamnez les atteintes aux personnes fondées sur l’une de ces caractéristiques, nous vous demandons de condamner publiquement l’homophobie.» Dans une lettre commune, les associations LGBT Réunion, SOS homophobie et Le Refuge demandent aux responsables politiques locaux de s’engager officiellement contre l’homophobie.

 

Rappelant qu’en 2010, SOS homophobie a reçu 4 témoignages de victimes d’homophobie par jour, soit près de 1500 sur l’année, le courrier n’exige aucune prise de position réellement politique (il n’est question ni de mariage, ni d’homoparentalité, ni de genre, les sujets qui fâchent en ce moment), juste une condamnation de l’homophobie.

 

«L’homophobie est un délit puni par la loi – elle constitue une circonstance aggravante dans les cas d’agression verbale ou physique – mais beaucoup trop de ceux qui nous représentent et nous gouvernent ne s’emparent pas du sujet, expliquent les associations.

 

De manière à dissiper tout doute vous concernant, nous vous invitons vous aussi à la condamner publiquement, soit par voie de presse, soit en nous répondant directement.»

LGBT Réunion, Le Refuge et SOS homophobie s’engagent à saluer publiquement les prises de position des élu-e-s destinataires de la lettre, et, a contrario, «en l’absence de réponse dans un délai décent et recevable», à «considérer que pour des raisons politiques, ou liées à [leurs] propres convictions, »ils/elles] ne désire[nt] pas [se] prononcer contre l’homophobie» et à le faire savoir.

24 NOVEMBRE 2011 - 18 DEPUTES UMP DISENT NON AU MARIAGE GAY

Par Le 01/12/2011

24 NOVEMBRE 2011

 

 

Dix-huit députés UMP s'offusquent:

«Le mariage homosexuel: c'est non!»

 

 

Ces élus UMP ont hier jugé «inadmissible» l'initiative des six secrétaires nationaux du parti présidentiel en faveur du mariage homosexuel.

 

Mardi, six secrétaires nationaux de l'UMP signaient une tribune dans L'Express.fr pour que le mariage homosexuel figure au programme de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012  Dans un communiqué intitulé «Le mariage homosexuel: c'est non!», 18 députés UMP, dont 17 membres de la Droite populaire, rappellent que les six secrétaires nationaux de l'UMP en question «n'engagent qu'eux-mêmes».

«Alors que la majorité présidentielle a rejeté une proposition de loi socialiste sur le mariage homosexuel en juin dernier, que des responsables de l'UMP se positionnent à l'encontre de leur majorité est inadmissible», ajoutent les signataires, parmi lesquels figurent Jacques Remiller, Christian Vanneste, Richard Mallié, Jacques Myard et Brigitte Barèges.

«Une provocation catégorielle»
Seul un d'entre eux, Alfred Almont (Martinique), n'est pas membre de la Droite populaire. «Ce n'est pas parce que le Front national et le PS veulent s'attirer les bonnes grâces d'un électorat que la droite doit renoncer à son idée de la famille. D'autant plus que nous savons bien qu'après le mariage, l'adoption sera la prochaine revendication», ajoutent-ils. «Contrairement à ce que laisse entendre la tribune» des responsables UMP, «la question du mariage des personnes de même sexe n'est absolument pas un sujet consensuel» mais «une provocation catégorielle qu'il n'y a pas lieu de satisfaire».

La proposition des six secrétaires nationaux de l'UMP «est parfaitement respectable, elle est dans le débat. C'est un sujet qui sera abordé dans la campagne présidentielle», a pour sa part réagi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, tout en soulignant qu'il ne faisait «pas du tout l'unanimité» au sein du parti majoritaire.

 

22 NOVEMBRE 2011 - COMMUNIQUE GAYFREE

Par Le 24/11/2011

22 NOVEMBRE 2011

COMMUNIQUE GAYFREE (Suite à l'adoption de la loi du 22 novembre 2011 - et suite aux evenements LGBT en novembre 2011)

 

Notre association Gayfree, en ce jour du 22 novembre 2011, salue les députés de l'Assemblée Nationale, d'avoir adopté en France la loi de remanier de 3 mois à 1 an, le delai de prescription pour discrimination homophobe, en raison du sexe ou lié au handicap, une loi qui sera adoptée definitivement si le Senat adopte a son tour le texte, mais nous avons confiance, ce n'est qu'une question de temps maintenant.

Voila deja un de nos objectifs atteint. Depuis l'année derniere c'est un combat que nous avons mené, et nous avons gagné. Il sera desormais plus facile de porter plainte pour les victimes d'homophobie sans que ce soit sans suite ou rejeté (une fois que le texte de loi sera adopté definitivement par le Parlement Francais dans son intégralité)

 

Une victoire pour les victimes d'homophobie mais malheureusement pas pour les victimes de transphobie qui n'a pas cette meme chance. Nous pensons evidemment fortement aux transexuels et transgenres qui ont autant de droit que les homosexuels, lesbiennes et bien sur les heterosexuels. L'égalité des droits doit etre rétabli à tous et non qu'a une partie des sexes ou d'etres humains. Nous esperons que les trans auront un jour les memes droits concernant les delais de prescription mais aussi les lois contre les violences et injures transphobes.

 

Cependant, la lutte contre l'homophobie est loin d'etre finie.

Le changement du delai de prescription ne veut pas forcement dire que le nombre d'agressions homophobes baissera. Nous en appelons au gouvernement et au Parlement de durcir et reviser la loi contre les discriminations, violences, injures homophobes que ce soit sur le terrain et sur internet. Nous trouvons encore aujourd'hui que les agresseurs ne sont pas assez severement punis par la justice notamment quand ca concerne des violences (coups et blessures graves ou non graves) et actes barbares envers les homosexuels. Les actes homophobes sur internet ne sont pas a notre avis, pris au serieux par la loi francaise, nous demandons entre autre qu'une loi soit appliquée pour tout acte homophobe qui se deroule sur internet (photos, blogs, forums, sites, commentaires, groupes de discussions, videos). Nous demandons par ailleurs de punir tout acte homophobe dans les livres, les medias, les presses, la musique, les films. Nous continuerons a nous battre afin que les agressions homophobes soient eradiqués en France. Notre association se battra pour que cette loi change.

 

La France doit continuer de respecter les droits de l'Homme. Que nous soyons homosexuels, ou heterosexuels. Nous restons tous avant tout des Hommes. Les homosexuels ont autant de droit de dignité et d'égalité que les héterosexuels.

 

L'année 2012 sera une année cruciale concernant les droits LGBT. Ce sera cette année là que nous voterons ensemble en avril prochain le prochain président de la République Français. Nous insistons sur le fait que les citoyens qui votent sont les responsables de l'election du Président de la République. Nous ne donnerons aucune consigne de vote, nous restons neutres. Nous demandons aux citoyens d'elire en leur ame et conscience le president qui saura à la fois rétablir la crise et la dette en France mais aussi le meilleur president qui respectera le mieux possible les droits de l'homme et les droits fondamentaux y compris l'egalité des droits pour tous (Homosexuels, Lesbiennes, Heterosexuels, Bi, Trans)

 

Pour rappel le 09 Juin 2011 dernier, le Gouvernement Fillon a clairement dit qu'il est contre la proposition de loi en faveur du mariage homosexuel en France. Certains pensent encore actuellement que le mot "mariage" freine aux yeux de beaucoup de politiciens, et prefereraient la notion d"union civile" comme en Grande Bretagne par exemple. Pouvons nous croire en 2012 à cette légalisation apres le refus du gouvernement le 09 Juin 2011 puis l'Assemblée nationale (majoritairement à droite) le 14 Juin 2011 dernier, en rajoutant le conseil constitutionnel le 28 janvier 2011?

 

Depuis ce mois ci, en novembre, le sujet du mariage gay est partout. Le mariage de Cabestany du 12 novembre 2011, meme si il n'est pas figuré dans les registres, a t il finalement reussi un exploit mediatique?? La television, les radios, les presses, internet, et bien sur les partis politiques en parlent dans tous les sens, que ce soit en bien ou en mal. Seulement voila, plusieurs questions nous viennent à l'esprit : Qui croire? A qui faire confiance? Qui legalisera vraiment le mariage gay et l'adoption homoparentale en France? Mais surtout : Tiendront-ils leur promesse??

 

Quoi qu'il en soit la France est en retard au niveau Européen sur l'égalité des droits pour tous, il est temps que la France réagisse et se mette à égalité avec les autres pays d'Europe qui ont légalisé entre autre le mariage gay.

 

Nous souhaitons de tout coeur que l'Espagne ne reviendra pas en arriere suite à la victoire recente de la droite aux legislatives dans leur pays, et nous souhaitons également que l'Italie réfléchisse au sujet depuis le depart de Monsieur Berlusconi. Nous réclamons une Europe unie et solidaire concernant l'egalité des droits pour tous !!

 

Pour finir, un dernier sujet essentiel, concerne l'homoparentalité ou l'adoption homoparentale. Pratiquement tous sont d'accord, ils sont pour la plupart contre l'homoparentalité. Certains pensent qu'un enfant doit etre elevé et eduqué par un homme et une femme pour l'equilibre de l'enfant. Notre association n'arrive pas a comprendre cette mentalité alors que pleins de parents elevent seuls (isolés) leur enfant, ou divorcés, sans etre en couple, et l'enfant n'est pas pour autant déséquilibré. Pourquoi tant de fébrilité qu'un homosexuel puisse elever ou adopter un enfant?? Un homosexuel ne connait pas les valeurs de l'education d'un enfant?? A notre connaissance, Non !

 

Un homosexuel n'est pas stupide et arriéré, nous ne tolérons en aucun cas ce genre d'esprit. Certains ont encore dans l'esprit qu'un homosexuel est un malade mental, ou qu'il est pedophile ou zoophile. Il est encore impensable au 21 eme siecle que ce genre d'attitude puisse encore exister, il est par ailleur intolérable que dans certains pays du Monde il puisse encore exister des peines de mort envers les homosexuels, il est ignoble de bruler vif des personnes du à leur homosexualité dans certains pays. Comment une telle cruauté entre espece humaine puisse encore exister?? Qui sont reellement les criminels dans cette histoire?? Les homosexuels ou ceux qui les frappent, brulent vifs ou condamnent à mort?? Pensez y.

 

Notre association existe entre autre pour ca, et nous ferons de notre mieux pour eradiquer l'homophobie en France.

 

 

Edité le 22 Novembre 2011

Par Sandy.G - Président Association Gayfree

22 NOVEMBRE 2011 - LOI DELAI PRESCRIPTION ADOPTEE

Par Le 24/11/2011

 

22 NOVEMBRE 2011 :

 

Délai de prescription: l'Assemblée quasi-unanime a voté le texte

 

La proposition de loi, modifiée, a été adoptée à l'Assemblée nationale par 473 voix contre 4. Si l'heure est à la satisfaction, la loi ne sera pas en vigueur avant un vote au Sénat.

 

C'est avec une belle unanimité que l'Assemblée nationale a voté cette après-midi la proposition de loi de la députée socialiste Catherine Quéré visant à aligner la prescription pour les injures publiques à l'égard des homosexuels, des femmes et des handicapés sur le délai en vigueur pour les injures racistes, soit un an au lieu de trois mois.

 

Le gouvernement rejette un article


La proposition de loi avait toutefois été retoquée par le gouvernement: son article premier, qui visait à mettre l'appel à la discrimination sur la même plan que l'appel à la haine ou à la violence, en a été retiré.

 

 

Le député UMP des Bouches-du-Rhône Christian Kert a en effet expliqué aujourd'hui qu'il risquait d'induire «une interprétation trop large de la notion de discrimination». Le garde des Sceaux Michel Mercier avait expliqué en séance la semaine dernière que cet article pourrait faire tomber «des propos publics très facilement dans le champ des incitations à la discrimination».

 

 

 

Pas de protection supplémentaires des trans et séropos
Rejetés également, les amendements de Martine Billard (Parti de gauche) visant à étendre les propos concernés aux injures transphobes et sérophobes.

Reste que le second article, le principal, a été voté par 473 voix contre 4 (et 12 abstentions), alignant l'injure homophobe, sexiste ou handiphobe sur les injures racistes ou antireligieuses, quant au délai permis pour porter plainte lorsqu'elles ont lieu par voie de presse ou sur internet. Les sanctions encourrues, elles, avaient déjà été alignées dans tous ces cas

 

«Quasi-historique»


Dans un communiqué, Catherine Quéré «se félicite du résultat du vote quasi-historique qui a eu lieu cet après-midi». «Il comptera désormais parmi les trop rares propositions de loi socialistes votées par la majorité depuis 2007. Par ce vote, le législateur s'est honoré d'être le garant du principe d'égalité devant la loi», déclare-t-elle.

La loi n'entrera pas en vigueur avant au moins un vote devant le Sénat. En raison de son ordre du jour particulièrement chargé, il est fort probable que le texte ne puisse être examiné par la chambre haute avant la prochaine législature, craint la Fédération LGBT qui «se félicite de la quasi unanimité des députés, sur tous les bancs de l'Assemblée, preuve que cette proposition de loi était essentielle pour l'égalité des victimes devant la loi». Et demande l'ajout des trans et des séropos parmi les victimes à défendre.

14 NOVEMBRE 2011 - INTERVIEW CATHERINE QUERE

Par Le 15/11/2011

14 NOVEMBRE 2011 – INTERVIEW PAR « TETU »

Catherine Quéré: «La loi actuelle entraîne l'impunité des homophobes»

 

INTERVIEW. La députée de Charente-Maritime, qui propose une loi allongeant à un an la prescription pour injures liées à l'orientation sexuelle, répond aux questions de TÊTU.com.

 

Peu connue des défenseurs des droits LGBT, la députée de Charente-Maritime Catherine Quéré (PS) vient de proposer une loi allongeant à un an le délai de prescription pour injures homophobes, sexistes et handiphobes. Actuellement de trois mois, comme pour les injures en général, selon la loi sur la liberté de la presse de 1881, il a pourtant été élevé en 2004 à un an dans le cadre d'insultes à raison de l'origine, de l'ethnie, de la nationalité, de la race ou la religion.

Mercredi matin, cette proposition de loi a été examinée à la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, qui l’a approuvée à l’unanimité alors que le groupe UMP a décidé de ne pas prendre part au vote. Lors des débats, Catherine Quéré a démontré une telle force de conviction auprès de ses collègues que les députés UMP se sont trouvés particulièrement gênés... Dilemme pour eux: comment voter pour une proposition de loi émanant de l’opposition?

 

La gêne des députés UMP


Si plusieurs députés UMP -Bernard Debré, Jacqueline Irles, René Couanau, Jean-Pierre Giran- ont affirmé qu’ils voteraient pour la loi, leur représentant, Christian Kert, a exposé quelques motifs pour ne pas voter cette proposition. Il avance par exemple que «l’élévation de la prescription à un an, qui a été opérée par la loi du 9 mars 2004 en matière de racisme, a surtout été faite pour faciliter la poursuite de messages antisémites sur Internet, faits par des sites islamistes ou d’extrême droite qu’on ne décèle pas toujours dans le court délai de trois mois. La situation n’est pas du tout la même en matière de sexisme, d’homophobie ou d’handiphobie.»

Catherine Quéré parle quant à elle «de dispositions notoirement inconstitutionnelles. Il s’agit de la remise en question du principe d’égalité devant la loi». Elle a tenu a rappeler «que le délai de trois mois est le plus bref d’Europe». Pour TÊTU, elle revient sur la génèse et l'avenir de sa proposition de loi.

 

TÊTU.com: Vous êtes la députée à l’origine de la proposition de loi. Comment en êtes-vous arrivée à travailler sur ce sujet?


Catherine Quéré: C’est tout simple. Dans la ville principale de ma circonscription, Saintes (département de Charente-Maritime, ndlr), une association LGBT, Adheos, dont je suis membre à titre citoyen, m’a interpellée sur cette discrimination concernant les délais de prescription inscrite dans la loi de 2004. C’était en février. Je me suis alors investie dans un long travail de préparation, et je devais également convaincre mon groupe de déposer cette proposition de loi lors de l’une des niches parlementaires dont nous disposons (une «niche» parlementaire est l’un des rares moments à l’Assemblée Nationale où l’opposition peut faire des propositions de loi, ndlr). J’ai ainsi exigé que ça ne soit pas inscrit lors de la dernière niche en février 2012, alors que l’Assemblée ferme le 22 février, mais que cette proposition soit déposée aujourd’hui.

Quels sont les problèmes posés par les délais de prescription prévus par la loi actuelle?


Aujourd’hui, lorsqu’une personne est injuriée pour des raisons racistes ou en fonction de sa religion, le délai de prescription dans la presse ou dans la sphère publique est d’un an. Lorsque des injures sont proférées en raison du sexe d’une personne, de son handicap ou de sa sexualité, le délai de prescription n’est que de trois mois. C’est grave car l’on connaît tous la lenteur de notre justice. Et souvent, lorsqu’une plainte est portée au tribunal, le temps que celle-ci soit traitée, le délai de prescription tombe et elle finit pas être classée sans suite. Selon Hussein Bourgi, du collectif de lutte contre l’homophobie, sur trois plaintes pour injures liées à l’orientation sexuelle, deux tombent à cause du délai de prescription de trois mois! Cette situation est inacceptable car elle entraîne l’impunité des homophobes, handiphobes ou sexistes.

Par ailleurs, sur Internet le temps peut passer très vite avant qu’on ne s’aperçoive d’une diffamation ou d’une injure contre une personne. Et contrairement à la presse, passé le délai de trois mois les écrits restent sur le réseau mondial. Enfin, il est particulièrement insupportable d’introduire une hiérarchisation de l’insulte.

 

Comment peut-on accepter une telle situation?

Je pense que c’est anticonstitutionnel, car les dispositifs actuels ne respectent pas l’égalité totale devant la loi.
Lors des débats à la Commission des Affaires Culturelles à l’Assemblée Nationale, le groupe UMP s’est trouvé particulièrement dans l’embarras.

 

Êtes-vous confiante pour les débats du 17 novembre et le vote du 22 novembre?


Au moment du vote, ils ont demandé une suspension de séance qui a duré longtemps. Quand ils sont revenus, ils ont décidé de ne pas prendre part au vote. C’est déjà une petite victoire pour nous. Le groupe UMP était effectivement déstabilisé car ils sont ennuyés de voter une proposition de loi émanant de la gauche. Pourtant, je crois qu’il y a des sujets qui vont au-delà de la politique partisane. En tout cas je reste déterminée: d’ici le 17 novembre nous allons organiser de nouvelles auditions pour nourrir le débat et nos argumentations. Je considère que notre travail de parlementaire est d’abord de faire en sorte que la loi protège et n’exclut pas.

 

14 NOVEMBRE 2011 - REACTIONS POLITIQUES CONCERNANT CABESTANY

Par Le 15/11/2011

14 NOVEMBRE 2011

REACTIONS POLITIQUES APRES LE MARIAGE GAY DU 12 NOVEMBRE A CABESTANY

 

Rappelons que, cette année, 9 députés UMP ont voté pour le mariage des LGBT : Jean-Louis Borloo, Jacqueline Farreyrol, Alain Ferry, Laurent Hénart, Yves Jego, Jean-François Mancel, Henriette Martinez, Axel Poniatowski et Franck Riester. Mais 269… ont voté contre

 

Noël Mamère, député-maire EELV de Bègles (Gironde) et premier élu à célébrer un mariage homosexuel en 2004, a salué l'initiative du maire de Cabestany: «Je me félicite de cette initiative, même si elle est limitée» dans la mesure où l'acte ne sera pas inscrit au registre de l'état civil, a-t-il déclaré. «Des mariages symboliques on peut en faire des tonnes, mais si on s'en tient à ces cérémonies d'opérette on ne fait pas avancer le droit. Ceci étant, je n'ai pas à me faire l'arbitre des élégances pour dire qui est plus courageux que qui…», a-t-il poursuivi.

 

Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France (app. PS) ouvertement gay, a réagi à la condamnation du mariage par Claude Greff, qu'il surnomme la «ministre des inégalités». «Une fois de plus, le gouvernement montre que l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels ne fait pas partie de ses préoccupations. (…) Pour obtenir rapidement l’égalité, les gays n’ont désormais qu’une solution: favoriser l’alternance en 2012. En attendant, n’en déplaise à Mme Greff, plein de bonheur à Patrick et Guillaume, les heureux époux de Cabestany!»

 

Caroline Mécary, avocate en droit de la famille qui milite pour que la France autorise le mariage gay, salue la démarche. «Cette célébration, même symbolique, participe au nécessaire questionnement sur la discrimination qui existe en France», estime-elle. Elle regrette cependant que Jean Vila ne soit pas allé jusqu'à célébrer officiellemment le mariage comme l'avait fait Noël Mamère, le risque étant selon elle «limité».

 

Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT: «Cette action permet de rappeler la nécessité de reconnaître le mariage de deux personnes qui s'aiment, qu'elles soient de sexe différent ou pas. (Les Français) sont largement favorables au mariage des homos depuis de nombreuses années. Il faut changer la loi et c'est une proposition qu'on portera dans le cadre de la campagne de 2012. Toute action de visibilité est bonne.»

 

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'élection présidentielle, a condamné ce mariage, qu'elle a qualifiée d'«acte hors la loi» et de «provocation». «Le mariage est un fondement de notre société. Il est le point de départ de la construction de la famille, cellule qui structure la société et son développement», écrit-t-elle dans un communiqué.
«Malmener cette institution par la célébration d'un mariage entre deux personnes du même sexe, même si cette union n'a aucune valeur juridique, met en danger un pilier essentiel de notre modèle sociétal, dans un monde déjà déboussolé qui a besoin plus que jamais de repères stables», poursuit-elle: Outre le fait qu'il s'agit d'un acte hors-la-loi, c'est une nouvelle provocation.» «Le premier devoir du maire est de respecter et faire respecter la loi et non de jouer avec les symboles et l'émotion, dit-elle. Je m'élève contre cette union, même si elle n'est que symbolique, et je demande à l'ensemble des maires, qui ont la tâche sacrée de faire respecter les lois de notre République, de respecter le code civil qui n'autorise pas les mariages entre deux personnes de même sexe.»

 

Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, a estimé que le mariage gay symbolique, célébré à Cabestany, n'était pas «la meilleure façon de faire avancer la cause», tout en réaffirmant son «engagement» en faveur de l'union homosexuelle.

«Je souhaite qu'il n'y ait pas de discrimination»
«Je ne l'aurais pas célébré, parce que ce n'est pas la meilleure façon de faire avancer la cause. Mais je vous redis mon engagement que beaucoup connaisse pour que le mariage soit ouvert au couple de même sexe», a réagi la ministre des Solidarités sur RTL.

Mme Bachelot, qui s'était rendue célèbre en prenant la défense du pacs en 1999, à contre-courant de son propre camp politique, a souligné que le mariage avait «profondément changé depuis quelques siècles». «Le mariage, c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif. Donc je souhaite que, là encore, il n'y ait pas de discrimination», a-t-elle conclu.

 

Jean-Pierre Chevènement, invité de Radio France Politique le 13 novembre. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat à la présidentielle de 2012, a réagi au mariage de Cabestany. «Je ne vois plus que les curés et les homosexuels pour demander à se marier», a-t-il déclaré après avoir rappelé qu’il avait été à l’origine du contrat d’union civile, «l’ancêtre» du pacs, avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre dans les années 90, et qu’il était «évidemment contre l’homophobie»
S’agissant de l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe, Jean-Pierre Chevènement ne «voit pas en quoi du point de vue des enfants cela apporterait quelque chose». Et d’ajouter: «Il faut toujours se placer du point de vue de l’intérêt de l’enfant. Je ne pense pas que cela soit une avancée, et je pense que la gauche finit par oublier les préoccupations des couches populaires, les problèmes de chômage, d’emploi, de logement, d’école, de sécurité en mettant en avant des thèmes de type sociétal. Je pense que c’est une conversion qui correspond à un changement d’électorat, je ne pense pas qu’il faille aller trop loin dans ce sens, bien que je sois naturellement ouvert à toutes les nouveautés, mais je demande qu’on y réfléchisse, qu’on donne des arguments convaincants».

 

Claude Greff, secrétaire d'Etat à la famile a qualifié de «provocation électorale» l'appel du maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) à tous les élus pour qu'ils célèbrent des mariages de personnes du même sexe. Cet appel «est une provocation électoraliste à la veille des élections présidentielles et il est inacceptable d'utiliser le pouvoir conféré par la loi pour la détourner», écrit Mme Greff dans un communiqué. La démarche du maire de Cabestany, Jean Vila, est «illégale», affirme-t-elle également, rappelant l'arrêt de la cour de cassation dans l'affaire de Bègles. La ministre estime également, qu'alors que «le débat est ouvert en France», «ce type d'action ne fait pas progresser la question mais contribue à crisper les positions». «Ce débat doit avoir lieu dans le respect de la loi et des opinions de chacun», poursuit-elle.

 

Luc Chatel : sur RTL le 13 novembre, l’un des ministres préférés de Nicolas Sarkozy, et ancien porte-parole des premiers gouvernements Fillon, se dit désormais (presque) favorable au mariage pour les LGBT .... mais par étapes !

Cette figure emblématique du mouvement « La droite libérale » au sein de l’UMP, qui a conduit sa carrière politique dans l’ombre de Gérard Longuet et d’Hervé Novelli, a déclaré, en réponse à une question de Jean-Michel Apathie :

« Le mariage homosexuel est un sujet très difficile et compliqué. Je vais vous dire : j’étais très opposé au mariage homosexuel. Je pense que mon avis évolue sans doute avec la société française. Alors, quand je vous dis ça, je ne vais pas vous dire que je suis pour aujourd’hui. »

Il est alors interrompu par Jean-Michel Apathie, qui lui demande : « Mais vous n’êtes plus contre ? ». Il reprend sa réponse :

« Oui. Je pense que la société évolue, et je pense qu’il faudra sans doute des étapes. Et d’ailleurs, les étapes, c’est sûrement pas ce qu’il s’est passé ce week-end dans une mairie. Le contrat d’union civile, que Nicolas Sarkozy avait proposé, je pense par exemple que c’est une étape intéressante. Donc voilà : c’est un sujet trop compliqué pour être là aussi pour ou contre, comme cela. Mon opinion évolue, je l’assume. On parlait tout à l’heure du doute : il faut savoir évoluer dans ses convictions. Il faut savoir voir la société évoluer. »