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28 JANVIER 2012 - LYON UN REFUGE CONTRE L HOMOPHOBIE

Par Le 31/01/2012

28 JANVIER 2012 -

Présentation Le Refuge Lyon: un refuge contre l'homophobie

Comment s’accepter lorsque les autres refusent d’admettre qui vous êtes ? C’est la question auquelle sont confrontés tous les jeunes homosexuels et transsexuels en quête d’identité et dont l'entourage rejette la différence. Le Refuge de Lyon, structure qui accueille ces jeunes en détresse et sans autre ressource, fête aujourd'hui ses un an.


Le Refuge, c’est une association mais surtout une aide précieuse pour des jeunes de 18 à 25 ans en difficulté sociale soit parce qu’ils sont homosexuels ou transsexuels et qu’ils sont poussés dehors par leur famille et leurs proches qui refusent leur différence. Ces jeunes se retrouvent alors à la rue, sans argent, sans logement et démunis face aux aléas de la vie. L’association leur vient en aide en proposant des hébergements relais et un accompagnement social et psychologique avec notamment des rencontres en groupe ou seul, des conversations téléphoniques ou échanges de sms pour ceux qui ont besoin d'aide à distance.

Une réinsertion par le travail


C’est perdus que ces jeunes arrivent au Refuge et confiants et avec un travail qu’ils doivent en sortir. L’objectif est clair : leur permettre une réinsertion dans la vie active et cela passe avant tout par l’obtention d’un emploi. Seulement voilà, tout ne tombe pas du ciel, il faut chercher avec acharnement pour trouver un emploi. Le but de l’association est de leur faire prendre conscience que s’ils ne trouvent pas du travail, ce n’est pas parce qu’ils sont homosexuels ou transsexuels mais parce que trouver du travail n’est pas si simple.


A Lyon, 8 jeunes ont été hébergés en 2011 et 2 accompagnés à distance. Souvent des garçons d’une vingtaine d’années. L’association vérifie toutes les semaines si les jeunes sont en recherche de travail, qu’ils ne refusent pas d’opportunité et ne se laissent pas aller.
Parce que le problème de ces jeunes c’est qu’ils ont une mauvaise image d’eux-mêmes et en ayant peur d’être rejetés, ils créent eux-mêmes des situations d’échec. Le Refuge est là pour leur faire prendre confiance en eux.


A Lyon 25 bénévoles, professionels de l'écoute ou juste là parce qu'ils se sentent concernés, offrent leurs services. L’association dispose pour le moment d’un seul appartement relais de 2 places, ce qui ne lui permet pas de répondre favorablement à toutes les demandes. En 2010, seulement 10% des demandes ont pu être positives.
En 2012 la structure s’agrandira avec un appartement supplémentaire qui offrira une chance de plus de s’en sortir.

Le témoignage de Franck


Franck (appelons le ainsi par convenance) a 23 ans. Avant d’être Franck, il était Clémence. Pas facile d’assumer sa trans-identité lorsque l’on est si jeune. Franck a fui sa maison, n’appréciant plus les regards désapprouvants de ses parents et de ses frères qui l’appellent toujours Clémence. Accueilli chez 2 bénévoles de l’association Chrysalide, il prend contact avec le Refuge, sa seule solution pour se construire un avenir.
Le Refuge, c’est en fait le moyen pour lui de mettre des mots sur ce qu’il est. Le premier objectif, trouver un travail, a été rapidement atteint. Franck travaille désormais dans la restauration. Ses collègues, au moins, l’ont accepté comme il était, sans le juger en lui permettant de se changer aux vestiaires des hommes.


Si Franck a fui son domicile, c’est qu’il ne se sentait pas à l’aise dans son environnement. Ses parents ont surtout eu peur du regard des autres, qu’il fasse de mauvaises rencontres, se mettent en danger, se retrouve sur le trottoir… Tous les préjugés que véhiculent les médias sur les transsexuels. Mais Franck est déterminé. Il n’a pas eu la chance de naître homme, il devra travailler d’arrache-pied pour en devenir un. Son but ultime c’est de procéder à la transformation physique d’ici quelques années, une opération qui coûte très chère concrètement et psychologiquement. Il s’agit d’un traitement lourd mais Franck veut prendre ce risque afin de se sentir bien dans sa peau.


S’il souhaite changer de sexe, ce n’est pas le résultat d’un traumatisme comme on le dit trop souvent, c’est un cheminement progressif, une envie de changement et mieux vaut avoir une famille et des amis à qui en parler. Franck compte revoir ses parents mais il veut les ménager, leur faire parvenir des lettres au fur et à mesure de sa transformation physique pour les prévenir car il ne veut pas leur imposer un choc brutal.


Les projets sur du long-terme sont moins concrets. Il ne sait pas comment envisager son avenir. Pourra-t-il un jour avoir une petite amie ?


Et l’histoire de Franck n’en est qu’une parmi tant d’autres. Il se dit chanceux car il n’a pas souffert de violence physique, seulement de solitude et de la peur des autres.
Le Refuge a permis à Franck et à d’autres en quête d’une identité et de confiance en soi de s’affirmer dans la vie et d’opter pour une attitude positive et optimiste.


Le Refuge
69C, Avenue René CASSIN 69009 LYON

27 JANVIER 2012 - EMISSION SUR FRANCE INTER TROP LOIN ??

Par Le 31/01/2012

27 JANVIER 2012 –

Homophobie: La nouvelle émission de France Inter est-elle allée trop loin?

 

Ecoutez ci dessous l'émission d'A votre écoute, coûte que coûte du 26 janvier 2012 ci dessous.

 

Qu'en Pensez vous Humour ou pas humour, a prendre au serieux ou pas??? Reagissez en commentaire en bas de notre info

 

Ce 26 janvier, les animateurs d'«A votre écoute, coûte que coûte» sur France Inter ont choqué de nombreux auditeurs en tenant des propos homophobes. Même si l'émission satirique revendique le politiquement incorrect, elle fait surtout grincer des dents.

 

«Vous êtes de la jaquette, monsieur? (…) C'est contre-nature». Des propos homophobes intolérables envers un auditeur appelant pour un tout autre sujet, et qu'on ne s'attend sûrement pas à entendre à une heure de grande écoute sur une radio du service public. C'est pourtant bien ce dont ont été témoins hier à la mi-journée les auditeurs de France Inter, lors de la diffusion de A votre écoute, coûte que coûte, une nouvelle émission qui suscite à la fois polémiques et interrogations depuis son lancement il y a dix jours.

 

Le principe: Philippe de Beaulieu et son épouse Margarete, «deux professionnels de la santé», comme le décrit la station dans un communiqué, répondent «aux interrogations, aux attentes et aux doutes des auditeurs». Seulement voilà, tout ceci n'est qu'un canular. Derrière les deux psychothérapeutes se cachent en réalité Laurent Lafitte et Zabou Breitman, avec des comédiens en guise d'auditeurs, et l'émission n'est absolument pas à prendre au sérieux. Le problème est qu'à aucun moment le programme n'est présenté comme satirique au même titre que la véritable identité des animateurs n'est jamais dévoilée. Un parti pris de France Inter, qui souhaite que l'émission reste un mystère. Quant au côté politiquement incorrect, il est totalement assumé, voire revendiqué.

«C'est de l'humour, mais ce n'est pas drôle!»


Mais cet avis n'est pas forcément partagé par les auditeurs. Sur le site internet de la station, les commentaires indignés pleuvent depuis hier. «Comme beaucoup d'auditeurs, j'ai été choquée par les propos homophobes tenus aujourd'hui. Apparemment, c'est de l'humour, mais ce n'est pas drôle!», écrit par exemple Sandrine P. après l'émission d'hier, au terme de laquelle les deux faux thérapeutes raccrochent au nez de l'auditeur homo sous prétexte qu'ils sont «attachés à des valeurs».

 

De même, plusieurs auditeurs ont contacté TÊTU afin de s'insurger contre des propos blessants. «De tels propos sont le triste révélateur de cette haine ordinaire portée par cette frange de population “bien pensante” qui n'a de cesse de juger ses congénères en fonction de leurs croyances, de leur identité, de leur sexualité!» nous écrit Charlotte. «C'est inadmissible. Ces propos devraient être condamnés par la justice. Je suis hétéro est choqué par tant d'homophobie sur le service public» s'insurge Arnaud.

«Belle victoire de l'humour»


De son côté, l'association de défense des droits des LGBT Act Up a publié hier une lettre ouverte aux responsables de France Inter, affirmant ne pas avoir «trouvé le sketch drôle» et accusant la station de «contenter les homophobes». Et Fréd Navarro, le président d'Act Up-Paris, de conclure son courrier: «Belle victoire de l'humour».

Contacté par TÊTU.com, France Inter n'a pas souhaité réagir à la polémique, expliquant vouloir garder le mystère qui entoure l'émission. La station ajoute que «Philippe et Margarete de Beaulieu» s'exprimeront dans les médias «dans quelques semaines», précisant au passage que le politiquement incorrect de l'émission n'est pas limité aux homos: ils «ne s'entendent avec personne».

 

Ecoutez ci dessous l'émission d'A votre écoute, coûte que coûte du 26 janvier 2012 ci dessous.

 

25 JANVIER 2012 - AU TRAVAIL LES LGBT EXPOSES AUX DISCRIMINATIONS

Par Le 31/01/2012

25 JANVIER 2012 –

Travail: Dans le public comme dans le privé, les LGBT sont exposés aux discriminations

 

Pour la première fois, le baromètre de l'Organisation internationale du travail et le Défenseur des droits pointe en détail les discriminations à l'égard des homos et trans dans le monde du travail.

 

Le Défenseur des droits et le bureau de l'Organisation internationale du travail pour la France (OIT) ont publié ce matin la 5e édition du «Baromètre sur la perception des discriminations au travail: regard croisé salariés du privé et agents de la fonction publique» réalisé par l'Institut CSA. Et pour la première fois, de nombreuses questions s'intéressaient spécifiquement à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre.

 

Ce nouvel outil d'évaluation du ressenti de l'homosexualité au sein du monde du travail est une première bonne nouvelle. Mais il y en a une seconde: l'existence des discriminations pour ces motifs commence à être mieux intégrée. Le monde du travail prend ainsi conscience que les salariés et agents LGBT sont fortement menacés par des attitudes discriminantes. Au final, les résultats «montrent la nécessité de faire évoluer la mentalité des entreprises et des administrations sur la gestion de l’orientation sexuelle et de l'identité de genre au travail», estiment dans un communiqué commun Homoboulot, L'Autre cercle et l'Inter-LGBT.

 

Loi du silence


Les associations déplorent encore «la loi du slience» car la révélation de son orientation sexuelle ou de son identité de genre reste incomprise et met mal à l’aise entre eux les salariés et les agents de la fonction publique (voir tableau ci-dessus). Plus grave encore: les salariés du privé, à 42%, se taisent s'ils sont victimes ou témoins de ces discriminations. Et à 61%, il estiment qu'en parler n'aurait rien changé.

 

De plus, les organisations «remarquent avec intérêt que le baromètre aborde clairement le sujet de l'identité de genre alors que celui-ci est en général ignoré dans le monde professionnel». Les prochains baromètres intégreront une dimension comparative européenne, notamment en matière de droit du travail (égalité et non discrimination, questions de genre) et de protection sociale.

 

La protection des homos «doit être une priorité» aussi


«La protection des salariés et agents LGBT doit devenir une priorité au même titre que l'égalité professionnelle femme-homme ou le handicap», notent les associations. «Cela est d'autant plus nécessaire dans un contexte tendu de crise économique et sociale où les entreprises et administrations se restructurent et réalisent, pour certaines, des plans de sauvegarde de l'emploi, car il existe un risque de stigmatisation et de discriminations liées à l'orientation sexuelle ou l'identité de genre.» Les associations «rappellent que la diversité est source de performance et que la visibilité des personnes LGBT peut être une source d'amélioration du climat au travers de l'acception de chacun.»

 

Dans l'ensemble du baromètre, plus d'un Français sur quatre affirme avoir été victime de discrimination au travail, et plus d'un tiers avoir été témoin de tels faits imputés le plus souvent au supérieur hiérarchique. Des chiffres sont stables dans le secteur public par rapport à décembre 2010 et en baisse de cinq points dans le privé. Dans un contexte de crise, le nombre des salariés du privé affirmant ne pas réagir ou se taire en cas de discriminations subies ou vues enregistre en revanche une forte hausse (+11 points) pour atteindre 42%. Dans le public, ils sont 29% des agents dans ce cas (-2 points).

 

24 JANVIER 2012 - LE GOUV ACCUSE DE LAISSER LES JEUNES HOMOS

Par Le 31/01/2012

24 JANVIER 2012 –

Le gouvernement accusé de laisser tomber les jeunes homos en souffrance

 

Pas de trace des homos dans la campagne contre le harcèlement à l'école. Manque d'entrain aussi pour promouvoir la Ligne Azur: l'Inter-LGBT monte au créneau et réclame des engagements. 

 

Ce matin, le gouvernement a lancé un site internet, un numéro de téléphone (0808.80.70.10) et une page Facebook sur le thème «Agir contre le harcèlement à l'école». Le motif d'homophobie ne figure pas dans les éléments du site, seuls «le sexe et l'identité de genre» sont cités: «garçon jugé trop efféminé, fille jugée trop masculine» figurent parmi les exemples de discrimination. Les trois vidéos diffusées ne présentent pas non plus de façon explicite des situations de jeunes homos discriminés.

 

Le même jour, le collectif éducation de l'Inter-LGBT a choisi de pointer le manque de soutien du ministère de l'Education nationale envers la Ligne Azur, cette structure d'écoute et de conseil pour les jeunes en questionnement sur leur identité et leur orientation sexuelle, dont les appels reçus ont chuté de 60%. Dans un communiqué mardi, le collectif déplore l'envoi tardif (en mai 2011) dans les collèges et lycées des documents d'information sur le numéro d'appel de la Ligne Azur (0810.20.30.40) et son site; ainsi que «les restrictions du nombre de supports diffusés (affiches et cartes mémos)».

 

Nécessité de sensibiliser


La moitié des personnes qui sollicitent le dispositif ont moins de 18 ans et 42% d'entre elles ont moins de 15 ans, avec une moyenne d'âge plus jeune qu'en 2010, selon une étude réalisée sur 187 entretiens enregistrés entre 9 mai et le 1 juillet 2011. La ligne Azur avait traité 1.561 appels pendant cette période, et huit jeunes appelant sur dix s'interrogeaient sur leur sexualité.

 

«Cela démontre que nos organisations avaient raison d'insister pour que cette campagne soit diffusée dès le collège, et nous permet aussi de réaffirmer la nécessité de sensibiliser les jeunes à ces questions dès l'école primaire» estime la porte-parole du collectif, Natacha Taurisson.

 

Appels homophobes


Concernant l'orientation sexuelle, le public de la campagne exprime une plus grande difficulté à se situer: 38% ne savent pas ou ne se définissent pas contre 28% hors campagne. Ils sont un peu plus nombreux à se reconnaître dans l'hétérosexualité (28% contre 25%) et moins nombreux à déclarer être homosexuels (26% contre 38%) ou bisexuels (8% contre 10%).

 

Confronté à de nombreux appels d'insultes homophobe sur la ligne Azur, un guide vocal d'accueil de la Ligne Azur a été mis en place, rappelant: «Nous vous rappelons que les injures et les provocations homophobes sont constitutives d'un délit pénalement sanctionné».

23 JANVIER 2012 - AU PEROU - HOMO A CAUSE DES ROBINETS ???

Par Le 26/01/2012

23 JANVIER 2012 –

 

POUR LE PEROU - L’homosexualité ça s’attrape par l’eau du robinet


Un élu péruvien met en garde ses administrés contre un projet qui amènera dans son village de l'eau. Selon lui, elle est contaminée et susceptible de rendre les hommes gay. Brrr.

Le maire de Huarmey, Pérou, en est persuadé: le tout nouveau projet d'adduction d'eau courante vers sa petite communauté côtière est à haut risque. L'eau puisée dans le centre du pays contiendrait un fort taux de strontium et de manganèse, un cocktail qui selon lui «réduit les hormones mâles». Si l'on en boit, avertit José Benitez, «nous serons comme à Tabalosos, (...) où les pourcentages d'homosexualité sont plus élevés.» Selon le site Gay Asylum News (via), la modeste bourgade en question jouit d'une étrange réputation dans le pays, depuis qu'un reportage d'une télévision privée a avancé qu'elle avait une population record d'hommes exclusivement gays.

Acharnement

La séquence, diffusée sur les petits écrans il y a déjà  11 ans, colle à la peau des Tabalosinos. A en croire leur maire, les jeunes y «ont une piètre estime d'eux à cause de cette stigmatisation». Et de demander à son homologue de Huarmey de démentir ces rumeurs et de présenter ses excuses.

Selon la radio péruvienne, qui cite un doyen du collège de pharmacologie de Lima, le strontium n'a aucun rapport avec l'homosexualité ou la production d'hormone. En revanche, ce minéral peut causer des cancers osseux, des cas d'anémie ou des problèmes cardiovasculaires.

22 JANVIER 2012 - FRANCOIS HOLLANDE PROMET LE MARIAGE HOMO

Par Le 26/01/2012

22 JANVIER 2012 –

 

François Hollande promet le mariage et l’adoption pour tous les couples

François Hollande a promis l’égalité « quel que que soit son sexe ou son orientation sexuelle », lors de son premier grand meeting de campagne, au Bourget, près de Paris, dimanche 22 janvier.

C’est pendant plus d’une heure et demi d’un discours mélangeant propositions, storytelling, attaques contre le pouvoir actuel, confessions personnelles, que le candidat socialiste a déroulé ses propositions, avec une promesse: « l’égalité ». École, santé, justice, sécurité, culture, tout y est passé. À 16h18, soit une heure après le début de son discours fleuve, François Hollande a évoqué la question du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe.

Verbatim: « L’égalité, ce sont les mêmes droits pour tous, quel que soit son sexe, son orientation ». C’est le droit de pouvoir se marier, d’adopter pour les couples qui en décident ainsi ».


Sans jamais prononcer le mot homosexuel, François Hollande a placé cette promesse de son projet présidentiel au cœur de son discours, devant plus de 10000 personnes.

22 JANVIER 2012 - COMMUNIQUE LE REFUGE - SUICIDE JEUNES LGBT

Par Le 26/01/2012

22 JANVIER 2012 – COMMUNIQUE LE REFUGE

 

MOBILISATION CONTRE LE SUICIDE DES JEUNES LGBT

 

 

Homosexualité-présidentielle-France2012-partis-PS

L'association Le Refuge dénonce la "démagogie" des candidats à l'Elysée

PARIS, 22 jan 2012 (AFP) - L'association Le Refuge, qui accueille des jeunes homosexuels majeurs des deux sexes rejetés par leur famille, a dénoncé dimanche la "démagogie" des candidats à la présidentielle, à l'occasion du discours de François Hollande au Bourget.

"Le suicide des adolescents victimes d'homophobie ou la souffrance des jeunes rejetés par leurs parents du simple fait de leur homosexualité sont oubliés" du programme du candidat PS à la présidentielle, a regretté l'association dans un communiqué.

Selon elle, "le droit au mariage et à l'adoption LGBT sont prônés par les candidats à la présidentielle par pure démagogie".

L'Association, reconnue d'utilité publique et qui revendique 1.200 adhérents, a invité "l'ensemble des candidats à visiter ses dispositifs d'hébergement d'urgence et d'accompagnement psychologique et social à destination de ces jeunes rejetés par leurs parents, pour prendre conscience de l'ampleur du phénomène".

21 JANVIER 2012 - EN SUEDE STERILISATION DE FORCE - PETITION

Par Le 26/01/2012

21 JANVIER 2012 –

 

Stérilisés de force en Suède – Petition a signer

 

Lien Internet de la pétition :

http://www.allout.org/fr/actions/stop_forced_sterilization

"Bonjour, je m’appelle Love, je viens de Suède et je suis transsexuel." Retrouvez le transcript en français de cette vidéo ci-dessus.


Aujourd'hui, si vous êtes une personne trans en Suède et que vous décidez de changer de genre aux yeux de la loi, vous devrez subir une lourde opération chirurgicale qui vous rendra irrémédiablement stérile. Cette pratique barbare de stérilisations forcées doit cesser !

La majorité du parlement suédois veut y mettre un terme et changer la loi, mais le Premier Ministre suédois Frederik Reinfeldt est en train de plier face à un seul petit parti conservateur qui bloque cette réforme tant attendue.

Faisons comprendre au Premier Ministre que la majorité des Suédois et des Européens veulent voir la Suède marquer l’histoire en éliminant cette pratique d’un autre âge.

Prenez un instant pour signer cette lettre destinée au Premier Ministre suédois et lui demander d’arrêter de faire de la politique politicienne aux dépens des droits fondamentaux des citoyens suédois. Nos amis de la RFSL, la Fédération suédoise LGBT, remettront votre signature directement au bureau du Premier Ministre.



LE TRANSCRIPT DE LA VIDÉO EN FRANÇAIS


"Bonjour, je m’appelle Love, je viens de Suède et je suis transsexuel. Cela signifie que je suis né dans un corps de femme, mais que mon cœur me dit que je suis un homme. Je m’exprime aujourd’hui car le gouvernement suédois force des milliers de personnes comme moi à faire un choix impossible.

Si je dois changer le genre qui figure sur ma carte d’identité pour qu’il reflète qui je suis vraiment, mon pays m’impose, pour un changement aussi simple que de modifier un F en M, d’être stérilisé. Mon choix est simple : soit mon identité aux yeux de la loi ne correspond pas à ma véritable identité, soit mes droits humains sont bafoués. Ce choix est injuste. Je participe à la manifestation devant le Parlement aujourd’hui pour demander à changer la loi et à mettre fin à cette pratique barbare.

Chacune de vos voix fait la différence. Rejoignez-nous en signant la pétition et en appelant vos amis à faire de même. Merci. "

 

REACTION ASSOCIATION GAYFREE :

 

Notre association Gayfree a evidemment signé la pétition le soir du 21 janvier dès que nous avons appris la nouvelle, en deposant un commentaire : « Respectez les droits de l’homme et les droits fondamentaux, quelle que soit notre orientation sexuelle ou notre genre, nous restons avant tout des etres humains »

19 JANVIER 2012 - ANNONCE 2EME SALON LGBT DE LILLE

Par Le 26/01/2012

19 JANVIER 2012 –

 

Lille met le mariage homo à l'honneur pour son 2e salon LGBT ce week-end

 

Ce week-end, la capitale des Flandres accueille la deuxième édition de son salon lesbien, gay, bi et trans. Temps fort de cette année: l'union symbolique de deux couples homos sur le salon.

 

L'an dernier, en janvier, une manifestation inédite dans le Nord ouvrait ses portes: le premier salon lesbien, gay, bi et trans de Lille, qui avait réuni 17 associations, 25 commerçants et de nombreux artistes qui se sont relayés sur scène tout au long du week-end. L’événement avait attiré près de 2000 visiteurs. Une belle réussite pour les organisateurs. Ces derniers achèvent les derniers préparatifs de la seconde édition du salon, qui se tient samedi et dimanche. «Cette année encore, le salon n’a pas de thème à proprement parler: il aborde tous les sujets importants pour les homos. Cependant, la question du mariage est au coeur de l’événement, avec deux cérémonies symboliques au cours desquelles deux couples échangeront voeux, anneaux et bien sûr baisers!», explique Frank Danvers, président de l’association Lesbian&Gay Pride Lille.

  

 

Deux unions homos


Elodie et Corinne samedi, Christian et Grégory dimanche. Deux unions qui font écho à un sujet d'actualité: celui du mariage homo. Après la polémique créée par la Une de Libération du 13 janvier dernier (lire notre article) et à l’approche de l'élection présidentielle, nul doute que le sujet ne manquera pas, une fois de plus, de faire réagir.

Bernard Roman, député PS de la 1re circonscription du Nord, impliqué dans le groupe de travail à l’origine du Pacs et, plus récemment, dans la proposition de loi sur le mariage gay en juin 2011, passera d’ailleurs samedi par la salle du Gymnase. Du côté de la mairie de Lille, toujours partenaire de la manifestation, on notera la présence de Dalila Dendouga et Marielle Rengot, élues adjointes aux Droits de l’homme et à la Santé.

 

Une vingtaine d'artistes


Comme les 3000 visiteurs attendus cette année, ces figures officielles pourront découvrir les 18 exposants et les 28 associations présents sur le salon. Tous pourront également profiter des performances d’une vingtaine d’artistes, qui défileront sur scène tout au long du week-end, comme Yvette Leglaire ou Ysa Ferrer.

Si la LGPLille a opté pour une entrée libre, elle invite aux dons et espère que les visiteurs seront généreux: «L’asso a dû prendre en charge une partie de la location du matériel cette année. On espère que les dons seront nombreux», précise Frank. Une tombola mettant en jeu des lots proposés par les partenaires et les commerçants présents sur le salon sera également organisée aux bénéfices de la LGPLille. Et ce sera l'occasion de découvrir gratuitement la nouvelle formule de TÊTU, partenaire de l’événement. Une raison de plus pour venir faire un tour salle du Gymnase ce week-end.


INFOS PRATIQUES:
Salon LGBT de Lille, samedi 21 janvier de 11h à 19h et dimanche 22 janvier de 12h à 19h.
Salle du Gymnase, 7 place Sébastopol à Lille (métro République-Beaux Arts).
Entrée libre. L'intégralité de vos dons sera reversée à l’association organisatrice Lesbian&Gay Pride Lille.

17 JANVIER 2012 - LES SPORTIFS LGBT CONTRE PIERRE SALVIAC

Par Le 26/01/2012

17 JANVIER 2012 –

 

Les sportifs LGBT ne digèrent pas le tweet homophobe du journaliste Pierre Salviac

 

Le journaliste sportif de RTL et L'Equipe TV est accusé d'avoir tenu des propos homophobes. Ce n'est pas la première fois qu’il est au centre d'une polémique sur le site de microblogging. Mise à jour avec tweet de réaction de Salviac.

 

Pierre Salviac aurait mieux fait de se tourner sept fois les pouces avant de tweeter. Sur Twitter il y a quelques jours, le journaliste sportif de RTL et L'Equipe TV, qui se présente également comme un polémiste, réagissait à un sondage publié dans Le Parisien. Apprenant que 63% des Français sont favorables au mariage des couples de même sexe, il écrivait: «Il y avait déjà beaucoup d'enc. dans ce pays. Cela ne va pas s'arranger ;)».


6300 abonnés


Un commentaire qui, depuis, fait réagir... jusque dans les rangs de la FSGL (Fédération Sportive Gay et Lesbienne), qui s'est emparé du sujet par le biais d'un communiqué et demande la démission du principal intéressé: «Nous condamnons fermement de tels propos clairement homophobes, qui n'ont pas lieu d'être, à fortiori dans la bouche d'un journaliste, à une époque où les citoyens français ne sont pas tous égaux en droit, et où les discriminations subsistent, notamment dans le domaine du sport.» Pour la FSGL, Pierre Salviac, «personnalité médiatique d'audience nationale», «écouté et suivi par des millions de personnes», «ne mérite plus sa carte de journaliste».

 

 

Ce n'est pas la première fois que l'ancien commentateur sportif de rugby pour France Télévisions est au centre d’une polémique après avoir partagé, avec ses 6300 «abonnés», des propos de mauvais goûts. La FSGL souhaite que Pierre Salviac présente ses excuses et que ses employeurs prennent clairement position.

 

Mise à jour 18 janvier:

 

Pierre Salviac vient de mettre en ligne un tweet de réaction à la polémique (ci-dessous) dans lequel il regrette… de se faire «pourrir» depuis sa vanne «pourrie». L'utilisateur de Twitter @GildasGautier, tout en alertant la rédaction de TÊTU, lui a répondu: «Une vanne pourrie? Les ados gays se suicident 13 fois plus à cause de vannes pourries comme la tienne».

16 JANVIER 2012 - COMMUNIQUE GAYFREE - 2012 ANNEE POLITIQUE

Par Le 26/01/2012

Communiqué Gayfree du 16 Janvier 2012 :

 

Rentrée 2012 !! Année Très politique - Redoublons nos engagements

 

Tout d'abord tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

 

Comme vous le savez tous, cette année 2012 sera riche en evenements politiques. Notre association y pretera une attention particulière aux elections présidentielles et législatives. Toutefois notre but n'est pas de dire pour qui on vote, chacun a ses propres opinions politiques. Nous ne sommes pas evidemment d'accord avec toutes les propositions de certains candidats pour des raisons légitimes, néanmoins ce n'est pas notre role de donner le nom du candidat pour qui il faut voter. Votez toutefois pour le candidat qui vous semble le plus droit et le plus juste qui sauvera notre pays de la crise economique, et qui est le plus ouvert d'esprit à l'égalité des droits pour tous.

 

Notre association evidemment pour cette année 2012, continue a militer pour l'egalité des droits pour tous. Notre souhait pour 2012, c'est d'abord que la notion de solidarité regne aux yeux de tous. Nous souhaiterions continuer a nous engager dans un esprit collectif que ce soit local ou national. Travailler en collectif, sans se mettre les uns sur les autres, mais au contraire tous à égalité et sur la meme longueur d'onde, devrait etre une de nos priorités dans toutes les associations. Evitons les conflits et les critiques qui n'avancent en rien notre combat.

 

Concernant nos projets 2012

 

Sur le coté projet et actions, priorité absolue sur le combat contre toutes les formes de discriminations et aussi contre l'homophobie, que ce soit sur le terrain ou sur internet. Nous condamnons toute forme de violence et agressions envers la communauté LGBT. Ensuite, comme beaucoup le savent, un de nos objectifs est de trouver un local, non pas pour le plaisir d'avoir un local, mais afin d'avoir un lieu neutre, ou nous pourrons enfin mettre nos projets en place (rencontres, reunions, manifestations, debats, permanences, preventions, etc....). Gayfree Radio (service de notre association Gayfree) qui va feter ses deux ans en mars prochain, continue, en pleins projets egalement et va aussi connaitre quelques améliorations, nous vous tiendrons informés dans les semaines a suivre. Sur notre tchat, nous avons depuis janvier 2012 commencé a mettre en place des débats à theme, tous les 15 jours le jeudi soir (selon disponibilités). En 2012, nous allons également continuer à participer aux grands évenements comme la journee mondiale contre l'homophobie le 17 mai, les gayprides en juin, la journee contre la misere le 17 octobre, et toutes les autres journées importantes liées aux discriminations. Les preventions font egalement parti de nos priorités, prévenir c'est guerir et un acte militant !! Enfin pour finir, notre emission radio tous les samedis apres midis sur une radio locale bordelaise (disponible sur internet), notre emission contre toutes les formes de discriminations et pour l"egalité (disponible egalement en podcast)

 

Restons ensemble engagés, et refusons ensemble la betise humaine

16 JANVIER 2012 - TETU PRESIDENTIELLE INTENTIONS JANV 2012

Par Le 26/01/2012

16 JANVIER 2012 –

 

Intentions de Vote Janvier 2012 - Par les lecteurs du Magazine Tetu !!

 

Consultation TÊTU-présidentielle: Hollande en tête, Marine Le Pen en embuscade…

 

La première des consultations en ligne sur les intentions de vote des TÊTUnautes à la prochaine présidentielle révèle déjà des tendances fortes… Comment réagissez-vous à ces résultats?

 

Les résultats sont là. La consultation en ligne des TÊTUnautes sur la prochaine élection présidentielle vous avait beaucoup fait discuter – plus de 1000 commentaires, un record dans l'histoire de TÊTU.com. Gageons que les scores définitifs ne manqueront pas également de faire parler, sur ce site… et au-delà.

 

Trois grands enseignements, en effet, à noter dans les résultats. Tout d'abord la très large majorité obtenu par François Hollande: à près de 40% dès les premières heures du sondage, le candidat du Parti socialiste est très largement en tête des intentions de vote. Avec les voix d'Eva Joly (12,1%), les deux futurs alliés totalisent à eux seuls plus de la moitié des votes. Avec le Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, toujours selon cette consultation, six gays et lesbiennes sur dix s'apprêteraient à voter pour l'un des partis de gauche!

 

Marine Le Pen, deuxième force politique


Il faut surtout noter le score très important réalisé par Marine Le Pen, qui arrive deuxième de notre consultation. Ce qui semble confirmer le succès de la stratégie de séduction de la candidate du Front national à l'égard des homosexuels (lire notre dossier dans le magazine TÊTU du mois de décembre). Son avance sur Eva Joly, assez nette dès les premières heures du sondage, est finalement de plus de 3%.

 

Enfin, les chiffres montrent clairement un rejet de la majorité sortante pour les homos: à moins de 11%, Nicolas Sarkozy est très loin de son score dans les enquêtes d'opinion nationales (autour de 25%). A noter que les votes ont été clôturés juste avant la polémique sur la Une de Libération et les promesses futures (ou pas) du candidat Sarkozy sur l'union civile.

 

Voir tous les résultats:

Et en fin de classement…
Dominique de Villepin (République solidaire) 3,3%
Philippe Poutou (NPA) 1,1%
Hervé Morin (Nouveau centre) 0,8%
Corinne Lepage (Cap 21) 0,6%
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) 0,4%
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) 0,4%
Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) 0,4%
Jean-Pierre Chevènement (Mouvement républicain et citoyen) 0,4%
Brigitte Goldberg (Avenir 2012) 0,3%
Frédéric Nihous (Chasse pêche nature et tradition) 0,3%
Nombre total de participants: 11.765.

 

Des résultats «pas surprenants»


Des résultats «cohérents avec les autres données disponibles» selon François Klaus, chef de groupe du département Opinions et stratégies de l'institut Ifop. Il a lui-même étudié l'électorat homo dans une note en ligne pour l'Ifop. Il rappelle que l'«On savait déjà que deux tiers des gays et lesbiennes se sentent proches de la gauche» (lire aussi notre article Mais pour qui votent les homos?) Quant au score de l'extrême-droite, «il est proche des intentions de votes de la population en général, à près de 20%».

 

En fait, selon cet expert des enquêtes d'opinion, les homos ont voté lors de la dernière élection présidentielle, à 13% pour le Front national (14% chez les bisexuels). Ce qui ferait donc une montée du score du FN de 5%… tandis que, au même moment, celui de la population en général montait du double (de 10,5% en 2007 à 19,5% selon les dernières enquêtes).

 

Quant à la légitimité de l'étude, le statisticien estime que «l'enquête de TÊTU n'est certes pas scientifique puisque ce n'est qu'un vote en ligne, mais elle est légitime par le nombre de participants: presque 12.000 votants, c'est très impressionnant».

14 JANVIER 2012 - LA FRANCE PERD SON AAA

Par Le 26/01/2012

14 JANVIER 2012 –

La France perd son AAA, l'Allemagne le garde

 

Standard and Poor's a dégradé vendredi soir la note de la France d'un cran avec une perspective négative, mais pas celle de l'Allemagne qui conserve une perspective stable. Une double claque pour le gouvernement français.

 

Après des semaines de vrai faux suspense, et à 100 jours de l'élection présidentielle, Standard & Poor's a mis vendredi soir sa menace à exécution. L'agence de notation a dégradé - après la clôture de la Bourse américaine - la note financière de la France. La rumeur de cette dégradation avait enflé tout au long de la journée en Europe.

 

Depuis sa première notation par S & P, le 25 juin 1975, l'Hexagone avait toujours été considérée comme «AAA», c'est-à-dire que sa dette était évaluée comme la plus sûre possible, lui permettant d'emprunter aux meilleurs taux sur les marchés. Et ce alors même que, depuis 1974, il n'a jamais affiché un seul budget en excédent. Une ère longue de 36 ans qui s'est donc achevée dans la nuit de vendredi à samedi: la note de la France a été abaissée d'un cran, pour être ramenée à AA +, avec perspective négative. Il y a ainsi «au moins une chance sur trois pour que la note de la France soit à nouveau dégradée en 2012 ou 2013, si ses finances publiques dévient du chemin de consolidation budgétaire prévu. Les mesures budgétaires annoncées jusqu'à présent par le gouvernement pourraient être insuffisantes pour atteindre l'objectif de réduction des déficits si la croissance est inférieure à 1% en 2012», indique S & P.

 

La mauvaise nouvelle vient aussi du fait que l'Hexagone est traité plus sévèrement que ses pairs par Standard & Poor's - qui avait mis l'ensemble des pays de la zone euro sous surveillance le 5 décembre dernier. Au sein du club très fermé des AAA, seule l'Autriche accompagne la France dans sa perte du précieux sésame. L'Allemagne, elle, n'est pas concernée; et sa perspective reste stable. De quoi creuser davantage encore l'écart entre les deux pays aux yeux des investisseurs et donc augmenter les taux auxquels la France emprunte.

 

Mais, sur le fond, cette dégradation n'est pas une surprise: depuis le début de l'hiver, la seule interrogation portait sur le moment où l'annonce arriverait. Après l'alerte de Moody's début novembre puis celle, plus sévère encore, de Standard & Poor's quelques jours plus tard, il faisait peu de doute que la France allait perdre son fameux AAA. L'agence de notation avait conditionné sa décision aux résultats du sommet européen des 8 et 9 décembre. Au vu de la multitude d'obstacles juridiques qui se sont dressés depuis dans l'élaboration de nouveaux traités, il faisait peu de doute que le résultat allait apparaître insuffisant aux yeux de S & P. Et, de fait, les décisions prises vendredi soir «sont principalement dues a des mesures insuffisantes pour traiter les problèmes systémiques de la zone euro», explique l'agence.

 

«Une valeur sûre»

 

Conscient de cette situation, l'attitude de l'exécutif français ces dernières semaines a consisté à préparer l'opinion publique à cette nouvelle. Alors qu'il y a peu Nicolas Sarkozy excluait la perte du précieux sésame, le virage dans son discours était devenu évident. «Si la France perdait son AAA, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme», expliquait le chef de l'État à la veille de la trêve des confiseurs. Avant de lancer, lors de ses vœux aux Français: «Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers (…), mais ce ne sont ni les marchés ni les agences qui feront la politique de la France.»

 

Bref, la dégradation de la France «compliquerait les choses» mais ne serait «pas un cataclysme», selon des éléments de langage répétés par les membres du gouvernement ces dernières semaines. «Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais ce n'est naturellement pas une catastrophe; il ne faut pas affoler les Français», a insisté vendredi soir le ministre de l'Économie, François Baroin, sur France 2. La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a indiqué que «la stratégie de la France restera focalisée sur le désendettement, la compétitivité de l'économie et la croissance» et redit que «la France est une valeur sûre».

Dans le contexte préélectoral, cette annonce a donné un angle d'attaque nouveau aux opposants du chef de l'État. «M. Sarkozy restera le président de la dégradation de la France; ce sont les Français qui vont en payer le prix», a lancé la première secrétaire du PS, Martine Aubry.

 

De son côté, François ­Bayrou (MoDem) a jugé que cette dégradation «signe des ­années d'échec et de dérive». Sur les marchés, la semaine prochaine risque d'être agitée…

14 JANVIER 2012 - MARIAGE GAY - EVOLUTION DES CLASSES POLITIQUES

Par Le 26/01/2012

14 JANVIER 2012 –

 

Mariage gay : comment la classe politique a évolué

 

  

Depuis l'adoption du Pacs en 1999, les responsables politiques se sont peu à peu convertis à l'idée d'ouvrir le mariage aux homosexuels. La droite montre encore des réticences.

 

«Le président n'a absolument pas changé d'avis, il n'est pas favorable au mariage des couples homosexuels.» La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a réagi vendredi sur son compte Twitter à la rumeur lancée par Libération selon laquelle Nicolas Sarkozy songerait à relancer le projet d' «union civile». Évoqué en 2007 puis abandonné après son élection, il devait offrir aux homosexuels tous les droits du mariage, à l'exception notable de ceux liés à l'adoption et à l'homoparentalité.

 

Depuis l'adoption du pacte civil de solidarité (Pacs) en 1999, les responsables politiques se sont pourtant peu à peu convertis à l'idée d'un mariage gay. Nicolas Sarkozy lui-même a beaucoup évolué. Seule la droite la plus radicale et l'extrême-droite y sont encore farouchement opposées.

 

Le rôle précurseur des écologistes

 

Les Verts ont été les premiers à s'emparer du sujet, inspirés par les exemples néerlandais et belge. Soutenu par son parti, le maire de Bègles Noël Mamère célèbre en 2004 le premier mariage homosexuel de France, en toute illégalité. Le parti réclame depuis une loi pour reconnaître un mariage gay ouvrant la voie à l'adoption. La fusion avec Europe-Ecologie n'a pas fait évoluer cette ligne: la candidate à la présidentielle Eva Joly soutient cette proposition.

 

 

La lente évolution du PS

 

Les socialistes ont été les principaux artisans du Pacs. Mais le parti ne se prononcera officiellement en faveur du mariage gay qu'en mai 2004. La question est alors loin de faire consensus. Lionel Jospin et Ségolène Royal, par exemple, y sont clairement opposés. Cette dernière évoluera lentement jusqu'à promettre en 2007 un débat à l'assemblée sur la question si elle est élue. Aujourd'hui, le parti a renforcé sa prise de position: le même mariage, ouvrant la voie à l'adoption, pour tous. C'est devenu une des priorités du PS pour 2012.

 

Un droit émancipateur pour les communistes

 

Les communistes se sont prononcés dès 2004 pour le mariage gay bien qu'ils ne considèrent pas cette union comme une institution ou un sacrement. Il s'agit avant tout de lutter contre les discriminations. Marie-George Buffet a ainsi présenté en 2005 la première proposition de loi ouvrant le mariage à tous sans distinction de sexe. A l'exception du Front de gauche, le reste de l'extrême-gauche ne fait pas une priorité de l'extension de cette «norme bourgeoise».

 

La droite peine à s'approprier le débat

 

«Une frange dure et religieuse, soutenue par de nombreux frileux, a pris en otage le parti», confiait cet été au Figaro Emmanuel Blanc, président de Gaylib, un mouvement associé à l'UMP. Suivant les personnalités, cette opposition est nourrie soit par des convictions, soit par le désir de ne pas froisser l'électorat le plus conservateur. Les voix de Christian Vanneste et Brigitte Barèges, qui ont tenu publiquement des propos homophobes, restent isolées.

 

Le centre en ordre dispersé

 

En digne héritier de l'UDF, le Nouveau Centre reste très hostile au mariage homosexuel. Le MoDem s'est en revanche prononcé «pour l'égalité absolue des droits entre homosexuels et hétérosexuel». La dernière réticence de son président, François Bayrou, est sémantique: il souhaite une autre dénomination que «mariage». Le Parti radical de Jean-Louis Borloo a également changé de ligne, appelant à voter favorablement à la dernière proposition de loi socialiste présentée en juin dernier. Dominique de Villepin, suspecté par les mouvements lesbiens gays et transgenres d'opportunisme politique, a effectué le même revirement.

 

Le Front national fermement opposé

 

Comme tous les courants de l'extrême-droite, le FN a encore affirmé début 2011 son «opposition totale» au mariage gay. Le parti montre toutefois de légers signes d'assouplissement. Début 2011, Marine Le Pen déclarait par exemple que le Pacs était «super», même si elle a aussitôt ajouté, «surtout pour les non-homosexuels».

13 JANVIER 2012 - SARKOZY NON FAVORABLE AU MARIAGE GAY

Par Le 26/01/2012

13 JANVIER 2012 –

 

Nicolas Sarkozy ne se serait pas rallié au mariage gay mais à l'union civile

  

 

RÉACTIONS - Déjà une promesse de campagne de 2007...

 

Et si Nicolas Sarkozy inscrivait le mariage gay dans son programme? Il aurait tranché en faveur de cette mesure, a annoncé Libération dans son édition ce vendredi matin. Une information qui a tout de suite déclenché la fureur de la droite et le scepticisme de la gauche.

 

Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement, est rapidement monté au créneau pour démentir: Nicolas Sarkozy est toujours défavorable au mariage gay, assure-t-elle. Il n’a «pas changé d'avis sur le mariage homosexuel». Nicolas Sarkozy «l'avait dit en 2007: le mariage, c'est l'institution familiale qui permet d'avoir des enfants». En revanche, «il est favorable à l'égalité des droits fiscaux, successoraux, patrimoniaux, mais pas au mariage car, avec le mariage vient nécessairement la question de la filiation et de l'adoption», a-t-elle développé, relevant qu'il avait, déjà en 2007, «beaucoup réfléchi à cette question». Ce serait donc un contrat d'union civile, comme il l’avait proposé en 2007, mais qu’il n’avait jamais mis en place faute de majorité et de volonté politique.

 

Une «une racoleuse»

 

Dans l'après-midi, Libération est revenu sur son information, pour les maintenir tout en la corrigeant: «Ce qui est en question à l’état d’arbitrage, c’est l'éventualité pour Nicolas Sarkozy de défendre un projet d’union civile pour les homosexuels», explique le journal sur son site internet. «C’est-à-dire un mariage, célébré à la mairie, qui assurerait "l’égalité des droits fiscaux, successoraux, patrimoniaux" mais n’ouvrirait pas nécessairement le droit à la filiation», ajoute-t-il.

 

Ces précisions du quotidien n'ont pas calmé la colère des associations homosexuelles, comme le centre Lesbien, gai, bi et trans Paris-Ile-de-France, qui parle de «une racoleuse» et s'agace de la confusion entre mariage et union civile. «Ce statut ne serait pas très différent du mariage en matière de droits (…) mais il serait réservé aux seules personnes homosexuelles, comme s’il s’agissait d’une catégorie devant être classée à part, de la population française», écrit dans un communiqué le Centre LGBT Paris-IdF. «Nous voulons l’égalité des droits», (…) que «tous les statuts disponibles pour les couples (concubinage, Pacs et mariage) soient ouverts à toutes et tous, indifféremment de leur orientation sexuelle».

 

Pilleur d'idée?

 

En tout cas, l'initiative avancée dans la matinée, même si elle a été corrigée au fil de la journée, a fait bondir Christine Boutin, la candidate du parti Chrétien-démocrate. Cette dernière, qui menace déjà de se rallier à François Bayrou si l’UMP continue son blocus sur les 500 signatures, parle de «rupture» si Nicolas Sarkozy inscrivait réellement cette proposition dans son programme. «Tout le monde connaît ma position. Je ne suis pas favorable au mariage gay ni à l’adoption et je tiendrai bon jusqu’au bout», a affirmé sur Europe 1 celle qui s’était distingué contre le Pacs en 1997. Elle met en garde contre «les conséquences extrêmement graves» sur le plan social qu’aurait cette proposition.

 

A gauche, l’annonce n’a pas convaincu pas. Bertrand Delanoë, invité de I-Télé, a jugé que Nicolas Sarkozy était «candidat depuis cinq ans». «Il n’arrête pas d’agiter des sujets purement électoralistes sur des sujets sérieux», a-t-il regretté. Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, dénonce lui une «manœuvre» qui «consiste à prendre» des propositions dans le programme de son adversaire. «Il nous avait déjà fait le coup avec le droit de vote des étrangers» en 2007, alors qu’il n’y avait «pas de majorité» pour la voter. Le PS a en effet déposé une proposition de loi pour instaurer le mariage gay en juin dernier. Une proposition rejetée par la droite.

 

«Comme une dinde qui vote pour Noël»

 

Sur Europe 1, le socialiste Jean-Luc Romero, grand défenseur du mariage gay, reste dubitatif. L’élu au conseil régional d’Ile-de-France, a rappelé que Nicolas Sarkozy avait déjà fait des promesses «en direction des homosexuels» en 2007 et qu’elles n’avaient pas été tenues. «C’est à la fois un coup médiatique et un ballon d’essai. (…) Aujourd’hui, il faut être honnête: un gay qui vote conservateur c’est comme une dinde qui vote pour Noël».

Et si des personnalités de l’UMP se sont publiquement prononcées pour le mariage gay, comme Roselyne Bachelot, Franck Riester, NKM ou Nadine Morano, cette initiative n’est pas du goût de tous. Notamment des membres du collectif de la Droite populaire. Sur BFM TV, Jacques Myard parle de manipulation. Pour lui, Libération «prêche le faux afin de semer la zizanie» dans la majorité. Il en est sûr, le mariage gay, «cela ne correspond en rien aux volontés du chef de l’Etat, même si personne ne montrera du doigt un homosexuel quel qu’il soit».

 

Tous les candidats de gauche, de Mélenchon à François Hollande en passant par Eva Joly ont inscrit le mariage gay dans leur programme. Et onze pays de l’UE autorisent une forme d'union civile ouverte aux couples homosexuels comme le Pacte civil de solidarité (Pacs) en France.

09 JANVIER 2012 - LE PAPE CONTRE LE MARIAGE HOMO

Par Le 26/01/2012

09 JANVIER 2012 –

 

Le mariage gay menace l'humanité, estime le pape

 

CITE DU VATICAN (Reuters) - Benoît XVI a estimé lundi que le mariage entre homosexuels était l'une des menaces à la famille traditionnelle susceptibles d'ébranler "l'avenir même de l'humanité".

 

Cette condamnation sans appel des unions homosexuelles a été faite par le pape lors de la cérémonie traditionnelle des voeux au corps diplomatique accrédité au Saint-Siège.

 

Pour le prélat bavarois, "l'éducation des enfants a besoin de lieux. Parmi ceux-ci figure en premier lieu la famille, fondée sur le mariage d'un homme avec une femme".

 

"Il ne s'agit pas d'une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l'avenir même de l'humanité", a-t-il expliqué.

 

Le Vatican et les responsables de l'Eglise catholique, qui compte 1,3 milliard de fidèles à travers le monde, sont hostiles à la légalisation du mariage gay intervenue dans plusieurs pays européens et ailleurs.

 

REACTION ASSOCIATION GAYFREE :

 

Nous respectons toutes les formes de religions, en revanche nous sommes moins satisfaits des propos de Pape Benoit XVI, il n'y a pas longtemp il critiquait les preservatifs, maintenant c'est autour du mariage homo, quelle va etre sa prochaine attaque?? Pas etonnant que les catholiques sont fébriles envers la communauté LGBT. Nous appelons au Pape au droit à la vie et aux droits de l'Homme, Que nous soyons homos ou heteros, nous sommes malgré tous comme vous le dites, des fils de dieu, et non des ratés de la nature !! L'homosexualité n'est pas une maladie, et existe depuis la nuit des temps meme avant la Bible et Jesus Christ. Notre but etant ne pas critiquer la religion chretienne, nous respectons quoi qu'il en soit la religion, mais nous condamnons tout propos injurieux envers la communauté LGBT, quel que soit la personne ou haut placé !!

06 JANVIER 2012 - ENQUETE SUR L HOMOPARENTALITE

Par Le 26/01/2012

06 JANVIER 2012 –

 

Homoparentalité: Une enquête pour «mieux connaître les familles»

 

L'enquête menée par Martine Gross et Jérôme Courduries promet d'élargir l'horizon des connaissances sur les nouvelles formes de famille. Votre participation est la bienvenue.

 

C'est une première en France: l'enquête qui vient d'être lancée par Martine Gross, sociologue (CNRS), et Jérôme Courduries, anthropologue (Centre Norbert Elias, LISST-CAS), explorera le fonctionnement des familles homoparentales françaises, que ce soit par rapport aux questions de conjugalité ou de fonctionnement familial. Des questions telles que la répartition des tâches, la gestion de budget ou le rapport à la belle-famille sont abordées dans le questionnaire en ligne qui s'adresse à tous les parents d'enfants mineurs ou majeurs et vivant en couple avec une personne de même sexe.

 

Elargir la connaissance


«Des études similaires existent déjà pour les familles hétéroparentales. Celle-ci permettra de compléter nos connaissances sur les familles contemporaines», explique Martine Gross. Mais contrairement aux enquêtes menées avec des parents hétérosexuels où la question du genre tient une place importante comme vecteur d'analyse, celle-ci permettra d'étudier les résultats par rapport à d'autres variables tels que les revenus, le statut des parents ou la modalité d'entrée dans la famille de l'enfant.

 

Après un premier volet quantitatif pour lequel les deux chercheurs espèrent un échantillon de 500 réponses, un second volet qualitatif composé d'entretiens sera mené. Pour toute information complémentaire: enquete_fhp@ehess.fr

29 DECEMBRE 2011 - LES ASSOS LGBT DANS LE TRAVAIL

Par Le 26/01/2012

29 DECEMBRE 2011 –

 

Les associations LGBT investissent le monde du travail

 

Les plus grandes entreprises comptent désormais des associations LGBT en leur sein. S'il n'est pas encore facile pour les homos au travail de faire leur coming out, leur représentation prouve que les choses avancent.

 

Des représentants d'Algo à la Marche des fiertés de Nantes, en mai 2011.

HomoSFèRe chez SFR, Flag! pour les policiers et gendarmes, Comin-G aux Finances ou encore Gare! à la SNCF: les associations homosexuelles investissent de plus en plus le milieu professionnel pour lutter contre les discriminations et défendre les droits des employés. Ces derniers mois, plusieurs nouvelles structures ont été créées, comme Rainbow BanquAss pour les métiers de la banque et de l'assurance ou Appel pour les personnels éducatifs.

 

Le collectif Homoboulot, qui regroupe huit associations dans le privé et le public (on peut citer encore Algo au Quai d'Orsay, Homobus pour la RATP, Energay à EDF-GDF ou Mobilisnoo chez France Télécom-Orange), a fêté ses dix ans cette année. Selon son porte-parole, Jérôme Beaugé, son but premier «est de susciter la création d'associations dans le milieu professionnel» car «il y a une grosse problématique pour les LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) au travail qu'il faut absolument traiter».

 

Le dernier tabou


«Le travail, c'est le dernier tabou aujourd'hui, parce que les gens ont fait leur coming out en famille et auprès de la plupart de leurs amis», renchérit Sylvie Fondacci, présidente d'HomoSFèRe. Or, note-t-elle, «il a un enjeu au travail, car il y a le risque de se faire passer sous le nez une promotion, d'être stigmatisé ou moqué. Donc beaucoup hésitent encore à le dire.»

 

Sur le front des discriminations, Jérôme Beaugé affirme que «les plus fréquentes sont les moqueries, préjugés», mais il cite aussi l'accès à la formation, l'évolution de carrière et «le gros problème de la rémunération, une étude de 2010 ayant montré un écart de salaire de 5% en moyenne pour les hommes» gays. Une autre enquête, menée récemment par l'association l'Autre Cercle (lire notre article) montre que 67% des LGBT ne souhaitent pas être visibles en entreprise "par crainte de conséquences négatives en termes de carrière".

Les homos «obligés de se cacher»


En découle un phénomène d'autocensure très prégnant au travail, qui limite aussi les adhésions aux associations. «Adhérer, c'est déjà un acte militant», souligne ainsi Mickaël Bucheron, président de Flag!, ajoutant que l'association, créée il y a dix ans dans un milieu «assez macho», revendique aujourd'hui quelque 500 membres parmi gendarmes et policiers et espère fédérer les policiers municipaux.

 

Pour Jérôme Beaugé d'Homoboulot, les associations luttent pour «la visibilité» car dans les entreprises où le sujet est abordé, les salariés «se sentent mieux, ont beaucoup moins cette peur». Il souligne que les plaisanteries homophobes, qui ne sont souvent pas perçues comme offensantes par leurs auteurs, «se réduisent d'office dès qu'il y a une information des ressources humaines, des salariés, sur la problématique». Mais, note-t-il, créer ce type d'associations n'est pas aisé, les employeurs commençant souvent par nier le problème.

 

«Encore beaucoup à faire»


Philippe Chauliaguet, qui préside Comin-G à Bercy, confirme que la création de l'association en 2004 a été un processus «long et difficile», relevant qu'il a fallu attendre 2007 pour que le site de l'association, «bloqué comme un site pornographique», puisse être accessible depuis les postes de travail. Il confirme que «le travail est un peu le dernier rempart du coming out», et souligne qu'«il y a beaucoup à faire pour faire comprendre à nos collègues que des homos à côté d'eux se sentent obligés de se cacher». Les associations sont aussi amenées à jouer un rôle de conseil, Flag! comme HomoSFèRe indiquant être sollicitées sur la «nouvelle problématique» de l'homoparentalité.

Pour Jérôme Beaugé, la situation des homosexuels au travail est encore «très très loin du compte» et «seules les entreprises ont le pouvoir d'inverser la tendance. A partir du moment où elles communiqueront sur le sujet, les personnes n'auront plus à se cacher.»

28 DECEMBRE 2011 - PROJET FUSION INTER LGBT ET LGBT PARIS

Par Le 26/01/2012

28 DECEMBRE 2011 –

 

L'Inter-LGBT et le Centre LGBT de Paris planchent sur leur fusion

 

Dans un communiqué, les deux structures annoncent le lancement d'un groupe de travail chargé de réfléchir à leur rapprochement. Objectifs annoncés: améliorer leur visibilité auprès du public et augmenter leur efficacité.

 

Et si l’Inter-LGBT et le Centre LGBT fusionnaient? Dans les têtes depuis quelques années, le projet vient enfin d’être concrètement lancé. Sa toute première étape, celle des groupes de travail, démarrera le mois prochain.

 

«Le grand public nous confond»


«Cela fait un moment que l’on se demande pourquoi on est dans deux structures différentes alors qu’on a un nombre assez important d’associations en commun», confie à TÊTU Nicolas Gougain (photo), porte-parole de l'Inter-LGBT depuis septembre 2010. Le Centre LGBT de Paris Ile-de-France regroupe 75 associations quand l’Inter en compte une soixantaine. Environ 35 d’entre elles sont membres des deux structures.

Dans un communiqué commun publié hier, ces dernières rappellent qu’elles ont, certes, chacune leurs chevaux de bataille. Mais elles estiment que leurs missions sont «très complémentaires»: l’Inter organise le Printemps des associations et la Marche des fiertés LGBT parisienne tout en planchant sur les revendications politiques et institutionnelles; le Centre, lui, remplit des fonctions sociales au sens large tout en participant activement aux luttes pour l’égalité. «Un rapprochement nous permettrait de gagner du temps et de l’efficacité. De plus, le grand public comme le public LGBT a encore du mal à faire la différence entre les deux structures. On pense qu’on serait plus forts et plus visibles si on était rassemblés», explique Nicolas Gougain.

 

Mutualisation des ressources humaines


Rassemblés, c’est-à-dire? «Je pense principalement à la mutualisation des ressources humaines», continue-t-il. «Quand les militants participent à des réunions et des travaux d’un côté et de l’autre, ils ont tendance à se disperser. Se rassembler, c’est donc aussi simplifier.»

 

Concrètement, il s’agirait d’additionner les missions et les actions, mais aussi d’en inventer de nouvelles. Nicolas Gougain se dit par exemple «convaincu qu’on peut développer de nouveaux outils».

 

Le projet entre les mains des assos


La mutualisation des ressources financières est également en question – pour l’instant, l’Inter-LGBT fonctionne sans subvention des pouvoirs publics, ce qui n’est pas le cas du Centre LGBT. «Le Centre a un certain nombre de salariés pour assurer ses missions, tandis qu’à l’Inter notre activité repose uniquement sur des bénévoles. Demain, un rapprochement pourrait nous permettre d’envisager d’avoir un salarié qui pourrait épauler le porte-parole en exercice».

 

Quid du mode de gouvernance de la future nouvelle structure, de sa forme juridique et de la personne qui en sera à sa tête? «Le projet est dans les mains des associations, ce sera à elles de voir jusqu’où elles veulent aller. Ça peut aller vite comme ça peut prendre du temps…», nous répond le porte-parole de l’Inter. Depuis hier, nous n'avons pas pu joindre la présidente du Centre LGBT Paris-IdF, Christine Le Doaré.

27 DECEMBRE 2011 - AU SENAT C EST HETEROLAND

Par Le 26/01/2012

27 DECEMBRE 2011 –

 

Le Sénat, «c’est hétéroland» selon la première sénatrice ouvertement homo

 

REVUE DE PRESSE. Elle a été élue sénatrice en septembre dernier sous la bannière Europe Écologie-Les Verts. Dans un portrait du «Parisien», Corinne Bouchoux explique avoir toujours été «out».

 

Trois mois après les élections sénatoriales, Le Parisien de ce jour tire un premier bilan de l'activité du Palais du Luxembourg. Et en profite pour faire le portrait de Corinne Bouchoux, nouvelle sénatrice de Maine-et-Loire, membre du groupe écologiste et ouvertement lesbienne. Le sénat, «c'est hétéroland ici» y plaisante cette femme politique engagée auprès des Verts depuis 2003.

 

La première sénatrice out

 
C'est après un récent article de presse évoquant son homosexualité que des élus ont tenu à féliciter la sénatrice pour son «coming out». Le portrait (à lire ici) précise cependant que Corinne Bouchoux estime n'avoir jamais caché le fait qu'elle vivait avec une femme. Elle est donc, de fait, la première sénatrice à avoir fait un coming out public. Corinne Bouchoux a rencontré sa compagne Christine, une historienne, en 2001 et vit avec celle-ci et sa fille, née d'une précédente union, à Angers. Elle milite également depuis 10 ans dans une association homo de la ville.

 

Âgée de 47 ans, la sénatrice a auparavant été enseignante en Histoire, puis chef d'établissement, et a publié un livre d'entretien avec la résistante Lucie Aubrac. Si son poste au Sénat est son premier mandat électif, Corinne Bouchoux n'a pas attendu son engagement auprès des écologistes pour militer: étudiante, elle est passée par SOS Racisme, par l'Unef-ID à Sciences-Po Paris, puis par la Ligue des droits de l'homme, le Gisti et le Planning familial. Début décembre, elle a intégré l'équipe de campagne d'Eva Joly pour la présidentielle, pour se charger des questions liées à l'immigration.