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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

28 MAI 2012 - PREMIERE MARCHE LGBT EN MARTINIQUE

Le 21/06/2012

28 MAI 2012 –

Première marche LGBT en Martinique:

«Un succès qui aura des répercussions»

INTERVIEW TETU

Le président de Aides Martinique dresse le bilan de la première action LGBT publique en Martinique, qui a eu lieu à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Un de ses buts affichés: faire sortir les homos de l’île de l’anonymat.

Une première sur le sol martiniquais. Samedi 19 mai dernier, quelques jours après la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, les LGBT de l’île antillaise ont défilé contre les discriminations. Quatre associations avaient lancé un appel via Facebook: Aides Martinique, An nou allé, l’Union des femmes de la Martinique et Temps DM. Fred Cronard, le président de Aides Martinique, dresse le bilan de l’opération pour TÊTU.com

TÊTU: Quel était le principe de la marche organisée samedi 19 mai à Fort-de-France?
Fred Cronard: À la base nous avions prévu que les manifestants soient masqués, pour montrer que les LGBT sont présents dans la société mais invisibles. Au final nous avons réuni une cinquantaine de personnes et la plupart d’entres elles étaient à visage découvert, ce qui est positif. La marche a eu lieu dans une rue passante et autour de Fort-de-France, pour se terminer par une conférence et un ciné-débat.

Quel bilan tirez-vous de cette action?
Notre but était que tout se passe dans de bonnes conditions et ça a été le cas! C’était notre première action publique, jusqu’à maintenant l’homosexualité était quelque chose de cachée. Or on a besoin de cette visibilité pour faire évoluer les mentalités. Je pense que ce que nous avons montré, c’est que nous sommes un noyau à souhaiter que les choses changent. On considère que c’est un premier succès et fort de cela on veut initier d’autres actions. On a posé quelque chose qui aura des répercussions.

Vous parliez de visibilité, comment vit-on son homosexualité en Martinique?
Caché. D’abord parce qu’il n’y a pas de lieu communautaire, il y a quelques plages mais ce sont des lieux sordides. Les seules soirées organisées le sont par des personnes privées. Cela dit, on sent de plus en plus dans la société un clivage générationnel. L’affichage en public est plus facile pour les jeunes homos que pour les 40-50 ans

La société martiniquaise est-elle pour autant homophobe?
Cette homophobie se manifeste d’abord par la difficulté de voir une homosexualité affichée. Cela se traduit par des partenaires hommes qui sont en couple mais qui se déclarent hétéro dans la vie de tous les jours. D’une façon générale, il y a de l’homophobie qui est liée à la religion. Mais il faut tout de même aller plus loin. Lors de la marche il y a eu beaucoup de réactions positives, c’est pourquoi je pense qu’il faut renouveler ce genre d’actions, pour faire avancer la société vers l’acceptation.

Pensez-vous que la promesse de François Hollande de légaliser le mariage pour tous sera bien accueillie en Martinique?
Il faut voir. Les questions politiques ne sont pas centrales pour nous pour l’instant. Il y a quelques années, deux élus du Parti Socialiste, dont la secrétaire fédérale locale, s’étaient prononcés publiquement contre le mariage, invoquant des raisons religieuses. Ils avaient prévenu qu’ils ne mettraient pas en application la loi si elle passait. Mais les choses évoluent, deux de nos élus ont récemment signé la préface d’un rapport d’une association LGBT parisienne. La future loi devrait aussi être en mesure de faire réfléchir et de poser la question...

26 MAI 2012 - LES JEUNES HOMOS VEULENT FONDER UNE FAMILLE

Le 21/06/2012

26 MAI 2012 –

Michel Dorais:

«Aujourd'hui, les jeunes homos veulent fonder une famille»

INTERVIEW. TETU

Au moment où il sort une enquête avec l'association Le Refuge sur les jeunes LGBT, ce sociologue spécialiste de l'homosexualité fait le point sur trente ans d'évolution du mouvement.

Michel Dorais est enseignant chercheur au Québec, spécialiste des réalités LGBT. Auteur de nombreux livres (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes, Eloge de la diversité sexuelle, Mort ou fif), il a réalisé avec l'association Le Refuge l’enquête «Etre homo aujourd’hui en France», dont le magazine TÊTU publie un extrait en infographie dans le numéro qui est paru ce mercredi. L'occasion d'une interview en cinq questions.

TÊTU: Quel regard portez-vous sur la communauté homosexuelle, son évolution, ses comportements?
Michel Dorais:
Depuis trente ans, il y a finalement eu autant d’évolutions que de régressions, si j’ose dire.
Ce qui change, c’est le fait qu’on se découvre beaucoup plus tôt homosexuel. Avec la plus grande visibilité de l’homosexualité dans les médias, le sujet est de moins en moins tabou. Cela dit, l’enquête montre paradoxalement qu’on fait son coming out plus tard qu’auparavant. Notamment parce que les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents et qu’ils craignent d’être mis à la porte s’ils révèlent leur sexualité. Les taux de dépressions et de tentatives de suicide restent par ailleurs très élevés. L'autre élément qui m’a beaucoup surpris, c’est la volonté d’être en couple et de fonder une famille. C’est une évolution assez incroyable: la problématique n’est plus seulement de vivre ou de révéler son homosexualité, mais d’avoir des projets de vie, de famille.

Pourquoi est-il toujours difficile d’être homosexuel aujourd’hui en France?
Au cours de l’enquête, il y a cette phrase d’un répondant qui m’a beaucoup marqué: «En me disant tous les jours que je n’ai pas droit aux mêmes institutions que les autres, on me dit: aie honte!» Honte et peur sont des mots qui reviennent souvent. Il est difficile d’être homosexuel parce qu'il y a une vraie frustration en ce qui concerne l’égalité des droits. Et puis les réalités homosexuelles ne sont pas encore assez visibles, surtout à l'école. Pour prendre l'exemple de mon université au Québec, il y a au moins dix cours sur les réalités autochtones du pays, alors que je suis le seul à faire cours sur les réalités LGBT.

Au Québec justement, la société est-elle plus ouverte sur les réalités LGBT qu'en France?
Oui, mais au Québec nous sommes seulement huit millions, c’est plus simple. Le mariage et l’adoption sont entrés dans les mœurs depuis près de dix ans. On a aussi un véritable consensus politique sur le sujet. Lorsque les droits d’égalité LGBT ont été votés, aucun député ne s’y est opposé et à chaque marche des fiertés, les chefs politiques de tous les partis sans exception ouvrent le défilé. Cela nous a permis d’avoir une véritable politique nationale de lutte contre l’homophobie. Cela ne veut pas dire que l’homophobie n’existe pas au Québec, mais depuis vingt ans, 20.000 professionnels de la santé et des services sociaux ont été formés à adapter leurs interventions aux réalités homosexuelles. Ça a forcément un impact sur la société.

«On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier.» Vous vous êtes beaucoup engagé contre l’homophobie (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes). En 2003, vous avez reçu le prix Arc-en-ciel pour vos études sur le suicide chez les jeunes gays (Mort ou fif). D’où vient cet engagement?
J’ai longtemps été intervenant social et je me suis toujours intéressé au cas des jeunes marginalisés. Quand on est professeur, chercheur, il faut utiliser le pouvoir qu’on a. On a la responsabilité d’être engagé sur le plan social. Si nous ne le faisons pas, qui le fera? C’est donc une mission que je me donne depuis trente ans, et je ne suis pas près d’arrêter. Il y a très peu de gens qui font des recherches sur les réalités LGBT dans le monde, beaucoup pensent que c’est mauvais pour la carrière. Pour moi, faire de la recherche, c’est aussi militer. C’est le sens de mon engagement.

Quel est votre prochain objectif?
Dans la conclusion de l’étude, on évoque les pistes à suivre pour améliorer la condition LGBT. La prochaine étape pour Isabelle Chollais et moi, c’est de développer en France ce que l’on fait au Québec: offrir des formations aux fonctionnaires, aux professionnels de santé, pour les sensibiliser aux réalités LGBT. On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier. On a simplement besoin d’une ouverture d’esprit, de mieux connaître ces réalités-là et d’aller au-delà des préjugés. Si l’on veut une société plus accueillante, il faut diffuser de l'information.

Être homo aujourd'hui en France: enquête Le Refuge auprès de 500 jeunes gays et lesbiennes, Michel Dorais, Isabelle Chollet.
128 pages, 10€,
éditions H&O.

24 MAI 2012 - UN PASTEUR AMERICAIN VEUT EXTERMINER LES HOMOS

Le 21/06/2012

24 MAI 2012 –

Comment exterminer les homos?

Le mode d'emploi d'un pasteur américain

Un génocide des homos? Le révérend d'une petite ville de Caroline du Nord y a pensé et propose de parquer tous les gays et lesbiennes derrières des barrières électrifiées... en attendant leur extinction. Regardez la vidéo.

Depuis une dizaine de jours, le révérend Charles Worley (photo ci-dessus) suscite l’indignation. Devant ses fidèles le 13 mai dernier, dans son église baptiste de Maiden - une petite ville de Caroline du Nord dans le du sud-est des Etats-Unis, Etat qui a interdit ce mois-ci par référendum le mariage pour tous – il a tenu ces propos: «Construisez une grande clôture, mettez toutes les lesbiennes à l'intérieur, volez au-dessus et envoyez de la nourriture. Faites la même chose avec les gays et assurez-vous que la barrière soit électrifiée, pour ne pas qu'ils puissent en sortir... et dans quelques années ils mourront (...) vu qu'ils ne peuvent pas se reproduire».

«Tueur de bébés et amoureux des homos»
Une association locale qui milite contre l'incitation à la haine a lancé une campagne sur les réseaux sociaux et organise une manifestation dimanche devant son église. «Nous devons remplir la rue, en face de l'église, de gens qui ont du bon sens pour dire au monde que la haine n'est pas bienvenue dans notre communauté», dit le message des «Citoyens de la vallée de Catawba contre la haine», diffusé sur Facebook.

Le pasteur, qui n'a à ce jour pas réagi au tollé qu'il a provoqué, avait aussi déclaré lors de ce même sermon qu'il ne voterait pas «pour un tueur de bébés et un amoureux des homosexuels». Une référence implicite à Barack Obama, partisan de l'avortement et, officiellement depuis quelques jours, du mariage entre personnes du même sexe.


24 MAI 2012 - LE PARLEMENT EUROPEEN DENONCE DES CENSURES

Le 21/06/2012

24 MAI 2012 –

Le Parlement européen dénonce

la censure des LGBT dans trois pays

L'Europe s'inquiète de lois contre la «propagande de l'homosexualité» dans trois pays à l'Est du continent. Le Conseil de l'Europe est appelé à prendre des mesures.

Dans une résolution adoptée à une large majorité ce matin à Strasbourg (430 pour, 105 contre et 59 abstentions), le Parlement européen «exprime sa profonde inquiétude face aux évolutions qui restreignent la liberté d'expression et la liberté de réunion sur la base de conceptions erronées de l'homosexualité et de la notion de transgenre».

Homophobie à l'Est                
Dans le collimateur de l'Europe, trois pays qui ne font pas partie de l'Union européenne – d'où la simple invitation faite au Conseil de l'Europe, qui englobe ces pays, à «prendre des mesures appropriées».

Ainsi, des lois pénales et administratives contre la «propagande de l'homosexualité» ont été promulguées dans différentes régions de Russie depuis 2006 – et notoirement à Saint-Petersbourg. La Douma d'Etat envisage même une loi similaire.

«Propagande»
En Ukraine, le Parlement examine quant à lui «deux projets de loi déposés en 2011 et 2012 qui visent à pénaliser la “propagation de l'homosexualité”, à savoir l'organisation de réunions, de défilés, d'actions, de manifestations et d'événements de masse destinés à diffuser de manière intentionnelle des informations positives sur l'homosexualité».

Enfin en Moldavie, des villes et des districts ont adopté des lois pour interdire la «propagande» homosexuelle, déclarées inconstitutionnelles par la chancellerie de l'Etat.

Appel à l'égalité des droits
Le Parlement «souligne que ces lois et propositions sont incompatibles avec le pacte international relatif aux droits civils et politiques», dont la Russie, l'Ukraine et la Moldavie sont signataires, et invite donc le Conseil de l'Europe «à enquêter sur ces violations des droits fondamentaux, à vérifier leur compatibilité avec les engagements découlant de l'adhésion au Conseil de l'Europe et la convention européenne des droits de l'homme, et à prendre des mesures appropriées».

Le Parlement appelle par ailleurs les 27 pays de l'UE à être eux-mêmes exemplaires dans leur lutte contre la discrimination à l'encontre des personnes LGBT. Estimant que les «droits fondamentaux des personnes LGBT sont plus susceptibles d'être protégés si elles ont accès à des institutions légales telles que la cohabitation, le partenariat enregistré ou le mariage», il invite les 11 Etats membres n'offrant pas ces options à «envisager de (le) faire».

23 MAI 2012 - LE COLLECTIF EGALITE LGBT FONT APPEL AUX CANDIDATS

Le 21/06/2012

23 MAI 2012 –

Législatives: le collectif Égalité LGBT

passe les candidats à la question

L'offensive inter-associative qui avait organisé le «meeting LGBT» reprend du service en proposant aux candidats députés de s'engager. Elle dénonce aussi le retour de l'Entente parlementaire contre l'homoparentalité.

Le collectif Egalité LGBT 2012, qui regroupe 8 associations LGBT sur 10, a envoyé mercredi un questionnaire aux candidats aux législatives portant sur 39 revendications gays, et publié une liste de 87 députés sortants hostiles aux revendications des homosexuels.

Ce collectif rassemble l'Inter-LGBT qui fédère elle-même  une soixantaine d'associations et qui est l'interlocutrice du gouvernement pour les sujets liés à l'homosexualité. S'y ajoutent la Fédération LGBT qui regroupe les Centres LGBT et la Coordination Interpride, qui organise les marches des fiertés dans toute la France. Ces trois structures avaient déjà mené campagne commune durant l'élection présidentielle.

Les nouveaux noms de «l'entente»
A cette occasion, elles publient aussi la liste de 87 députés sortants, membres de «l'entente parlementaire» pour «le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère» qui sont donc hostiles au mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe. En 2006, cette entente avait regroupé 157 députés, essentiellement UMP.

«Il y a beaucoup moins de signataires en 2012 car il semble que beaucoup de députés UDF qui avaient signé ce texte en 2006 ne l'ont pas fait en 2012», a déclaré Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Il ajoute: «En fonction de la réponse des candidats, nous pourrons lancer un appel pour faire battre les candidats aux législatives qui se sont montré hostiles aux personnes LGBT».

Voir la liste complète, publiée par l'Inter-LGBT, de ces députés qui ont signé l'entente parlementaire à ce jour:

Almont Alfred, député de la Martinique
Baguet Pierre-Christophe, député des Hauts de Seine
Bassot Sylvia, députée de l’Orne
Beaudouin Patrick, député du Val-de-Marne
Bénisti Jacques Alain, député du Val-de-Marne
Bernier Marc, député de la Mayenne
Besse Véronique, députée de Vendée
Birraux Claude, député de Haute-Savoie
Blanc Etienne, député de l’Ain
Bodin Claude, député du Val-d’Oise
Bourg-Broc Bruno, député de la Marne
Bourragué Chantal, député de Gironde
Bouvard Loïc, député du Morbihan
Breton Xavier, député de l’Ain
Caillaud Dominique, député de Vendée
Carayon Bernard, député du Tarn
Cochet Philippe, député du Rhône
Colombier Georges, député de l’Ain
Dalloz Marie-Christine, députée du Jura
Dassault Olivier, député de l’Oise
de Courson Charles, député de la Marne
de la Raudière Laure, députée de l’Eure et Loire
Decool Jean-Pierre, député du Nord
Deniaud Yves, député de l’Orne
Depierre Bernard, député de Côte-d’Or
Dhuicq Nicolas, député de l’Aube
Diefenbacher Michel, député du Lot et Garonne
Domergue Jacques, député de l’Hérault
Dupont Jean-Pierre, député de Corrèze
Ferrand Jean-Michel, député du Vaucluse
Flajolet André, député du Pas-de-Calais
Flory Jean-Claude, député de l’Ardèche
Fromion Yves, député du Cher
Garraud Jean-Paul, député de Gironde
Geoffroy Guy, député de Seine et Marne
Goujon Philippe, député de Paris
Gosselin Philippe, député de la Manche
Grall Michel, député du Morbihan
Grommerch Anne, députée de Moselle
Guibal Jean-Claude, député des Alpes-Maritimes
Guillet Jean-Jacques, député des Hauts-de-Seine
Hamel Gérard, député de l’Eure-et-Loir
Hostalier Françoise, députée du Nord
Jardé Olivier, député de la Somme
Joissains-Masini Maryse, députée des Bouches-du-Rhône
Julia Didier, député de Seine-et-Marne
Kossowski Jacques, député des Hauts-de-Seine
Lasbordes Pierre, député de l’Essonne
La Verpillière de Charles, député de l’Ain
Le Fur Marc, député des Côtes-d’Armor
Lequiller Pierre, député des Yvelines
Leroy Philippe, député de Moselle
Le Sourd Dominique, députée de l’Oise
Lett Céleste, député de Moselle
Luca Lionnel, député des Alpes Maritimes
Mach Daniel, député des Pyrénées-Orientales
Mallié Richard, député des Bouches-du-Rhône
Marcon Jean-Pierre, député de Haute-Loire
Marin Christine, député du Nord
Mariton Hervé, député de la Drôme
Marleix Alain, député du Cantal
Ménard Christian, député du Finistère
Meunier Philippe, député du Rhône
Morisset Jean-Marie, député des Deux-Sèvres
Mourrut Etienne, député du Gard
Moyne-Bressand Alain, député de l’Isère
Myard Jacques, député des Yvelines
Nesme Jean-Marc, député de Saône et Loire
Nicolin Yves, député de la Loire
Pinte Etienne, député des Yvelines
Raoult Eric, député de Seine-Saint-Denis
Reiss Frédéric, député du Bas-Rhin
Remiller Jacques, député de l’Isère
Rocca Serra de Camille, député de Corse du Sud
Rochebloine François, député de la Loire
Rolland Jean-Marie, député de l’Yonne
Roubaud Jean-Marc, député du Gard
Saddier Martial, député de la Haute-Savoie
Souchet Dominique, député de Vendée
Tian Dominique, député des Bouches-du-Rhône
Trassy-Paillogues Alfred, député de Seine Maritime
Vanneste Christian, député du Nord
Vannson François, député des Vosges
Victoria René-Paul, député de la Réunion
Vitel Philippe, député du Var
Voisin Michel, député de l’Ain

23 MAI 2012 - COLLECTIF MINOU MINOU - Interview

Le 21/06/2012

23 MAI 2012 –

Le collectif Minou Minou:

«On veut montrer ce que les gouines savent faire!»

INTERVIEW TETU

Un nouveau collectif au nom évocateur vient de voir le jour à Paris. Composé de trois filles au taquet qui organisent leur première soirée ce jeudi.

Composé de trois filles résolument cool, le collectif parisien Minou Minou est le dernier-né de ce printemps 2012. A quelques jours de la première soirée, qui aura lieu ce jeudi au Panic Room à Paris, TÊTUE a rencontré l'une de ses fondatrices, Vonette (en bas sur la photo), qui fut aux commandes du Yeah Pom Pom Club avec Many Mc Queen, puis membre du FTN crew. 

TÊTUE: Quelle est l'histoire du collectif?
Vonette: 
Tout s'est fait très vite. Il y a un mois et demi, j'ai dit à deux copines «oh, on devrait faire un collectif toutes les trois». Et c'était parti! Katya (de la marque 11e Distrikt) fait les visuels, les badges. Marilyn et moi, on mixe. J'ai contacté le Panic Room, où je faisais les soirées Yeah Pom Pom Club, et voilà.

Pourquoi «Minou Minou»?
C'est parce que j'appelle ma meuf «minou», et que j'adore les répétitions. Je trouve qu'elles permettent de mieux retenir. J'ai dit aux filles «j'ai un nom, c'est Minou Minou», et tout le monde était d'accord. Que tu sois une gouine à chiens ou à chats, tu aimes forcément les photos et les vidéos de chats! Ça fait à la fois lesbienne, con-con et un peu kitsch.

Quel est le but du collectif?
Organiser des soirées avec, à chaque édition, un happening ou une expo d'art plastique ou de photos. Jeudi, ce sera Tristan Des Limbes, et c'est sublime! On voulait créer quelque chose de participatif, et qui montre tout ce que les gouines savent faire. 

Quel public visez-vous?
Dans le principe, on ne veut pas faire une soirée 100% lesbienne. Ça ne nous intéresse pas, et il y en a déjà plein. Il y aura certainement 97% de lesbiennes, 2% de pédés, 1% de trans. On espère même davantage de mecs, on aime les ambiances mixtes. Pour moi, les pédés sont de la même famille que nous. 

Et côté musique?
A chaque soirée, il y aura Marilyn en warm up, une invitée, et puis moi à la fin... A la guillotine! Marilyn est plutôt son anglais, dépressif, new wave, britpop... Moi, plutôt hip hop, electro, rock. On veut danser! Si quelqu'un passe du Katy Perry, pas de problème. A l'avenir, on aimerait consacrer une heure aux titres choisis par le public. 

Pour toi, c'est quoi une bonne soirée?
Une soirée où la DJette laisse tomber le casque et vient danser avec les copines, où il y a quinze personnes qui ont fait tomber leurs verres et tout le monde fait «ha ha ha». C'est quand tu rentres chez toi crevée et que tu as le sourire aux lèvres jusqu'au lendemain. Et tu en parles pendant deux jours avec tes potes. 

Alors on vous retrouve jeudi?
Oui! On donnera des badges «Minou Minou»... Et il y aura des jolies filles!

Les soirées du collectif Minou Minou auront lieu tous les deux mois et seront gratuites.
On retrouvera aussi Vonette samedi 9 juin aux platines des Souffleurs pour la prochaine soirée Dyke air.

22 MAI 2012 - LES HOMOS ET HOMOPHOBES ANGLAIS S'ALLIENT

Le 21/06/2012

22 MAI 2012 –

L'étrange alliance des homophobes et des homos anglais...

pour le droit de s'insulter

Pour avoir le droit de se combattre verbalement, homos et homophobes anglais ont décidé de s’allier dans la campagne «Feel free to insult me». Une arme à double tranchant.

Il est rare de voir des ennemis faire cause commune, mais ça l’est encore plus quand ils se battent pour… le droit de s’insulter! La campagne anglaise «Feel free to insult me», («Soyez libres de m’insulter») a pourtant réussi cet exploit. On y trouve l’activiste LGBT Peter Thatchell aux côtés de parlementaires conservateurs et du Christian Institute, ceux-là même qui s’opposent plus ou moins violement au mariage gay. Mais Thatchell estime qu’il ne se compromet pas dans cette alliance: «La liberté d’expression appartient à tous, mêmes à ceux avec qui vous êtes en désaccord. L’échange libre d’idées – y compris injurieuses – est la caractéristique principale d’une société libre et démocratique. Nous avons mis nos différences de côté pour défendre cette liberté.»

En d’autres termes, pour avoir le droit d’attaquer verbalement ses ennemis d’hier et de demain, Peter Thatchell s’allie avec eux aujourd’hui. Cela signifie bien sûr que ces mêmes ennemis pourront l’attaquer aussi, mais c’est le prix à payer, estime-t-il.

Amis aujourd’hui mais ennemis de toujours
C’est contre une partie de la section 5 du Public Order Act de 1986 que «Feel free to insult me» se bat. Ce texte interdit les «mots ou comportements insultants» susceptibles de provoquer des «persécutions, l'inquiétude ou le désarroi». Peter Thatchell a déjà été arrêté pour avoir enfreint cette loi, notamment lorsqu’il manifestait contre le groupe islamiste Hizb ut-Tahrir, qui appelait à l’exécution des homosexuels.

D’un autre côté, des religieux qui expliquaient aux passants qu’être gay est un péché avaient aussi été arrêtés, de même que les membres de l’Eglise Baptist de Westboro brandissant des panneaux appelant à «la peine de mort pour les tapettes».

Un risque pour les gens vulnérables
Cette campagne pourrait bien avoir du succès. Selon un sondage, 62% des parlementaires estimeraient que ce n’est pas à l’Etat de réguler les insultes. Seuls 17% pensent que le droit à l’insulte empêcherait la police de protéger la population correctement. C’est aussi le point de vue de Maître John Cooper: «Ceux qui ont monté cette campagne sont des gens sûrs d’eux et assez forts pour ignorer les insultes. Mais la loi n’est pas là pour les protéger eux, elle est là pour les personnes vulnérables. Pour certains, une insulte particulièrement vicieuse peut être aussi dangereuse qu’un poing dans la figure.»

«Feel free to insult me» assure que cette réforme n’enlèvera aucune protection à la population. La loi «protège contre les comportements menaçants et abusifs, et cela suffit comme garantie». La campagne a débuté mercredi 16 mai. Si elle fait déjà grand bruit, il est trop tôt pour mesurer sa popularité.

17 MAI 2012 - AYRAULT EN FAVEUR DU MARIAGE GAY

Le 21/06/2012

17 MAI 2012 –

JEAN MARC AYRAULT EN FAVEUR DU MARIAGE GAY

"A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, le Premier ministre a réaffirmé l'engagement du gouvernement contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation ou de l'identité de genre", selon un communiqué publié par Matignon.

"Le gouvernement est déterminé à faire reculer les préjugés et à mettre un terme aux discriminations et aux violences. Il mettra en oeuvre l'engagement du président de la République d'ouvrir le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels", a ajouté Jean-Marc Ayrault.

Un texte sera présenté au parlement à l'automne prochain pour être soumis au vote début 2013, a indiqué le gouvernement.

Par ailleurs, la ministre de la Famille a elle aussi évoqué hier l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Interrogée sur France Info jeudi 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie, la toute nouvelle ministre de la Famille, Dominique Bertinotti a rappelé l'engagement de François Hollande - et désormais du gouvernement - d'ouvrir le mariage et l'adoption aux homosexuels.

"Je voudrais aussi citer le fait qu'un des 60 engagements porte sur le mariage homosexuel et l'adoption par les couples de même sexe", a souligné la ministre. "Il faut que chacun de ces types de familles puisse trouver exactement les mêmes droits; le même regard aussi de la société sur des choix de vie qui sont tout à fait respectables, quels qu'ils soient", a-t-elle ajouté.