Quantcast

EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

04 MAI 2012 - 1ERE CONDAMNATION ANTI GAY A ST PETERSBOURG

Le 10/05/2012

04 MAI 2012 –

Saint-Pétersbourg: Nikolai Alekseev,

premier condamné en vertu de la loi anti-gay

Entrée en vigueur le 30 mars, la loi de Saint-Pétersbourg interdisant la «propagande homosexuelle» a déjà fait l'objet de procès, mais jusqu'ici, aucune condamnation n'avait été prononcée

Ce vendredi 4 mai, la loi a été appliquée pour la première fois, à Nikolai Alekseev, le fondateur de l'association GayRussia et l'organisateur des Moscow Prides. Un tribunal municipal de Saint-Pétersbourg l'a condamné à une amende de 5000 roubles (130 euros), le maximum prévu par la loi, pour avoir brandi une pancarte proclamant que «l'homosexualité n'est pas une perversion» le 12 avril devant l'Institut Smolny.

Des lois similaires existent également dans les régions de Ryazan, de l'Arkhangelsk et de Kostroma – deux activistes de GayRussia, Nikolai Baev et Irina Fedotova-Fet ont saisi la Cour européenne des droits de l'Homme et le Comité des droits de l'Homme de l'Onu d'une plainte contre la loi de Ryazan –, et un projet de texte a été déposé au niveau national (lire Russie: Une proposition de loi pour interdire la «propagande homosexuelle» au niveau national).

Nikolai Alekseev a indiqué son intention de faire appel de cette décision. Cette sanction intervient 3 jours après l'arrestation de 17 militant-e-s LGBT à Saint-Pétersbourg, lors des défilés du 1er-Mai (lire Saint-Pétersbourg: 17 militants LGBT interpellés lors du défilé du 1er-Mai). Ces activistes n'ont pas été accusé-e-s de propagande, il leur a «simplement» été reproché «l'usage de symboles non autorisés lors d'une manifestation publique tels que des drapeaux aux couleurs rouge, orange, jaune, vert, bleu et violet» et d'avoir refusé d'obéir aux ordres de la police.

03 MAI 2012 - POUR DAVID CAMERON C EST L HEURE DU CHANGEMENT

Le 10/05/2012

03 MAI 2012 –

Mariage: Pour David Cameron,

«le temps du changement est venu»

Alors que le Royaume-Uni vote ce jeudi pour élire ses conseils municipaux, avec, notamment, à Londres, un duel entre le conservateur Boris Johnson et le travailliste Ken Livingstone (surnommé «Ken le Rouge»), le Premier ministre David Cameron a réaffirmé son engagement en faveur de l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens.

Au détour d'une interview accordée au quotidien londonien Evening Standard et consacrée à Boris Johnson, que la journaliste qualifie de «version londonienne de Gérard Depardieu», le Premier ministre réfute la rumeur selon laquelle il pourrait faire machine arrière en raison du mécontentement de son camp sur le sujet.

«Je m'interroge, pourquoi refusons-nous aux couples de même sexe la possibilité de se marier, et je ne crois pas que cela soit juste.»

En octobre 2011, David Cameron était monté au créneau pour défendre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe lors d'un congrès de son parti: «Les conservateurs croient aux liens qui nous unissent; que la société est plus forte quand nous nous faisons des vœux et quand nous nous soutenons les uns les autres. Je ne soutiens donc pas le mariage des couples homosexuels en dépit de mes opinions conservatrices, je soutiens le mariage des couples homosexuels parce que je suis conservateur», avait-il déclaré (lire David Cameron: «Je soutiens le mariage gay parce que je suis conservateur»). Une consultation nationale a été lancée en mars (lire Royaume-Uni: le ministère de l’Intérieur lance une consultation sur l’ouverture du mariage civil à tous les couples).

«C'est, à l'évidence, une question controversée, admet David Cameron à l'Evening Standard. J'ai le sentiment que le temps du changement est venu. (…) dans un monde moderne, si le mariage est bon pour les hétérosexuels, il est aussi bon pour les couples homosexuels.»

À la suite du Times et d'autres journaux, le London Evening Standard a pris position, dans un édito, pour une évolution de la loi du partenariat civil au mariage.

 

02 MAI 2012 - DEBAT SARKOZY-HOLLANDE EN DETAIL

Le 10/05/2012

02 MAI 2012 –

DEBAT SARKOZY-HOLLANDE

EN DETAIL - RETRANSCRIPTION

21h : le débat commence avec Laurence Ferrari et David Pujadas à la présentation, qui passent en revue les sujets qui seront évoqués par les deux candidats.

21h01 : Première question aux candidats sur leur état d'esprit.

21h02 : François Hollande répond le 1er : "Je serai le président de la justice, parce que nous traversons une crise grave, dure, qui frappe notamment les plus modestes, les plus travailleurs, ceux qui sont les plus exposés. Et donc je veux que la justice soit au cœur de toutes les décisions publiques. Les privilégiés ont trop été protégés. Et donc ce sera la justice fiscale, la justice sociale, la justice territoriale qui aspirera mon action. Je serai aussi le président du redressement, la France a décroché, le chômage est à un niveau historique, la compétitivité s’est dégradée, et donc je veux être le président qui redressera la production, l’emploi, la croissance, ce sera un effort très long qui appellera la mobilisation de tous. Et c’est pourquoi je veux être aussi le président du rassemblement. Pendant trop d’années, les français ont été opposés, divisés, et donc je veux les réunir car je considère que c’est toutes les forces de la France dont nous avons besoin, et c’est ainsi que reviendra la confiance, la confiance à l’égard d’un président, à l’égard d’un politique, d’une vision, d’une idée de nous-mêmes, qui permet de repartir de l’avant, c’est le sens du changement que je propose"

21h04 : Sarkozy rétorque tout de suite : "j’ai écouté Monsieur Hollande, c'est assez classique ce qu’il a dit. Ce que j’attends du débat c’est que tous ceux qui nous regardent se fassent une idée à la fin du débat. Je veux que ce soir soit un moment d’authenticité où chacun donne sa vérité et que les français en liberté choisissent, pas avec des formules creuses, pas avec des propos entendus. Ce soir, c'est un choix historique, les français n’ont pas droit à l’erreur. Nous ne sommes pas dans une crise Monsieur Hollande mais des crises.". Le rassemblement c'est un très beau mot, il faut y mettre des faits, le rassemblement c’est quand on parle aux peuples de France, à tous les français, je ne suis pas l’homme d’un parti, je ne parle pas à la Gauche. Notre défi c’est être vrai".

21h05 : Le candidat socialiste critique le bilan de son concurrent, qui a "divisé les Français". Les Français apprécieront à partir de votre bilan, et à partir de mes propositions."

21h15 : après une passe d'armes de près d'un quart d'heure, le premier thème est abordé : l'économie, et plus précisément le chômage.

21h15 : Hollande sur le chômage : « Le chômage a augmenté si l’on prend l’ensemble des personnes inscrites, d’un million. C’est un record. Nicolas Sarkozy, vous aviez dit en 2007, que 'si le chômage ne tombe pas à 5% de la population active, c'est un échec', et c'est un échec. Le chômage a plus augmenté en France qu’il n’a augmenté en Allemagne qui sont à 6,5% de la population active, nous sommes à 10%. Mes solutions, Il faut de la croissance et j’y reviendrais autant en Europe qu’en France. Il faut de la production, la première exigence est de relancer la production dans notre pays car l’industrie a été abandonnée (400000 emplois ont été perdus)… Ce sont les séniors qui sont les plus affectés par le chômage, ce sont eux les premières victimes des plans sociaux, et les jeunes qui ne parviennent pas eux à rentrer avec un CDI dans une entreprise, donc la proposition que j’ai faite, c’est que l’employeur qui gardera le senior le temps qu’il puisse partir à la retraite et qui embauche un jeune avec un CDI, cet employeur-là ne paiera plus de cotisations sociales sur les 2 emplois (celui du sénior, celui du jeune) »

21h18 : Sarkozy sur le chômage : « Vos chiffres, Monsieur Hollande, ils sont faux. D’après le BIT, le chômage a augmenté de 422000 de 2007 à 2011, ce qui est trop. C'est-à-dire une augmentation de 18,7%. Sur la même période, de 35% en Italie, de 60% en Angleterre, de 191% en Espagne après 7 années de socialisme, de 103% aux Etats Unis. En Europe, en moyenne, le double de la France. Nous avons un taux de chômage qui a augmenté 2 fois moins que nos partenaires européens. Il est vrai qu’en Allemagne il a moins augmenté. Un mot sur vos propositions, vous allez créer une banque publique, c’est formidable elle existe déjà, une promesse que vous n’aurez pas de mal à tenir puisque je l’ai déjà faite. Sur le contrat de génération, voila donc que vous allez mobiliser des fonds publics pour exonérer une cotisation sociale patronale, des emplois qui existent. Pourquoi faire des impôts et exonérer de cotisation, un emploi qui est déjà créé dans une entreprise qui fonctionne. Mes solutions, pour l’avenir, premièrement il y a gigantesque cout du travail, il faut que le travail qui se délocalise ne se délocalise plus, pour cela il faut alléger le cout du travail, j’ai donc proposé d’exonérer toutes les entreprises des 5,4% des prestations familiales pour que le travail coute moins cher, j’avais fait la même chose avec la taxe professionnelle qui n’existait plus qu’en France, nous l’avons supprimé. Deuxième remarque, un gigantesque effort de formation, pour que les chomeurs soient formés aujourd’hui pour les emplois de demain et pas pour les emplois d’hier. Troisieme element, l’innovation dans toutes nos entreprises

21h23 : Réponse de Mr Hollande : « Est-ce que je dois vous rappeler Monsieur Sarkozy que vous etes au pouvoir depuis 10 ans (5 ans de présidence + 5 ans ministres sous Chirac dont une partie dans l’economie et les finances). Resultat ; jamais notre compétitivité n’a été aussi déséquilibré. 70 milliards d’euros. J’ai regardé votre proposition sur la TVA sociale, 13 milliards d’euros, qui va d’ailleurs être prélevé sur tous les français, 300 euros de moins sur leur pouvoir d’achat. Ce qui va dégrader la croissance. Enfin sur la formation, on est tous d’accord sur la formation, seulement 10% se voient proposé d’etre en formation, il est bien temps, qu’avez-vous fait depuis 5 ans à proposer sans formation et sans qualification

21h26 : Réponse de Sarkozy : « Pourquoi l’Allemagne a fait mieux que nous ?? Est ce qu’elle a fait les 35 heures ? L’Allemagne a fait le contraire de la politique que vous proposez aux français. Ils ont fait la TVA anti délocalisation que je propose, 3 points, vous la refusez. Et le deuxième point c’est la règle d’or que vous refusez. Troisième point, elle fait les accords de compétitivité emploi que vous refusez. L’Allemagne que vous citez comme exemple pour accabler mon bilan Monsieur Hollande fait le contraire de la politique que vous proposez aux français, pour moi l’exemple à suivre est celui de l’Allemagne, que celui de la Grèce ou de L’Espagne. Je crains que cet argument se retourne violemment contre vous. »

21h30 : Hollande à Sarkozy "Avec vous c’est très simple, ce n'est jamais de votre faute. Vous avez toujours un bouc émissaire. Là vous avez dit ce sont les régions, ce n’est pas moi, la formation je n’y peux rien, sur le chômage ce n’est pas moi c’est la crise qui nous a frappé, sur l’Allemagne qu’est-ce que vous voulez j’ai mis 5 ans avant de comprendre quel était le modèle allemand, avant j’avais le modèle anglo-saxon… Ce n’est jamais de votre faute !! Vous aviez dit 5% de chômage c’est 10% de taux de chômage. Ce n’est pas de votre faute, c’est la faute à la crise, jamais vous !! "

21h33 : Réponse de Sarkozy : « J’ai toujours assumé mes responsabilités et c’est normal quand on est président de la République, si la taxe anti délocalisation était une si mauvaise idée, on se demande alors pourquoi votre porte-parole Emmanuel Walls en a fait sa campagne principale aux primaires socialistes, qui pourtant a dit que la taxe de délocalisation était la solution et il avait raison

21h37 : Réponse de Hollande : "Quoiqu'il arrive, vous êtes contents de vous"

21h37 : Réponse "C'est un mensonge, le fait que je suis toujours content", répond N.Sarkozy. "Je ne suis pas venu ici pour me faire traiter de menteur", s'emporte F.Hollande.

21h38 : Monsieur Sarkozy : « Le seul pays au Monde à ne pas avoir connu de restriction depuis 2009, c’est la France. Aucun pays dans le monde a fait mieux en terme de croissance.

21h38 : Réponse de Hollande : « Les Etats unis ont fait mieux en terme de croissance, l’Allemagne a fait aussi mieux avec 3%. La France ne s’est pas donc tirée mieux que les autres »

21h41 : Proposition de Hollande, Pouvoir d’achat : « Faire en sorte que les salaires puissent être liés à la croissance. Le SMIC sera indexé non seulement sur les prix mais sur une part de la croissance. Chaque fois que la croissance s’élèvera, le SMIC sera réajusté. Deuxièmement, les citoyens vivent avec le prix du l’electricité, du gaz, de l’eau très élevés, et donc j’instaurerai un forfait de base, les consommateurs jusqu'à un certain niveau paieront le meme tarif, et ensuite selon leur propre consommation ils paieront un tarif supérieur. Il y aura pendant 3 mois un blocage du prix de l’essence et l’instauration de la TIPP flottante, c'est-à-dire que l’Etat ne gagnera pas un seul centime sur le prix du carburant. Enfin j’augmenterai de 25% l’allocation de rentrée scolaire dès cet été

21h43 : Proposition de Sarkozy, Pouvoir d’achat : « Nous avons financé 180 millions d’heures de chômages partiels. La première chose que nous avons faite c’est les heures supplémentaires, 9 millions de salariés ont touché des heures supplémentaires l’année dernière malgré la crise sans payer d’impôt dessus et avec 500 euros de pouvoir d’achat en plus. 53% des ouvriers ont touché ces heures supplémentaires. Vous pensez aux smic, seulement 15% touchent le SMIC, que faites-vous des 85% restants ? Les heures supplémentaires ont augmenté le pouvoir d’achat alors que l’une des mesures de François Hollande est de supprimer cela, on se demande pourquoi. Dernière chose, tarif gaz et electricité, voila maintenant qu’on va payer son electricité en fonction de son impôt sur le revenu..  (Monsieur Hollande conteste M.Sarkozy que c’est sur la consommation uniquement et uniquement sur les ménages)… Ensuite sur le blocage des prix de l’essence, alors la on est stupéfait, mais vous allez bloquer quoi ? Vous n’allez pas bloquer le baril de Bren que vous avez acheté. 2 centimes de moins sur le litre d’essence c’est 1 milliard d’euros de déficit en plus, est ce que ca vaut la peine ?

21h51 : Réponse de Hollande : « Le prix du gaz a augmenté de 60% pour les consommateurs et l’electricité a augmenté de 20% et il est prévu qu’elle augmente encore de 30% dans la loi que vous avez fait voter qui s’appelle la loi NOME. »

21h52 : Hollande sur la dette publique : "La dette publique a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et si je fais le compte de la dette publique depuis 2002, 900 milliards d’euros. Elle était de 900 milliards en 2002, elle est donc passée 1800 milliards, le double. Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis 10 ans. A part le budget de l’éducation que je mets de côté, le premier budget du pays c’est celui des intérêts de la dette. Bien sûr qu’il faut arrêter ce processus, ca dépend pas de la crise. Le vote du paquet fiscal que vous avez fait, qui a dégradé les comptes publics, puis après la crise s’est rajoutée, mais en fait cette dette publique que nous avons, que nous allons honorer parce que nous allons prendre en charge effectivement ce qu’est votre héritage, et bien cette dette publique elle est née à la fois de vos largesses fiscales pour les plus favorisés et en même temps de cette incapacité qui est la vôtre de maitriser la dépense publique. Alors comment réduire cette dette ?? Nous avons une obligation qui est en 2017, et je l’ai souscrite cette obligation, de rétablir les comptes publics, c'est-à-dire d’avoir un équilibre, 5 ans, ca représente 90 milliards d’efforts. Nous ferons 40 milliards de prélèvements supplémentaires, et 50 milliards d’économie, sur la dépense. Sur les recettes supplémentaires, sur les seuls ménages, ca sera uniquement sur les plus hauts revenus et les plus grandes fortunes. Les niches fiscales seront plafonnées à 10000 euros. Enfin, il y aura une tranche supérieure de 50000 euros par parts qui sera de 45% au lieu de 41%. L’équivalent de 13 milliards d’euros correspondant à la TVA sociale, seront prélevés par les ménages les plus aisés".

21h56 : Réponse Nicolas Sarkozy : "Le déficit depuis 2007 n’a pas augmenté de 600 milliards mais de 500 milliards, première erreur. Que dit le rapport de la cour des comptes ? Sur les 500 milliards, il y en a 250 qui sont de notre déficit structurel, c'est-à-dire le produit de 38 années de déficit budgétaire annuel. 200 milliards, dit la cour des comptes, viennent s’ajouter qui sont le produit de la crise. En 2009, les recettes de l’impot des bénéfices de la France ont chuté du jour au lendemain de 25% et que nous avons garanti de 100 milliards de transfert de l’Etat vers les collectivités territoriales, la stricte égalité d’une année à l’autre. Ensuite venons-en aux faits, vous dites que vous allez faire des économies, ah bon ?". Comment se fait-il que nous ne soyez pas d’accord avec la réduction du nombres de fonctionnaires qui pèsent pour la moitié du budget de la nation ?Et que seul en Europe, vous avez proposé d’en créer 61000 de plus ? Deuxième élément, la réforme des retraites que nous avons mis en œuvre et que vous avez contesté, réduit de 20 milliards le déficit de l’assurance vieillesse, et vous considérez en plus qu’il faut revenir sur cette réforme car vous contestez l’allongement de la durée de la vie, et vous allez augmenter de 0,5 point les cotisations payées par les salariés, ce qui va miner leur pouvoir d’achat

21h58 : Le ton monte entre les deux candidats, Nicolas Sarkozy accuse François Hollande de mensonge et de calomnie

21h59 : Nicolas Sarkozy dit : « La France est le seul pays d’Europe à garder l’impôt sur la fortune. Vous venez de dire que je l’ai supprimé. Et la réforme de l’impôt sur la fortune que j’ai faite, je l’ai conduite intégralement financé par les plus fortunés puisque ca a été financé par une augmentation des droits de succession, payé par les plus hautes fortunes de 40 à 45%. Allez dire Monsieur Hollande qu’il n’y a plus d’impôt sur la fortune, que nous avons fait des cadeaux aux riches, c’est une calomnie, c’est un mensonge !! »

22h00 : Francois Hollande répond : « Oui ca me fait rire, puisque là vous ajoutez maintenant la calomnie au mensonge, vous n’êtes même pas capable de tenir un raisonnement sans être désagréable avec votre interlocuteur. Après vous dites que vous êtes un président, rassembleur, c’est ça que vous aviez dit, le mot tout à l’heure »

22h01 : Sarkozy, sur le paquet fiscal : « L’impôt sur la fortune, nous sommes le seul pays d’Europe à l’avoir gardé. Je ne l’ai pas supprimé car j’estime qu’en période de crise, il est normal que ceux qui gagnent davantage payent davantage. Deuxièmement, la réforme que nous avons fait est intégralement financé par l’augmentation des prélèvements sur les revenus. Dernier point sur le paquet fiscal, 93% du paquet fiscal c’est pour les classes populaires et les classes moyennes.

22h02 : François Hollande à Sarkozy : « Vous avez été capable donc, de faire ce paquet fiscal, le bouclier fiscal, et donc de permettre que des plus fortunés contribuables reçoivent un chèque du trésor public, chaque année. (…) Et bien moi la politique que je recommande, c’est que les plus grandes fortunes fassent des chèques au trésor public, ça s’appelle la justice fiscale !!

22h04 : Hollande sur l’enseignement et retraite : « J’ai pris un engagement de proposer 12000 emplois par an, pour l’enseignement, c'est-à-dire pour les professeurs, mais aussi les assistantes sociales, les infirmières scolaires, les surveillants, ça représente 500 millions d’euros par an et à la fin 2 milliards d’euros qui doivent être mis en comparaison avec l’allègement de l’impôt sur la fortune, que vous, vous avez accordé. Et bien voila une différence entre vous et moi. Moi je protège les enfants de la République, vous, vous protégez les plus privilégiés, c’est votre droit. Enfin sur la question des retraites, vous avez fait une réforme qui d’ailleurs ne sera plus financé à partir de 2017-2018, elle a ses lourdeurs et ses injustices »

22h07 : Sarkozy répond : « La France est le pays d’Europe avec la Suède qui a les impôts les plus lourds. Est-ce que vous avez conscience qu’on est dans un monde ouvert, il y a une différence entre nous, vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres »

22h11 : Sarkozy ajoute : « Monsieur Hollande, face à la crise, j’ai du prendre des décisions pour renforcer l’imposition des plus riches. J’ai aligné les revenus de fiscalité sur les revenus du travail. Revenons sur l’éducation nationale, 1990-2011, 540000 enfants en moins dans l’éducation nationale, le nombre de professeurs a augmenté de 34000, 12 millions d’enfants scolarisés dans nos écoles, 1 million d’adultes. Nous avons le taux d’encadrement le plus élevé de l’OCDE. Le problème, est un problème de qualité, il faut augmenter la rémunération des enseignants, et si on doit augmenter leurs rémunérations, on doit diminuer leur nombre. Moins d’enseignants, mieux payés, mieux formés, ayant 26 heures d’obligation de services au lieu de 18 heures. Votre proposition de 61000 créations de postes ne règlera rien, au contraire »

22h14 : Hollande sur la police : « Les policiers je veux augmenter leur nombre, puisque vous avez supprimé 12000 postes (polices et gendarmes) durant votre quinquennat. Vous vous étonnez après qu’il y a de la colère

22h16 : Hollande poursuit : « Nous avons perdu l’attractivité de l’école maternelle, seulement 10% des moins de 3 ans sont scolarisés en maternelle, c’était 36% il y a 10 ans. Pour les primaires, nous avons le taux d’encadrement le plus faible »

22h20 : Hollande sur la zone euro : « D’abord la crise de la zone euro, ca fait maintenant près de 3 ans qu’elle est ouverte, et il y a eu beaucoup de retards qui ont été pris, et on l’a payé très cher. Au départ c’était la Grèce, et ca s’est diffusé à l’ensemble de la zone euro par effet de ricochets, et nous en payons les conséquences. La France a été elle-même dégradée. Il a été signé un pacte budgétaire c’était a la fin de l’année 2011 qui instaure des disciplines, des sanctions pour les pays qui ne respectent pas les disciplines. Il y a nécessité de nous remettre dans les clous pour réduire nos déficits mais là ou je conteste, c’est qu’il n’y a aucune dimension de croissance. Ce qui fait qu’on impose à des pays l’austérité généralisée, nous serions condamnés pour toujours à l’austérité sans d’ailleurs que le niveau des déficits recule, parce que si il n’y a pas de croissance, il n’y a pas de recettes supplémentaires, et si il n’y a pas de recettes supplémentaires, les déficits ne peuvent pas être réduits. Donc j’ai proposé un programme en 4 points pour la relance de la croissance : Premier point, pouvoir créer des euros-bonds, deuxième point mobiliser la banque européenne d’investissement, augmenter son capital et faire en sorte de financer l’innovation, la recherche. Troisième Point, mobiliser les fonds structurels qui sont aujourd’hui inutilisés. Et quatrième point, créer une taxe sur les transactions financières d’un certain niveau. Pour finir, la banque centrale européenne, on a une banque qui prête sans limite aux banques, un taux d’intérêt de 1% et qui en définitive ces banques sont laissées seules. La banque obtient un crédit de la banque centrale de 1% et la prête à 6%, je refuse »

22h25 : Sarkozy répond : « Monsieur Hollande parle d’une France qui a été dégradée. La France n’a jamais emprunté aussi peu cher qu’elle a emprunté aujourd’hui. Nous empruntons moins de 3%. Ma gestion ne doit pas être si désastreuse que ça parce que le même jour dans les mêmes conditions, l’Espagne emprunte au double. Deuxième point, la croissance ne peut pas être échangée contre la réduction de nos déficits de nos dépenses et de notre endettement. Et personne en Europe le conteste. Si on veut être indépendants des marchés financiers et des banques, mieux vaut ne pas avoir des sommes colossales à rembourser. La France en 2011, a promis 5,7% de déficit, nous en sommes à 5,2% grâce aux efforts des français on a fait mieux, l’Espagne a promis 6% ils en sont à 8%, la sanction est immédiate. Les euros-bonds je n’en veux pas. Nous avons évité la disparition de la Grèce, nous avons évité l’implosion de l’euro, travaillé sur le couple franco-allemand. L'Europe s'en est sortie, et c'est très heureux pour nous et pour les Européens"

22h30 : François Hollande : "L'Europe ne s'en est pas sortie, elle est aujourd’hui confrontée à une possible résurgence de la crise, avec une austérité généralisée, et je ne la veux pas"

22h32 : Sarkozy répond : « D’abord Monsieur Hollande connait mal l’Europe, il y a des compromis à faire. Deuxièmement, l’austérité je ne l’ai pas voulu en France, les pensions de retraites ont été actualisées, les bourses des étudiants nous avons passé à 10 mois, les allocations chômages nous les avons pas baissées, où l’austérité a frappé Monsieur Hollande ?

22h33 : François Hollande critique le bilan européen de Nicolas Sarkozy : « Par rapport à l’Allemagne, vous n’avez pas tenu bon ! Vous n’avez rien obtenu ! Et par ailleurs vous me dites : moi je suis un héritier de delors et de Jean Monnet, c’est vous qui menacez de suspendre votre participation à certaines négociations si vous n’obtenez pas satisfaction ? Deuxièmement vous avez toujours la volonté de nous ramener à l’Espagne à la Grèce, je rappelle une chose pour la Grèce, que Papandreou quoi qu’on puisse penser, a hérité d’un gouvernement conservateur. Le pays qui va aussi très mal c’est l’Italie qui a été gouverné par un de vos amis, Silvio Berlusconi, pendant des années. Il y a eu une Europe qui n’a pas été au rendez-vous, et donc mon devoir si je deviens le prochain président de la République, c’est de donner une autre orientation de l’Europe que celle que vous avez subi »

22h36 : Les deux candidats passent aux sujets de société : 1er thème, l'immigration.

22h37 : François Hollande sur l’immigration : « Nicolas Sarkozy est donc en responsabilité de l’immigration depuis 10 ans. Ministre de l’Intérieur puis président de la République. Le nombre de rentrants dans notre territoire dans une situation légale, est de 200000 par an. C’était 150000 sous le gouvernement Jospin. Donc vous avez accepté pendant 10 ans que rentrent dans notre territoire 200000 personnes par an. En 2007, quand vous vous etes présentés au suffrage des français, vous aviez dit sur les 200000  je voudrais qu’il y ait la moitié qui soit de l’immigration choisie sur le choix économique. Et puis en définitive, ce chiffre n’a pas pu être atteint et l’immigration économique est tombé à 30000 sur les 100000 attendus. Et puis là aujourd’hui, changement d’objectif, vous dites je veux réduire de 200000 à 100000 le nombre d’immigrés rentrants légalement sur notre territoire. Donc qu’est-ce que je dis moi ? Immigration économique, je pense qu’il faut la limiter, chaque année je propose au parlement qu’il y ait une discussion chaque année pour voir le nombre que nous pouvons admettre à l’immigration économique. Ensuite il y a les demandeurs d’asile, qui sont entre 50000 et 60000, qui mettent un an et demi avant d’avoir une réponse, moi j’ai dit qu’il faut donner une réponse en 6 mois. Il reste les immigrations familiales, je considère qu’il faut poser des règles sur leur niveau de revenus minimums, la condition du logement et la maitrise du français. Sur les conjoints français, on ne peut rien dire sur un Français qui se marie avec un étranger, sauf si contestée »

22h40 : Réponse de Sarkozy : « Le flux migratoire a atteint un record sous le gouvernement Jospin, avec 215000. Le flux migratoire aujourd’hui est de 180000. Le problème est le suivant : nous avons accueilli trop de mondes, ce qui a paralysé notre système d’intégration, nous n’avons pas assez d’emplois, pas assez d’écoles, pas assez de logements. Il faut donc réduire le nombre de ce que nous accueillons, pas parce que nous les aimons pas, pas parce que nous en avons peur, mais parce qu’on n’arrive plus à les intégrer. Deuxième élément, je ne peux pas dire aux français, réduire nos dépensés et accepter l’immigration et est tentée par les prestations sociales parmi les plus généreuses. J’ai donc proposé pour les 5 années qui viennent de faire en sorte que nous divisions par deux le flux migratoire en France, en passant de 180000 à 90000. Comment allons-nous y arriver ? un juge uni pour tous les immigrés, ensuite pour tout nouvel entrant pour regroupement familial qu’il y ait consultation avec le consulat et qu’il parle minimum le français, et enfin je propose que les prestations comme le minimum vieillesse ou le RSA soit versé après 10 ans sur le territoire et 5 années de cotisations »

22h44 : François Hollande « D’abord je trouve que les juges ne doivent pas avoir un rapport avec l’immigration légale, mais avec la lutte contre l’immigration illégale »

22h45 : Passe d'arme sur les centres de rétention. Sarkozy demande s'il veut les garder. "Oui", dit Hollande. Sarkozy sort une lettre dans lequel il dit qu'il veut que la rétention doit être "l'exception".

22h46 : François Hollande sur le droit de vote : « Une position que je défends depuis des années, uniquement pour les élections municipales et par rapport à des étrangers en situation régulière sur le territoire et installé depuis plus de 5 ans. Je considère que ces personnes vivant sur notre territoire, payant des impôts locaux, doivent pouvoir participer au scrutin municipal et ça existe d’ailleurs dans la plupart des pays Européens. Pour faire passer cette réforme, il nous faudra une majorité des 3/5, c’est une révision de la constitution. Je soumettrai cette proposition au Parlement, sinon je soumettrai au peuple français »

22h48 : Sarkozy répond : « Depuis 10 ans, on a une montée des tensions communautaires extravagantes, on a une radicalisation et une pression d’un Islam de France alors que nous voulons un Islam en France. Je considère comme irresponsable de proposer un vote communautariste et communautaire alors que nous sommes face à a des tensions communautaires et identitaires extrêmement fortes. Les élections municipales et le maire c’est la deuxième personne après le Président de la République, les élus locaux que vous élisez servent à élire les législateurs, c’est le conseil municipal qui élit le Sénat »

22h55 : François Hollande sur l'Islam et le communautarisme : « Il y a des musulmans en France, citoyens Français, qui ne font pas de revendications communautaires à ce que je sache !! Donc pourquoi il y aurait à l’occasion des elections municipale, pour des étrangers qui sont là depuis des années et qui sont pas nécessairement musulmans ?? Combien avons-nous de cas, et vous les connaissez, où des français qui sont nés en France qui sont donc devenus citoyens, ont leurs propres parents qui sont venus en France il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans et qui sont restés !! Lier comme vous l’avez fait le vote à une aspiration communautaire… Et je le dis, que les français n’aient aucune inquiétude, sous ma présidence de la République, il n’y aura aucune dérogation à quelques règles que ce soit en matière de laïcité. Sur le port du voile à l’école vous n’étiez pas favorables, moi je le suis !  Si je deviens Président de la République la loi sur la Burka sera appliquée. Il n'y aura aucun horaire de piscine qui sera toléré s'il fait la distinction entre les hommes et les femmes. Enfin sur la viande halal, sous ma présidence, rien ne sera toléré dans les cantines de nos écoles"

23h00 : les deux candidats abordent le sujet du nucléaire

23h02 Sarkozy sur le nucléaire : « Nous avons une électricité moins cher de 35% que nos partenaires allemands. 30 des 58 réacteurs ont été ouverts sous la présidence de François Mitterrand, personne n’a jamais remis en cause cela. C’est 240000 emplois !!  C’est un avantage social pour notre industrie et pour nos compatriotes qui se chauffent à l’électricité ou qui ont besoin de l’électricité. D’où vient le problème ? Le problème vient de la négociation entre les socialistes et les Verts, qui voient rouges quand on leur parle de nucléaire, et il a fallu leur donner des gages. Monsieur Hollande propose de revenir de 75% à 50% de la production nucléaire, c'est-à-dire de fermer 24 réacteurs nucléaires. Il n’y a aucune raison de fermer le nucléaire en France !! Depuis que le nucléaire existe nous n’avons jamais connu d’accidents graves. Quand il y a eu l’affaire de Fukushima, nous avons décidé d’auditer la totalité de nos centrales pour voir quelles conclusions nous devons tirer de cela. Mettre à bas le nucléaire parce que Madame Joly fait 2,30% des voix, c’est un choix gravissime. Nous n’avons pas de pétrole, nous n’avons pas de gaz, nous avons le nucléaire. Le nucléaire ne nous empêche pas de développer des économies, les énergies renouvelables, depuis que je suis président de la République nous sommes passés de 10,5% d’énergie renouvelable de notre pack énergétique à 13%. Nous avons multiplié par 4, notre puissance éolienne et nous avons multiplié par 100 notre puissance voltaïque. Il nous faut le nucléaire et il nous faut le renouvelable, les deux ensemble 

23h05 : François Hollande répond : « Nous avons en France une double dépendance. Une dépendance à l’égard du pétrole, et une dépendance à l’égard du nucléaire situé à un niveau très élevé. Nous sommes à 75%, le deuxième pays derrière nous c’est l’Ukraine, et ensuite le Japon qui est à 30%. Fukushima a marqué l’esprit de nos concitoyens. J’ai donc considéré que nous devions avoir un objectif de long terme, c'est-à-dire garder le nucléaire comme source principal de production de l’électricité mais réduire sa part à mesure que les énergies renouvelables allaient être stimulées et relevées. 50% de production d’électricité à l’horizon 2025, nous sommes à 75%. Et donc je ferai des efforts pour que les énergies renouvelables soient considérablement développées ? Vous dites que vous avez favorisé le solaire, c’est faux. Sur mon quinquennat, une seule centrale fermera, Fessenheim, c’est la plus vieille de France, elle se trouve en plus sur une zone sismique à côté du canal d’Alsace et elle aura 40 ans d'âge en 2017. Le choix qui va se faire pour les prochaines années, c'est 'est-ce que nous faisons des travaux pour préserver les vieilles centrales ou est-ce qu'on investit sur les énergies renouvelables?".

23:16 : Laurence Ferrari lance la séquence politique, plus précisément sur l'exercice de la présidence.

23h16 : Comment Nicolas Sarkozy envisage-t-il sa présidence ? « Je crois qu’un président de la République, c’est quelqu’un qui assume ses responsabilités, qui doit être profondément engagé, qui n’a pas le droit de dire qu’il ne veut pas ou qu’il ne peut pas, qu’il aurait voulu mais qu’il a pas pu, qui doit être en première ligne, qui doit conduire un certain nombre de changements extraordinairement difficiles dans un monde extraordinairement complexe. Dans les 5 années qui viennent, je proposerai aux français un nouveau modèle de croissance, un nouveau modèle français, basé sur l’économie du savoir, la formation professionnelle, des changements à l’école pour que notre école de la République soit une école de l’exigence. C’est quelqu’un qui prend des décisions, qui est mûri par l’expérience des crises qu’il a eu à affronter, c’est sans doute la fonction la plus difficile qu’il soit, une fonction que j’ai appris pendant 5 ans, à laquelle j’ai tout donné de mon énergie, de mon expérience, où je n’ai pas tout réussi »

23h18 : François Hollande, quel président comptez-vous être ? : « Un président qui d’abord respecte les Français. Un Président qui ne veut pas être de tout, chef de tout et en toute définitive responsable de rien. Moi Président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la président majorité à L’Elysée. Moi Président de la République, je ne traiterai pas mon 1er ministre de collaborateur. Moi Président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien. Moi Président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que la vie du conseil supérieur de magistrature n’a pas été dans ce sens. Moi Président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs de chaines de télévision publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes. Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. Moi Président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venait à être contesté, je puisse a certaines conditions de me rendre à la convocation de tels ou tels magistrats ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances. Moi Président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes. Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêt. Moi Président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local, parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches. Moi Président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés. Moi Président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation. Moi Président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie et il est légitime qu’il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens. Moi Président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives pour les élections plutôt celles en 2017 parce que je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soit représenté. Moi Président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout et j’aurai toujours les soucis de la proximité avec les français. J’avais évoqué présidence normale, rien n’est normal quand on est président de la République. Puisque les conditions sont exceptionnelles, le monde traverse une crise majeure, en tout cas l’Europe, et il y a des conflits dans le monde, sur la planète il y a le double enjeu de l’environnement et du réchauffement climatique, bien sûr que le président doit être à la hauteur de ces sujets-là. Mais il doit aussi être proche du peuple, être capable de le comprendre.

23:21 : Réponse de Monsieur Sarkozy : "Monsieur Hollande, Vous avez parlé d'un président normal. Je vous dis que la fonction d’un président n'est pas une fonction normale. Et la situation que nous connaissons n'est pas une situation normale. Votre normalité, elle ne l’est pas à la hauteur des enjeux, parce que pour postuler dans cette fonction-là je ne pense pas que Général de Gaulle, François Mitterrand, Valery Giscard D’Estaing, Jacques Chirac, Georges Pompidou, c’était à proprement parlé, des hommes normaux. Vous venez de nous faire un beau discours, on en avait les larmes à l’œil,

23:26 : "Dites la vérité!" lance François Hollande à Nicolas Sarkozy. Accusé de nominations "partisanes", Sarkozy traite Hollande de "petit calomniateur".

23:30 : N.Sarkozy attaque F. Hollande sur DSK : "Comment vouliez-vous que je connaisse la vie privée de DSK ?" répond François Hollande. "Monsieur Hollande, ne vous défaussez pas !" renchérit Sarkozy.

23:35 : Sarkozy sur l’Afghanistan : "Partir en 2012, c'est impossible compte tenu de nos engagements. Partir en 2012, ce serait parjure par rapport à l'engagement que nous avons avec nos partenaires. La France n'est pas seule. Elle a un honneur."

23:37 : F.Hollande répond : "Je considère que la mission est achevée et que ça ne sert à rien d'exposer davantage nos soldats."

23h45 : Conclusion de François Hollande : « Changer ça veut dire faire du redressement dans notre pays, la grande cause ! Redressement productif, redressement industriel, redressement économique, redressement moral. Je veux que nous puissions nous retrouver sur la seule valeur qui vaille, la jeunesse. Je veux que l’éducation soit la grande priorité parce que c’est pour la jeunesse que je veux m’engager pour le prochain quinquennat. La seconde exigence, c’est la justice, elle a manqué tout au long de ces 5 dernières années. Je la rétablirai partout, je veux être jugé sur les décisions que j’aurai prises en fonction de ce critère, justes ou pas. Et enfin, je veux rassembler, rassembler non pas simplement les socialistes ou la Gauche comme vous l’avez dit, rassembler tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République, qui veulent que la France rayonne partout dans le Monde, qui veulent que la France soit fière d’elle-même, qui veulent que les jeunes français puissent porter un idéal, je n’écarte personne, je ne repousse personne, je ne stigmatise aucune force qui existe, nous aurons besoin de toutes les forces de la France »

23h48 : Conclusion de Nicolas Sarkozy : « Je veux parler à ceux qui ont voté Marine Le Pen. Moi je n’ai pas pris une pince à linge pour me boucher le nez Monsieur Hollande. Et je ne leur ai pas fait de leçons de moral, parce que voyez-vous je ne fais pas de leçons de moral à des gens qui vivent dans les quartiers où je ne vis pas ou qui mettent leurs enfants dans des écoles où je ne vis pas. Pour moi, il n’y a pas des sous-citoyens. Ils ont eu droit d’exprimer le vote qu’ils voulaient et je veux pouvoir leur parler en leur disant, vous avez exprimé un choix, c’était pas le mien, je vous respecte, je vous considère, j’ai entendu votre demande de nation, de frontières, d’authenticité, d’autorité, de fermeté. Je veux parler aux électeurs de François Bayrou également, ils ont bien le droit, n’ont pas fait mon choix, je veux leur dire une chose, le cœur de la campagne de François Bayrou c’est la réduction du déficit, son premier engagement c’est la règle d’or, Monsieur Hollande la refuse parce qu’il ne veut s’enfermer dans aucune règle, la règle d’or je la ferai adapter. Si il le faut, par le référendum, car je considère qu’un pays qui ne rembourse pas sa dette, qui ne réduit pas ses déficits, qu’il ne diminue pas ses défends, c’est pas un pays libre. Je veux parler à tous ceux qui se sont abstenus, en leur disant voilà, ne laissez pas les autres voter à votre place, quel que soit votre choix. Ca ne doit pas être un vote d’une heure, mais un vote pour 5 ans. La question n’est pas celle de Monsieur Hollande, Je Je Je…, ou de Monsieur Sarkozy, la question c’est vous les français, quelle direction doit prendre la France ? Quel avenir pour nos enfants ? Nous sommes dans un monde dangereux, un monde difficile, où il faut savoir prendre des décisions, tenir un cap, et assumer, assumer sa responsabilité. J’ai beaucoup réfléchi avant d’être candidat, si je le suis c’est parce que j’ai la passion de la France et que je souhaite vous conduire dans ce monde difficile pour les 5 années qui viennent »

Le débat touche à sa fin après 2h50 d'émission

Egalité parfaite du temps de parole des deux candidats : 72mn17 chacun

02 MAI 2012 - LES ASSOS LGBT MOBILISEES CONTRE LE F.N

Le 10/05/2012

02 MAI 2012 –

Les assos LGBT mobilisées contre le Front national

Act Up et d'autres associations ont dénoncé lundi la haine des minorités caractérisée par le FN, une semaine après le score historique réalisé par Marine Le Pen aux élections présidentielles.

Lundi, à la veille du 1er mai devenu rassemblement «traditionnel» du Front national, des associations lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT) ont tenu à se rassembler à Paris devant la statue de Jeanne d'Arc, afin de «combattre le Front national sur le terrain des idées».

Ainsi une centaine de manifestants (réunis à l'appel d'associations non partisanes telles que Act Up-Paris, Étudions Gayment, OUTrans, SOS racisme, le Strass et SUD Etudiant) ont effectué un «die-in» au pied de cette statue située place des Pyramides (1er arrondissement) pour «faire le mort» et dénoncer les «politiques rétrogrades et de peur vis-à-vis des malades» du sida, du FN mais aussi de M. Sarkozy.

«Arrêter de reculer» face au FN
«Marine Le Pen va venir ici (mardi) exprimer sa haine des minorités, des sans papiers, des prostituées, des noirs, des lesbiennes, gays, bi et transsexuels», a expliqué Jonas Le Bail, de l'association Act Up.

Un texte lu sur la place disait: «Il faut arrêter de reculer, arrêter de considérer que le racisme, le sexisme, l’homophobie ou la transphobie puissent être des expressions légitimes. Comme l’a exprimé Pierre Tévanian dans une tribune, il faut dire clairement aux électeurs et électrices de Marine Le Pen comme de Nicolas Sarkozy: “Si c’est l’égalité qui vous fait souffrir, vos tourments ne font que commencer!” Il faut arrêter de reculer, arrêter d’accepter que le FN puisse être un “parti comme les autres”»

«Jihane, lesbienne, séropositive…»
Les manifestants ont rebaptisé Jeanne d'Arc «Jihane, symbole de ce que nous sommes, de ce que nous revendiquons le droit d’être, et de vivre, trans, séropositive, lesbienne, noire, musulmane, pute, activiste, syndicaliste, étrangère.» Ils scandaient des slogans comme «FN-UMP, mêmes valeurs même combat», brandissaient des pancartes «contre le FN, ses idées et ceux qui les appliquent», soulignant que Marine Le Pen, le président-candidat Nicolas Sarkozy et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan avaient cumulé «48%» des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle.

Le lendemain, 1er mai, d'autres manifestants (cette fois à l'appel de l'Inter-LGBT, Centre LGBT Paris-IdF, Collectif Homoboulot, Angel 91, l'APGL, les Enfants d'Arc-en-Ciel – l'asso!, Rainbow Banquass', Comin-G, la Commission LGBT du PG, le Collectif Fier-e-s et révolutionnaires du PCF et HES) se sont joints à la manifestation des organisations syndicales. Ils ont publié un appel à destination des élus, partenaires sociaux, candidats à la présidentielle et aux législatives, afin que la question de la discrimination à raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre dans le monde du travail soit réellement prise en compte.

30 AVRIL 2012 - GREGORY LEMARCHAL 5 ANS DEJA

Le 10/05/2012

30 AVRIL 2012

Grégory Lemarchal - 5 ANS DEJA

Déjà 5 ans que Grégory nous a quitté, la voix de cet ange que l'on n'oubliera jamais

Grégory Lemarchal est né le 13 mai 1983 à La Tronche et est décédé à 23 ans le 30 avril 2007 à Suresnes des suites de la mucoviscidose, est un chanteur français. Il s'est fait connaître en remportant l'édition 2004 de l'émission de télévision Star Academy.

Biographie

À l'âge de vingt mois, alors que ses parents s'inquiètent des difficultés respiratoires de leur garçon, une mucoviscidose est diagnostiquée, ce qui ne l'empêchera pas d'embrasser une carrière artistique par la suite. En 1995, Grégory Lemarchal est champion de France avec la formation de rock acrobatique Mambo Rock alors qu'il n'a que 13 ans. Il était également sportif car jeune il a fait du basket-ball à Challes-les-Eaux car son père était une personne importante de ce club.

En 1998, il participe à l'émission Graines de star, sans succès, mais il acquiert une certaine notoriété à Grenoble et ses environs, ce qui lui permet d'être la première partie des spectacles d'Hervé Vilard ou Gilbert Montagné.

En mai 2003, Grégory tiendra l'un des rôles principaux dans le spectacle musical Adam et Ève

Le 22 décembre 2004, il remporte la quatrième saison de la Star Academy, une émission de la chaîne française TF1, avec 80 % des suffrages du public face à Lucie Bernardoni. Il enregistre ensuite son album Je deviens moi, réalisé par Yvan Cassar, et dont est extraite la chanson Écris l'histoire (reprise de la chanson Io so che tu de Davide Esposito). La chanson Je deviens moi est une reprise adaptée, l'original allemand est Liebe ist alles par Rosenstolz, sorti en 2004. L'album est certifié double disque d'or en France.

L'album terminé, il part en tournée avec la Star Academy durant trois mois. En janvier 2006, il reçoit la récompense de « Révélation francophone de l'année » aux NRJ Music Awards. Du 9 mai 2006 au 26 juin 2006, il part en tournée à travers la France, la Belgique et la Suisse.

Grégory Lemarchal est amateur de chanteuses à voix, parmi lesquelles les québécoises Céline Dion et Isabelle Boulay, mais aussi de chanteurs français comme Serge Lama et Charles Aznavour. Il a aussi travaillé avec Julie Zenatti, Patrick Fiori, et d'autres grands noms de la chanson française. Il se rendait souvent dans les hôpitaux, accompagné entre autres de Liane Foly, marraine d'une association.

Fin janvier 2007, Grégory considère la transplantation pulmonaire comme étant une solution pour s'offrir un nouveau départ face à des poumons trop abimés. En février 2007, il annonce une pause dans sa carrière, assurant pourtant qu'elle n'était aucunement liée à sa santé mais qu'il désirait se consacrer entièrement à son second album. Le 30 mars, il interprète Vivo per lei en duo avec Hélène Ségara lors de la première date de tournée de la chanteuse. Son état se dégrade quelque temps après et il est hospitalisé d'urgence le lundi 2 avril à l'hôpital Foch de Suresnes dans l'attente d'une greffe des poumons. Le dimanche 29 avril au soir, il est placé dans un coma artificiel, avec son accord et celui de sa famille, pour le soulager en attendant une greffe qui n'arrivera finalement pas. Il meurt dans la matinée du lundi 30 avril 2007 suite aux complications de sa mucoviscidose.

Ses obsèques ont eu lieu en la Cathédrale Saint-François de Chambéry le 3 mai 2007. Il repose au cimetière de Sonnaz (Savoie).

Une émission ayant pour titre Grégory : la voix d'un ange a été diffusée sur TF1 le soir du 4 mai 2007, dans le but de récolter des fonds pour combattre la mucoviscidose. Un appel aux dons a été lancé durant cette émission qui a permis de récolter plus de 6 millions d'euros de promesses de dons de la part des téléspectateurs, les recettes publicitaires engrangées par cette soirée restant au bénéfice de TF1. Cette émission a réalisé 47,3 % de parts d'audience, soit l'une des meilleures performances de la chaîne au mois de mai 2007.

L'Association pour le Don d'Organes et de Tissus Humains note une recrudescence exceptionnelle des demandes de cartes de donneurs avec 53 411 demandes pour le seul mois de mai 2007, soit l'équivalent de toute l'année 2006 (54 130 demandes), puis 44 755 le mois suivant.

Le 7 juin 2007, l'association Grégory Lemarchal est déclarée par sa famille dans le but de lutter contre la mucoviscidose.

Le 28 décembre 2007, une émission en première partie de soirée de la Star Academy sur TF1 est consacrée à la lutte contre la mucoviscidose, en hommage à Grégory Lemarchal. 6,3 millions d'euros seront récoltés pour financer la recherche contre la maladie qui l'a emporté.

L'album posthume La voix d'un ange reçoit en 2008 un Platinum Award de l'IFPI pour 1 million d'exemplaires vendus à travers l'Europe.

Un nouvel album intitulé Rêves est sorti le 16 novembre 2009. Le premier single inédit qui en est extrait est Je rêve qui est sorti début novembre 2009. Le deuxième titre inédit est intitulé Tu prends. Ce nouvel album posthume est une compilation, constituée de deux titres inédits.

Grégory Lemarchal est aussi la voix française de Zig Zag dans le film Zig Zag l'étalon zèbré.

 

Association Grégory Lemarchal

L'association Grégory Lemarchal est une association, déclarée le 7 juin 2007 qui a été créée dans le but de lutter contre la mucoviscidose.

Suite à la mort de Grégory Lemarchal, ses parents Laurence et Pierre, sa sœur Leslie, et sa compagne Karine Ferri (tous quatre membres du conseil d'administration de l'Association Grégory Lemarchal) ont décidé que son succès artistique et son combat contre la maladie devaient permettre de favoriser la prise de conscience du public au sujet de celle-ci et de mieux lutter dans l'intérêt des patients touchés par elle.

L'association Grégory Lemarchal a de nombreuses activités, dont l'aide et l'assistance des patients touchés par la mucoviscidose et de leurs familles, par toutes actions tendant à améliorer leur confort et leur qualité de vie.

En novembre de la même année, sa sœur Leslie publie Mon frère l'artiste (éditions Michel Lafon), recueil de photographies dont les droits d'auteur sont reversés à l'association Grégory Lemarchal.

En 2008, le montant total des ressources de l'association s’est élevé à 4 788 000 € grâce notamment aux dons, aux soirées, aux livres et aux CD.

En octobre 2009, Laurence Lemarchal publie Sous ton regard, le combat de Grégory continue (éditions Michel Lafon), un récit dans lequel elle raconte le combat de son fils contre la maladie, et dont les droits d'auteurs ainsi que les bénéfices, sont reversés à l'association. L'association Grégory Lemarchal est aujourd'hui l'une des associations faisant partie du collectif associatif Don de vie, don de soi militant pour le don d'organes, grande cause nationale pour 2009.

En octobre 2010 Laurence Lemarchal s'est jointe à l’association Laurette Fugain.

29 AVRIL 2012 - LE MNCP INTERPELLE LES CANDIDATS PRESIDENTIELLE

Le 10/05/2012

29 AVRIL 2012

Le MNCP interpelle les candidats à la présidentielle

Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires a envoyé début janvier un courrier aux candidats à la présidentielle pour connaître précisément leurs propositions concernant les conditions de vie des chômeurs et des précaires : service public de l'emploi, indemnisation, accès à l'emploi, représentation collective... Nous attendons toujours leurs réponses sur ces questions fondamentales ! Les candidats seront invités à participer à l'Assemblée générale du mouvement qui se tiendra mi-avril à Lille pour débattre des solutions pour lutter contre le chômage et la précarité.

Aux candidats à l’Election présidentielle : nos questions concernant le quotidien des chômeurs et des précaires

1. Le service public de l’emploi – Pôle Emploi

Le MNCP souhaite la reconstruction d’un service public de l’emploi de qualité, capable de mener à bien chacune de ses missions, avec la participation des chômeurs et précaires et dans le respect de leur autonomie et de leur liberté.

-->Pour atteindre ce but, êtes-vous d’accord pour séparer les 3 missions : contrôle, indemnisation, accompagnement dans la recherche d’emploi ; et sortir la fonction de contrôle des chômeurs hors de Pôle Emploi ?

 

2. Indemnisation du chômage et Revenus

Le MNCP exige de voir chaque individu, quel que soit son âge, son parcours de vie et/ou professionnel, garanti d’un revenu décent et inconditionnel.

-->Vous engagez vous à revaloriser fortement les minima sociaux et à instaurer un véritable Revenu Garanti et Décent indexé sur le SMIC ? Et à inscrire le Revenu comme droit réellement opposable pour chacun ? Quel montant envisagez-vous ?

-->Êtes-vous d’accord pour réformer le système d’Indemnisation existant pour mettre en place le Système Unifié et Universel d’Indemnisation du Chômage tel que le propose le MNCP ?

 

3. Les retraites et la protection sociale

Le MNCP demande que le système de protection sociale (santé, retraite, dépendance) soit réformé en profondeur pour garantir à tous un accompagnement digne à toutes les étapes de la vie.

--> Principalement pour les personnes en précarité, vous engagez-vous à donner des droits à trimestres validés quelle que soit la situation des personnes, au chômage, indemnisées ou non, au RSA, à temps partiel ou en formation ?

 

4. L’accès à l’emploi

Le MNCP exige que l’accès à l’emploi, garanti par la Constitution et la DUDH, devienne une réalité vécue par tous les citoyens.

--> Quelles mesures concrètes comptez vous prendre pour favoriser l’accès à l’emploi et combattre le chômage et la précarité ?

 

5. Le statut de vie sociale et professionnelle

Le MNCP revendique un véritable statut pour les personnes, avec des droits attachés à la Personne et non plus seulement à leur activité professionnelle, un statut général de vie sociale et professionnelle pour tous les citoyens.

--> Allez vous créer des droits (accès à l’emploi, la santé, la formation, le logement, la retraite, les loisirs, un revenu garanti et décent, …) égaux pour tous les citoyens, avec ou sans emploi, base d’un véritable Statut de Vie Sociale et Professionnelle ?

 

6. Vers un autre modèle économique

Le MNCP rejette le modèle économique actuel entrainant la destruction du Politique et la dictature de la dette. Le MNCP exige que le plan de rigueur instauré pour réduire cette dette et imposée aux salariés, aux chômeurs et aux précaires, se transforme en plan visant à restaurer le plein emploi et assumé par la richesse produite et les revenus du capital.

--> Allez-vous prendre les initiatives nécessaires pour assurer une redistribution des richesses équitable ? Allez-vous prendre les mesures utiles pour imposer de réels devoirs sociaux aux employeurs

 

7. La Représentation collective des usagers

Le MNCP exige que les politiques publiques concernant l’emploi ou les chômeurs et précaires fassent systématiquement l’objet d’une concertation avec les usagers (et leurs représentants organisés) de ces politiques et que l’Etat assume la charge de cette expression démocratique et permette pleinement son organisation collective.

--> Allez-vous instaurer cette Représentation des usagers et de leurs représentants à tous les niveaux de décisions ?

--> Allez-vous faire de cette Représentation un droit réellement opposable pour tous les usagers ?

--> Plus précisément, quels seront, selon vous, les nouveaux droits de concertation (*) des usagers au niveau Départemental (RSA), des Régions (Formation), de Pôle Emploi, de l’Etat, du CESE ? Avec quels moyens apportés aux associations d’usagers des services publics de l’emploi ?

29 AVRIL 2012 - JOURNEE DU SOUVENIR VICTIMES DEPORTATION

Le 10/05/2012

29 AVRIL 2012

La Journée Nationale des Victimes de la Déportation

Quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1939-45), la République française décide d'honorer la mémoire des victimes de la déportation, en particulier des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis.

Depuis l'adoption de la loi du 14 avril 1954, le dernier dimanche d'avril est consacré "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation".

Les déportés de France pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-45)

Sitôt arrivés au pouvoir en janvier 1933, Adolf Hitler et les nazis créent les premiers camps de concentration en Allemagne. Dachau est ainsi ouvert le 21 mars 1933. Y sont internés les opposants au régime, les "asociaux", tous ceux qui n'entrent pas dans les normes national-socialistes.

Avec l'expansion allemande en Europe puis la Seconde Guerre mondiale, le système concentrationnaire prend une autre dimension. À partir de 1941, il s'intègre en outre dans la mise en place de la "solution finale de la question juive". Les camps se multiplient, y compris dans les territoires annexés ou occupés : Mauthausen en Autriche, Auschwitz en Pologne, Natzweiler (Struthof) en France ...

Le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont 80 000 victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants) et 75 000 juifs, victimes de mesures de persécution touchant également les Tsiganes. Au total, disparaissent plus de 100 000 déportés partis de France.

Avec la libération des camps puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l'ampleur de la déportation et de son horreur.

Le besoin de préserver la mémoire de la déportation est consacré par la loi du 14 avril 1954

Pour maintenir présent le souvenir de leurs camarades morts en déportation, les associations de déportés créent des lieux de mémoire, comme, à Paris, le monument du souvenir de la synagogue de la rue de la Victoire (inauguré le 27 février 1949) ou la chapelle des déportés, en l'église Saint-Roch (inaugurée le 21 novembre 1953), autour desquels elles organisent des commémorations spécifiques.

D'autre part, des délégations d'anciens déportés sont présentes aux côtés des anciens combattants dans les cérémonies officielles commémorant les Première et Seconde Guerres mondiales.

Dès le début des années cinquante, les anciens déportés et les familles de disparus expriment le souhait de voir inscrite, dans le calendrier des commémorations nationales, une date réservée au souvenir de la déportation. Le choix du dernier dimanche d'avril est retenu, en raison de la proximité avec l'anniversaire de la libération de la plupart des camps, sans se confondre avec aucune fête ou célébration, nationale ou religieuse, existante.

La loi n° 54-415 du 14 avril 1954
Cette loi consacre le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945. Elle est adoptée à l'unanimité par le Parlement et fait de ce dimanche une journée de célébration nationale :
"Article 1er : La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d'avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945.

Article 2 : Le dernier dimanche d'avril devient "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation". Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l'héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes."

Pour ses initiateurs, la journée nationale de la déportation répond à deux exigences.

Tout d'abord, elle rappelle à tous ce drame historique majeur comme les leçons qui s'en dégagent. Selon les termes de l'exposé des motifs de la loi, pour que de tels faits ne se reproduisent plus, "il importe de ne pas laisser sombrer dans l'oubli les souvenirs et les enseignements d'une telle expérience, ni l'atroce et scientifique anéantissement de millions d'innocents, ni les gestes héroïques d'un grand nombre parmi cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, de travaux épuisants et de sadiques représailles, non plus que la cruauté réfléchie des bourreaux."

En second lieu, par cette célébration, la nation honore la mémoire de tous les déportés - y compris ceux victimes des déportations en Indochine du fait de l'impérialisme japonais -, survivants ou disparus, pour rendre hommage à leur sacrifice.

Le déroulement de la commémoration a évolué depuis 1954
De sa création à nos jours, le déroulement de la commémoration de la journée nationale de la déportation connaît de nombreuses modifications.

Dans chaque département, son organisation incombe au préfet, en concertation avec les associations. Stèles, plaques et monuments sont fleuris ; des allocutions sont prononcées et des enseignants sont en outre généralement invités à profiter de cette occasion pour évoquer la déportation et le système concentrationnaire.

À Paris, la journée nationale de la déportation évolue en fonction de l'émergence successive de trois nouveaux lieux de mémoire : le mémorial du martyr juif inconnu, rue Geoffroy l'Asnier, dans le 4e arrondissement (inauguré le 30 octobre 1956), le mémorial de la France combattante au Mont-Valérien à Suresnes (inauguré sous sa forme actuelle le 18 juin 1960) et le mémorial des martyrs de la déportation de l'Île de la Cité qui entretient le souvenir de tous les déportés français (inauguré le 12 avril 1962).

Aujourd'hui, la cérémonie se déroule en trois temps, selon un schéma mis au point en 1985 et 1988. Un hommage est d'abord rendu au mémorial du martyr juif inconnu puis au mémorial des martyrs de la déportation. La commémoration se termine par le ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe. Afin d'entretenir le souvenir de la déportation chez les jeunes générations, des poèmes sont lus par des adolescents au mémorial des martyrs de la déportation.

 

Triangle rose

Le triangle rose dans le contexte des autres marquages dans le système concentrationnaire nazi.

Le triangle rose (en allemand : Rosa Winkel) était dans l'univers concentrationnaire nazi le symbole utilisé pour « marquer » les homosexuels masculins. Pouvant être de taille supérieure aux autres triangles marquant d'autres catégories de détenus, ce symbole de persécution, de discrimination, a été repris par la communauté homosexuelle comme symbole identitaire. Act Up, entre autres, s'en est servi dans un contexte différent : celui de l'épidémie du Sida, qui commença par toucher les homosexuels.

Historique

La déportation des homosexuels par les nazis répondait non pas à une logique de persécution (comme ce fut le cas notamment pour les populations juives ou tziganes), mais s'inscrivait dans une logique de répression des « indésirables » (asociaux, criminels…) ou des personnes considérées comme dangereuses par le régime en raison de leurs convictions (opposants politiques, Témoins de Jéhovah…). Étaient généralement déportés les homosexuels condamnés pénalement deux fois, dont une fois au moins au titre du paragraphe 175.

La déportation des lesbiennes est moins bien documentée et connue. À cela plusieurs raisons : tout d'abord, et contrairement aux homosexuels de sexe masculin, aucun texte en Allemagne nazie ne condamnait les actes sexuels entre femmes. La classification concentrationnaire ne comportait d'ailleurs pas non plus de triangle de couleur spécifique pour stigmatiser les seules lesbiennes. Les lesbiennes qui furent déportées, l'ont été sous l'étiquette des « asociales » et durent porter le triangle noir propre à cette catégorie. Les cas connus sont très rares, encore plus ceux pour lesquels le lesbianisme fut explicitement invoqué pour justifier de la déportation. La catégorie des asociaux comprenait entre autres les réfractaires au travail, des marginaux, des avorteuses, etc.

La reconnaissance

La mémoire de la déportation homosexuelle est assez récente. Elle est le fait d'historiens ou encore d'associations identitaires. En France, les Flamands Roses ou Le Mémorial de la Déportation Homosexuelle sont des associations qui ont impulsé cette dynamique de mémoire.

À l'heure actuelle, c'est principalement l'association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire qui œuvre pour la connaissance et la reconnaissance de cette mémoire en France. Elle a notamment obtenu en février 2008 qu'une rue de Toulouse porte le nom de Pierre Seel, seul Français à avoir obtenu le titre de déporté suite à la répression de l'homosexualité par le régime nazi en Alsace annexée. Il faut cependant noter que Pierre Seel n'a jamais porté le triangle rose et n'était pas détenu en camp de concentration. Après une longue bataille personnelle, les autorités françaises l'ont assimilé à un déporté politique - comme la majorité des autres internés du camp de redressement de Schirmeck où il fut prisonnier de mai à novembre 1941. Son homosexualité avait néanmoins été l'élément déclenchant de sa répression par les nazis. Ce sont aussi Les « Oublié(e)s » de la Mémoire qui ont soutenu le projet visant à faire apposer à Mulhouse une plaque honorant sa mémoire ainsi que celle d'autres anonymes de cette ville, arrêtés et déportés pour motif d'homosexualité. Enfin, c'est à initiative de cette même association que, le 25 septembre 2010, une plaque dédiée « À la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d'homosexualité » a été inaugurée en Alsace, sur le site de l'ancien camp de concentration de Natzwiller-Struthof : c'était une nouvelle étape dans la reconnaissance de la déportation pour ce motif, à partir d'un territoire français annexé par les nazis.

Ailleurs dans le monde, des plaques ou monuments rappellent la déportation des homosexuels par les nazis. On peut citer les villes d'Amsterdam, Berlin, Bologne, La Haye, Francfort, Cologne, Anchorage, Sydney, San Francisco et Montevideo. De même, des plaques ont été apposées sur les sites d'anciens camps de concentration, notamment : Mauthausen, Neuengamme, Dachau, Sachsenhausen et Buchenwald.

Le dernier survivant connu de cette déportation était Rudolf Brazda qui fut déporté près de trois ans à Buchenwald, faisant suite à deux condamnations au titre du paragraphe 175. Il est mort le 3 août 2011 à l'âge de 98 ans.

Le Chant des marais

Loin, vers l'infini, s'étendent
Les grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Dans les arbres secs et creux.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !

Dans ce camp morne et sauvage,
Entouré de murs de fer,
Il nous semble vivre en cage,
Au milieu d'un grand désert.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !

Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira,
Libre alors, ô ma Patrie !
Je dirai : tu es à moi.
Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre, aimer !
Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre, aimer, aimer.

26 AVRIL 2012 - LE CHOMAGE AUGMENTE POUR LA 11EME FOIS CONSEC

Le 10/05/2012

26 AVRIL 2012 -

Le chômage augmente pour le onzième mois consécutif

Le chômage a augmenté pour le onzième mois consécutif en France en mars pour atteindre son plus haut niveau depuis septembre 1999, une mauvaise nouvelle de plus pour le président sortant, toujours devancé dans les sondages à dix jours du second tour.

La dégradation a touché toutes les catégories de demandeurs d'emploi le mois dernier et porte la hausse du nombre de chômeurs à 35% depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.

"M. Sarkozy, plus que jamais le candidat du vrai chômage !", déclare la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, ironisant dans un communiqué sur le désir du président sortant d'organiser une fête du "vrai travail" le 1er mai en marge des défilés traditionnels des syndicats.

Le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité (catégorie A) a augmenté de 16.600 (+0,6%) en mars en France métropolitaine pour atteindre 2.884.500, selon le ministère du Travail et Pôle Emploi. Sur un an, la hausse est de 7,2%.

En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 30.700 (+0,7%) en mars à 4.309.300 (+6,4% sur un an).

Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C s'inscrit à 4.582.000.

"Il faudra attendre la seconde partie de 2012, voire la fin de 2012 pour que le chômage se résorbe", déclare le Premier ministre, François Fillon, dans un entretien à paraître vendredi dans Les Echos.

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino a pour sa part déclaré: "Je ne dis pas qu'il y a de quoi être satisfait de la situation, elle est désastreuse, mais elle est tellement pire ailleurs."

"Nous avons réussi en France, un peu, à endiguer la montée du chômage par rapport à ce qui se passe ailleurs", a-t-il ajouté sur I>TELE, citant la Grèce et les Etats-Unis.

UN MILLION DE CHÔMEURS DE PLUS DEPUIS 2007

Depuis mai 2007, date de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, le chômage de catégorie A en France métropolitaine a augmenté de 34,9%, soit 746.900 personnes supplémentaires.

Pour les catégories A, B, C, ce nombre est en hausse de 1.077.800 sur la même période (+33,4%).

"Nicolas Sarkozy voulait ramener le chômage à 5%, il l'a porté à 10%. Le candidat sortant n'assume aucune responsabilité dans cet échec. Il n'y est pour rien, c'est la faute de la crise!", déplore Alain Vidalies, chargé de l'emploi dans l'équipe de François Hollande, dans un communiqué.

Le Front national, dont les électeurs sont courtisés après le score de Marine Le Pen au premier tour (17,9%), a renvoyé dos-à-dos Nicolas Sarkozy et le Parti socialiste.

"L'UMP et le PS sont à bout de souffle sur la question de l'emploi", écrit Florian Philippot, porte-parole de Marine Le Pen, dans un communiqué.

"La France a besoin a besoin de créer de la valeur et de l'emploi. Pour cela, elle doit se réarmer face à la mondialisation sauvage, en mettant en place des protections intelligentes à ses frontières, pour lutter contre la concurrence déloyale qui détruit notre industrie", poursuit-il.

En mars, toutes les tranches d'âge de la population ont été touchées par la dégradation de l'emploi.

Au sein de la catégorie A, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans est en hausse de 0,9% (+5,2% sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi âgés de 25 à 49 ans augmente de 0,3% (+5,1% sur un an) tandis que celui des personnes âgées de 50 ans et plus s'accroît de 1,1% (+15,6% sur un an).

Pour le cumul des catégories A, B, C, les trois tranches d'âge ont également vu leur nombre progresser. De 1,2% pour les moins de 25 ans (+4,3% sur un an), de 0,5% pour les 25-49 (+4,5% sur un an) et de 1,1% pour les 50 ans et plus (+14,6% sur un an).

Le nombre de chômeurs de longue durée progresse pour sa part de 0,6% pour les catégories A, B et C, la hausse sur un an ressortant à 7,0%.