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19 MARS 2012 - CONSEIL CONSTITUTIONNEL - LISTE CANDIDATS

Le 11/04/2012

19 MARS 2012 – CONSEIL CONSTITUTIONNEL

LISTE DES CANDIDATS OFFICIELS

 

Décision du 19 mars 2012 arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle

Le 19 mars 2012, en application de l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste des candidats à l'élection présidentielle.
A cette fin, il a enregistré et contrôlé les présentations (« parrainages ») reçues entre le 22 février et le 16 mars (à 18 h) et procédés aux vérifications légales.
Conformément à la règle, l'ordre dans lequel apparaissent les noms sur cette liste a été tiré au sort.
La liste arrêtée est la suivante :

- Mme Eva JOLY
- Mme Marine LE PEN
- M. Nicolas SARKOZY
- M. Jean-Luc MÉLENCHON
- M. Philippe POUTOU
- Mme Nathalie ARTHAUD
- M. Jacques CHEMINADE
- M. François BAYROU
- M. Nicolas DUPONT-AIGNAN
- M. François HOLLANDE

 

Décision du 19 mars 2012 arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, notamment son article 30 ;

Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;

Vu les articles du code électoral rendus applicables à l'élection du Président de la République, notamment les articles L. 2, L. 5, L. 6, L. 45, L.O. 127, L.O. 135 1, L. 199, L. 200 et L. 203 ;

Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée, notamment les articles 2 à 7 ;

Vu le décret n° 2012-256 du 22 février 2012 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;

Vu la décision du Conseil constitutionnel du 24 février 1981 d'après laquelle l'ordre d'établissement de la liste des candidats à l'élection du Président de la République est déterminé par voie de tirage au sort entre les noms des candidats ;

Ayant examiné les formulaires de présentation qui lui ont été adressés à partir du 24 février 2012 et qui lui sont parvenus au plus tard le 16 mars 2012 à dix-huit heures, conformément à l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962 susvisée et à l'article 2 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;

Après s'être assuré de la régularité des candidatures et du consentement des candidats, avoir constaté le dépôt du pli scellé exigé pour leur déclaration de situation patrimoniale et avoir reçu leur engagement, en cas d'élection, de déposer une nouvelle déclaration deux mois au plus tôt et un mois au plus tard avant l'expiration du mandat ou, en cas de démission, dans un délai d'un mois après celle-ci,

D É C I D E :

Article 1er.- La liste des candidats à l'élection du Président de la République, dont l'ordre a été établi par voie de tirage au sort, est arrêtée comme suit :

- Madame Eva JOLY,
- Madame Marine LE PEN,
- Monsieur Nicolas SARKOZY,
- Monsieur Jean-Luc MÉLENCHON,
- Monsieur Philippe POUTOU,
- Madame Nathalie ARTHAUD,
- Monsieur Jacques CHEMINADE,
- Monsieur François BAYROU,
- Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN,
- Monsieur François HOLLANDE.

Article 2.- La présente décision sera publiée sans délai au Journal officiel et notifiée, par les soins du Gouvernement, aux représentants de l'État en Nouvelle-Calédonie et dans les départements et collectivités d'outre-mer et aux ambassadeurs et aux chefs de postes consulaires.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 19 mars 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.


Jean-Louis DEBRÉ

 

16 MARS 2012 - PRESIDENTIELLE "JOUR J" POUR LES PARRAINAGES

Le 18/03/2012

16 MARS 2012 –

Présidentielle. Parrainages : ceux qui les ont, ceux qui ne les ont pas

Les candidats avaient jusqu'à 18 heures, ce vendredi, pour rassembler et déposer au Conseil constitutionnelles les 500 parrainages d'élus nécessaires pour pouvoir se présenter au premier tour de la présidentielle. La liste définitive des candidats sera diffusée lundi, après d'ultimes vérifications ce week-end. Dix candidats affirment avoir déposé 500 signatures ou plus auprès du Conseil constitutionnel. Deux autres candidats, Corinne Lepage (Cap 21) et Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante) attendaient que le Conseil constitutionnel leur communique le nombre des derniers parrainages arrivés en leur faveur.

Ce vendredi, les derniers candidats et leur représentants ont défilé au Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel.


Ils ont les 500 signatures
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) a été l'une des premiers a déposer leur 500 parrainages au Conseil constitutionnel dès la semaine dernière.

Après la polémique sur les parrainages qu'elle a déclenchée, Marine Le Pen (FN) a déposé ses signatures dès ce mardi 13 mars. Tout comme Philippe Poutou (NPA) qui "croisait les doigts et serrait les fesses". Avec bonheur : il a bien 500 parrainages, en l'occurrence 572 parrainages. Idem pour Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), avec 708 signatures.

Jeudi, à la veille de la clotûre du dépôt des signatures, Eva Joly (EELV) a déposé 639 parrainages. Ce vendredi, les derniers candidats ou leurs représentants défilent au Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel, pour apporter leurs parrainages. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a été le premier. Avec près de 1.100 signatures d'élus, il a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires. C'est une nouvelle "étape" vers "l'insurrection civique" qu'il appelle de ses voeux, a lancé le candidat du Front de gauche qui organise un vaste rassemblement à Paris dimanche.

Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, lui a succédé pour apporter ses 572 parrainages. Aucun suspense également pour François Hollande (PS) qui a déposé au Conseil constitutionnel "entre 4.500 et 5.000 parrainages" a indiqué Daniel Vaillant, François Bayrou et Nicolas Sarkozy (UMP).

Enfin, Jacques Cheminade, qui se définit comme "gaulliste de gauche" et a déjà été candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir 538 parrainages.


Ils espèrent avoir les 500 signatures

Deux autres candidats attendaient que le Conseil constitutionnel leur communique le nombre des derniers parrainages arrivés en leur faveur : Corinne Lepage (Cap 21) qui disait en avoir entre 470 et 520, et Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante).


Ils n'ont pas les 500 signatures


Dominique de Villepin ne devrait pas être de la partie. Invité de France 2 ce jeudi soir, il a annoncé qu'il lui manquait encore 30 signatures. Ainsi "sauf miracle", il ne pourra pas être candidat.

Carl Lang, représentant l'Union de la droite nationale (UDN), qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite, a annoncé vendredi matin qu'il ne pourrait pas concourir à l'Elysée faute d'avoir pu recueillir les 500 parrainages requis. Il a annoncé avoir recueilli 447 parrainages. Il pointe une "scandaleuse confiscation de cette campagne électorale par la caste des ayant-droits médiatiques et des nantis du système en place", mais assure que "tout ne fait que commencer".

Maxime Verner, 22 ans, juste l'âge pour se présenter, qui voulait être le candidat de la jeunesse, a jeté l'éponge: "Je dois me rendre à l'évidence, je ne pourrai pas recueillir le nombre requis de présentations d'élus", a-t-il reconnu devant la presse.

Liste officielle lundi à 17 h 30
L'annonce de la liste définitive des candidats aura lieu lundi à 17H30, après d'ultimes vérifications ce week-end. Cela "sera un moment solennel" puisqu'"on sera entré dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux".

Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel publiera dans les jours qui suivront au Journal officiel une liste de 500 noms d'élus tirés au sort parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.

16 MARS 2012 - FRANCOIS HOLLANDE SUR FRANCE 2

Le 18/03/2012

16 MARS 2012 –

«Des paroles et des actes»:

François Hollande s'est concentré sur l'économie et l'Europe

François Hollande était le dernier invité de l’émission politique de France 2 «Des paroles et des actes», ce jeudi 15 mars, une semaine après Nicolas Sarkozy.

Alors qu’il subit une baisse des intentions de vote, étant peu à peu rejoint par son rival à droite, François Hollande a tout d’abord répondu aux questions des journalistes avant de débattre, parfois dans le brouhaha, avec le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé.

Sur les sondages

Estimant se «préparer à ce rendez-vous» «depuis de longs mois», François Hollande a expliqué qu’il n’était pas qu’un candidat anti-Sarkozy: «Je ne suis pas seulement un candidat contre mais un candidat pour». Le candidat a par ailleurs martelé son souhait de «rassembler les Français» pour redresser la France.

Sur la fiscalité

Le candidat a rappelé sa proposition envers «ceux qui s'octroient un revenu au-delà d'un million d'euros, ils devront s'acquitter d'un impôt supplémentaire», ajoutant qu’il «rétablira le plafonnement des impôts directs nationaux à 85% des revenus», tout comme «l'impôt sur la fortune».

Sur les fonctionnaires

Le candidat a précisé que sur les effectifs de la Fonction publique, «nous les stabiliserons. Il y aura effectivement des secteurs où il n'y aura pas de remplacement lors des départs de retraite, par exemple l'administration des impôts.»

Sur les déficits et le traité européen

François Hollande a repoussé jeudi l'idée de «sanctuariser» les objectifs de réduction de déficits en France. Il a annoncé qu'en cas de victoire de son camp, la France refuserait de ratifier le traité européen de discipline budgétaire qui ne serait pas complété par volet relatif à la croissance.

Si la gauche l'emporte à la présidentielle et aux législatives, «le Parlement ne ratifiera pas un traité qui n'aura pas été complété par un dispositif de croissance, suis-je assez clair?» «Je suis un Européen qui va changer l'orientation du continent (...) On nous regarde», a insisté le candidat.

François Hollande s'était engagé jusqu'ici à réduire le déficit public de la France à 4,5% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013 et à atteindre l'équilibre à l'horizon 2017.

François Hollande souhaite une renégociation du traité européen de discipline budgétaire signé par 25 pays de l'Union. Le Parti socialiste français a refusé d'inscrire dans la Constitution la «règle d'or» budgétaire nécessaire à la ratification de ce texte.

Sur l'immigration économique

François Hollande a proposé jeudi la création d'une brigade spécialisée dans la lutte contre les filières clandestines et l'instauration d'un débat au Parlement chaque année sur le volume de l'immigration économique.

«Je considère que l'immigration économique dans un contexte de croissance ralentie doit être limitée», a-t-il déclaré. «Il ne peut pas y avoir d'immigration économique s'il n'y a pas de demande très précise et pas d'offre de travail». «Il y aura un débat au parlement chaque année pour savoir quel est le volume de l'immigration économique», a-t-il ajouté.

François Hollande a également indiqué sa volonté de lutter contre l'immigration irrégulière et les filières de travail clandestin.

«Je fais une proposition là dessus : il y aura une brigade spécialisée de lutte contre les filières clandestines, les passeurs, chaque année 40.000 à 50.000 personnes entrent sur le territoire en situation irrégulière, c'est là que nous devons agir», a estimé le député de Corrèze.

Sur les régularisations

Sur le plan de la régularisation, le socialiste a rappelé qu'il n'y aurait pas de mouvement massif. Il faut «avoir des critères, objectifs, simples, applicables», a-t-il indiqué.

Sur Jean-Luc Mélenchon

Estimant que le candidat du Front de gauche «représente une sensibilité dans le pays», François Hollande a appelé à un «vote utile», souhaitant par ailleurs «être le plus haut possible au premier tour pour enclencher une dynamique».

A propos de l’ouverture, il a ajouté : «Si les Français m'élisent président de la république, viendront au gouvernement ceux qui m'ont soutenu au second tour et voudront participer au changement du pays.»

15 MARS 2012 - AU CEDH CONCERNANT LE REFUS D ADOPTER

Le 18/03/2012

15 MARS 2012 –

Le refus d'adoption pour un couple homosexuel n'est «pas discriminatoire»

La Cour de justice européenne a choisi de ne pas se mouiller: puisque les Etats ont «une marge d'appréciation» quant au droit des couples, il n'y a pas de «discrimination fondée sur l'impossibilité de se marier» en France.

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme aurait pu bousculer la législation française. Pour cette raison, elle était très attendue par les militants LGBT (lire notre article: «Il faut que la France aligne l'autorité partagée entre conjoints homos». Mais les juges ont estimé aujourd'hui que le refus par la justice française d'autoriser une femme à adopter l'enfant de sa compagne n'est pas une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.

Dans leur arrêt, non définitif, les magistrats de Strasbourg n'ont pas relevé «de différence de traitement fondée sur l'orientation sexuelle» car les couples hétérosexuels «placés dans des situations juridiques comparables, la conclusion d'un pacs, se voient opposer les mêmes effets, à savoir le refus de l'adoption simple».

«Pas d'obligation d'ouvrir le mariage à un couple homo»
Les juges européens étaient confrontés à l'histoire de Valérie G. et Nathalie D., qui élèvent ensemble la fille née en 2000 grâce à une procréation médicalement assistée pratiquée par Nathalie, avec donneur anonyme en Belgique: à deux reprises, la justice française a refusé à Valérie une adoption simple de la fillette. Car le droit français ne reconnaît une autorité juridique conjointe sur les enfants adoptés qu'au sein des couples mariés. Mais pas aux couples «pacsés», qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Dans ce cas, l'adoption simple par le «parent social» prive le parent biologique de l'autorité parentale.

Dans ses attendus, la CEDH a estimé qu'il fallait examiner l'éventuelle discrimination entre les couples pacsés. Elle a également écarté la question d'une «discrimination indirecte fondée (…) sur l'impossibilité de se marier». L'article 12 de la Convention européenne des droits de l'Homme «n'impose pas aux gouvernements des Etats parties l'obligation d'ouvrir le mariage à un couple homosexuel», écrit la cour, et les Etats «bénéficient d'une certaine marge d'appréciation pour décider de la nature exacte» de la reconnaissance juridique des couples homosexuels.

MISE À JOUR 12h30 - réaction de Caroline Mécary: «une terrible consternation»

«La famille D. et G. est consternée et profondément triste» écrit dans un communiqué l'avocate du couple, Caroline Mécary, «car A.D demeure une enfant qui est sur le plan juridique moins bien protégée que si elle était élevé par un couple hétérosexuel. C’est aussi une terrible consternation pour les enfants qui sont élevés par des couples homosexuel/les, qui demeurent discriminés car ils n’ont qu’un seul parent sur le plan et sont donc moins bien protégés que les enfants d’hétérosexuels, qui eux ont juridiquement deux parents. Cela a des conséquences, pas de transmission du nom et du patrimoine.»

«Il est regrettable que la Cour n’ait pas tenu compte de l’évolution de la situation parmi les pays membres du Conseil de l’Europe, qui a largement évolué depuis ces dix dernières années sur la question de l’adoption par le parent social de l’enfant», écrit encore l'avocate, qui estime que «seule une modification législative permettrait d’adopter l’enfant du partenaire, ce qui suppose compte tenu de l’opposition du président Sarkozy à l’ouverture de l’adoption qu’une nouvelle majorité présidentielle arrive au pouvoir le 6 mai prochain». Tous les partis de gauche se sont en effet engagés à ouvrir le mariage civil et l’adoption à tous les couples».

MISE À JOUR 16h30 - réaction de l'Inter-LGBT

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rendu une décision «conforme à sa jurisprudence, qui considère que la question de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe relève d'une décision du législateur national», estime l'Inter LGBT dans un communiqué. Il est donc, selon l'Inter LGBT, «plus que jamais nécessaire que le législateur (français) ouvre le mariage à tous les couples, afin de remédier à cette discrimination entre les couples à raison de leur orientation sexuelle et entre les enfants en raison du statut conjugal de leurs parents».

15 MARS 2012 - PRESIDENTIELLE SONDAGE TETU MARS 2012

Le 18/03/2012

15 MARS 2012 –

Grands bouleversements dans la 3e consultation TÊTU – Présidentielle

Si François Hollande fait toujours la course largement en tête, ses challengers adoptent un profil radicalement différent, dans ce troisième sondage des TÊTUnautes.

La tendance principale reste la même par rapport à nos deux précédentes consultations en ligne: l'avance, écrasante, de François Hollande, au premier tour, dans les votes des lecteurs et lectrices de TÊTU et TÊTUE. Le candidat socialiste se paie même le luxe de progresser de 4,5 points dans cette troisième consultation de TÊTU pour la présidentielle, alors même qu'il reste largement premier - à 27 points devant son principal rival!

Derrière ce leader absolu, la composition du peloton a profondément changé par rapport au précédent sondage. Marine Le Pen dévisse: de la deuxième place qu'elle occupait dans nos précédentes consultations, elle se retrouve quatrième, six points derrière ses scores nationaux! Devant elle désormais, deux candidats ont fortement progressé: François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon, qui se retrouvent tous les deux au-delà de leur score dans la population générale. Une percée, pour ces derniers, à l'image de celle qu'ils ont réalisée auprès des Français au cours de cette campagne.

Sarkozy et Joly toujours derrière
A seulement un tiers de ses scores dans la population générale, Nicolas Sarkozy confirme une nouvelle fois que la population homo s'est détournée du président sortant (pour rappel, 20% des homos ont voté pour la droite parlementaire en 2007) et ce malgré le retrait, depuis un mois, de trois candidats qui lui sont proches (Christine Boutin, Hervé Morin et Frédéric Nihous). Bonne dernière du peloton, Eva Joly, dont le parti (EELV) est pourtant traditionnellement pro-LGBT, est la seule qui a continuellement baissé ces trois derniers mois, même si elle reste largement au-dessus de son score national.

Lundi sera connue la liste définitive des candidats au scrutin du 21 avril, après validation des parrainages par le Conseil constitutionnel. Lors de notre prochaine consultation en ligne, qui sera la dernière avant le premier tour, certains noms auront disparu, mais on sait déjà que figurera l'inclassable «Jacques Cheminade», qui a réuni suffisamment de parrainages. Ses seuls liens connus avec le monde LGBT sont, en 1989, l'assignation en justice de... Mylène Farmer, qui lui reprochait d'avoir utilisé une image d'un de ses clips, en l'associant à la promotion de la drogue (la chanteuse avait obtenu gain de cause). A votre avis, l'arrivée de cet ovni va-t-elle bouleverser la donne?

Selon vous, quels enseignements faut-il tirer de ce sondage?

Résultats complets (dans l'ordre décroissant, avec l'évolution par rapport aux
résultats de février):

43,6% FRANÇOIS HOLLANDE (Parti socialiste) +4,5%
16,5% FRANÇOIS BAYROU (Modem) +3,1%
11,8% JEAN-LUC MÉLENCHON (Front de gauche) +4,1%
9,8% MARINE LE PEN (Front national) –10,2%
9,0% NICOLAS SARKOZY (UMP) +1,3%
6,0% EVA JOLY (Europe Ecologie-Les Verts) –0,6%
1,2% DOMINIQUE DE VILLEPIN (République solidaire) +0,2%
0,7% CORINNE LEPAGE (Cap 21) =
0,7% PHILIPPE POUTOU (Nouveau parti anticapitaliste) +0,1%
0,3% NATHALIE ARTHAUD (Lutte ouvrière) =
0,2% NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Debout la République) –0,1%
0,2% BRIGITTE GOLDBERG (Avenir 2012) =

TOTAL: 7.650 participants

15 MARS 2012 - LOGEMENT : LES EXPULSIONS REPRENNENT

Le 18/03/2012

15 MARS 2012 –

Expulsions : fin de la trêve hivernale

Les expulsions locatives reprennent à partir du 15 mars après quatre mois de trêve hivernale, au grand dam d'associations qui veulent faire du mal-logement une priorité de la campagne électorale. La trêve hivernale court du 1er novembre au 15 mars. Pendant cette période, les locataires ne peuvent se faire expulser, même si leurs propriétaires ont engagé une procédure judiciaire.

Les associations espèrent qu'en cette année électorale, la fin de la trêve hivernale ne sera pas suivie immédiatement d'expulsions. Les expulsions par la force publique ont augmenté de 10,1 % en 2010 (11 670 contre 10 597 en 2009), selon des calculs à partir de chiffres du ministère de l'intérieur.

Mais "au-delà des interventions de la force publique, près de 50 000 ménages sont contraints de quitter leur logement", affirme la Fondation Abbé-Pierre, car "la plupart n'attendent pas la visite de la police pour libérer les lieux", souvent en catimini. En cause, l'explosion des loyers, "le surendettement de plus en plus important", selon Olivier Bernard, président de Médecins du monde

A l'approche du 15 mars, "c'est le retour de l'angoisse pour des milliers de familles", affirme Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au logement. Samedi, quelques milliers de personnes ont manifesté à Paris pour réclamer l'arrêt des expulsions sans solution de relogement.
"Il faut stopper cette méthode moyenâgeuse. Plus de 100 000 familles sont potentiellement expulsables. Nous ferons tout pour nous opposer aux expulsions, même physiquement", promet Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération nationale du logement.

Mais le ministre délégué au logement, Benoist Apparu, s'oppose à un moratoire des expulsions, qui, selon lui, "déresponsabilise" les locataires. "L'expulsion, pour les propriétaires, ce n'est pas un plaisir", souligne Jean Perrin, président de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). "Cela veut dire qu'ils ont au moins deux ans de loyers impayés qu'ils ne récupéreront quasiment jamais. Or tous ne roulent pas sur l'or et ils continuent à payer les charges". "Au Canada, il n'y en a pas. Les expulsions se font tout au long de l'année et les gens peuvent plus facilement se reloger. En France, une majorité des expulsés se retrouvent sur le marché du logement en même temps", explique M. Perrin.

Tous, gouvernement compris, regrettent le manque de prévention en amont pour éviter ces expulsions toujours traumatisantes. "On s'aperçoit des situations trop tardivement, au bout de plusieurs mois d'impayés, quand la procédure judiciaire est enclenchée", regrette Matthieu Angotti, de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).

Le gouvernement a mis en place depuis 2009 des commissions de prévention des expulsions dans chaque département, mais "ce sont des coquilles vides", déplore la Fnars. Benoist Apparu reconnaissait en octobre qu'elles ne sont pas encore toutes efficaces.

13 MARS 2012 - AGRESSION GAYPRIDE LYON 2010 - PRISONS FERMES !!

Le 18/03/2012

13 MARS 2012 –

Agression à la Gay Pride de Lyon:

12 et 18 mois de prison pour les tabasseurs

En juin 2010, quatre jeunes filles reviennent de la Marche des fiertés lyonnaises quand elles sont prises à partie, insultées et frappées par des hommes qui voulaient les punir pour leur orientation sexuelle.

Deux hommes ont été condamnés hier à 12 mois et 18 mois de prison ferme pour avoir agressé, en raison de leur homosexualité supposée, quatre jeunes filles mineures en marge de la Marche des fiertés à Lyon en 2010.

Une fellation pour les «guérir»
Ces quatre jeunes filles, qui portaient le drapeau arc-en-ciel, revenaient de la Gay Pride lorsqu'elles ont été prises à partie par ces deux hommes d'une vingtaine d'années, qui les ont insultées et frappées, voulant les punir pour leur orientation sexuelle. Ils leur auraient également proposé une fellation dans le but de les «guérir».

Un chauffeur de taxi est venu à leur secours, a été roué de coups. Les deux prévenus, qui n'ont pas reconnu les faits et dont l'un avait déjà été condamné pour des violences, ont écopé de 18 mois et un an de prison ferme et leur incarcération a été immédiate après l'audience devant le tribunal correctionnel de Lyon. Ironie du sort, les quatre victimes n'étaient pas lesbiennes et soutenaient simplement la marche.

13 MARS 2012 - AIDES INTERPELLE LES CANDIDATS

Le 18/03/2012

13 MARS 2012 –

Présidentielles: Aides interpelle les candidats pour «en finir avec le sida»

La première association française de lutte contre le VIH interpelle les candidats à l'élection présidentielle pour «en finir avec le sida» avec la diffusion d'affiches montrant les candidats à côté d'un préservatif.

«Pour mettre fin à l'épidémie, tout est question de volonté politique. C'est pour faire passer ce message que nous avons développé une campagne d'interpellation des candidats et des citoyens», explique Aides, la première association française de lutte contre le sida, alors que 150.000 personnes vivent avec le VIH en France et plus de 6.000 découvrent leur séropositivité chaque année – dans 40% des cas, contractée lors d'un rapport homosexuel.

C'est pourquoi elle lance aujourd'hui une campagne (ci-dessus), qui sera diffusée dans la presse et par affichage. On y voit les photos de François Hollande, Nicolas Sarkozy François Bayrou, Eva Joly, et Jean-Luc Mélenchon, à côté d'un préservatif et au-dessus du slogan: «Voici deux moyens d'arrêter le sida. L'un a fait ses preuves, l'autre devra les faire en 2012».

Changer de cap
«Dans nos actions de terrain, nous sommes chaque jour alertés sur le recul des droits sociaux et le durcissement des conditions de vie des personnes séropositives. Il est temps de changer de cap», explique Bruno Spire, président de Aides.

L'association demande notamment de «privilégier la santé publique à la répression, en particulier concernant l'usage de drogues et le travail du sexe» et réclame «l'égalité effective aux soins et aux droits dans les départements français d'Amérique» alors que la Guyane est le département le plus touché de France, avec une situation d'épidémie généralisée (plus de 1% de prévalence).