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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

14 JANVIER 2012 - LA FRANCE PERD SON AAA

Le 26/01/2012

14 JANVIER 2012 –

La France perd son AAA, l'Allemagne le garde

 

Standard and Poor's a dégradé vendredi soir la note de la France d'un cran avec une perspective négative, mais pas celle de l'Allemagne qui conserve une perspective stable. Une double claque pour le gouvernement français.

 

Après des semaines de vrai faux suspense, et à 100 jours de l'élection présidentielle, Standard & Poor's a mis vendredi soir sa menace à exécution. L'agence de notation a dégradé - après la clôture de la Bourse américaine - la note financière de la France. La rumeur de cette dégradation avait enflé tout au long de la journée en Europe.

 

Depuis sa première notation par S & P, le 25 juin 1975, l'Hexagone avait toujours été considérée comme «AAA», c'est-à-dire que sa dette était évaluée comme la plus sûre possible, lui permettant d'emprunter aux meilleurs taux sur les marchés. Et ce alors même que, depuis 1974, il n'a jamais affiché un seul budget en excédent. Une ère longue de 36 ans qui s'est donc achevée dans la nuit de vendredi à samedi: la note de la France a été abaissée d'un cran, pour être ramenée à AA +, avec perspective négative. Il y a ainsi «au moins une chance sur trois pour que la note de la France soit à nouveau dégradée en 2012 ou 2013, si ses finances publiques dévient du chemin de consolidation budgétaire prévu. Les mesures budgétaires annoncées jusqu'à présent par le gouvernement pourraient être insuffisantes pour atteindre l'objectif de réduction des déficits si la croissance est inférieure à 1% en 2012», indique S & P.

 

La mauvaise nouvelle vient aussi du fait que l'Hexagone est traité plus sévèrement que ses pairs par Standard & Poor's - qui avait mis l'ensemble des pays de la zone euro sous surveillance le 5 décembre dernier. Au sein du club très fermé des AAA, seule l'Autriche accompagne la France dans sa perte du précieux sésame. L'Allemagne, elle, n'est pas concernée; et sa perspective reste stable. De quoi creuser davantage encore l'écart entre les deux pays aux yeux des investisseurs et donc augmenter les taux auxquels la France emprunte.

 

Mais, sur le fond, cette dégradation n'est pas une surprise: depuis le début de l'hiver, la seule interrogation portait sur le moment où l'annonce arriverait. Après l'alerte de Moody's début novembre puis celle, plus sévère encore, de Standard & Poor's quelques jours plus tard, il faisait peu de doute que la France allait perdre son fameux AAA. L'agence de notation avait conditionné sa décision aux résultats du sommet européen des 8 et 9 décembre. Au vu de la multitude d'obstacles juridiques qui se sont dressés depuis dans l'élaboration de nouveaux traités, il faisait peu de doute que le résultat allait apparaître insuffisant aux yeux de S & P. Et, de fait, les décisions prises vendredi soir «sont principalement dues a des mesures insuffisantes pour traiter les problèmes systémiques de la zone euro», explique l'agence.

 

«Une valeur sûre»

 

Conscient de cette situation, l'attitude de l'exécutif français ces dernières semaines a consisté à préparer l'opinion publique à cette nouvelle. Alors qu'il y a peu Nicolas Sarkozy excluait la perte du précieux sésame, le virage dans son discours était devenu évident. «Si la France perdait son AAA, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme», expliquait le chef de l'État à la veille de la trêve des confiseurs. Avant de lancer, lors de ses vœux aux Français: «Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers (…), mais ce ne sont ni les marchés ni les agences qui feront la politique de la France.»

 

Bref, la dégradation de la France «compliquerait les choses» mais ne serait «pas un cataclysme», selon des éléments de langage répétés par les membres du gouvernement ces dernières semaines. «Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais ce n'est naturellement pas une catastrophe; il ne faut pas affoler les Français», a insisté vendredi soir le ministre de l'Économie, François Baroin, sur France 2. La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a indiqué que «la stratégie de la France restera focalisée sur le désendettement, la compétitivité de l'économie et la croissance» et redit que «la France est une valeur sûre».

Dans le contexte préélectoral, cette annonce a donné un angle d'attaque nouveau aux opposants du chef de l'État. «M. Sarkozy restera le président de la dégradation de la France; ce sont les Français qui vont en payer le prix», a lancé la première secrétaire du PS, Martine Aubry.

 

De son côté, François ­Bayrou (MoDem) a jugé que cette dégradation «signe des ­années d'échec et de dérive». Sur les marchés, la semaine prochaine risque d'être agitée…

14 JANVIER 2012 - MARIAGE GAY - EVOLUTION DES CLASSES POLITIQUES

Le 26/01/2012

14 JANVIER 2012 –

 

Mariage gay : comment la classe politique a évolué

 

  

Depuis l'adoption du Pacs en 1999, les responsables politiques se sont peu à peu convertis à l'idée d'ouvrir le mariage aux homosexuels. La droite montre encore des réticences.

 

«Le président n'a absolument pas changé d'avis, il n'est pas favorable au mariage des couples homosexuels.» La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a réagi vendredi sur son compte Twitter à la rumeur lancée par Libération selon laquelle Nicolas Sarkozy songerait à relancer le projet d' «union civile». Évoqué en 2007 puis abandonné après son élection, il devait offrir aux homosexuels tous les droits du mariage, à l'exception notable de ceux liés à l'adoption et à l'homoparentalité.

 

Depuis l'adoption du pacte civil de solidarité (Pacs) en 1999, les responsables politiques se sont pourtant peu à peu convertis à l'idée d'un mariage gay. Nicolas Sarkozy lui-même a beaucoup évolué. Seule la droite la plus radicale et l'extrême-droite y sont encore farouchement opposées.

 

Le rôle précurseur des écologistes

 

Les Verts ont été les premiers à s'emparer du sujet, inspirés par les exemples néerlandais et belge. Soutenu par son parti, le maire de Bègles Noël Mamère célèbre en 2004 le premier mariage homosexuel de France, en toute illégalité. Le parti réclame depuis une loi pour reconnaître un mariage gay ouvrant la voie à l'adoption. La fusion avec Europe-Ecologie n'a pas fait évoluer cette ligne: la candidate à la présidentielle Eva Joly soutient cette proposition.

 

 

La lente évolution du PS

 

Les socialistes ont été les principaux artisans du Pacs. Mais le parti ne se prononcera officiellement en faveur du mariage gay qu'en mai 2004. La question est alors loin de faire consensus. Lionel Jospin et Ségolène Royal, par exemple, y sont clairement opposés. Cette dernière évoluera lentement jusqu'à promettre en 2007 un débat à l'assemblée sur la question si elle est élue. Aujourd'hui, le parti a renforcé sa prise de position: le même mariage, ouvrant la voie à l'adoption, pour tous. C'est devenu une des priorités du PS pour 2012.

 

Un droit émancipateur pour les communistes

 

Les communistes se sont prononcés dès 2004 pour le mariage gay bien qu'ils ne considèrent pas cette union comme une institution ou un sacrement. Il s'agit avant tout de lutter contre les discriminations. Marie-George Buffet a ainsi présenté en 2005 la première proposition de loi ouvrant le mariage à tous sans distinction de sexe. A l'exception du Front de gauche, le reste de l'extrême-gauche ne fait pas une priorité de l'extension de cette «norme bourgeoise».

 

La droite peine à s'approprier le débat

 

«Une frange dure et religieuse, soutenue par de nombreux frileux, a pris en otage le parti», confiait cet été au Figaro Emmanuel Blanc, président de Gaylib, un mouvement associé à l'UMP. Suivant les personnalités, cette opposition est nourrie soit par des convictions, soit par le désir de ne pas froisser l'électorat le plus conservateur. Les voix de Christian Vanneste et Brigitte Barèges, qui ont tenu publiquement des propos homophobes, restent isolées.

 

Le centre en ordre dispersé

 

En digne héritier de l'UDF, le Nouveau Centre reste très hostile au mariage homosexuel. Le MoDem s'est en revanche prononcé «pour l'égalité absolue des droits entre homosexuels et hétérosexuel». La dernière réticence de son président, François Bayrou, est sémantique: il souhaite une autre dénomination que «mariage». Le Parti radical de Jean-Louis Borloo a également changé de ligne, appelant à voter favorablement à la dernière proposition de loi socialiste présentée en juin dernier. Dominique de Villepin, suspecté par les mouvements lesbiens gays et transgenres d'opportunisme politique, a effectué le même revirement.

 

Le Front national fermement opposé

 

Comme tous les courants de l'extrême-droite, le FN a encore affirmé début 2011 son «opposition totale» au mariage gay. Le parti montre toutefois de légers signes d'assouplissement. Début 2011, Marine Le Pen déclarait par exemple que le Pacs était «super», même si elle a aussitôt ajouté, «surtout pour les non-homosexuels».

13 JANVIER 2012 - SARKOZY NON FAVORABLE AU MARIAGE GAY

Le 26/01/2012

13 JANVIER 2012 –

 

Nicolas Sarkozy ne se serait pas rallié au mariage gay mais à l'union civile

  

 

RÉACTIONS - Déjà une promesse de campagne de 2007...

 

Et si Nicolas Sarkozy inscrivait le mariage gay dans son programme? Il aurait tranché en faveur de cette mesure, a annoncé Libération dans son édition ce vendredi matin. Une information qui a tout de suite déclenché la fureur de la droite et le scepticisme de la gauche.

 

Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement, est rapidement monté au créneau pour démentir: Nicolas Sarkozy est toujours défavorable au mariage gay, assure-t-elle. Il n’a «pas changé d'avis sur le mariage homosexuel». Nicolas Sarkozy «l'avait dit en 2007: le mariage, c'est l'institution familiale qui permet d'avoir des enfants». En revanche, «il est favorable à l'égalité des droits fiscaux, successoraux, patrimoniaux, mais pas au mariage car, avec le mariage vient nécessairement la question de la filiation et de l'adoption», a-t-elle développé, relevant qu'il avait, déjà en 2007, «beaucoup réfléchi à cette question». Ce serait donc un contrat d'union civile, comme il l’avait proposé en 2007, mais qu’il n’avait jamais mis en place faute de majorité et de volonté politique.

 

Une «une racoleuse»

 

Dans l'après-midi, Libération est revenu sur son information, pour les maintenir tout en la corrigeant: «Ce qui est en question à l’état d’arbitrage, c’est l'éventualité pour Nicolas Sarkozy de défendre un projet d’union civile pour les homosexuels», explique le journal sur son site internet. «C’est-à-dire un mariage, célébré à la mairie, qui assurerait "l’égalité des droits fiscaux, successoraux, patrimoniaux" mais n’ouvrirait pas nécessairement le droit à la filiation», ajoute-t-il.

 

Ces précisions du quotidien n'ont pas calmé la colère des associations homosexuelles, comme le centre Lesbien, gai, bi et trans Paris-Ile-de-France, qui parle de «une racoleuse» et s'agace de la confusion entre mariage et union civile. «Ce statut ne serait pas très différent du mariage en matière de droits (…) mais il serait réservé aux seules personnes homosexuelles, comme s’il s’agissait d’une catégorie devant être classée à part, de la population française», écrit dans un communiqué le Centre LGBT Paris-IdF. «Nous voulons l’égalité des droits», (…) que «tous les statuts disponibles pour les couples (concubinage, Pacs et mariage) soient ouverts à toutes et tous, indifféremment de leur orientation sexuelle».

 

Pilleur d'idée?

 

En tout cas, l'initiative avancée dans la matinée, même si elle a été corrigée au fil de la journée, a fait bondir Christine Boutin, la candidate du parti Chrétien-démocrate. Cette dernière, qui menace déjà de se rallier à François Bayrou si l’UMP continue son blocus sur les 500 signatures, parle de «rupture» si Nicolas Sarkozy inscrivait réellement cette proposition dans son programme. «Tout le monde connaît ma position. Je ne suis pas favorable au mariage gay ni à l’adoption et je tiendrai bon jusqu’au bout», a affirmé sur Europe 1 celle qui s’était distingué contre le Pacs en 1997. Elle met en garde contre «les conséquences extrêmement graves» sur le plan social qu’aurait cette proposition.

 

A gauche, l’annonce n’a pas convaincu pas. Bertrand Delanoë, invité de I-Télé, a jugé que Nicolas Sarkozy était «candidat depuis cinq ans». «Il n’arrête pas d’agiter des sujets purement électoralistes sur des sujets sérieux», a-t-il regretté. Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, dénonce lui une «manœuvre» qui «consiste à prendre» des propositions dans le programme de son adversaire. «Il nous avait déjà fait le coup avec le droit de vote des étrangers» en 2007, alors qu’il n’y avait «pas de majorité» pour la voter. Le PS a en effet déposé une proposition de loi pour instaurer le mariage gay en juin dernier. Une proposition rejetée par la droite.

 

«Comme une dinde qui vote pour Noël»

 

Sur Europe 1, le socialiste Jean-Luc Romero, grand défenseur du mariage gay, reste dubitatif. L’élu au conseil régional d’Ile-de-France, a rappelé que Nicolas Sarkozy avait déjà fait des promesses «en direction des homosexuels» en 2007 et qu’elles n’avaient pas été tenues. «C’est à la fois un coup médiatique et un ballon d’essai. (…) Aujourd’hui, il faut être honnête: un gay qui vote conservateur c’est comme une dinde qui vote pour Noël».

Et si des personnalités de l’UMP se sont publiquement prononcées pour le mariage gay, comme Roselyne Bachelot, Franck Riester, NKM ou Nadine Morano, cette initiative n’est pas du goût de tous. Notamment des membres du collectif de la Droite populaire. Sur BFM TV, Jacques Myard parle de manipulation. Pour lui, Libération «prêche le faux afin de semer la zizanie» dans la majorité. Il en est sûr, le mariage gay, «cela ne correspond en rien aux volontés du chef de l’Etat, même si personne ne montrera du doigt un homosexuel quel qu’il soit».

 

Tous les candidats de gauche, de Mélenchon à François Hollande en passant par Eva Joly ont inscrit le mariage gay dans leur programme. Et onze pays de l’UE autorisent une forme d'union civile ouverte aux couples homosexuels comme le Pacte civil de solidarité (Pacs) en France.

09 JANVIER 2012 - LE PAPE CONTRE LE MARIAGE HOMO

Le 26/01/2012

09 JANVIER 2012 –

 

Le mariage gay menace l'humanité, estime le pape

 

CITE DU VATICAN (Reuters) - Benoît XVI a estimé lundi que le mariage entre homosexuels était l'une des menaces à la famille traditionnelle susceptibles d'ébranler "l'avenir même de l'humanité".

 

Cette condamnation sans appel des unions homosexuelles a été faite par le pape lors de la cérémonie traditionnelle des voeux au corps diplomatique accrédité au Saint-Siège.

 

Pour le prélat bavarois, "l'éducation des enfants a besoin de lieux. Parmi ceux-ci figure en premier lieu la famille, fondée sur le mariage d'un homme avec une femme".

 

"Il ne s'agit pas d'une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l'avenir même de l'humanité", a-t-il expliqué.

 

Le Vatican et les responsables de l'Eglise catholique, qui compte 1,3 milliard de fidèles à travers le monde, sont hostiles à la légalisation du mariage gay intervenue dans plusieurs pays européens et ailleurs.

 

REACTION ASSOCIATION GAYFREE :

 

Nous respectons toutes les formes de religions, en revanche nous sommes moins satisfaits des propos de Pape Benoit XVI, il n'y a pas longtemp il critiquait les preservatifs, maintenant c'est autour du mariage homo, quelle va etre sa prochaine attaque?? Pas etonnant que les catholiques sont fébriles envers la communauté LGBT. Nous appelons au Pape au droit à la vie et aux droits de l'Homme, Que nous soyons homos ou heteros, nous sommes malgré tous comme vous le dites, des fils de dieu, et non des ratés de la nature !! L'homosexualité n'est pas une maladie, et existe depuis la nuit des temps meme avant la Bible et Jesus Christ. Notre but etant ne pas critiquer la religion chretienne, nous respectons quoi qu'il en soit la religion, mais nous condamnons tout propos injurieux envers la communauté LGBT, quel que soit la personne ou haut placé !!

06 JANVIER 2012 - ENQUETE SUR L HOMOPARENTALITE

Le 26/01/2012

06 JANVIER 2012 –

 

Homoparentalité: Une enquête pour «mieux connaître les familles»

 

L'enquête menée par Martine Gross et Jérôme Courduries promet d'élargir l'horizon des connaissances sur les nouvelles formes de famille. Votre participation est la bienvenue.

 

C'est une première en France: l'enquête qui vient d'être lancée par Martine Gross, sociologue (CNRS), et Jérôme Courduries, anthropologue (Centre Norbert Elias, LISST-CAS), explorera le fonctionnement des familles homoparentales françaises, que ce soit par rapport aux questions de conjugalité ou de fonctionnement familial. Des questions telles que la répartition des tâches, la gestion de budget ou le rapport à la belle-famille sont abordées dans le questionnaire en ligne qui s'adresse à tous les parents d'enfants mineurs ou majeurs et vivant en couple avec une personne de même sexe.

 

Elargir la connaissance


«Des études similaires existent déjà pour les familles hétéroparentales. Celle-ci permettra de compléter nos connaissances sur les familles contemporaines», explique Martine Gross. Mais contrairement aux enquêtes menées avec des parents hétérosexuels où la question du genre tient une place importante comme vecteur d'analyse, celle-ci permettra d'étudier les résultats par rapport à d'autres variables tels que les revenus, le statut des parents ou la modalité d'entrée dans la famille de l'enfant.

 

Après un premier volet quantitatif pour lequel les deux chercheurs espèrent un échantillon de 500 réponses, un second volet qualitatif composé d'entretiens sera mené. Pour toute information complémentaire: enquete_fhp@ehess.fr

29 DECEMBRE 2011 - LES ASSOS LGBT DANS LE TRAVAIL

Le 26/01/2012

29 DECEMBRE 2011 –

 

Les associations LGBT investissent le monde du travail

 

Les plus grandes entreprises comptent désormais des associations LGBT en leur sein. S'il n'est pas encore facile pour les homos au travail de faire leur coming out, leur représentation prouve que les choses avancent.

 

Des représentants d'Algo à la Marche des fiertés de Nantes, en mai 2011.

HomoSFèRe chez SFR, Flag! pour les policiers et gendarmes, Comin-G aux Finances ou encore Gare! à la SNCF: les associations homosexuelles investissent de plus en plus le milieu professionnel pour lutter contre les discriminations et défendre les droits des employés. Ces derniers mois, plusieurs nouvelles structures ont été créées, comme Rainbow BanquAss pour les métiers de la banque et de l'assurance ou Appel pour les personnels éducatifs.

 

Le collectif Homoboulot, qui regroupe huit associations dans le privé et le public (on peut citer encore Algo au Quai d'Orsay, Homobus pour la RATP, Energay à EDF-GDF ou Mobilisnoo chez France Télécom-Orange), a fêté ses dix ans cette année. Selon son porte-parole, Jérôme Beaugé, son but premier «est de susciter la création d'associations dans le milieu professionnel» car «il y a une grosse problématique pour les LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) au travail qu'il faut absolument traiter».

 

Le dernier tabou


«Le travail, c'est le dernier tabou aujourd'hui, parce que les gens ont fait leur coming out en famille et auprès de la plupart de leurs amis», renchérit Sylvie Fondacci, présidente d'HomoSFèRe. Or, note-t-elle, «il a un enjeu au travail, car il y a le risque de se faire passer sous le nez une promotion, d'être stigmatisé ou moqué. Donc beaucoup hésitent encore à le dire.»

 

Sur le front des discriminations, Jérôme Beaugé affirme que «les plus fréquentes sont les moqueries, préjugés», mais il cite aussi l'accès à la formation, l'évolution de carrière et «le gros problème de la rémunération, une étude de 2010 ayant montré un écart de salaire de 5% en moyenne pour les hommes» gays. Une autre enquête, menée récemment par l'association l'Autre Cercle (lire notre article) montre que 67% des LGBT ne souhaitent pas être visibles en entreprise "par crainte de conséquences négatives en termes de carrière".

Les homos «obligés de se cacher»


En découle un phénomène d'autocensure très prégnant au travail, qui limite aussi les adhésions aux associations. «Adhérer, c'est déjà un acte militant», souligne ainsi Mickaël Bucheron, président de Flag!, ajoutant que l'association, créée il y a dix ans dans un milieu «assez macho», revendique aujourd'hui quelque 500 membres parmi gendarmes et policiers et espère fédérer les policiers municipaux.

 

Pour Jérôme Beaugé d'Homoboulot, les associations luttent pour «la visibilité» car dans les entreprises où le sujet est abordé, les salariés «se sentent mieux, ont beaucoup moins cette peur». Il souligne que les plaisanteries homophobes, qui ne sont souvent pas perçues comme offensantes par leurs auteurs, «se réduisent d'office dès qu'il y a une information des ressources humaines, des salariés, sur la problématique». Mais, note-t-il, créer ce type d'associations n'est pas aisé, les employeurs commençant souvent par nier le problème.

 

«Encore beaucoup à faire»


Philippe Chauliaguet, qui préside Comin-G à Bercy, confirme que la création de l'association en 2004 a été un processus «long et difficile», relevant qu'il a fallu attendre 2007 pour que le site de l'association, «bloqué comme un site pornographique», puisse être accessible depuis les postes de travail. Il confirme que «le travail est un peu le dernier rempart du coming out», et souligne qu'«il y a beaucoup à faire pour faire comprendre à nos collègues que des homos à côté d'eux se sentent obligés de se cacher». Les associations sont aussi amenées à jouer un rôle de conseil, Flag! comme HomoSFèRe indiquant être sollicitées sur la «nouvelle problématique» de l'homoparentalité.

Pour Jérôme Beaugé, la situation des homosexuels au travail est encore «très très loin du compte» et «seules les entreprises ont le pouvoir d'inverser la tendance. A partir du moment où elles communiqueront sur le sujet, les personnes n'auront plus à se cacher.»

28 DECEMBRE 2011 - PROJET FUSION INTER LGBT ET LGBT PARIS

Le 26/01/2012

28 DECEMBRE 2011 –

 

L'Inter-LGBT et le Centre LGBT de Paris planchent sur leur fusion

 

Dans un communiqué, les deux structures annoncent le lancement d'un groupe de travail chargé de réfléchir à leur rapprochement. Objectifs annoncés: améliorer leur visibilité auprès du public et augmenter leur efficacité.

 

Et si l’Inter-LGBT et le Centre LGBT fusionnaient? Dans les têtes depuis quelques années, le projet vient enfin d’être concrètement lancé. Sa toute première étape, celle des groupes de travail, démarrera le mois prochain.

 

«Le grand public nous confond»


«Cela fait un moment que l’on se demande pourquoi on est dans deux structures différentes alors qu’on a un nombre assez important d’associations en commun», confie à TÊTU Nicolas Gougain (photo), porte-parole de l'Inter-LGBT depuis septembre 2010. Le Centre LGBT de Paris Ile-de-France regroupe 75 associations quand l’Inter en compte une soixantaine. Environ 35 d’entre elles sont membres des deux structures.

Dans un communiqué commun publié hier, ces dernières rappellent qu’elles ont, certes, chacune leurs chevaux de bataille. Mais elles estiment que leurs missions sont «très complémentaires»: l’Inter organise le Printemps des associations et la Marche des fiertés LGBT parisienne tout en planchant sur les revendications politiques et institutionnelles; le Centre, lui, remplit des fonctions sociales au sens large tout en participant activement aux luttes pour l’égalité. «Un rapprochement nous permettrait de gagner du temps et de l’efficacité. De plus, le grand public comme le public LGBT a encore du mal à faire la différence entre les deux structures. On pense qu’on serait plus forts et plus visibles si on était rassemblés», explique Nicolas Gougain.

 

Mutualisation des ressources humaines


Rassemblés, c’est-à-dire? «Je pense principalement à la mutualisation des ressources humaines», continue-t-il. «Quand les militants participent à des réunions et des travaux d’un côté et de l’autre, ils ont tendance à se disperser. Se rassembler, c’est donc aussi simplifier.»

 

Concrètement, il s’agirait d’additionner les missions et les actions, mais aussi d’en inventer de nouvelles. Nicolas Gougain se dit par exemple «convaincu qu’on peut développer de nouveaux outils».

 

Le projet entre les mains des assos


La mutualisation des ressources financières est également en question – pour l’instant, l’Inter-LGBT fonctionne sans subvention des pouvoirs publics, ce qui n’est pas le cas du Centre LGBT. «Le Centre a un certain nombre de salariés pour assurer ses missions, tandis qu’à l’Inter notre activité repose uniquement sur des bénévoles. Demain, un rapprochement pourrait nous permettre d’envisager d’avoir un salarié qui pourrait épauler le porte-parole en exercice».

 

Quid du mode de gouvernance de la future nouvelle structure, de sa forme juridique et de la personne qui en sera à sa tête? «Le projet est dans les mains des associations, ce sera à elles de voir jusqu’où elles veulent aller. Ça peut aller vite comme ça peut prendre du temps…», nous répond le porte-parole de l’Inter. Depuis hier, nous n'avons pas pu joindre la présidente du Centre LGBT Paris-IdF, Christine Le Doaré.

27 DECEMBRE 2011 - AU SENAT C EST HETEROLAND

Le 26/01/2012

27 DECEMBRE 2011 –

 

Le Sénat, «c’est hétéroland» selon la première sénatrice ouvertement homo

 

REVUE DE PRESSE. Elle a été élue sénatrice en septembre dernier sous la bannière Europe Écologie-Les Verts. Dans un portrait du «Parisien», Corinne Bouchoux explique avoir toujours été «out».

 

Trois mois après les élections sénatoriales, Le Parisien de ce jour tire un premier bilan de l'activité du Palais du Luxembourg. Et en profite pour faire le portrait de Corinne Bouchoux, nouvelle sénatrice de Maine-et-Loire, membre du groupe écologiste et ouvertement lesbienne. Le sénat, «c'est hétéroland ici» y plaisante cette femme politique engagée auprès des Verts depuis 2003.

 

La première sénatrice out

 
C'est après un récent article de presse évoquant son homosexualité que des élus ont tenu à féliciter la sénatrice pour son «coming out». Le portrait (à lire ici) précise cependant que Corinne Bouchoux estime n'avoir jamais caché le fait qu'elle vivait avec une femme. Elle est donc, de fait, la première sénatrice à avoir fait un coming out public. Corinne Bouchoux a rencontré sa compagne Christine, une historienne, en 2001 et vit avec celle-ci et sa fille, née d'une précédente union, à Angers. Elle milite également depuis 10 ans dans une association homo de la ville.

 

Âgée de 47 ans, la sénatrice a auparavant été enseignante en Histoire, puis chef d'établissement, et a publié un livre d'entretien avec la résistante Lucie Aubrac. Si son poste au Sénat est son premier mandat électif, Corinne Bouchoux n'a pas attendu son engagement auprès des écologistes pour militer: étudiante, elle est passée par SOS Racisme, par l'Unef-ID à Sciences-Po Paris, puis par la Ligue des droits de l'homme, le Gisti et le Planning familial. Début décembre, elle a intégré l'équipe de campagne d'Eva Joly pour la présidentielle, pour se charger des questions liées à l'immigration.