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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

30 NOVEMBRE 2011 - DU NOUVEAU CHEZ ACT UP

Le 01/12/2011

30 NOVEMBRE 2011

 

Act Up change de cap

avec son nouveau président

 

A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, l'association Act Up Paris a élu comme président Fred Navarro, un séropositif de 51 ans.


«On me félicitera quand Act Up sera redevenu visible» dit Fred Navarro. La voix douce et le caractère bien trempé, celui qui était une figure respectée a changé de rang. Depuis le 17 novembre, il est désormais président, entouré d'une équipe qui veut porter «la voix des malades.» Le mot ne lui fait pas peur: «Les séropositifs sont des personnes malades. J'enrage d'entendre parler d'anniversaire du sida, franchement, ça n'a rien de joyeux, j'ai d'ailleurs perdu mon compagnon il y a deux ans, des gens meurent encore, il faut le dire.»

Fred fait remarquer que les contaminations ne baissent pas chez les gays et qu'après trente ans d'épidémie, c'est très inquiétant. «On parle beaucoup de traitement pré-exposition ou de traitement comme prévention, mais très peu de capote. Les discours véhiculés sont mal perçus » souligne-t-il.

 

Prise de parole des séropositifs


Ne lui dites pas qu'on vit mieux avec le sida, Fred trouve que l'on survit. «Je suis sous trithérapie depuis 1997, c'est énorme, ça n'a rien de facile. Eviter de se mettre toute cette chimie dans le corps, c'est quand même mieux.» Qu'a-t-il prévu pour débuter sa présidence? «Je veux faire revenir les malades au sein de l'association, nous allons arrêter de laisser parler ceux qui s'expriment à notre place.» Selon lui, la particularité d'Act Up tient à son identité militante, ce qui ne serait pas le cas de certaines autres associations qu'il perçoit comme de grosses entreprises: «Notre force, c'est d'être composé de personnes qui souffrent, dans un monde où tout régresse et où des ministres nous traitent de profiteurs. Je trouve ça horrible.»

 

S'il juge que l'égalité des droits va de pair avec la lutte contre le sida, sa première décision est à haute portée symbolique. Fred entend inviter l'association les Petits Bonheurs à la réunion hebdomadaire d'Act Up, parce qu'elle accomplit un travail en direction des séropositifs isolés, souvent âgés. Une façon d'aider à montrer la réalité, un électrochoc? «Même ceux qui militent avec nous doivent savoir comment on vieillit avec le VIH, comment le sida a percuté nos vies.»

29 NOVEMBRE 2011 - VIH - IL FAUT PERSEVERER

Le 01/12/2011

29 NOVEMBRE 2011

Vih: «Il faut persévérer sur la voie

du dépistage systématique»

 

 

A l'approche de la journée mondiale de lutte contre le sida, une étude montre que le nombre de contaminations ne faiblit pas en France, et que des efforts sont encore à faire en matière de dépistage..

 

Le dépistage du virus du sida fait du surplace en France et le nombre des nouvelles contaminations ne montre pas de signe de reflux. C'est en tout cas ce qu'indique une étude publiée aujourd'hui par l'Institut de veille sanitaire (Invs) dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)

 

44% des nouveaux cas en Ile-deFrance


On observe un «relâchement depuis le début des année 2000» en particulier dans la communauté gay face à une maladie qui suscite moins de craintes grâce à l'efficacité des traitements, a commenté Caroline Semaille de l'Invs lors de la présentation de l'étude. Le nombre des nouvelles contaminations par vih ne recule pas depuis quelques années, avec une estimation à 7.000 nouveaux cas par an en France «ce qui pour une pathologie aussi grave reste énorme», a souligné Mme Semaille.

Le nombre de personnes ayant découvert qu'elles étaient infectées par le VIH en 2010 a été de 6.265 cas contre 6.341 en 2009 et un pic à 7.679 en 2004, selon cette étude. «Après avoir diminué significativement entre 2004 et 2007, le nombre de découvertes de séropositivité s'est stabilisé depuis», observe le BEH. La région Ile-de-France concentre 44% des nouveaux cas dépistés en 2010 tandis que Guyane, Guadeloupe et Martinique représentent 9% des cas.

 

Dépistage trop tardif


Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2010, on estime que 57% ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 40% lors de rapports entre hommes et 1% par usage de drogues injectables. Le gros point noir de ces statistiques est qu'un tiers des découvertes de séropositivité se font «trop tardivement», notamment chez les hétérosexuels ou les usagers de drogues injectables qui sont «moins sensibilisés» au problème du sida ou moins bien suivis médicalement et «qui ne recourent au diagnostic que lorsqu'elles perçoivent des symptômes», selon l'étude de l'Invs.

 

Le diagnostic précoce présente pourtant un double avantage: la personne atteinte bénéficie plus rapidement et plus efficacement d'un traitement et le risque d'infecter d'autres personnes devient bien plus réduit en cas de dépistage rapide.

 

«Banaliser»


On estime qu'en France, 50.000 personnes ignorent encore qu'elles sont porteuses du VIH. Face à ce chiffre, «il faut totalement banaliser les dépistages», souligne Mme Semaille. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) vient de réactiver sa campagne de généralisation des tests, engagée en décembre 2010, avec de nouveaux spots à la télévision (à revoir ci-dessous) et de nouvelles affiches. De nombreuses associations LGBT militent aussi de leur côté pour que la communauté gay ait recours régulièrement et systématiquement aux dépistages.

En 2010, le nombre de tests de dépistage en France n'a pas vraiment décollé, avec 4,98 millions. Ce niveau qui avait augmenté de 2003 à 2005, atteignant 5,29 millions, a diminué en 2006 puis s'est stabilisé autour des 5 millions, selon les chiffres de l'Invs. «Ce niveau est très insuffisant» estime l'épidémiologiste François Dabis, avec 77 tests pour 1.000 habitants. Il faudrait «doubler puis tripler» ce niveau et faire disparaître les diagnostics tardifs pour parvenir à une «réduction de 80 à 90% des nouvelles infections» d'ici cinq ans, juge-t-il.

 

«Perséverer»


L'adhésion de l'ensemble des médecins généralistes à la politique de dépistage généralisé est un élément clé pour son succès, souligne le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Alors que déjà deux tiers des tests sont réalisés à la demande des généralistes, «il faut persévérer sur la voie du dépistage systématique et impliquer davantage les médecins généralistes», estime le Pr. Delfraissy.

 

29 NOVEMBRE 2011 - LES JEUNES FACE AU VIH

Le 01/12/2011

29 NOVEMBRE 2011

 

Face au vih, les jeunes

entre peur et méconnaissance

 

A quelques jours de la journée mondiale contre le sida, une étude sur les connaissances, les attitudes et les croyances face au VIH montre un sérieux déficit d'information chez les 18-30 ans.

 

«Les résultats sont un peu inquiétants » juge Nathalie Beltzer, de l'Observatoire régional de santé- Ile de France (ORS). L'étude KABP, soutenue par l'Agence nationale de recherches contre le sida (ANRS) et l'Institut national pour la prévention et l'éducation à la santé (INPES), disponible sur le site de l'ORS, révèle quelques surprises: parmi les 2 781 personnes interrogées, 26% des jeunes de 18-30 ans pensent encore que le virus du sida peut se transmettre par une piqure de moustique. «C'est la génération née entre 1980 et 1992, explique la chercheuse, celle qui a débuté sa vie sexuelle après l'apparition des trithérapies.»

 

Si 99% des 18-54 ans savent que le virus se transmet lors de rapports non protégés ou d'injection de drogues, ils sont 26% des 18-30 ans à douter de l'efficacité du préservatif! En 2010, 58% seulement des 18-54 ans considère que le préservatif est tout à fait efficace pour se protéger du VIH. Ils étaient 74% à le penser en 1994. Cette baissse laisse penser que les énormités proférées par les intégristes anti-capote font des dégâts...

 

Une stigmatisation affichée


Chez le groupe de franciliens interrogé, plus d'une personne sur deux refuserait d'avoir des rapports protégés avec un ou une séropositive. «L'enquête montre que plus on est jeune, plus on refuserait» constate Nathalie Beltzer. Comment l'expliquer ? «Les connaissances et le rapport à la prévention sont bien meilleurs chez ceux qui connaissent une personne séropositive. En 2010, la maladie est moins visible, les personnes séropositives sont davantage insérées. En 1994, Magic Johnson, un célèbre basketteur avait évoqué publiquement son statut sérologique.» Seul point positif de cette étude : le recours au dépistage, qui est en progrès.

 

26 NOVEMBRE 2011 - GAYLIB - PROPOSITIONS LGBT 2012

Le 01/12/2011

26 NOVEMBRE 2011

 

GayLib présente ses «propositions» LGBT

et veut des avancées pour 2012

 

 

GAYLIB PROPOSITIONS LGBT PDF GAYLIB PROPOSITIONS LGBT PDF

 

 «Si on me dit non à tout, GayLib ne fera pas campagne pour l'UMP» nous déclare le président du groupe homo de l'UMP. Il présente un projet ambitieux pour les LGBT, alors que les homophobes de la majorité font plus que jamais entendre leur voix.

 

 

«L'heure est venue pour notre famille politique de prendre ses responsabilités et de choisir son camp» tonne Emmanuel Blanc (photo), le président de GayLib. Les doléances LGBT qu'il envoie ces jours-ci à l'ensemble de son camp, l'UMP, à l'approche de l'élection présidentielle de 2012, pourraient en effet faire du bruit.

 

Dans les neuf «propositions» du groupe homo de l'UMP, on compte l'ouverture du mariage à tous, l'adoption pour les homos, l'assistance médicale à la procréation, la gestation pour autrui, la lutte contre l'homophobie et contre le sida, le don du sang par les gays, les soins de conservation post-mortem pour les séropos et l'accompagnement médical des trans. 

 

Tous des sujets, sauf la lutte contre l'homophobie et le sida, pour lesquels la droite a refusé de s'engager.

 

GayLib contre l'UMP?

Emmanuel Blanc le sait, mais il ne veut pas en démordre. «J'ai pris rendez-vous avec Bruno Le Maire (corédacteur du projet UMP, NDLR), je veux les forcer à se prononcer sur ces sujets, dit-il. Et si on me dit non à tout, GayLib ne s'engagera pas dans une campagne présidentielle.» Ce serait une première.

 

Cette fois, donc, plus de compromis, assure-t-il. «Je n'en peux plus du discours de certains, comme Claude Greff (secrétaire d'Etat à la Famille,) que j'ai rencontrée tout récemment, qui nous disent qu'ils n'ont rien contre les homosexuels, mais qu'ils ne peuvent pas nous accorder plus de droits.» Une radicalisation de GayLib, souvent critiqué pour son manque d'ambition, voire son silence face aux voix antigays de l'UMP? Il affirme: «Je n'en a pas l'impression.»

 

Loi pro-mariage ou entente contre l'homoparentalité?


La plaquette de proposition est en train d'être envoyée aux dirigeants de l'UMP, Jean-François Copé en tête, ainsi qu'à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires de la majorité. Elle vient d'être présentée aux adhérents de GayLib, lors d'une réunion publique avec Chantal Jouanno, sénatrice UMP gay-friendly). «Elle compte déposer bientôt au Sénat une proposition de loi (de la nouvelle opposition, donc) pour l'ouverture du mariage», révèle Emmanuel Blanc. «On verra si les parlementaires UMP oseront encore refuser de la voter, puisqu'elle viendra cette fois de leur camp.»

 

Pendant ce temps, les plus conservateurs de l'UMP affûtent leurs couteaux. Suite à l'indignation suscitée dans la Droite populaire par la tribune pro-mariage de secrétaires nationaux de l'UMP, c'est désormais Jean-Marc Nesme qui promet sur un site de droite extrême de relancer sa tristement célèbre entente parlementaire contre l'homoparentalité…

26 NOVEMBRE 2011 - A NICE - 30 ANS DE PRISON

Le 01/12/2011

26 NOVEMBRE 2011

 

Nice: Trente mois de prison

pour un coup de couteau homophobe

 

Un homme de 27 ans est reconnu coupable d’«extorsion commise en fonction de l’orientation sexuelle de la victime».

 

Quatre ans de prison dont trente mois fermes et 5000 euros de dommages-intérêts. Gellali Rebiai, 27 ans, a été reconnu coupable, cette semaine, d’«extorsion commise en fonction de l’orientation sexuelle de la victime» par le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes). Le prévenu était accusé d’avoir donné un coup de couteau à un homme en raison de son homosexualité. En garde à vue, il avait d’ailleurs confirmé n’avoir «jamais supporté les homos et les pédophiles». Mais il s’est rétracté à la barre.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 9 août. A la sortie du 6, un des bars gays les plus courus de la Côte d’Azur, un client est interpellé. Gellali Rebiai demande à emprunter son téléphone portable. Habitant à proximité, le noctambule propose d’appeler de chez lui. «C’est là que la soirée bascule», écrit le quotidien Nice-Matin.

«Je suis pas un pédé!»
«Il m’a fait une proposition qui ne m’a pas plu», invoque Rebiai. «Coucher ensemble?», l’interroge la présidente du tribunal. «Ouais, ouais, c’est ça», répond le prévenu. Il aurait alors été pris d’un accès de violence, d’après la déposition de la victime, absente à l’audience: «Il s’est saisi d’un couteau de cuisine et m’a dit: “Je suis pas un pédé!” Puis il me l’a mis sous la gorge. Il m’a dit de me déshabiller, de lui donner des bijoux et mon ordinateur portable. Je lui ai proposé, plutôt, d’aller faire un retrait d’espèces. Et j’ai réussi à m’enfuir.»

La victime s’en tirera avec un choc psychologique et une estafilade de 10 cm au cou. «A quelques centimètres près, c’était la carotide», s’alarme l’avocat de la partie civile. La préméditation est restée incertaine. Mais l’agression homophobe n’a pas fait de doute pour le tribunal, qui a rappelé que Rebiai traîne déjà un casier judiciaire ne plaidant pas en sa faveur. Notamment une condamnation pour viols aux assises des mineurs.

25 NOVEMBRE 2011 - CAMEROUN - 2 NOUVELLES ARRESTATIONS

Le 01/12/2011

25 NOVEMBRE 2011

 

Cameroun: Deux nouvelles arrestations

pour «homosexualité»

 

La chasse aux «homosexuels» continue au Cameroun. Après la condamnation de Jonas, 19 ans, Franky, 20 ans et Hilaire, la quarantaine, à cinq ans de prison ferme pour «homosexualité», le 22 novembre dernier, deux jeunes de 21 et 24 ans ont été arrêtés à Yaoundé pour le même motif et placés en garde à vue mercredi dernier, alertent les associations Alternatives Cameroun et Humanity First Cameroon dans un communiqué commun.

 

DÉNONCIATION ET GUET-APENS


D’après le communiqué, l’un des deux jeunes hommes, Depadou N aurait été victime d’un guet-apens organisé par un dénonciateur en compagnie de deux agents de police en civil. Lors de sa garde à vue, Depadou N aurait cité le nom de Pierre Arno, à son tour arrêté par les forces de police. Les associations, «révoltées» et «indignées», font remarquer que ces arrestations sont basées «sur une dénonciation et non pas sur le flagrant délit comme l’exige l’article 347 bis qui pénalise l’homosexualité au Cameroun».

 

Concernant la condamnation de Jonas, Franky et Hilaire, Amnesty International réclame aux autorités camerounaises la libération immédiate des deux hommes et l’annulation du verdict pour les trois condamnés (un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’Hilaire). «La Cour doit annuler ce verdict choquant, qui condamne trois hommes sur la seule base de leur orientation sexuelle», indique le communiqué, cité par l’AFP.

24 NOVEMBRE 2011 - LA REUNION - APPEL CONDAMANATION

Le 01/12/2011

24 NOVEMBRE 2011

 

Les élu-e-s réunionnais-e-s appelé-e-s

à condamner l’homophobie

 

 «En tant qu’élu par les citoyen-ne-s, vous avez un devoir de veille et de condamnation de tout acte discriminatoire ou haineux à l’encontre d’une catégorie de la population en raison d’une caractéristique personnelle (sexe, couleur de peau, âge…). De la même façon que vous condamnez les atteintes aux personnes fondées sur l’une de ces caractéristiques, nous vous demandons de condamner publiquement l’homophobie.» Dans une lettre commune, les associations LGBT Réunion, SOS homophobie et Le Refuge demandent aux responsables politiques locaux de s’engager officiellement contre l’homophobie.

 

Rappelant qu’en 2010, SOS homophobie a reçu 4 témoignages de victimes d’homophobie par jour, soit près de 1500 sur l’année, le courrier n’exige aucune prise de position réellement politique (il n’est question ni de mariage, ni d’homoparentalité, ni de genre, les sujets qui fâchent en ce moment), juste une condamnation de l’homophobie.

 

«L’homophobie est un délit puni par la loi – elle constitue une circonstance aggravante dans les cas d’agression verbale ou physique – mais beaucoup trop de ceux qui nous représentent et nous gouvernent ne s’emparent pas du sujet, expliquent les associations.

 

De manière à dissiper tout doute vous concernant, nous vous invitons vous aussi à la condamner publiquement, soit par voie de presse, soit en nous répondant directement.»

LGBT Réunion, Le Refuge et SOS homophobie s’engagent à saluer publiquement les prises de position des élu-e-s destinataires de la lettre, et, a contrario, «en l’absence de réponse dans un délai décent et recevable», à «considérer que pour des raisons politiques, ou liées à [leurs] propres convictions, »ils/elles] ne désire[nt] pas [se] prononcer contre l’homophobie» et à le faire savoir.

24 NOVEMBRE 2011 - 18 DEPUTES UMP DISENT NON AU MARIAGE GAY

Le 01/12/2011

24 NOVEMBRE 2011

 

 

Dix-huit députés UMP s'offusquent:

«Le mariage homosexuel: c'est non!»

 

 

Ces élus UMP ont hier jugé «inadmissible» l'initiative des six secrétaires nationaux du parti présidentiel en faveur du mariage homosexuel.

 

Mardi, six secrétaires nationaux de l'UMP signaient une tribune dans L'Express.fr pour que le mariage homosexuel figure au programme de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012  Dans un communiqué intitulé «Le mariage homosexuel: c'est non!», 18 députés UMP, dont 17 membres de la Droite populaire, rappellent que les six secrétaires nationaux de l'UMP en question «n'engagent qu'eux-mêmes».

«Alors que la majorité présidentielle a rejeté une proposition de loi socialiste sur le mariage homosexuel en juin dernier, que des responsables de l'UMP se positionnent à l'encontre de leur majorité est inadmissible», ajoutent les signataires, parmi lesquels figurent Jacques Remiller, Christian Vanneste, Richard Mallié, Jacques Myard et Brigitte Barèges.

«Une provocation catégorielle»
Seul un d'entre eux, Alfred Almont (Martinique), n'est pas membre de la Droite populaire. «Ce n'est pas parce que le Front national et le PS veulent s'attirer les bonnes grâces d'un électorat que la droite doit renoncer à son idée de la famille. D'autant plus que nous savons bien qu'après le mariage, l'adoption sera la prochaine revendication», ajoutent-ils. «Contrairement à ce que laisse entendre la tribune» des responsables UMP, «la question du mariage des personnes de même sexe n'est absolument pas un sujet consensuel» mais «une provocation catégorielle qu'il n'y a pas lieu de satisfaire».

La proposition des six secrétaires nationaux de l'UMP «est parfaitement respectable, elle est dans le débat. C'est un sujet qui sera abordé dans la campagne présidentielle», a pour sa part réagi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, tout en soulignant qu'il ne faisait «pas du tout l'unanimité» au sein du parti majoritaire.