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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY
22 NOVEMBRE 2011 - COMMUNIQUE GAYFREE
Le 24/11/2011
22 NOVEMBRE 2011
COMMUNIQUE GAYFREE (Suite à l'adoption de la loi du 22 novembre 2011 - et suite aux evenements LGBT en novembre 2011)
Notre association Gayfree, en ce jour du 22 novembre 2011, salue les députés de l'Assemblée Nationale, d'avoir adopté en France la loi de remanier de 3 mois à 1 an, le delai de prescription pour discrimination homophobe, en raison du sexe ou lié au handicap, une loi qui sera adoptée definitivement si le Senat adopte a son tour le texte, mais nous avons confiance, ce n'est qu'une question de temps maintenant.
Voila deja un de nos objectifs atteint. Depuis l'année derniere c'est un combat que nous avons mené, et nous avons gagné. Il sera desormais plus facile de porter plainte pour les victimes d'homophobie sans que ce soit sans suite ou rejeté (une fois que le texte de loi sera adopté definitivement par le Parlement Francais dans son intégralité)
Une victoire pour les victimes d'homophobie mais malheureusement pas pour les victimes de transphobie qui n'a pas cette meme chance. Nous pensons evidemment fortement aux transexuels et transgenres qui ont autant de droit que les homosexuels, lesbiennes et bien sur les heterosexuels. L'égalité des droits doit etre rétabli à tous et non qu'a une partie des sexes ou d'etres humains. Nous esperons que les trans auront un jour les memes droits concernant les delais de prescription mais aussi les lois contre les violences et injures transphobes.
Cependant, la lutte contre l'homophobie est loin d'etre finie.
Le changement du delai de prescription ne veut pas forcement dire que le nombre d'agressions homophobes baissera. Nous en appelons au gouvernement et au Parlement de durcir et reviser la loi contre les discriminations, violences, injures homophobes que ce soit sur le terrain et sur internet. Nous trouvons encore aujourd'hui que les agresseurs ne sont pas assez severement punis par la justice notamment quand ca concerne des violences (coups et blessures graves ou non graves) et actes barbares envers les homosexuels. Les actes homophobes sur internet ne sont pas a notre avis, pris au serieux par la loi francaise, nous demandons entre autre qu'une loi soit appliquée pour tout acte homophobe qui se deroule sur internet (photos, blogs, forums, sites, commentaires, groupes de discussions, videos). Nous demandons par ailleurs de punir tout acte homophobe dans les livres, les medias, les presses, la musique, les films. Nous continuerons a nous battre afin que les agressions homophobes soient eradiqués en France. Notre association se battra pour que cette loi change.
La France doit continuer de respecter les droits de l'Homme. Que nous soyons homosexuels, ou heterosexuels. Nous restons tous avant tout des Hommes. Les homosexuels ont autant de droit de dignité et d'égalité que les héterosexuels.
L'année 2012 sera une année cruciale concernant les droits LGBT. Ce sera cette année là que nous voterons ensemble en avril prochain le prochain président de la République Français. Nous insistons sur le fait que les citoyens qui votent sont les responsables de l'election du Président de la République. Nous ne donnerons aucune consigne de vote, nous restons neutres. Nous demandons aux citoyens d'elire en leur ame et conscience le president qui saura à la fois rétablir la crise et la dette en France mais aussi le meilleur president qui respectera le mieux possible les droits de l'homme et les droits fondamentaux y compris l'egalité des droits pour tous (Homosexuels, Lesbiennes, Heterosexuels, Bi, Trans)
Pour rappel le 09 Juin 2011 dernier, le Gouvernement Fillon a clairement dit qu'il est contre la proposition de loi en faveur du mariage homosexuel en France. Certains pensent encore actuellement que le mot "mariage" freine aux yeux de beaucoup de politiciens, et prefereraient la notion d"union civile" comme en Grande Bretagne par exemple. Pouvons nous croire en 2012 à cette légalisation apres le refus du gouvernement le 09 Juin 2011 puis l'Assemblée nationale (majoritairement à droite) le 14 Juin 2011 dernier, en rajoutant le conseil constitutionnel le 28 janvier 2011?
Depuis ce mois ci, en novembre, le sujet du mariage gay est partout. Le mariage de Cabestany du 12 novembre 2011, meme si il n'est pas figuré dans les registres, a t il finalement reussi un exploit mediatique?? La television, les radios, les presses, internet, et bien sur les partis politiques en parlent dans tous les sens, que ce soit en bien ou en mal. Seulement voila, plusieurs questions nous viennent à l'esprit : Qui croire? A qui faire confiance? Qui legalisera vraiment le mariage gay et l'adoption homoparentale en France? Mais surtout : Tiendront-ils leur promesse??
Quoi qu'il en soit la France est en retard au niveau Européen sur l'égalité des droits pour tous, il est temps que la France réagisse et se mette à égalité avec les autres pays d'Europe qui ont légalisé entre autre le mariage gay.
Nous souhaitons de tout coeur que l'Espagne ne reviendra pas en arriere suite à la victoire recente de la droite aux legislatives dans leur pays, et nous souhaitons également que l'Italie réfléchisse au sujet depuis le depart de Monsieur Berlusconi. Nous réclamons une Europe unie et solidaire concernant l'egalité des droits pour tous !!
Pour finir, un dernier sujet essentiel, concerne l'homoparentalité ou l'adoption homoparentale. Pratiquement tous sont d'accord, ils sont pour la plupart contre l'homoparentalité. Certains pensent qu'un enfant doit etre elevé et eduqué par un homme et une femme pour l'equilibre de l'enfant. Notre association n'arrive pas a comprendre cette mentalité alors que pleins de parents elevent seuls (isolés) leur enfant, ou divorcés, sans etre en couple, et l'enfant n'est pas pour autant déséquilibré. Pourquoi tant de fébrilité qu'un homosexuel puisse elever ou adopter un enfant?? Un homosexuel ne connait pas les valeurs de l'education d'un enfant?? A notre connaissance, Non !
Un homosexuel n'est pas stupide et arriéré, nous ne tolérons en aucun cas ce genre d'esprit. Certains ont encore dans l'esprit qu'un homosexuel est un malade mental, ou qu'il est pedophile ou zoophile. Il est encore impensable au 21 eme siecle que ce genre d'attitude puisse encore exister, il est par ailleur intolérable que dans certains pays du Monde il puisse encore exister des peines de mort envers les homosexuels, il est ignoble de bruler vif des personnes du à leur homosexualité dans certains pays. Comment une telle cruauté entre espece humaine puisse encore exister?? Qui sont reellement les criminels dans cette histoire?? Les homosexuels ou ceux qui les frappent, brulent vifs ou condamnent à mort?? Pensez y.
Notre association existe entre autre pour ca, et nous ferons de notre mieux pour eradiquer l'homophobie en France.
Edité le 22 Novembre 2011
Par Sandy.G - Président Association Gayfree
22 NOVEMBRE 2011 - LOI DELAI PRESCRIPTION ADOPTEE
Le 24/11/2011
22 NOVEMBRE 2011 :
Délai de prescription: l'Assemblée quasi-unanime a voté le texte
La proposition de loi, modifiée, a été adoptée à l'Assemblée nationale par 473 voix contre 4. Si l'heure est à la satisfaction, la loi ne sera pas en vigueur avant un vote au Sénat.
C'est avec une belle unanimité que l'Assemblée nationale a voté cette après-midi la proposition de loi de la députée socialiste Catherine Quéré visant à aligner la prescription pour les injures publiques à l'égard des homosexuels, des femmes et des handicapés sur le délai en vigueur pour les injures racistes, soit un an au lieu de trois mois.
Le gouvernement rejette un article
La proposition de loi avait toutefois été retoquée par le gouvernement: son article premier, qui visait à mettre l'appel à la discrimination sur la même plan que l'appel à la haine ou à la violence, en a été retiré.
Le député UMP des Bouches-du-Rhône Christian Kert a en effet expliqué aujourd'hui qu'il risquait d'induire «une interprétation trop large de la notion de discrimination». Le garde des Sceaux Michel Mercier avait expliqué en séance la semaine dernière que cet article pourrait faire tomber «des propos publics très facilement dans le champ des incitations à la discrimination».
Pas de protection supplémentaires des trans et séropos
Rejetés également, les amendements de Martine Billard (Parti de gauche) visant à étendre les propos concernés aux injures transphobes et sérophobes.
Reste que le second article, le principal, a été voté par 473 voix contre 4 (et 12 abstentions), alignant l'injure homophobe, sexiste ou handiphobe sur les injures racistes ou antireligieuses, quant au délai permis pour porter plainte lorsqu'elles ont lieu par voie de presse ou sur internet. Les sanctions encourrues, elles, avaient déjà été alignées dans tous ces cas
Rejetés également, les amendements de Martine Billard (Parti de gauche) visant à étendre les propos concernés aux injures transphobes et sérophobes.
«Quasi-historique»
Dans un communiqué, Catherine Quéré «se félicite du résultat du vote quasi-historique qui a eu lieu cet après-midi». «Il comptera désormais parmi les trop rares propositions de loi socialistes votées par la majorité depuis 2007. Par ce vote, le législateur s'est honoré d'être le garant du principe d'égalité devant la loi», déclare-t-elle.
La loi n'entrera pas en vigueur avant au moins un vote devant le Sénat. En raison de son ordre du jour particulièrement chargé, il est fort probable que le texte ne puisse être examiné par la chambre haute avant la prochaine législature, craint la Fédération LGBT qui «se félicite de la quasi unanimité des députés, sur tous les bancs de l'Assemblée, preuve que cette proposition de loi était essentielle pour l'égalité des victimes devant la loi». Et demande l'ajout des trans et des séropos parmi les victimes à défendre.
14 NOVEMBRE 2011 - INTERVIEW CATHERINE QUERE
Le 15/11/2011
14 NOVEMBRE 2011 – INTERVIEW PAR « TETU »
Catherine Quéré: «La loi actuelle entraîne l'impunité des homophobes»
INTERVIEW. La députée de Charente-Maritime, qui propose une loi allongeant à un an la prescription pour injures liées à l'orientation sexuelle, répond aux questions de TÊTU.com.
Peu connue des défenseurs des droits LGBT, la députée de Charente-Maritime Catherine Quéré (PS) vient de proposer une loi allongeant à un an le délai de prescription pour injures homophobes, sexistes et handiphobes. Actuellement de trois mois, comme pour les injures en général, selon la loi sur la liberté de la presse de 1881, il a pourtant été élevé en 2004 à un an dans le cadre d'insultes à raison de l'origine, de l'ethnie, de la nationalité, de la race ou la religion.
Mercredi matin, cette proposition de loi a été examinée à la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, qui l’a approuvée à l’unanimité alors que le groupe UMP a décidé de ne pas prendre part au vote. Lors des débats, Catherine Quéré a démontré une telle force de conviction auprès de ses collègues que les députés UMP se sont trouvés particulièrement gênés... Dilemme pour eux: comment voter pour une proposition de loi émanant de l’opposition?
La gêne des députés UMP
Si plusieurs députés UMP -Bernard Debré, Jacqueline Irles, René Couanau, Jean-Pierre Giran- ont affirmé qu’ils voteraient pour la loi, leur représentant, Christian Kert, a exposé quelques motifs pour ne pas voter cette proposition. Il avance par exemple que «l’élévation de la prescription à un an, qui a été opérée par la loi du 9 mars 2004 en matière de racisme, a surtout été faite pour faciliter la poursuite de messages antisémites sur Internet, faits par des sites islamistes ou d’extrême droite qu’on ne décèle pas toujours dans le court délai de trois mois. La situation n’est pas du tout la même en matière de sexisme, d’homophobie ou d’handiphobie.»
Catherine Quéré parle quant à elle «de dispositions notoirement inconstitutionnelles. Il s’agit de la remise en question du principe d’égalité devant la loi». Elle a tenu a rappeler «que le délai de trois mois est le plus bref d’Europe». Pour TÊTU, elle revient sur la génèse et l'avenir de sa proposition de loi.
TÊTU.com: Vous êtes la députée à l’origine de la proposition de loi. Comment en êtes-vous arrivée à travailler sur ce sujet?
Catherine Quéré: C’est tout simple. Dans la ville principale de ma circonscription, Saintes (département de Charente-Maritime, ndlr), une association LGBT, Adheos, dont je suis membre à titre citoyen, m’a interpellée sur cette discrimination concernant les délais de prescription inscrite dans la loi de 2004. C’était en février. Je me suis alors investie dans un long travail de préparation, et je devais également convaincre mon groupe de déposer cette proposition de loi lors de l’une des niches parlementaires dont nous disposons (une «niche» parlementaire est l’un des rares moments à l’Assemblée Nationale où l’opposition peut faire des propositions de loi, ndlr). J’ai ainsi exigé que ça ne soit pas inscrit lors de la dernière niche en février 2012, alors que l’Assemblée ferme le 22 février, mais que cette proposition soit déposée aujourd’hui.
Quels sont les problèmes posés par les délais de prescription prévus par la loi actuelle?
Aujourd’hui, lorsqu’une personne est injuriée pour des raisons racistes ou en fonction de sa religion, le délai de prescription dans la presse ou dans la sphère publique est d’un an. Lorsque des injures sont proférées en raison du sexe d’une personne, de son handicap ou de sa sexualité, le délai de prescription n’est que de trois mois. C’est grave car l’on connaît tous la lenteur de notre justice. Et souvent, lorsqu’une plainte est portée au tribunal, le temps que celle-ci soit traitée, le délai de prescription tombe et elle finit pas être classée sans suite. Selon Hussein Bourgi, du collectif de lutte contre l’homophobie, sur trois plaintes pour injures liées à l’orientation sexuelle, deux tombent à cause du délai de prescription de trois mois! Cette situation est inacceptable car elle entraîne l’impunité des homophobes, handiphobes ou sexistes.
Par ailleurs, sur Internet le temps peut passer très vite avant qu’on ne s’aperçoive d’une diffamation ou d’une injure contre une personne. Et contrairement à la presse, passé le délai de trois mois les écrits restent sur le réseau mondial. Enfin, il est particulièrement insupportable d’introduire une hiérarchisation de l’insulte.
Comment peut-on accepter une telle situation?
Je pense que c’est anticonstitutionnel, car les dispositifs actuels ne respectent pas l’égalité totale devant la loi.
Lors des débats à la Commission des Affaires Culturelles à l’Assemblée Nationale, le groupe UMP s’est trouvé particulièrement dans l’embarras.
Êtes-vous confiante pour les débats du 17 novembre et le vote du 22 novembre?
Au moment du vote, ils ont demandé une suspension de séance qui a duré longtemps. Quand ils sont revenus, ils ont décidé de ne pas prendre part au vote. C’est déjà une petite victoire pour nous. Le groupe UMP était effectivement déstabilisé car ils sont ennuyés de voter une proposition de loi émanant de la gauche. Pourtant, je crois qu’il y a des sujets qui vont au-delà de la politique partisane. En tout cas je reste déterminée: d’ici le 17 novembre nous allons organiser de nouvelles auditions pour nourrir le débat et nos argumentations. Je considère que notre travail de parlementaire est d’abord de faire en sorte que la loi protège et n’exclut pas.
14 NOVEMBRE 2011 - REACTIONS POLITIQUES CONCERNANT CABESTANY
Le 15/11/2011
14 NOVEMBRE 2011
REACTIONS POLITIQUES APRES LE MARIAGE GAY DU 12 NOVEMBRE A CABESTANY
Rappelons que, cette année, 9 députés UMP ont voté pour le mariage des LGBT : Jean-Louis Borloo, Jacqueline Farreyrol, Alain Ferry, Laurent Hénart, Yves Jego, Jean-François Mancel, Henriette Martinez, Axel Poniatowski et Franck Riester. Mais 269… ont voté contre
Noël Mamère, député-maire EELV de Bègles (Gironde) et premier élu à célébrer un mariage homosexuel en 2004, a salué l'initiative du maire de Cabestany: «Je me félicite de cette initiative, même si elle est limitée» dans la mesure où l'acte ne sera pas inscrit au registre de l'état civil, a-t-il déclaré. «Des mariages symboliques on peut en faire des tonnes, mais si on s'en tient à ces cérémonies d'opérette on ne fait pas avancer le droit. Ceci étant, je n'ai pas à me faire l'arbitre des élégances pour dire qui est plus courageux que qui…», a-t-il poursuivi.
Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France (app. PS) ouvertement gay, a réagi à la condamnation du mariage par Claude Greff, qu'il surnomme la «ministre des inégalités». «Une fois de plus, le gouvernement montre que l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels ne fait pas partie de ses préoccupations. (…) Pour obtenir rapidement l’égalité, les gays n’ont désormais qu’une solution: favoriser l’alternance en 2012. En attendant, n’en déplaise à Mme Greff, plein de bonheur à Patrick et Guillaume, les heureux époux de Cabestany!»
Caroline Mécary, avocate en droit de la famille qui milite pour que la France autorise le mariage gay, salue la démarche. «Cette célébration, même symbolique, participe au nécessaire questionnement sur la discrimination qui existe en France», estime-elle. Elle regrette cependant que Jean Vila ne soit pas allé jusqu'à célébrer officiellemment le mariage comme l'avait fait Noël Mamère, le risque étant selon elle «limité».
Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT: «Cette action permet de rappeler la nécessité de reconnaître le mariage de deux personnes qui s'aiment, qu'elles soient de sexe différent ou pas. (Les Français) sont largement favorables au mariage des homos depuis de nombreuses années. Il faut changer la loi et c'est une proposition qu'on portera dans le cadre de la campagne de 2012. Toute action de visibilité est bonne.»
Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'élection présidentielle, a condamné ce mariage, qu'elle a qualifiée d'«acte hors la loi» et de «provocation». «Le mariage est un fondement de notre société. Il est le point de départ de la construction de la famille, cellule qui structure la société et son développement», écrit-t-elle dans un communiqué.
«Malmener cette institution par la célébration d'un mariage entre deux personnes du même sexe, même si cette union n'a aucune valeur juridique, met en danger un pilier essentiel de notre modèle sociétal, dans un monde déjà déboussolé qui a besoin plus que jamais de repères stables», poursuit-elle: Outre le fait qu'il s'agit d'un acte hors-la-loi, c'est une nouvelle provocation.» «Le premier devoir du maire est de respecter et faire respecter la loi et non de jouer avec les symboles et l'émotion, dit-elle. Je m'élève contre cette union, même si elle n'est que symbolique, et je demande à l'ensemble des maires, qui ont la tâche sacrée de faire respecter les lois de notre République, de respecter le code civil qui n'autorise pas les mariages entre deux personnes de même sexe.»
Roselyne Bachelot, ministre des solidarités, a estimé que le mariage gay symbolique, célébré à Cabestany, n'était pas «la meilleure façon de faire avancer la cause», tout en réaffirmant son «engagement» en faveur de l'union homosexuelle.
«Je souhaite qu'il n'y ait pas de discrimination»
«Je ne l'aurais pas célébré, parce que ce n'est pas la meilleure façon de faire avancer la cause. Mais je vous redis mon engagement que beaucoup connaisse pour que le mariage soit ouvert au couple de même sexe», a réagi la ministre des Solidarités sur RTL.
Mme Bachelot, qui s'était rendue célèbre en prenant la défense du pacs en 1999, à contre-courant de son propre camp politique, a souligné que le mariage avait «profondément changé depuis quelques siècles». «Le mariage, c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif. Donc je souhaite que, là encore, il n'y ait pas de discrimination», a-t-elle conclu.
Jean-Pierre Chevènement, invité de Radio France Politique le 13 novembre. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat à la présidentielle de 2012, a réagi au mariage de Cabestany. «Je ne vois plus que les curés et les homosexuels pour demander à se marier», a-t-il déclaré après avoir rappelé qu’il avait été à l’origine du contrat d’union civile, «l’ancêtre» du pacs, avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre dans les années 90, et qu’il était «évidemment contre l’homophobie»
S’agissant de l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe, Jean-Pierre Chevènement ne «voit pas en quoi du point de vue des enfants cela apporterait quelque chose». Et d’ajouter: «Il faut toujours se placer du point de vue de l’intérêt de l’enfant. Je ne pense pas que cela soit une avancée, et je pense que la gauche finit par oublier les préoccupations des couches populaires, les problèmes de chômage, d’emploi, de logement, d’école, de sécurité en mettant en avant des thèmes de type sociétal. Je pense que c’est une conversion qui correspond à un changement d’électorat, je ne pense pas qu’il faille aller trop loin dans ce sens, bien que je sois naturellement ouvert à toutes les nouveautés, mais je demande qu’on y réfléchisse, qu’on donne des arguments convaincants».
Claude Greff, secrétaire d'Etat à la famile a qualifié de «provocation électorale» l'appel du maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) à tous les élus pour qu'ils célèbrent des mariages de personnes du même sexe. Cet appel «est une provocation électoraliste à la veille des élections présidentielles et il est inacceptable d'utiliser le pouvoir conféré par la loi pour la détourner», écrit Mme Greff dans un communiqué. La démarche du maire de Cabestany, Jean Vila, est «illégale», affirme-t-elle également, rappelant l'arrêt de la cour de cassation dans l'affaire de Bègles. La ministre estime également, qu'alors que «le débat est ouvert en France», «ce type d'action ne fait pas progresser la question mais contribue à crisper les positions». «Ce débat doit avoir lieu dans le respect de la loi et des opinions de chacun», poursuit-elle.
Luc Chatel : sur RTL le 13 novembre, l’un des ministres préférés de Nicolas Sarkozy, et ancien porte-parole des premiers gouvernements Fillon, se dit désormais (presque) favorable au mariage pour les LGBT .... mais par étapes !
Cette figure emblématique du mouvement « La droite libérale » au sein de l’UMP, qui a conduit sa carrière politique dans l’ombre de Gérard Longuet et d’Hervé Novelli, a déclaré, en réponse à une question de Jean-Michel Apathie :
« Le mariage homosexuel est un sujet très difficile et compliqué. Je vais vous dire : j’étais très opposé au mariage homosexuel. Je pense que mon avis évolue sans doute avec la société française. Alors, quand je vous dis ça, je ne vais pas vous dire que je suis pour aujourd’hui. »
Il est alors interrompu par Jean-Michel Apathie, qui lui demande : « Mais vous n’êtes plus contre ? ». Il reprend sa réponse :
« Oui. Je pense que la société évolue, et je pense qu’il faudra sans doute des étapes. Et d’ailleurs, les étapes, c’est sûrement pas ce qu’il s’est passé ce week-end dans une mairie. Le contrat d’union civile, que Nicolas Sarkozy avait proposé, je pense par exemple que c’est une étape intéressante. Donc voilà : c’est un sujet trop compliqué pour être là aussi pour ou contre, comme cela. Mon opinion évolue, je l’assume. On parlait tout à l’heure du doute : il faut savoir évoluer dans ses convictions. Il faut savoir voir la société évoluer. »
12 NOVEMBRE 2011 - MARIAGE GAY A CABESTANY
Le 15/11/2011
12 NOVEMBRE 2011 -
Un couple homosexuel marié «pour faire évoluer la loi»
L'union célébrée par Jean Vila, maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales), n'a cependant pas d'existence légale.
Un couple gay, Patrick et Guillaume, a été symboliquement marié samedi matin par le maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales), un acte militant pour la légalisation du mariage homosexuel, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ce mariage n'a pas d'existence légale car il ne sera pas inscrit sur le registre de l'état-civil, a précisé le maire.
Sous une pluie de pétales de roses et devant de nombreuses caméras, les deux hommes ont été acclamés par une foule de proches, d'invités et de responsables associatifs.
Le maire souhaite «voir la loi évoluer»
Le maire PC de Cabestany Jean Vila a célébré le mariage en bonne et due forme, mais l'acte de mariage et un livret de famille portent la mention: "ce document n'a malheureusement pas de caractère officiel, la loi interdisant aujourd'hui le mariage entre personnes de même sexe, mais marque la volonté de la municipalité de voir la loi évoluer".
M. Vila avait laissé planer le doute sur ses intentions. S'il avait fait enregistrer officiellement le mariage, comme le maire écologiste de Bègles Noël Mamère l'avait fait en 2004, il se serait exposé à une suspension et le parquet aurait probablement demandé son annulation, comme ce fut le cas pour le mariage de Bègles.
Le mariage homosexuel est illégal en France alors qu'il est autorisé dans dix pays européens.
11 NOVEMBRE 2011 - PRESCRIPTION BIENTOT POUR 1 AN ??
Le 15/11/2011
11 NOVEMBRE 2011 –
La prescription pour injures homophobes bientôt allongée à un an?
Actuellement fixé à trois mois, le temps de recours juridique suite à une discrimination homophobe en public pourrait être aligné sur celui des insultes racistes, selon une loi qui sera bientôt débattue à l'Assemblée.
L'Assemblée nationale va débattre le 17 novembre de supprimer ou non une discrimination: celle du délai de prescription permettant de porter plainte lorsque l'on a été victime d'une injure ou de discrimination homophobe en public. Actuellement de trois mois, comme pour les injures en général, selon la loi sur la liberté de la presse de 1881, il a pourtant été élevé en 2004 à un an, dans le cadre d'insultes à raison de l'origine, de l'ethnie, de la nationalité, de la race ou la religion.
L'UMP s'abstient
Pourquoi ne pas amener à un an toutes les prescriptions discriminatoires? C'est le sens de la loi proposée par Catherine Quéré, députée socialiste de Charente-Maritime. Elle suggère d'inclure les insultes à raison de l'orientation sexuelle, du sexe ou du handicap dans cette extension du délai. «Alors que les sanctions sont à présent les mêmes pour ces délits, les délais de l'action pénale varient suivant le motif de la discrimination dont la personne est victime», explique-t-elle à l'AFP.
Hier, la commission des affaires culturelles de l'Assemblée a adopté cette proposition de loi, avec l'abstention des députés UMP. Elle devra donc être votée en séance publique dans le cadre de la «niche parlementaire» réservée aux textes de l'opposition, puis passer devant le Sénat.
«Insupportable hiérarchisation»
«Il est temps de mettre un terme à cette impasse juridique à laquelle les victimes sont confrontées», insiste Hussein Bourgi, président du Collectif contre l'homophobie, qui a été auditionné par la députée. Il appelle aujourd'hui les parlementaires à voter la loi. «Dans un pays prétendument universaliste, cette insupportable hiérarchisation témoigne de l’inégalité de traitement qu’inflige le législateur aux victimes d’injures à caractère discriminatoire. Il est temps de mettre un terme à une hiérarchisation inique dans la lutte contre les discriminations», ajoute-t-il.
Pour rappel, en France, les peines encourues pour l'accusé de discrimination publique sont, en revanche, alignées: jusqu'à 1 an de prison et 45.000 euros d'amende dans le cas de provocation ou de diffamation en public, la moitié dans le cas d'une injure.
10 NOVEMBRE 2011 - MR SARKOZY REFLECHIRAIT AU MARIAGE GAY
Le 15/11/2011
10 NOVEMBRE 2011 –
Nicolas Sarkozy réfléchirait au «mariage homo»
C’est un cadre (anonyme) de l’UMP qui l’aurait dit au site Atlantico: ««Il n’y a pas beaucoup de sujets de société sur lesquels Nicolas Sarkozy sera en mesure de proposer une avancée significative pendant la campagne. Il ne bougera pas sur la dépénalisation du cannabis, rien sur le vote des étrangers ni sur l’homoparentalité. Le seul truc auquel il réfléchit, c’est le mariage homo».
Cette réflexion (dont on notera qu’elle distingue mariage et famille, comme si les deux sujets n’étaient pas liés) découlerait des récentes déclarations de David Cameron (lire David Cameron: «Je soutiens le mariage gay parce que je suis conservateur»). «Le probable candidat de la majorité en France pourrait-il s’inspirer de cette initiative et introduire dans son programme des éléments allant dans le sens de plus de reconnaissance du couple homosexuel?», s’interroge Yves Derai sur Atlantico.
Voilà qui déplairait à la Droite populaire, et à Christine Boutin qui, cette fois, ne devrait pas retirer sa candidature (lire En 2007, Nicolas Sarkozy a promis à Christine Boutin qu’il n’autoriserait pas le «mariage homosexuel»), tout en privant la gauche, pour qui la question du mariage et, dans une certaine mesure, celle de l’homoparentalité (hors GPA) semblent réglées depuis longtemps, d’un des points essentiels de son image de modernité. À condition, bien sûr, que Nicolas Sarkozy réussisse à convaincre qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle promesse de campagne, dont on a pu juger depuis 2007 le poids qu’il leur accordait.
09 NOVEMBRE 2011 - CINEMA "On ne choisit pas sa famille"
Le 15/11/2011
Sortie Cinema : «On ne choisit pas sa famille»
Un Film de Christian Clavier
Avec Christian Clavier, Muriel Robin , Jean Reno…
Sortie en Salles : 09 Novembre 2011
Christian Clavier est habitué à l'exercice promotionnel, mais cette fois, il a une énorme pression sur les épaules. En effet, l'ex-Bronzé va dévoiler dans toutes les salles de France son premier long métrage, On ne choisit pas sa famille. L'acteur et désormais réalisateur a choisi la comédie, domaine qu'il maîtrise particulièrement bien, pour faire rire les spectateurs et les émouvoir également. A Lille ou à Paris, le marathon promo a commencé.
On ne choisit pas sa famille raconte l'histoire d'Alex et Kim, couple lesbien qui désire plus que tout adopter une fillette thaïlandaise de 5 ans. La législation de Thaïlande interdit l'adoption au couple de même sexe ou aux célibataires, alors Alex fait appel à son frère, César, au bord de la ruine, lui proposant de sauver son garage, et en échange, il doit jouer au mari de Kim et puisse adopter l'enfant légalement. Sortie en salles le 9 novembre.