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LE FILM "JOSEPH L INSOUMIS" PASSERA SUR FRANCE 3 LE 18 OCTOBRE 2011

Le 22/09/2011

JOSEPH L INSOUMIS - LE FILM ET LE LIVRE

  

Un film de Caroline Glorion

Tourné à Bègles (près de Bordeaux) en Juin 2010

Film qui a obtenu le premier prix au festival de Luchon (festival international des creations televisuelles), et egalement le prix du public.

Joseph L’Insoumis, interprété par Jacques Weber, est inspiré de la vie du Père Joseph Wrésinski (1917-1988) fondateur du mouvement ATD Quart-monde, destiné à lutter contre la misère et l’exclusion.

 

JOSEPH L'INSOUMIS - LE FILM 

 Sortie Prévue sur France 3 : 18 octobre 2011 

(Retrouvez plus bas sur la page la sortie du livre

ainsi que le making Of du film)

 

 

HISTOIRE DU FILM :   

Début des années 60, un bidonville aux portes de Paris. Une poignée de familles survivent sous des abris de fortune dans une misère effroyable et une violence quotidienne. Un homme, le Père Joseph Wresinski décide de s’installer au milieu de ceux qu’il appelle « son peuple ». Parmi ces familles, celle de Jacques. Sa vie va être transformée par sa rencontre avec le Père Joseph. La sienne mais aussi la vie de sa mère Alicia et de ceux qui vont rejoindre le combat de ce curé révolutionnaire. Un combat contre l’assistance et la charité qui dit-il « enfoncent les pauvres dans l’indignité ». La solidarité et l’imagination, l’énergie et le courage des uns, le désespoir et la fragilité des autres…

 

Le Père Joseph et ses amis gagnent des batailles. Une bibliothèque, un jardin d’enfants… des ateliers pour les jeunes et plus tard, un quartier en dur qui sera construit à la place du bidonville. Mais pour le Père Joseph, c’est un échec, il rêvait de bien plus… « un vrai projet politique ambitieux » comme il le dit à Jacques à la fin du film mais, ajoute-t-il « Nous avons tout de même gagné une chose : la dignité, la fierté d’avoir lutté ensemble… et on va continuer… »

Trente ans plus tard au cours d’une grande manifestation en plein Paris, le Père Joseph, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde rassemble des pauvres venus des quatre coins de la planète. Ce jour-là, ils prennent la parole et le monde les écoute.

 

DISTRIBUTION

 

Joseph Wresinski . . . . .          Jacques Weber

Alicia . . . . . . . . . . . . .             Anouk Grinberg

Jacques . . . . . . . . . . .             Nicolas Louis

Suzanne . . . . . . . . . . .            Salomé Stévenin

Rose . . . . . . . . . . . . . .            Laurence Côte

Le Géant . . . . . . . . . . .           Patrick Descamps

Mme Richet . . . . . . . .           Isabele de Hertogh

Geneviève de Gaulle . .         Anne Coesens

Catherine . . . . . . . . . .           Valère Habermann

Le Maire . . . . . . . . . . .          Vincent Debost

Max . . . . . . . . . . . . . .           Frédéric Guerbert

 

Avec la participation d’habitants de Bègles, de Bordeaux,

Et de membres du Mouvement ATD Quart Monde en Aquitaine. 

 

 Sandy et Alex en plein tournage (Photo ci dessus)

Sandy et Alex, militants et membres du Bureau de l'association Gayfree, également militants au sein du Mouvement ATD Quart Monde, ont participé en tant que figurants du film en jouant des habitants du bidonville avec d'autres amis et militants du Mouvement, vous les verrez apparaitre assez souvent durant tout le film, 

Ce film leur a apporté beaucoup dans la vie de militants. Ils témoignent que quand ils ont tourné ce film : "Nous étions unis, nous ne faisons aucune différence entre les acteurs et les figurants, on était tous soudé" "Ce n'etait pas facile de ressortir de l'interieur nos ressentis, avec nos souffrances, nos parcours que nous avons chacun vécu, on nous a mis en confiance, et cela a donné un resultat formidable, on voit l'emotion de chacun durant tout le film " Aucun préjugé entre nous, nous restons tous solidaires" " Une émotion intense lorsque nous nous sommes retrouvé le 06 février dernier à Bordeaux pour l'avant premiere du film, nous avons vu ce film, ce film retrace la vie des habitants des années 60, mais sachez que de nos jours, la misere existe encore, ne croyez pas que ce que vous voyez dans le film n'existe plus, ca existe encore, nous devons encore et toujours nous battre pour éradiquer la misère en France et dans le Monde"

Sandy et Alex insistent sur le fait qu’ils n’ont pas fait ce film pour la gloire, etre connus, ou pour devenir des stars, non ils ont fait ce film surtout afin de transmettre un message par leurs vécus et leurs emotions, ils vous donnent rendez vous en octobre 2011 sur France 3, pour voir ce film. Non pas pour le plaisir de les voir à la télé, mais pour vous sensibiliser à travers ce film concernant le combat contre la misère, soyez attentifs du début à la fin, écoutez bien les paroles, regardez bien les scenes.

 

 

Durant le tournage du film, les figurants du film ont été filmés par une autre caméra, qui a donné un making of de 37 minutes. Dans ce making of, divers temoignages, des fous rires, mais aussi des interviews, et le dessous du film (vous voyez apparaitre les emotions et le stress des figurants pendant le tournage mais aussi leur naturel sans aucun a priori a l'exterieur du tournage)

 

JOSEPH L INSOUMIS - LE LIVRE

SORTIE PREVUE LE 06 OCTOBRE 2011

Prix Conseillé :  15 euros

EN PRECOMMANDE ACTUELLEMENT (LISTE CI DESSOUS)

SUR AMAZON >> http://www.amazon.fr/Joseph-linsoumis-Anouk-Ginberg/dp/2356390839/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1313050776&sr=8-1

SUR ALAPAGE >> http://search.alapage.com/search?s=joseph+l%27insoumis&a=15641648-0-0

RUE DU COMMERCE >> http://search.rueducommerce.fr/search?s=joseph+l%27insoumis&recherche=

SUR MYBOOX >> http://www.myboox.fr/livre/joseph-l-insoumis-1651499.html

 

 Livre de photographies et livre documentaire sur la figure de Joseph Wresinski et la naissance d'ATD quart-monde, il se compose de nombreux clichés pris pendant les longues heures d'attente sur le tournage du film. Il raconte la rencontre improbable entre deux mondes : celui du cinéma et puis l'autre, celui des figurants, des hommes et des femmes (souvent d'ATD Quart Monde) qui ont une vie difficile. Qui est qui ? Acteurs ou figurants ? Professionnels ou non ? Qui apprend à qui ? Fiction ou réalité ? Des extraits d'interviews de figurants viennent appuyer, ici et là, la force des images, le partage des expériences, la fierté d'avoir joué et lutté ensemble. Anouk Grinberg et Jacques Weber y content aussi, avec une sincérité émouvante, ce qu'a représenté pour eux ce mois de partage exceptionnel. Enfin, on y apprend la vie et les combats de Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD quart-monde, qui accompagna toute sa vie les indigents, notamment dans le camp de Noisy le Grand, lieu de l'action du film.

Source : Site Internet : www.myboox.fr

 

 

JOSEPH L'INSOUMIS - LE MAKING OF

L'AVENTURE CINEMATOGRAPHIQUE

 

Caroline Glorion, réalisatrice du film « Joseph l’Insoumis » :

« Toucher le cœur des spectateurs »

Caroline Glorion, journaliste, réalisatrice et écrivain, répond à nos questions au sujet du film qu’elle vient de réaliser et qui devrait être diffusé à 20h45, le 18 octobre 2011 sur France 3.

Caroline, après avoir raconté le combat de Joseph Wresinski dans un documentaire de référence [1], pourquoi en faire aujourd’hui un personnage de fiction dans un téléfilm ?

« Joseph l’Insoumis » est une fiction inspirée d’une période de la vie du Père Joseph Wresinski. C’est un film romanesque qui n’est pas une biographie. J’ai choisi la période de sa vie qui se situe au début des années 1960 dans le bidonville de Noisy et qui rassemble de mon point de vue les éléments essentiels de sa pensée et de son action. La force de la fiction est de pouvoir mettre en scène ce qui anime les personnages, leurs contradictions, leurs sentiments, leurs espoirs, leurs souffrances… tout ce qui ne se voit pas forcément ou ne se dit pas dans des interviews disons plus officiels. C’est entrer dans l’intime du personnage, que ce soit le personnage principal, Joseph, mais les autres aussi : les familles, celle de Jacques et Alicia, celle de Suzanne la jeune volontaire… La fiction, c’est l’émotion qui traverse une histoire et qui touche le cœur des spectateurs. En tout cas, c’est l’objectif. Les convictions, l’action du Père Joseph passent ici moins par les mots, que par le tragique ou le romanesque des situations et des rencontres.

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Photo Marie Baget (libre de droits)
  
      Lors du tournage du film dans le Sud Ouest, vous avez rassemblé des acteurs, des techniciens et des personnes qui vivent tous les jours le combat contre la misère. Que retenez-vous de cette aventure humaine ?

J’ai rencontré d’abord les « alliés » du Mouvement ATD Quart Monde, Laurence Goudeau, Emmanuel Delestrade et Véronique Fayet qui est par ailleurs l’adjointe d’Alain Juppé – à l’époque – à la mairie de Bordeaux, et enfin Noël Mamère et ses services sociaux à Bègles. Grâce à leur mobilisation et à leur engagement, nous avons rassemblé presque une centaine de personnes de tous âges à qui j’ai proposé de travailler pour devenir des personnages de ce film. Deux mois avant le tournage, nous avons commencé à nous retrouver pour lire le scenario et jouer des scènes. C’est à partir de ce travail que certains (une grande majorité) sont devenus des figurants ou des rôles de ce film. Ce fut un travail sérieux, un travail d’improvisation et d’échange entre nous. Lorsque les techniciens et les acteurs sont arrivés pour le tournage, ils ont rencontré une équipe de « figurants » et « d’acteurs débutants » qui avaient déjà commencé à travailler et qui étaient accompagnés quotidiennement par Julie Lecoeur, la responsable du casting, tant pour le fond que pour la forme. Julie était là pour les rassurer et les accompagner dans cette expérience professionnelle toute nouvelle, mais aussi pour toutes les questions de contrats de travail, d’essayages de costumes ou de transports. Cette étape de préparation est essentielle. C’est elle qui a permis que chacun se retrouve « à égalité » pour le travail que nous avions à faire ensemble. Ensuite, la rencontre avec les acteurs professionnels et les techniciens s’est faite comme souvent dans la vie. Des relations se sont nouées entre les uns et les autres, au gré des affinités ou des hasards du plan de travail. Des relations professionnelles, mais pas seulement. Des hommes et des femmes ont raconté l’expérience de leur vie passée ou présente dans des conditions d’exclusion ou de misère, et les acteurs ou les techniciens ont partagé leur expérience du jeu, des tournages, du trac ou de la vie. Ces rencontres se sont déroulées sur fond d’un travail intense et dans une atmosphère de confiance, de bienveillance et de respect sans se forcer, sans posture. Car nous avions tous une chose en commun : tourner un film le mieux possible, raconter l’histoire d’un sacré bonhomme, le Père Joseph, raconter son combat. Jamais on ne l’a dit dans des termes précis, mais je pense que nous sentions tous que nous avions une responsabilité. Et quand le découragement, la fatigue, les agacements des uns et des autres pouvaient faire irruption au cours d’une journée de travail, il y avait presque toujours quelqu’un pour soutenir le moral des troupes. Je dois beaucoup à une équipe technique et administrative géniale, tant professionnellement qu’humainement, qui a su rendre cela possible. Fred Larry, le directeur de production, était un peu notre chef pour tout cela. Lui et Christophe Mariller, le chef du plateau, ont su, chacun à leur manière, accompagner en coulisse ce petit monde hétéroclite. Les coulisses sont un cadre essentiel pour que chacun tienne debout.

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Jacques Weber et Salomé Stevenin (le Père Joseph et Suzanne, l’une des premières volontaires permanentes). Photo Pierre Milon (libre de droits).

 

Le Mouvement ATD Quart Monde a respecté votre liberté d’auteur dans cette aventure. Que dites-vous à ses membres à propos de l’avenir de ce film ?

Comme toujours, cette aventure a commencé avant tout par une rencontre d’hommes à hommes, si je puis dire – ou plutôt comme disait le Père Joseph. Rencontre avec Eugen Brand, Susie Devins et Bruno Couder à la Délégation générale, il y a huit ans maintenant, à Méry-sur-Oise dans le bureau du Père Joseph. Ils m’ont accordé leur confiance sans chichis, solidement. Puis Jean-Michel Defromont [2] m’a accompagné durant les premières années. Sa sensibilité et son exigence ont été autant de gages de confiance. Gabrielle Erpicum, qui fut la collaboratrice la plus proche du Père Joseph pendant des années, a pris le relais pour la relecture du scenario et pour des échanges de souvenirs et de détails avec une réelle intelligence du « genre » fiction. Sa vie et son engagement ont inspiré un des personnages du film. Enfin, mon amie Martine Le Corre, militante Quart Monde à Caen, n’a jamais ménagé ses critiques, ses remarques, son scepticisme et sa curiosité. Elle a été mon phare, ma balise. Et si je filais la métaphore maritime jusqu’au bout, je dirais que sur cette mer immense qu’étaient l’écriture puis la réalisation de ce film, j’ai navigué en toute liberté. C’était exaltant et ce phare et ces balises qu’ont été les regards de mes amis du Mouvement ATD Quart Monde ont été sécurisants, rassurants, indispensables.

 

ARTICLE SUD OUEST - FEVRIER 2011

 A L OCCASION DE L AVANT PREMIERE AVEC TOUS LES FIGURANTS

22 SEPTEMBRE 2011 : SUICIDE D UN JEUNE GAY DE 14 ANS

Le 22/09/2011

Etats-Unis: Un jeune gay harcelé se suicide après plusieurs appels au secours

Tout juste âgé de 14 ans, Jamey Rodemeyer vient de mettre fin à ses jours. Victime de harcèlement scolaire, il s'était plaint plusieurs fois et avait malgré tout enregistré une vidéo «It Gets Better» pour dire que «Ça va aller mieux, je le promets»...

 

La nouvelle qui est tombée hier a sonné tout le milieu LGBT américain. Le mouvement «It Gets Better» est-il vraiment efficace pour détourner les adolescents du suicide? Certains viennent à en douter, depuis l'annonce du suicide du jeune Jamey Rodemeyer.

Il a tourné une vidéo
A 14 ans, l'adolescent a été retrouvé mort par ses parents à Buffalo, dans l'Etat de New York. Il était victime de harcèlement à l'école et aussi sur internet – de «cyber-bullying», selon l'expression américaine. «Jamey est stupide, gay, gros et il doit mourir!» fait partie des messages qu'il recevait régulièrement. «Je dis que je me fais harceler, mais personne ne m'écoute», s'est-il plaint sur internet.

Et pourtant, Jamey connaissait bien les vidéos «It Gets Better». Il en avait même enregistré une, dans laquelle il disait «Ça ira mieux après, je vous le promets». Aujourd'hui, il est déchirant de voir ce message, dans lequel il dit qu'après des moments difficiles, il a trouvé du soutien de la part de ses amis. Il remercie même Lady Gaga, dont il était fan et qui le rend «si heureux»…

Suivi par un psy
Le 8 septembre, il écrit: «Personne dans mon collège ne fait un effort de prévention des suicides, pendant que tout le monde me traite de pédé et me tape dessus.» Samedi, il a posté des paroles du groupe Hollywood Undead: «Au revoir, n'essayez pas de me retenir, vous en avez fait suffisamment.» Et une dernière de Lady Gaga: «Ne m'oubliez pas quand je viendrai pleurer à la porte du paradis.» Puis un mot sur sa page Tumblr pour se réjouir de revoir son arrière-grand-mère récemment décédée, et enfin un dernier pour remercier, à nouveau Lady Gaga. Ce fut son dernier message.

Aujourd'hui, sa mère éplorée explique qu'il a connu le harcèlement homophobe depuis son entrée au collège, mais que son entourage n'est pas resté les bras croisés. «Bien sûr, je ne peux pas dire qu'on en a fait suffisamment», dit-elle, mais Jamey voyait tout de même un psychologue et l'assistante sociale de son établissement. «Plusieurs fois, raconte-t-elle, on s'est assis avec lui et on lui a dit: “Qu'est-ce qui ne va pas?” On le trouvait parfois en pleurs. Mais, ces derniers temps, il semblait pourtant aller mieux…» Une histoire qui rappelle que, face à un proche dépressif, s'il faut agir, on reste toujours en partie impuissants.

Regardez un sujet d'Anderson Cooper sur CNN sur l'histoire de Jamey:

 

21 SEPTEMBRE 2011 - AGRESSION HOMOPHOBE A BORDEAUX

Le 22/09/2011

Agression homophobe au miroir d'eau à Bordeaux

Un des deux hommes a été frappé à la tête avec une bouteille en verre, l'autre a reçu un coup à la cuisse. Quatre jeunes ont été interpellés et sont convoqués en justice.

Les quatre jeunes agresseurs ont été interpellés et placés en garde à vue (photo d'archives Stéphane Lartigue)

Les quatre jeunes agresseurs ont été interpellés et placés en garde à vue (photo d'archives Stéphane Lartigue)

Mardi, peu après minuit, au miroir d'eau à Bordeaux. Un couple d'homosexuels se tient par la main. Deux Bordelais de 19 et 26 ans qui sont bien ensemble et ne voient pas pourquoi ils retiendraient leurs gestes de tendresse. Mais cet amour vécu au grand jour n'est pas du goût de jeunes qui passent leur fin de soirée au même endroit.

Abordé, le couple est la cible de regards, de remarques puis d'insultes. En réponse à ce comportement homophobe, les deux jeunes se montrent plus démonstratifs et s'embrassent. Ce qui suscite l'ire de leurs interlocuteurs qui se croient provoqués et vomissent alors des propos à caractère homophobe.

Un toujours en garde à vue

La rencontre tourne à la rixe et se déplace vers la place de la Bourse. Le plus jeune des deux amoureux est frappé à la tête avec une bouteille en verre, son compagnon reçoit un coup à la cuisse. Alertés, les secours s'activent sur la voie du tram. La circulation sera interrompue une demi-heure.

Pendant ce temps, les agresseurs, quatre jeunes de Pessac et Villenave-d'Ornon âgés de 16 à 21 ans sont interpellés et placés en garde à vue au groupe d'appui judiciaire de Bordeaux. Trois sont convoqués devant le tribunal des enfants et correctionnel pour injures à caractère homophobe.

L'auteur des coups était toujours en garde à vue hier soir. Lui devra en outre répondre de violences aggravées.

Mise à jour mercredi 21 septembre : Le jeune Pessacais, soupçonné d'avoir porté des coups de bouteille, a été remis en liberté et sera jugé l'an prochain par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

20 SEPTEMBRE 2011 : INTERVIEW LOUIS GEORGES TIN PAR TETU

Le 22/09/2011

Comment va se dérouler a prochaine édition du baromètre?

Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, dévoile ses projets dans notre entretien.

TÊTU: Quel bilan tirez-vous de l'édition 2011 de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie?
Louis-Georges Tin: Nous sommes très heureux du résultat de cette nouvelle édition. Elle a été célébrée dans près de 100 pays! Par ailleurs, les différentes campagnes autour du 17 mai (télé, radio, presse, internet, événements divers, etc.) ont permis de toucher au total plus de 200 millions de personnes! C'est un bilan extraordinaire, qui témoigne de la vitalité des mouvements LGBT sur le terrain dans le monde entier.

Au niveau institutionnel aussi, le 17 mai est de plus en reconnu. Des instances comme le Parlement européen, la Commission européenne, l'OMS, OnuSida, le PNUD, le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme, ont tenu à marquer la Journée IDAHO. Parmi les avancées les plus importantes, j'en retiens deux: le 17 mai, Mme Bokova, directrice générale de l'Unesco, a fait une déclaration sur les questions LGBT. C'est une première historique. Nous nous sommes beaucoup battus pour obtenir ce premier résultat, et un programme d'éducation contre l'homophobie et la transphobie est en train d'être mis en place par l'Unesco. Nous y travaillons activement. Une autre avancée d'importance obtenue par le Comité IDAHO: le ministère du Travail a accepté de solliciter l'Organisation internationale du travail, afin que celle-ci réalise une enquête internationale sur les discriminations que subissent les personnes LGBT dans le monde professionnel. Ce sont des progrès remarquables.

Vous aviez aussi lancé le premier IDAHOmètre, qui avait permis de classer les différents ministères de la République française. Le Quai d'Orsay avait été porté au pinacle, l'Education nationale était très critiquée. Y a-t-il eu des réactions de leur part?
Des réactions officielles, non. Mais hors micro, oui, bien sûr. Le ministère des Affaires étrangères a été assez flatté, mais nous leur avons indiqué qu'il fallait qu'ils fassent tout pour tenir leur rang! Notamment, en œuvrant pour qu'une résolution soit présentée à l'Onu sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Quant au ministère de l'Education nationale, il a été très vexé: au lieu de s'interroger sur son travail très insuffisant dans le domaine, il a réagi en remettant en cause le barème et la notation du Comité IDAHO. C'est amusant: le ministère de l'Education nationale réagit exactement comme les cancres et les mauvais élèves lorsqu'ils reçoivent une mauvaise note!

Comment va se dérouler la prochaine édition de l'IDAHOmètre?
Le 17 mai dernier, plus de dix ministères se sont engagés à agir contre l'homophobie et la transphobie. Le 17 décembre prochain, nous publierons la seconde vague de l'idahomètre des ministères, afin d'assurer le suivi de l'opération. Les citoyens et les citoyennes sauront ainsi qui tient parole, et qui tarde à mettre en œuvre ses engagements. Dans ce contexte de campagne électorale, le Comité IDAHO ne manquera pas d'informer les citoyens, qui sont aussi des électeurs, des avancées ou des reculs du gouvernement dans ce domaine.

Par ailleurs, le Comité IDAHO lance également l'IDAHOmètre des villes, des départements et des régions, pour classer aussi les collectivités territoriales en fonction de leur engagement dans ce domaine. Car il n'y a pas que le gouvernement qu'il faille scruter à la loupe. De nos jours, les agences de notation semblent avoir acquis un pouvoir déterminant dans la vie économique. C'est pourquoi le Comité IDAHO se positionne aussi comme une agence de notation. Mais il s'agit ici d'une évaluation citoyenne, et pour défendre les droits humains.

01 SEPTEMBRE 2011 : DOUBLE AGRESSION HOMOPHOBE A DIJON

Le 22/09/2011

Dijon: Deux agressions homophobes provoquent la colère des associations

Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, deux attaques à caractère homophobe ont eu lieu dans des établissements fréquentés par des gays. Le centre LGBT de Dijon appelle à sévir.

 


Le palais des Ducs de Bourgogne, à Dijon

Deux agressions à caractère homophobe se sont produites à Dijon, dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Les deux exactions se sont déroulées coup sur coup, au centre ville, dans des établissements fréquentés par des gays.

La première attaque a eu lieu vers 2 heures du matin. Trois hommes relativement déterminés se sont introduits au Paradise, rue Pasteur, pour prendre violemment à partie les deux gérants de ce nouveau bar LGBT. «Ces trois individus voulaient clairement foutre le bordel et casser du pédé», témoignent Mathieu Moreau et Romain Chappaz, responsables de Cigales, centre LGBT de Dijon et de la région Bourgogne. Les trois hommes ont heureusement pu être expulsés de l'établissement, et la police a été alertée. Peu de temps après, une nouvelle agression s'est produite à la fermeture d'un autre bar, le Wooz, réputé pour être gay-friendly. Les circonstances exactes restent floues, mais il semble que deux hommes qui quittaient l'établissement s'en soient pris à deux clients homos qui sortaient en même temps qu'eux. Une fois sur la voie publique, ils les auraient frappés violemment.

«Ce sont les auteurs qu'il faut punir»
Ces deux événements ont provoqué un vif émoi dans la communauté LGBT dijonnaise. L'association Cigales «dénonce fermement ces agressions et ne peut tolérer que quelques individus cherchent à humilier quiconque souhaite vivre son orientation sexuelle librement».

Les responsables du centre LGBT de Dijon estiment «qu'à chaque agression homophobe, c'est l'ensemble de la communauté LGBT qui est agressée». «Ne laissons pas ces agressions sans suite et soyons solidaires. Ce sont les auteurs qu'il faut punir», ajoute l'association. «Nous invitons donc les personnes concernées à déposer plainte». L'association propose enfin d'accompagner les victimes dans leurs démarches personnelles comme judiciaires.

 

30 AOUT 2011 : LA DISCOTHEQUE (lieu de l'agression) DEMENT LES PROPOS DE SAMY MESSAOUD

Le 22/09/2011

Agression de Samy Messaoud: la discothèque livre une autre version des faits 

Le chanteur provocateur de «Je suis gay» a porté plainte suite à l'agression «homophobe» dont il dit avoir été victime. Aujourd'hui, c'est un porte-parole du club qui réagit, et son récit n'est pas tout-à-fait le même...

Hier, Samy Messaoud, le chanteur du clip très dénudé de Je suis gay, a porté plainte contre X pour violences et injures à caractère homophobe après l'agression dont il affirme avoir été victime la semaine dernière (lire notre article). Dans sa plainte, que TÊTU s'est procurée, Samy livre une description très détaillée d'un des agresseurs, et confirme les injures entendues et les coups reçus.

Samy Messaoud s'est beaucoup livré dans les médias cette semaine au sujet de cette agression. Aujourd'hui, c'est la boîte de nuit Le Temps d'aimer, à Nantes, où s'est déroulée l'attaque, qui livre sa version des faits. Une version qui n'a pas grand chose en commun avec celle de Samy.

«L'agression n'était pas homophobe»
Contacté par TÊTU, M. Monnet, le responsable de la relation-clientèle du club Le Temps d'aimer, raconte que «Samy n'était pas dans son état normal, et l'agression n'est en rien à caractère homophobe». Il affirme également que «Samy lui-même raconte plusieurs versions des faits, jamais au même endroit et en changeant ce qu'il a vu, entendu ou vécu». «Il profite de cette agression pour qu'on parle de lui, il ne cherche que ça. De plus, des témoins nous ont dit que les agresseurs n'étaient pas cinq, comme il affirme, mais seulement deux», déclare le responsable.

De son côté, Samy affirmait la semaine dernière avoir voulu aider une personne qui se faisait agresser par cinq individus qui l'ont traité de «sale pédé» avant de le frapper. Le club, habitué à la présence de Samy et ses amis, raconte «que le premier agressé s'appelle Medhi, un ami de Samy, et qu'il aurait provoqué un couple hétérosexuel». «Samy et Mehdi en sont venus aux mains avec le couple», affirme M. Monnet. «L'agent de Samy nous a appelé le lendemain de l'agression en nous disant qu'il porterait plainte contre notre club, pour non-assistance à personne en danger. Sauf que lors de l'agression, plus aucun employé de la boîte n'était là, et des témoins ont vu l'agression au coin de la rue, devant un magasin. A cette heure-ci, nous attendons toujours la plainte…»

«Je ne suis pas stupide»
A son tour, Samy Messaoud s'est de nouveau confié à TÊTU. Le jeune homme maintient ses propos de la semaine dernière, en ajoutant «Je ne suis pas stupide, je ne vais pas aller raconter que mon agression est fausse ou me faire agresser exprès juste pour qu'on parle de moi.» Le jeune chanteur se dit déçu du récit de la boîte, lui qui connaît le dirigeant depuis dix ans.

Samy Messaoud affirme également «que mon ami Mehdi n'a provoqué personne, ce sont bien cinq personnes qui sont venues m'agresser». «La boîte veut se protéger parce que personne n'est venu nous aider, et ils ont eu peur de la plainte pour non-assistance à personne en danger. Surtout que, comme par hasard, quand on leur demande l'enregistrement de la caméra de surveillance devant la boîte pour essayer d'identifier les agresseurs, ils répondent que la caméra était hors service ce soir-là», raconte le chanteur. Concernant cette information, le club a expliqué que «nous n'avons pas de caméra de surveillance qui filme l'extérieur de la boîte, puisque la loi nous interdit de filmer sur la voie publique». Qui a tort, qui a raison? Désormais, c'est à la police de démêler le vrai du faux…

Photos: Site officiel de Samy Messaoud.

 

 

AOUT 2011 : MONIS REPOND AUX ATTAQUES DE CORTEX

Le 22/09/2011

Monis, le «rappeur gay», répond à Cortex: «C’est juste un guignol»

«T’es un gay, d’accord, tu fais ce que tu veux de ton cul. Je vois que tu réponds dans une interview, espèce de grosse baltringue de merde! Ton rap de mes couilles, tes clips sont de la merde! Arrête de parler sur moi avec ton rap de merde, gros sac à merde! C’est toi qui est pas un rappeur!» Manifestement, Cortex (à droite sur la photo) n’a pas digéré l’interview que le rappeur Monis (à gauche) a accordé à un blog du site participatif LePlus du Nouvelobs, le 5 août dernier. Interrogé sur les dérapages homophobes des rappeurs, celui que l’on surnomme «le rappeur gay» est revenu sur le lourd passif du provocateur.

«CORTEX N’EST PAS RAPPEUR»
«Déjà Cortex n’est pas rappeur», déclarait-il, fustigeant une déclaration «pas très glorieuse». Monis a également accusé Cortex d’être en «manque de célébrité», estimant qu’il montrait «avant tout son ignorance».

Si vous n’arrivez pas à lire cette vidéo, cliquez sur cortex clash monis le rappeur gay !!!

«ÇA M’A FAIT RIRE»
«J’ai pris connaissance de cette vidéo hier sur Facebook», déclare Monis à Yagg. «La première fois que je l’ai regardée, ça m’a fait rire. Parce que ça confirme exactement ce que j’ai dit au Nouvelobs. Il [Cortex] ne fait pas du rap, c’est juste un guignol. Avec cette vidéo, il se ridiculise».

Début juillet, Cortex s’en était pris à Samy Messaoud et au clip de sa chanson Je suis gay où ce dernier apparaît nu et prend des poses plus que suggestives (lire: À quoi joue le rappeur Cortex?). Tout en le couvrant d’insultes, il s’estimait victime de censure. Censure qu’il expliquait par du «racisme» que l’«autre cage aux folles» ne subirait pas, selon lui. Ultime provocation, Cortex se défendait d’être homophobe, préférant rejeter la faute sur «les gays qui contrôlent».

PAS DE PLAINTE
Sur le Facebook officiel de Monis, ses fans lui rendent hommage à travers des messages de soutien. Mais le débat qui agite les commentaires porte sur l’attitude à adopter face à ce type de propos. «Maintenant il faut agir concrètement, ça a trop duré», s’exclame un fan. «J’ai bien sûr été choqué par la vidéo de Cortex, lui répond un internaute, qui estime néanmoins qu’«il faut continuer d’avancer sans y prêter trop d’attention».

C’est la stratégie que semble privilégier le rappeur. Contrairement à Samy Messaoud, qui a annoncé son intention de déposer plainte contre Cortex, Monis n’envisage pas pour le moment de porter cette dernière vidéo devant la Justice. «Franchement, je n’en vois pas l’utilité. Je ne veux pas dépenser mon temps et mon énergie pour rien», explique-t-il.

«De toute façon, c’est quelqu’un qui a beaucoup de gens contre lui. Mais les mots qu’il a contre moi n’ont rien avoir avec les propos qu’il a tenu contre ce chanteur gay. Comme je l’ai dit sur Facebook, je lui répondrai en musique». Monis a la classe.

24 AOUT 2011 : LE CHANTEUR SAMY MESSAOUD AGRESSE

Le 22/09/2011

Samy Messaoud victime d'une agression homophobe

Par Rédaction mercredi 24 août 2011, à 15h08 | 18083 vues

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Celui qui avait fait un énorme buzz sur internet avec son titre «Je suis gay» et son clip où il était entièrement nu, dit avoir été agressé ce matin à Nantes en sortant de boîte de nuit.

 

En juin dernier, Samy Messaoud se faisait connaître en dévoilant sur internet un clip osé où il chantait «Je suis gay, je suis homo» en étant totalement nu. Aujourd'hui, le chanteur déclare avoir été agressé ce matin, en sortant d'une boîte de nuit gay à Nantes: «Je sortais de la boîte à 7 heures du matin, quand j'ai vu un garçon se faire agresser par 5 personnes. J'ai voulu l'aider, mais ça à dégénéré», raconte-t-il à TÊTU, photo (ci-contre) à l'appui.

Insultes homophobes
Samy, qui a quitté les urgences en fin de matinée, poursuit le récit de son agression: «Les agresseurs m'ont reconnu. Ils ont commencé à me frapper en me traitant de «sale pédé de merde» et en disant que j'étais le chanteur de «Je suis gay». Un ami est venu à mon secours mais il a reçu plusieurs coups lui aussi. A la vue du sang, je me suis évanoui et je me suis réveillé à l'hôpital.»

Samy et son ami ont tous les deux le nez cassé, alors que le premier agressé a réussi a s'enfuir. Vu les insultes prononcées durant l'agression, et le lieu (à la sortie du club gay et lesbien «Le temps d'aimer»), tout laisse penser qu'il s'agit d'une agression homophobe. La police de Nantes est chargée de l'enquête.

Photo: Samy Messaoud.