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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

09 NOVEMBRE 2012 - LA GRIPPE 2012 DEBARQUE EN FRANCE

Le 26/11/2012

09 NOVEMBRE 2012 -

Grippe : à quoi ressemblera le cru

de l’hiver 2012-2013 ?

Avec la baisse des températures, rhumes, angines et virus grippal sont de retour. Les Premiers cas sont apparus il y a quelques semaines

L’Assurance-maladie vient de lancer une nouvelle campagne contre la grippe. L’enjeu : convaincre les Français, de plus en plus réticents, de se faire vacciner. Seulement, un tiers d’entre eux prévoirait le faire.

Les professionnels de la santé rappellent l’intérêt de la vaccination contre la grippe alors que les Français ont plutôt tendance à la bouder.

« N'attendez pas, allez vous faire vacciner ». C'est le message lancé jeudi lors d'une conférence de presse par des médecins spécialisés dans la grippe qui ont rappelé l'urgence de se faire vacciner avant l'arrivée de l'épidémie, et plus particulièrement pour les populations à risques. L'objectif est la sensibilisation des professionnels de santé et bien évidemment de la population afin de rattraper les niveaux de couverture vaccinale d'avant la pandémie de grippe A(H1N1) de 2009-10, écornés par la polémique sur l'organisation de la campagne de vaccination.

Pour rappel, la moitié seulement de la population à risque, pour laquelle l'assurance maladie prend en charge la vaccination contre la maladie et qui correspond aux personnes âgées de 65 ans et plus, aux femmes enceintes, aux personnes obèses et aux patients atteints de certaines maladies chroniques respiratoires, cardiaques, rénales, hépatiques, sanguines, métaboliques ou immunitaires, s'est faite vacciner la saison dernière quand la santé publique espérait au moins que les trois quarts le feraient. Le taux de vaccination a été particulièrement bas chez les personnes âgées de 65 ans et plus, et encore pire chez les patients de moins de 65 ans atteints d'une pathologie respiratoire chronique. En effet, un tiers de ceux qui se font normalement vacciner ne l'ont pas fait cette fois.

Les Français boudent la vaccination. A commencer par les soignants.

Selon un sondage de l’institut Ifop, publié le 27 septembre 2012, 34 % des personnes interrogées, soit un peu plus d’un Français sur trois, prévoient se faire immuniser contre le virus grippal. L’année dernière, seulement 23 % des Français avaient sauté le pas, soit une baisse de trois points par rapport à 2008 et 2009. Parallèlement, le nombre de décès liés à cette maladie aurait augmenté de 13 % en 2011, franchissant la barre des 6 000 morts.

L’hiver dernier a été marqué par un excès de 6 000 décès par rapport aux prévisions. Cette surmortalité, touchant surtout les plus de 85 ans, s’est concentrée entre le 6 février et le 18 mars, période où cohabitaient un froid intense, le pic de l’épidémie de grippe et la circulation d’autres virus. S’il est impossible de déterminer la part de la grippe dans cette surmortalité, on sait que le vaccin s’est révélé peu efficace chez les personnes âgées car le virus H3N2, auquel elles sont plus sensibles, a muté pendant l’épidémie.

Le vaccin 2012 sera-t-il plus efficace ?

Le vaccin de cette année intègre la souche H3N2 identifiée en février. La souche H1N1 est la même. Modérée aux Antilles, tant par sa durée que par son ampleur, l’épidémie de grippe a été forte en Guyane. Elle commence de façon “sporadique” dans l’Hexagone. Trois malades dont un enfant de 6 ans ont été admis en réanimation. Les trois sous-types A (H1N1), A (H3N2) et B ont été détectés mais il est trop tôt pour dire celui qui dominera.

Combien de temps dure-t-il ?

“Le vaccin dure au moins six mois, même chez les personnes âgées”, souligne le Pr Bruno Lina, président du Conseil scientifique du GEIG (Groupe d’expertise et d’information sur la grippe) qui déplore “des rumeurs alimentées sur les réseaux sociaux par des infirmières affirmant que la durée du vaccin n’est que de 2 mois”.

La vaccination boudée

Depuis les ratés de la grippe A, la vaccination chute notamment chez les plus concernés : les plus de 65 ans n’étaient que 62 % vaccinés l’an passé, contre 71 % en 2009/2010, alors que l’objectif de l’OMS est de 75 % ; chez les sujets à risque, le taux était de 49 %. “Après la théorie du grand complot mondial industriel, malgré tous les démentis que l’on a pu faire et les rappels sur l’intérêt de la vaccination, ça ne prend pas, même s’il reste une frange de la population fidèle”, note Bruno Lina. “La grippe n’est pas associée à une maladie à risques dans l’esprit de la population”, regrette le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations.

 

07 NOVEMBRE 2012 - OURAGAN SANDY - BILAN PROVISOIRE

Le 26/11/2012

07 NOVEMBRE 2012 -

Ouragan Sandy : à l’heure du bilan

SITUATION AUX ETATS UNIS

Frappé par le passage de l’Ouragan Sandy, le bilan s'élève déjà à 102 morts aux Etats-Unis, dont 41 rien que dans la ville de New York. (chiffres du 02 novembre 2012)

Sans oublier : 2 morts au Canada et 67 morts aux Caraibes (dont 51 morts dans Haiti)

En Chiffres

  • Les dégâts matériels sont estimés entre 30 et 50 milliards de dollars, ce qui classe Sandy au second rang parmi les désastres naturels les plus coûteux survenus aux Etats-Unis

  Au moins 17 Etats ont subi de manière importante ses effets

  Taille maximum de Sandy: 1.600 kilomètres de long

  Des personnes ont été évacuées dans une zone s'étendant sur 640 kilomètres de côtes depuis Ocean City, dans le Maryland, à Dartmouth, dans le Massachusetts

  Les vents les plus violents enregistrés dans les terres ont atteint une vitesse de 225km/h au mont Washington, dans le New Hampshire

  Plus de 8,5 millions de personnes ont subi des coupures de courant

  Plus de 18.100 vols ont été annulés

  Montée maximum des eaux: 4,23m à New York

  Les plus fortes pluies ont été enregistrées à Easton, dans le Maryland: 31,88 centimètres

  Les plus fortes chutes de neige ont été enregistrées à Redhouse, dans le Maryland: 71 centimètres

 

Infos du mercredi 31 Octobre

Mercredi dernier, on a recensé plus de huit millions de foyers et d’entreprises qui sont toujours dans le noir et il pourrait se passer plusieurs jours avant que l’électricité ne soit rétablie selon les autorités. Les lignes téléphoniques ont également subi des perturbations.

Et pour la première fois depuis sa création il y a 39 ans, la célèbre parade d’Halloween de New York a été annulée.. 

L'alerte déclenchée dans la plus vieille centrale nucléaire américaine (située dans New Jersey) après le passage de l'ouragan est désormais levée mais des vapeurs légèrement radioactives ont pu être émises sur un autre site affecté par les intempéries, selon les opérateurs.

Le métro new-yorkais a été complètement inondé, est resté fermé tout ce mercredi. Wall street à réouvert. Le trafic aérien a également repris. Air France a d'ailleurs annoncé la reprise de ses vols vers Washington et ceux vers New York devrait être rétablis petit à petit.

Les danseurs et les comédiens ne se sont néanmoins pas laissés abattre et quelques-uns des spectacles les plus courus actuellement comme dont "Jersey Boys" ou "The Book of Mormon", ont proposé des représentations en matinée et feront de même ce soir. Certains restaurants ont été même ouverts sans electricité mais avec des bougies allumées dans les salles.

Au départ, les dégâts matériels ont été estimés au minimum à 15 milliards d'euros, 5 jours après, l’estimation est maintenant de 30 à 50 milliards d’euros.. 

Barack Obama s’est rendu ce mercredi auprès des sinistrés, Mitt Romney a de son coté repris sa campagne en se rendant à trois réunions électorales en Floride.

 

Infos du 02 Novembre :

Mercredi dernier, il a été annoncé que le marathon de New York du 04 novembre est maintenu, ce qui a provoqué la colère des habitants. Le maire a supposé que cet évènement doit être un évènement de rassemblement. Mais suite a de nombreuses polémiques sur ce sujet, le maire a décidé le 02 novembre au soir d’annuler ce marathon.

"Le marathon fait partie intégrante de la vie de New York depuis 40 ans. (...) Mais il est clair qu'il est devenu une source de controverses et de division", a souligné le maire dans un communiqué

Autres Problèmes à souligner : les pannes d'électricité toujours pas réparées 4 jours apres le passage de l’ouragan, et les pénuries auxquels sont confrontés les habitants de Big Apple. Selon Con Edison, le principal fournisseur local, 570.000 foyers restaient privés de courant dans l'agglomération new-yorkaise vendredi, dont 226.000 à Manhattan. Le courant devrait être rétabli samedi dans le sud de Manhattan, paralysé depuis le passage de Sandy lundi, mais certains quartiers pourraient rester privés d'électricité jusqu'au 11 novembre. Le fournisseur souligne qu'il a déjà reconnecté 320.000 clients depuis lundi, avec l'aide de milliers de techniciens supplémentaires venus parfois de Californie. Mais il faut qu'ils puissent travailler en toute sécurité, or, il y a encore des milliers de fils qui traînent par terre, 500 routes sont bloquées dans la région de New York et les sous-sol de milliers d'immeubles à Manhattan sont inondés. Côté transports, les autobus circulent normalement et le métro et les trains de banlieue ont repris progressivement, avec la réouverture vendredi de lignes vers Long Island (est) et les banlieues nord. Mais le métro, qui transporte habituellement 5,5 millions de voyageurs par jour, ne descend toujours pas au-delà de la 34e rue, le sud de Manhattan restant privé d'électricité.

Dans le New Jersey où Sandy a frappé particulièrement dur, privant d'électricité 1,5 million de personnes et faisant 14 morts, les autorités locales mettent en garde contre l'utilisation des générateurs: cinq personnes sont mortes depuis lundi, empoisonnées par le monoxyde de carbone

Autre inquiétude : Près d'1,3 million de litres de diesel ont fui après la destruction d'un réservoir près du bras de mer séparant le New Jersey de l'Etat de New York, Du carburant s'est déversé dans l'eau, mais serait contenu par des barrages flottants

 

SITUATION A HAITI

Haiti de son coté, peine à évaluer l'ampleur des dégâts. Les autorités haïtiennes ont lancé un appel à "la solidarité internationale". Le bilan est lourd, les routes et les ponts n'ont pas résisté, l'économie a été durement frappée. Plus de 200.000 personnes sont sinistrées, souligne le gouvernement en décrétant mardi soir l'état d'urgence sur l'ensemble du pays. Selon le dernier bilan disponible à la direction de la Protection civile, Sandy a fait 51 morts et une vingtaine de disparus dans le pays, tandis que des milliers de personnes se trouvaient toujours dans des abris provisoires.

Mais ce qui préoccupe le plus à Haiti, c'est la sécurité alimentaire, un millions d’habitants sont concernés par le manque de nourriture, qui sera la conséquence la plus grave du passage de Sandy. Selon le fonctionnaire de l'ONU, les intempéries ont eu un "impact désastreux" sur l'agriculture car elles sont arrivées au moment où les récoltes étaient en cours.

Des cas de choléra dans le pays, ont également augmenté les jours suivant les intempéries

Une première estimation dans le secteur agricole fait état de 104 millions de dollars de pertes

La France promet de reconstruire sept ponts

Jeudi, le gouvernement a indiqué que les premiers dons étaient arrivés: le Venezuela a ainsi proposé de construire 5.000 logements et a déjà envoyé trois avions et un bateau de 240 tonnes de produits alimentaires. La France a promis de reconstruire sept ponts détruits et le Mexique a offert des kits alimentaires.

 

07 NOVEMBRE 2012 - OBAMA REELU POUR 4 ANS DE PLUS

Le 26/11/2012

07 NOVEMBRE 2012 –

Barack Obama,

« Four More Years, 4 Ans de Plus »

 

mise à jour le 10 novembre 2012

Barack Obama a été réélu le 07 novembre dernier, annonce officielle à 5h20 (heure française). Il faut compter 6 à 8 heures en moins de décalage horaire aux Etats Unis. Les élections ayant eu lieu le 06 novembre aux Etats Unis. Les résultats définitifs sont tombés seulement le 08 novembre au soir (en attendant les résultats de la Floride)

Obama obtient 50,5% des voix avec un écart d’un peu plus de 3 millions de suffrages entre les deux candidats. Pour être réélu, Obama devait obtenir la majorité des mandats, soit 270 sur 538, il en finalement obtenu 303, un résultat moins serré que prévu. Après le nom de chaque Etat figure le nombre de ses grands électeurs. Le vainqueur de chaque Etat remporte la totalité des mandats, à l'exception du Maine et du Nebraska qui les répartissent à la proportionnelle.

Barack Obama n’a pas pour autant crié « Victoire » et doit vivre en cohabitation avec les républicains au vu des résultats pour la chambre des représentants.

 

Résultats définitifs – Chiffres Officiels (au 10 Novembre 2012)

Elections Présidentielles (538 Grands Electeurs au total)

                                                  Suffrage univ Ind                  Vote Populaire/National

Barack Obama                       332 Grands Electeurs                 61.681.462          50,5%

Mitt Romney                          206 Grands Electeurs                58.488.199          47,9%

Autres/Indépendant                                                                 1.924.363           1,6%

Pour rappel pour gagner l’élection il faut 270 Grands Electeurs minimum (tout dépend de chaque état), le chiffre du vote populaire n’est pas pris en compte officiellement pour élire un président aux Etats Unis, mais sert quand même dans le sens moral.

Victoire Double pour Obama – Au suffrage universel indirect et au niveau national.

Barack Obama est le 2eme démocrate depuis la 2nde guerre mondiale à être élu deux fois, après Bill Clinton.

 

Qui a favorisé la réélection Barack Obama ?

-          Les femmes avec 55%, Seuls 45% des Hommes ont voté Obama.

-          Les Jeunes avec 60% ont voté Obama (Contre 40% ont voté Romney)

-          Les Latinos (les Hispanniques) et les noirs

 

Les Etats Clés qu’ont remporté les candidats

Barack Obama : 26 Etats + La Moitié de La Virginie – Pour 332 Gds Electeurs

Californie (55 Gds El) – Colorado (9 Gds El) – Connecticut (7 Gds Elec) – Delaware (3 Gds Elec) – Columbia (3 Gds Elec) – Hawaii (4 Gds Elec) – Illinois (20 Gds Elec) – Iowa (6 Gds Elec) – Maine (4 Gds Elec) – Maryland (10 Gds Elec) – Massachussets (11 Gds Elec) – Michigan (16 Gds Elec) – Minnesota (10 Gds Elec) – Nevada (6 Gds Elec) – New Hampshire (4 Gds Elec) – New Jersey (14 Gds Elec) – Nouveau Mexique (5 Gds Elec) – New York (29 Gds Elec) – Ohio (18 Gds Elec) – Oregon (7 Gds Elec) – Pennsylvanie (20 Gds Elec) – Rhode Island (4 Gds Elec) – Vermont (3 Gds Elec) – Virginie (13 Gds Elec) – Washington (12 Gds Elec) – Wisconsin (10 Gds Elec) - Floride (29 Gds Elec)

 

Mitt Romney : 23 Etats + La Moitié de la Virginie – Pour 206 Gds Electeurs

Alabama (9 Gds El) – Alaska (3Gds El) – Arizona (11 Gds El) – Arkansas (6 Gds El) – Caroline du Nord (15 Gds El) – Caroline du Sud (9 Gds El) – Dakota du Nord (3 Gds Elec) – Dakota du Sud (3 Gds Elec) – Géorgie (16 Gds Elec) – Idaho (4 Gds Elec) – Indiana (11 Gds Elec) – Kansas (6 Gds Elec) – Kentucky (8 Gds Elec) – Louisiane (8 Gds Elec) – Mississipi (6 Gds Elec) – Missouri (10 Gds Elec) – Montana (3Gds Elec) – Nebraska (5 Gds Elec) – Oklahoma (7 Gds Elec) – Tennessee (11 Gds Elec) – Texas (38 Gds Elec) – Utah (6 Gds Elec) – Virginie Occidentale (5 Gds Elec) – Wyoming (3 Gds Elec)

 

 

Chambre des Représentants – (435 Sièges au Total)

Parti Démocrate :       199 Sièges

Parti Républicain :      234 Sièges

 

Sénat -  (100 Sièges Au Total)

Parti Démocrate :       53 Sièges

Parti Républicain :      45 Sièges

Indépendants :           02 Sièges

 

Réactions de Obama et Romney à l’annonce des résultats.

Barack Obama a réagi sur Twitter : « Tout ceci est arrivé grâce a vous, merci », « 4ans de plus ». Michelle Obama  s’est aussi exprimé sur Twitter en remerciant les électeurs pour « leur soutien et leurs prières »

Mitt Romney, a d’abord longuement hésité avant de réagir publiquement. Puis 1heure30 après l’annonce de la réélection de Obama, a décidé de téléphoner Barack Obama pour le féliciter.

A 6h55 (heure française), Mitt Romney reconnait en public à Boston, sa défaite, avec un discours fairplay et court.

Romney a entre autre prononcé ses paroles « Il faut toujours aller vers l’autre parti pour travailler ensemble » « La Nation c’est ce qui compte le plus, il faut aller vers l’autre »

Barack Obama a par ensuite réagi à Chicago à 7h35 (heure française), Un discours de 21 minutes, dont le ton de son discours en un mot « Together» (« ensemble » en français). Barack Obama se sent plus déterminé que jamais et plein d’espoir. Il réclame l’unité nationale, travailler ensemble avec le parti républicain, réclame un compromis pour que ce pays aille de l’avant.  « Nous sommes une famille américaine, nous allons nous lever ou tomber ensemble »  « Cette bataille a été féroce, ce qui compte c’est l’avenir de notre pays »  « Malgré toutes nos différences,  nous partageons certains espoirs pour l’avenir » « Nous croyons en une Amérique généreuse, tolérante et ouverte » » « Je vous demande de faire durer cet espoir, il faut avoir le courage de se battre » «Je veux que tous les Américains aient un avenir prometteur. C'est ce que nous sommes. C'est le pays dont je suis fier d'être président.» «Si vous travaillez dur, peu importe qui vous êtes et d'où vous venez (...) vous avez tous votre chance si vous vous en donnez la peine»

Le président Barack Obama s'est entretenu immédiatement après son élection avec les chefs du Congrès pour évoquer le programme législatif des deux mois à venir. Il souhaite que la priorité soit donnée aux «intérêts des Américains»,

La réélection de Barack Obama à la Maison Blanche et l'accession au Sénat d'Elizabeth Warren, opposante féroce aux banques, sont accueillies avec froideur par le secteur financier, qui s'attend à voir ses marges de manoeuvres contraintes par plus de réglementation

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a annoncé quittera son poste une fois assurée la transition avec son successeur après l'investiture du président réélu Barack Obama le 20 janvier

 

Barack Obama est très attendu par les citoyens américains

En lui donnant une seconde chance, notamment sur le plan économique. Il Faut noter :

-          Baisser la dette, qui à ce jour est de 16.400 milliards de dollars. Chaque jour, la dette américaine se creuse d'environ 3 milliards de dollars. Soit 125 millions de dollars par heure, 2 millions par minute ou encore 30.000 dollars par seconde.

-          Faire baisser le chômage qui en octobre 2012 est de 7,9% aux Etats Unis.

-          L'économie américaine a encore ralenti au deuxième trimestre, le produit intérieur brut n’ayant progressé que de 1,5% en rythme annuel, sa hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2011. Elle avait augmenté de 2% au premier trimestre

-          Le business avec la Chine, pour relancer la croissance.

-          Le redressement du secteur automobile.

-          Respecter son engagement, sur son plan de réforme de la santé, qui n’a pas pu etre abouti au premier mandat, qui vise à assurer 31 millions d'Américains aujourd'hui dépourvus de couverture.

-          Changer le système d’immigration

-          Les affaires étrangères : le nucléaire en Iran, les soldats en Afghanistan, La guerre en Syrie, et le souci entre l’Israel et les Palestiniens.

-          La crise immobilière : Plus de cinq millions d'Américains ont perdu leur logement depuis que la crise a éclaté aux États-Unis. Sans oublier les logements indécents dont sont victimes plusieurs américains,

-          11 millions de sans papiers vivent aux Etats Unis,

-          sans oublier les réparations suite au passage de l’Ouragan Sandy.

 

Autres affaires pour Obama -  « Job, Job, Job »

Barack Obama s’est engagé en faveur du mariage Gay.

L’Etat du Maine vient d’approuver ce 06 novembre 2012 le mariage gay.

A Noter : Certains autres États des États-Unis incluant Massachusetts (voté en 2003 et appliqué en 2004), Connecticut (2008), Vermont et Iowa (2009), New Hampshire (2010), New York (2011), État de Washington, Maryland et enfin la capitale Washington, D.C. (2012), ainsi qu'au Mexique : District fédéral de Mexico et État du Quintana Roo en 2011.

La question de la peine de mort aux Etats unis, La peine de mort aux États-Unis à ce jour, est encore appliquée dans 33 États fédérés sur 50 appliquent (seulement 17 l’ont aboli)

Le 07 Novembre dernier, Les électeurs de Californie maintiennent la peine de mort dans l'Etat
A la question «voulez-vous abolir la peine de mort et la remplacer par la prison à vie sans liberté conditionnelle?», les électeurs ont été 54% à répondre »non», contre 46% pour le «oui»,

Porto Rico veut devenir le 51e Etat américain. Les Portoricains ont voté en majorité mardi soir pour que leur île, qui a depuis 1952 le statut d'Etat libre associé aux Etats-Unis, devienne le 51e Etat américain, une réponse inédite à une question qui leur avait déjà été posée trois fois depuis 1967

 

Réactions en France :

-          François Hollande adresse ses «plus chaleureuses félicitations» à Obama. Il va appeler «très prochainement» Obama. «Je vais lui dire que les priorités qui sont les siennes sont aussi les nôtres», explique le président français devant la presse à l'Elysée, énumérant «la croissance, la lutte contre le réchauffement climatique et la résolution des crises» du Moyen-Orient, de l'Iran et du Mali. «Nous sommes en grande convergence», explique-t-il, même si «nous n'avons pas les mêmes traditions ou les mêmes affinités idéologiques».. «C'est vrai que le choix qu'a fait le peuple américain facilitera, je pense, l'accomplissement de nos propres objectifs». Le chef de l'Etat parle d'une «grande confiance» entre les deux pays.

-          Pour Montebourg, le gouvernement s'inspire du modèle Obama pour «défendre» les «emplois dans l'industrie»

-          Villepin estime qu'il y a «un grand décalage entre la réalité de l'enjeu et l'intérêt médiatique»

-          Moscovici «salue avec grand plaisir» la réélection de Barack Obama
«C'est une excellente nouvelle pour les États-Unis, pour le monde, pour l'Europe et pour les relations franco-américaines, je me réjouis vraiment de cette réélection»

-          Pour Bernard Kouchner, La réélection d'Obama, est «une très très bonne nouvelle»

-          L’ambassadeur américain en France a félicité la réélection de Obama.  « Très content pour Barack Obama et sa famille ».

-          Pour Bayrou, La réélection d'Obama, est «un signe d'espoir pour le monde»

-          Elizabeth Guigou espère qu'Obama sera plus actif en Méditerranée et en Afrique

 

Réactions à l’étranger

Le 1er ministre belge a dit : « La réélection de Obama est un signal encourageant pour l’avenir des Etats-Unis »

Le 1er ministre britannique David Cameron a aussi adressé ses « chaleureuses félicitations » à Barack Obama. Et se réjouit de «continuer à travailler» avec lui.

Le Conseil représentatifs des associations noires (CRAN) a «salué» la réélection de Barack Obama à la Maison Blanche tout en estimant qu'elle posait, comme en 2008, la question de «la représentation de la diversité dans la vie politique» française. Il demande au gouvernement de légiférer sur cette question

Le président russe Vladimir Poutine a salué ce mercredi la réélection de son homologue américain Barack Obama. Poutine invite Obama en Russie l'année prochaine, et « exprime l'espoir qu'un travail constructif soit poursuivi tant sur les questions bilatérales que dans le règlement de problèmes internationaux et régionaux aigus ». La Russie est prête à « aller aussi loin qu'est prête à aller l'administration américaine » dans la coopération « sur un principe d'égalité, d'intérêt mutuel, de respect mutuel », souligne de son côté le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Rappelons que les relations russo-américaines se sont dégradées cette année avec le retour de Vladimir Poutine au pouvoir. Poutine a accusé le département d'Etat américain de financer les organisateurs des manifestations de l'opposition en Russie, mis fin aux activités sur son territoire de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), et placé sous contrôle étroit les ONG à financement étranger, qualifiées d' « agents de l'étranger ».

L'Union Africaine (UA) demande à Barack Obama une plus grande implication des Etats-Unis dans la résolution des crises sur le continent africain, lors de son second mandat, selon le président de l'organisation.

 

07 NOVEMBRE 2012 - LE CONSEIL DES MINISTRES APPROUVE LE TEXTE

Le 26/11/2012

07 NOVEMBRE 2012 –

Le projet de loi du "mariage pour tous"

adopté en conseil des ministres

Le gouvernement socialiste français emboîte le pas à onze autres pays, dont la Belgique, le Canada et l'Espagne, et passe outre aux oppositions de la droite et des Eglises en présentant mercredi 7 novembre son projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. Ce dernier a désormais franchi l'étape du conseil des ministres, ce qui ouvre le chemin vers son examen par le Parlement à partir du mois de janvier.

Pendant le conseil, François Hollande a jugé que la loi représentait "un progrès pas seulement pour quelques-uns mais pour toute la société", a ensuite relaté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Jugeant le débat autour de ce texte "légitime", le président a souhaité aussi qu'il soit "maîtrisé" et "respectueux des opinions comme des croyances" en laissant "la place à une large concertation", a-t-elle précisé.

Le texte instaure le "mariage pour tous" quelle que soit l'orientation sexuelle et ouvre également le droit à l'adoption aux couples mariés homosexuels. Cette mesure est la plus critiquée par les opposants au projet qui dénoncent la "fiction" d'un couple parental où n'existeraient plus un père et une mère mais deux personnes du même sexe que rien ne distinguerait aux yeux des enfants sinon par un numéro d'ordre.

Le projet de loi, au grand dam des associations de défense des homosexuels, ne prévoit pas l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, ou les questions de filiation, renvoyées par le gouvernement à une future loi sur la famille. Les députés socialistes ont déjà promis un amendement sur la PMA. "Vous savez, c'est une revendication très normative, pouvoir faire famille, entrer dans un cadre juridique, ça n'a rien d'une destruction mais, au contraire, c'est une sécurisation juridique, une protection", a fait valoir Dominique Bertinotti, ministre de la famille, pour qui ce projet de loi est "une première marche".

Mardi, Mme Bertinotti avait accusé l'UMP de "dire n'importe quoi" et d'"alimenter les fantasmes". "Attendez de voir le projet de loi avant d'avancer des choses totalement fausses comme l'idée du 'parent un' ou du 'parent deux'", avait lancé Dominique Bertinotti. L'ancien premier ministre François Fillon a annoncé que si le texte était voté, l'opposition le remettrait en cause en cas d'alternance, et des maires font campagne pour être dispensés de célébrer les mariages homosexuels.

QUELQUES REACTIONS

Selon une enquête, 65 % des Français approuvent désormais le mariage homosexuel, contre 51 % seulement en 1995. Il sont plus réservés en ce qui concerne l'adoption, approuvée par une courte majorité (52 %). Ce sondage a été réalisé en ligne du 29 au 31 octobre sur un échantillon de 1 371 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas

« L’amour que se portent deux personnes de même sexe n’a pas moins de valeur que les autres et leur désir de fonder une famille est tout aussi noble que les autres,  assure Philippe Rollandin, l’un des porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL). Dès lors, il n’y a aucune raison de ne pas accorder à tous les mêmes droits. »  

Les réfractaires au projet de loi estiment, eux, que l’égalité et son corollaire – la discrimination – n’ont pas leur place dans le débat. « Juridiquement, il n’y a discrimination que lorsqu’on traite différemment des situations identiques. Or, sur le plan de la procréation, les couples hétérosexuels et homosexuels ne se trouvent pas dans des situations comparables »,  souligne Françoise Dekeuwer-Défossez, juriste spécialisée en droit de la famille. Et de déplorer : « Aujourd’hui, nous n’envisageons plus l’égalité que sous l’angle de l’identité. À tort, car l’égalité ne signifie pas forcément indifférenciation des droits. »  

En l’état actuel, le texte ne satisfait personne. Pas même les principaux bénéficiaires de la réforme. D’abord, parce que la réforme envisagée leur barre l’accès à l’AMP. « Cette loi nous permet de devenir parent sans nous donner les moyens de procréer, c’est une tartufferie !  s’agace Philippe Rollandin. Le gouvernement est hypocrite, il sait très bien que les lesbiennes recourront à l’AMP… mais en Belgique. »  

 

L’UMP demande des « états généraux de la famille »

La classe politique se montre, elle aussi, très critique. L’UMP demande un report de l’examen du texte, afin que soient organisés des « états généraux de la famille » et menace d’annuler la loi en cas de retour de la droite au pouvoir. 

François Bayrou se déclare, lui, favorable à l’adoption par les couples homosexuels, mais souhaite que le terme « mariage » reste réservé aux hétérosexuels. Il plaide donc pour une simple « union » pour les couples de même sexe. 

Quant à la gauche, qu’on pourrait a priori imaginer en phase avec le gouvernement, elle promet de batailler en faveur de l’ouverture de l’AMP aux homosexuels. Le groupe PS déposera un amendement en ce sens à l’Assemblée.

 

Propos Honteux de Serge Dassault

Le sénateur de l'Essonne Serge Dassault, 87 ans, a déclaré sur France Culture : «On veut un pays d'homos ? Dans dix ans y'a plus personne, c'est stupide, Il n'y a plus de renouvellement de la population. A quoi ça rime ? »

Serge Dassault livre sa vision de la civilisation grecque : "Regardez dans l'Histoire, la Grèce, c'est une des raisons de sa décadence à l'époque. Décadence totale. C'est l'arrêt de la famille, c'est l'arrêt du développement des enfants, c'est l'arrêt de l'éducation, c'est un danger énorme pour l'ensemble de la nation, énorme."

Serge Dassault avait également déclaré : «La note de la France risque d'être dégradée, et pendant ce temps, on parle de mariage homo, de conneries comme ça !», indique encore le journaliste de France Culture.

Le porte-parole du PS, David Assouline a réagi sur son compte Twitter. «Que dit l'UMP ? Et Messieurs Copé et Fillon? La vulgarité homophobe serait-elle plus tolérable que les autres ?»,

Les représentants religieux, sans surprise, ont exprimé leur désaccord

De leur côté, l’ensemble des représentants religieux, catholiques, protestants, musulmans et juifs, ont tous exprimé leur désaccord. Ils justifient leur opposition au projet par des arguments non seulement religieux, propres à leurs traditions respectives, mais aussi "anthropologiques" en se réclamant de la "nature humaine". "Une vision de l'être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société", a tonné Mgr Vingt-Trois.

L’Église déplore, tout particulièrement, que le projet de loi remette en question le lien entre procréation et conjugalité.

Selon eux, une telle réforme risque de déstabiliser la famille dans sa construction originelle. L’Église catholique a donné à sa position une solennité particulière, à l’occasion de la Conférence des évêques de France, le week-end dernier, à Lourdes. 

La hiérarchie catholique n'appelle pas les fidèles à manifester, au contraire des courants intégristes, mais sa descente dans l'arène politique n'en a pas moins rouvert le débat récurrent en France sur la place des religions dans une société laïque. David Assouline, porte-parole du Parti socialiste, a jugé que l'Eglise n'était "pas vraiment dans son rôle" en s'opposant à une mesure qui concerne "le mariage civil dans la République laïque".

"Toutes les convictions, incluant les religions, ont le droit à la libre expression", a fait valoir sur Mediapart le sociologue Jean Baubérot, spécialiste de la laïcité, mais "aucune ne prévaut face au suffrage universel", a-t-il ajouté

 

Concernant les associations LGBT

Le projet de loi est aussi critiqué par les associations homosexuelles car il n'aborde pas certaines questions auxquelles elles sont très attachées comme la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a renvoyé ces questions "à une loi complémentaire qui pourrait être une loi sur la famille". L'association SOS homophobie a souligné que dans les pays européens – dont l'Espagne et le Portugal – qui ont ouvert le mariage, l'adoption et la PMA aux couples de même sexe, "aucun n'a sombré dans la décadence annoncée".

Pour les homos, le mariage pour tous est surtout une question de principe

Dans le quartier parisien du Marais, lieu de rencontre privilégié de la communauté homosexuelle, la question du mariage pour tous fait l’unanimité. « On paie nos impôts comme tout le monde, il me semble logique d’avoir les mêmes droits », souligne Laurent, 37 ans, responsable d’un magasin de vêtements dans le quartier.

 

Un pédopsychiatre réagit « Grandir dans un foyer homosexuel n'a jamais posé problème »

Deux cas de figure permettent aujourd'hui, alors que le projet de loi n'est pas encore voté, qu'un enfant soit élevé par deux parents de même sexe : soit un des adultes a adopté un enfant de manière monoparentale, soit l'homme ou la femme s'est orienté(e) vers un autre type d'amour au cours de sa vie, après avoir eu un enfant d'une union hétérosexuelle.

Objectivement, cela n'a jamais posé aucun problème à un enfant de grandir dans un foyer homosexuel. La seule chose qui gêne, mais c'est exactement pareil chez les progénitures d'hétérosexuels, c'est quand la pudeur de la sexualité n'est pas respectée. Pour le reste, j'ai vu des enfants élevés par des couples homosexuels aussi casse-pieds que ceux de couples hétérosexuels, d'autres aussi drôles et sympathiques, etc. Il n'y a pas de spécificités chez les enfants adoptés par des couples de même sexe.

Quand j'entends l'élu du VIIIe arrondissement de Paris, François Lebel, dire que la légalisation du mariage homosexuel "pourrait ouvrir la porte à la polygamie, l'inceste et la pédophilie", je bondis ! Doit-on lui rappeler que 80% des cas d'inceste et de pédophilie ont lieu au sein de la famille, qui est jusqu'à présent très majoritairement hétérosexuelle ?

Mais ill faut être lucide : même si la loi passe, les homosexuels vont avoir du mal à adopter. Pourquoi ? Principalement parce que le nombre d'adoptions, au niveau international, est en baisse – on ne peut que s'en féliciter, dans un monde idéal il n'y aurait pas d'adoptions internationales. Mais également parce qu'en France, il y a environ 25.000 demandes d'adoption par an, pour environ 600 enfants français adoptables.

Il serait formidable que le droit à l'adoption pour les couples de même sexe s'accompagne de nouvelles modalités concernant notre système français d'adoption. J'en vois trois.

1- D'après les chiffres fournis par les associations de parents adoptant, 30% des enfants adoptés ont des troubles cognitifs. Ce sont pourtant des milieux socio-culturels élevés qui adoptent, dans lesquels les dérangements cognitifs représentent normalement 3 à 4%. Une des solutions serait de créer une véritable politique de l'adopté, où tous les ans l'enfant et les parents adoptifs seraient vus pour un bilan cognitif, avec un pédagogue, un psychologue, un groupe de parole, etc. Autrement dit, d'assurer un suivi annuel de l'évolution de l'enfant, qu'il soit adopté par un couple homosexuel ou hétérosexuel.

2- Il faudrait que la famille biologique d'un enfant adopté – ses grands-parents, ses oncles et tantes, etc. – signent un document administratif. Les identifications d'un individu sont toujours en mosaïque, il n'est pas question que d'un chromosome émanant d'un père ou d'une mère. Ces signatures multiples éviteraient les identifications mono-sexuées, qui constituent un argument – peu solide à mes yeux – de mes camarades opposés à l'adoption par des homosexuels.

3- Enfin, les couples homosexuels donneraient une leçon extraordinaire à notre système d'adoption en choisissant des "grands enfants", ceux qui ont autour de 10 ans, sont toujours adoptables et qui vivent en attendant dans les foyers de l'aide sociale à l'enfance.

 

02 NOVEMBRE 2012 - BILAN OBAMA 2008-2012, MITIGE

Le 26/11/2012

02 NOVEMBRE 2012 –

BILAN BARACK OBAMA DES 4 ANS, 2008-2012

PEUT MIEUX FAIRE

A quelques semaines de la présidentielle américaine, les critiques fusent à l’encontre du président sortant Barack Obama. Face au pessimisme de ses adversaires républicains, quel est le vrai bilan d’Obama ? L’homme du « Yes we can » (oui nous le pouvons, ndlr) avait soulevé un vent d’espoir lors de son élection en 2008. Après les promesses, il doit aujourd’hui répondre de ses actes face aux électeurs.

Emploi

En dépit d’une lente reprise ces derniers mois, le taux de chômage a atteint des records sous le mandat d’Obama,  jusqu’à 10% en octobre 2009. Selon les derniers chiffres publiés pas le gouvernement américain, en août 2012, il atteignait encore 8,1% soit 12,5 millions de personnes qui étaient sans emploi.

Après avoir engendré plus de 200 000 emplois en moyenne par mois entre décembre 2011 et février 2012, l’économie américaine n’en crée plus que 96 000 en août . Insuffisant selon le président de la FED, Ben Bernanke qui estime qu’au moins 110 000 créations d’emplois par mois sont nécessaires.

 

Santé

Sa plus grande réussite qualifiée d’historique par certains, c’est la réforme du système de santé ou Affordable Care Act ou Obamacare. Il lui aura fallu le temps de son mandat pour que la Cour Suprême l’adopte à 5 voix contre 4 le 28 juin 2012.

Grâce à cette réforme, tous les Américains sauf exceptions devront se doter d’une assurance maladie sous peine d’amende dès 2014. L’Obamacare fournira une couverture santé à 32 millions d’Américains qui en sont aujourd'hui dépourvus.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de la réforme de santé, un article de Rue 89 à lire.

 

Relations internationales

Irak : Face à l’enlisement de ce conflit, Barack Obama opte pour le retrait complet des troupes américaines. Les derniers militaires ont quitté le sol irakien le 15 décembre 2011.

Afghanistan : Au début de son mandat, Obama envoit des renforts militaires sur place, puis il annonce la date de retrait définitif des troupes pour 2014.

Iran : Après avoir tenté de mener la politique du dialogue avec Téhéran, l’Administration Obama se range derrière la politique de sanction défendue par les Européens, et refuse pour l'heure, de suivre les menaces militaires israéliennes.

Printemps arabes : L'Administration Obama reste spectatrice des mouvements révolutionnaires qui enflamment l’Égypte et la Tunisie.

Asie : Les États-Unis renforcent leur présence en Asie en multipliant les accords bilatéraux dans cette région et en installant prochainement une base militaire en Australie. Même si la Chine reste l'un des plus grand détenteur de la dette américaine, Obama a récemment déposé une nouvelle plainte devant l'OMC contre l'Empire du milieu suite à des conflits commerciaux.

Russie : En avril 2010, Obama signe le nouveau traité Start à Prague qui prévoit une réduction des arsenaux nucléaires des deux pays.

 

Économie : quel bilan pour Obama ?

Dette : Elle continue de se creuser et dépasse aujourd'hui les 16 000 milliards de dollars.

Obama a pourtant essayé de relancer l'économie du pays en faisant adopter par le Sénat un plan de près de 800 milliards de dollars pour sauver l’emploi ainsi que l’industrie automobile.

Ce secteur a été redressé grâce à un plan de 80 milliards de dollars sauvant les constructeurs General Motors (GM) et Chrysler contraints de déposer le bilan en 2009.
GM a pu reprendre sa place de numéro 1 mondial de l’automobile.

Finance :
Grâce à la loi Dodd-Franck, Barack Obama veut accroître le contrôle des autorités sur le système financier et instaurer une plus grande transparence des transactions. Votée en 2010, elle peine a entrer en application.


Immobilier : Le secteur connaît une reprise du marché ces derniers mois. Depuis la crise des subprimes, l’immobilier va mieux. La chute des prix du logement est enrayée. Aujourd’hui, le prix médians est de 187 400 dollars  soit  9,5% qu’en août 2011.

SUR LE CHÔMAGE

• La situation dans laquelle il a trouvé le pays. En novembre 2008, le taux de chômage s'élevait à 6,5 % de la population active selon l'OIT, soit 1,3% de plus qu'un an plus tôt. Il a atteint les 8% en janvier 2009, lors de l'entrée à la Maison-Blanche de Barack Obama.

• Le bilan. Le bilan de l'administration démocrate n'a rien de glorieux non plus. Le chômage n'est passé en dessous de la barre des 8% qu'un seul mois dans tout le mandat. Or cette barre n'avait été atteinte que deux fois depuis 1947, en 1974 et en 1982. Un pic de 10,2% a même été franchi en octobre 2009, du jamais vu depuis les années 30. Toutefois, l'administration Obama a le mérite d'avoir réussi à stopper l'hémorragie et à inverser la tendance. En septembre 2012, le chômage est enfin redescendu sous la barre des 8%, à 7,8%. Mais il a de nouveau augmenté de 0,1% en octobre. Et il reste toujours considéré comme à "niveau de crise", le seuil "normal" étant de 5%.

 

SUR LA CROISSANCE

• La situation dans laquelle il a trouvé le pays. Obama est arrivé au pouvoir alors que les États-Unis subissaient la plus grave récession depuis 1929. Le PIB, de 2007 à 2009, est passé de plus de 13,2 milliers de milliards de dollars à moins de 12,8.

• Le bilan. L'équipe démocrate fraichement arrivée au pouvoir ambitionnait de faire bondir le PIB de 3,2 % dès 2010, puis de 4 % et 4,6 % les années suivantes. Mais tout ne s'est pas vraiment passé comme prévu. La croissance était bien au rendez-vous dès 2010, mais à seulement 3%. Elle a ensuite stagné à 1,7 % en 2011. Et les analystes ne prévoient pas plus de 2 % cette année.

SUR LE POUVOIR D'ACHAT

• La situation dans laquelle il a trouvé le pays. Contrairement aux autres indicateurs, celui du pouvoir d'achat était encore relativement bon lorsque Barack Obama a pris les rênes. L'indice de base du revenu médian des ménages était de 100 lors de son arrivée à la Maison-Blanche, soit un revenu de 55.000 dollars par an et par ménage. L'indice avait pris quatre points depuis 2006.

• Le bilan. Entre janvier 2009 et mars 2012, l'indice a perdu huit points. Le revenu médian par foyer est passé de 55.000 dollars par an en janvier 2009 à 50.000 en 2011, avant de remonter à 51.000 dollars en juin 2012. Le taux de pauvreté a, quant à lui, atteint 15%, au plus haut depuis vingt ans.

 

SUR LA DETTE

• La situation dans laquelle il a trouvé le pays. George Bush avait fait passer la dette publique de 5 700 milliards de dollars à 10 600 milliards en huit ans, soit un bond de 85 %.

• Le bilan. Le trou n'a cessé de se creuser, et ce de manière abyssale. La dette des États-Unis atteint aujourd'hui 16.000 milliards de dollars, soit 51 % d'augmentation en quatre ans. Il faut dire que l'administration Obama a entamé son mandat par un plan de relance de 780 milliards de dollars, répartis entre allégements fiscaux et en investissement dans la recherche, la santé ou les énergies propres.

Et comme le détaille le Monde, la Réserve fédérale et le Trésor ont également racheté jusqu'à 2 000 milliards de titres de dette "pourrie". Et devant la faiblesse de la reprise, la Fed a encore annoncé en septembre un nouveau plan, comprenant des acquisitions de titres défectueux au rythme de 40 milliards de dollars par mois sans limite de temps, jusqu'à ce que "la perspective du marché du travail s'améliore", détaille le quotidien du soir.

 

Lutte anti-terrorisme

Oussama Ben Laden : Obama restera la président qui a vaincu le numéro Un du réseau terroriste Al-Qaïda. Après dix ans de traque, la mort de Ben Laden est annoncée le 1er mai 2011.

Guantanamo
: La fermeture de ce centre de détention fait partie des promesses non tenues d’Obama. Dix ans après son ouverture,167 détenus sont encore enfermés à Guantanamo.


Torture : Obama défend le décret du 22 janvier 2009 qui interdit tout recours à la torture par les forces américaines notamment la pratique du "water boarding" ou simulation de noyade. Le président décide aussi de fermer les prisons secrètes de la CIA .

 

Image et communication

C’est un fait, Barack Obama maîtrise parfaitement sa communication. Avec sa femme Michelle ou leurs deux filles, ils forment une famille charismatique dont on se ferait bien des amis.

A bord d’Air force 1, sur le terrain de basket de la Maison blanche, Obama véhicule toujours l'image d'un président accessible. En 2009, quelques jours après sa prise de fonction, on le voit saluer un homme de ménage dans les couloirs de la Maison Blanche. Récemment, un pizzaïolo le prend dans ses bras et c’est le buzz assuré sur la toile.

31 OCTOBRE 2012 - DEBUT DE LA TREVE HIVERNALE 2012-2013

Le 26/11/2012

31 OCTOBRE 2012 –

Trêve hivernale : expulsions gelées du 31 octobre 2012

jusqu'au 15 mars 2013

Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre estime à 50 000 les familles réellement expulsées en 2011.

Les températures sont en chute libre dehors et des dizaines de milliers de familles sont menacées d'expulsions en France. Mais peu importe le nombre de loyers en retard, à partir de du 31 octobre 2012 à 21 heures et jusqu'au 15 mars 2013, la traditionnelle trêve hivernale les protège de la rue. Les locataires défaillants ne pourront en effet être expulsés, même si leur propriétaire a engagé une procédure judiciaire.

Seuls les «squatteurs», qui n'ont donc pas de contrat de location sont expulsables.

En 2011, 113 669 décisions judiciaires d'expulsion ont été rendues, soit 4% de plus par rapport à 2010 et une augmentation de 40% en 10 ans. Presque 13 000 de ces expulsions en 2012 ont nécessité le concours de la force publique, soit là aussi une forte augmentation: 9% sur un an et un doublement en dix ans. «Mais on estime à 50 000 le nombre de familles expulsées, car beaucoup partent sous la pression des huissiers ou de gros bras, ou quittent leur logement en catimini, par honte», précise le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne.

Expulsions à la hâte avant la trêve?

Chaque année, l'association dénonce une accentuation des expulsions en octobre, juste avant la trêve. Ce que dément Patrick Safar, trésorier de la Chambre nationale des huissiers de justice. «On intervient quand on a le concours de la force publique, mais souvent la préfecture ne nous l'accorde qu'en dernière minute», justifie-t-il en précisant que 90% des procédures «se résolvent par un départ volontaire. A partir du moment où il y a une décision de justice, il faut l'appliquer. Mais on essaie que la décision soit la moins douloureuse possible».

Mais pas de doute, le nombre de personnes menacées d'expulsions augmente. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement (DAL), le constate dans les permanences de son association: «On essaie d'intervenir auprès des préfectures pour obtenir des sursis. On y arrive parfois mais pas toujours», regrette-t-il. «Les familles sont expulsées, les conseils généraux n'arrivent pas à les reloger, les familles se tournent vers le 115 [le numéro d'appel d'urgence pour les sans-abri] qui est saturé», résume-t-il.

Hébergement d'urgence

Ainsi dans plusieurs villes de France, pouvoirs publics et associations ont constaté une hausse des demandes d'hébergement d'urgence, notamment de familles à la rue. A Paris, 400 appels sur les 1 200 que reçoit le Samu social chaque soir restent sans solution. Pour faire face, Cécile Duflot n'exclu pas de mettre en oeuvre la réquisition de logements vacants, un dispositif rarement appliqué. Après l'avoir affirmé samedi, elle l'a rappelé ce mercredi matin sur RTL. «S'il y a besoin de cette solution, elle sera mise en oeuvre», a-t-elle martelé. Les «19 000 places nouvelles» annoncées pour l'hiver par la ministre du Logement doivent être par ailleurs mobilisables à partir de ce jeudi.

«Ras-le-bol de ce sempiternel plan hivernal», lance Christophe Robert, le porte-parole de la Fondation Abbé Pierre, interviewé par France Info. Il explique en effet que les hébergements d'urgence ne sont que du bricolage en attendant une vraie solution

 

31 OCTOBRE 2012 - LE FRONT DE GAUCHE S'OPPOSE AU PS

Le 26/11/2012

31 OCTOBRE 2012 –

Le gouvernement bousculé au Sénat

À trois reprises, dont deux avec la droite, les élus du Front de gauche ont voté contre des textes soutenus par le PS.

Le torchon brûle entre le gouvernement et le Front de gauche. En deux jours, les sénateurs communistes ont voté trois fois contre des textes soutenus par le gouvernement: mardi, ils ont refusé de soutenir le projet de loi organique visant à instaurer une «règle d'or» d'équilibre des finances publiques, après la ratification du traité européen qu'ils ont combattu. Le texte n'en a pas moins été adopté avec une majorité confortable de 319 voix (PS, UMP, centristes et Verts) contre 22. Dans la nuit de mardi à mercredi, ils ont fait adopter, avec l'appui des groupes UMP et centriste du Sénat, une motion d'irrecevabilité pour repousser la proposition de loi de François Brottes (PS) visant à réformer la tarification de l'énergie, qui fait partie des 60 engagements de campagne de François Hollande.

Troisième revers pour le gouvernement: la commission des finances du Sénat a rejeté mercredi matin la loi de programmation budgétaire pour la période 2012-2017. Les communistes et l'opposition ont à nouveau uni leurs voix pour voter contre ce texte (23 voix contre, 18 pour et une abstention), qui ramène le déficit à 3 % en 2013. La fragile majorité (de six voix) dont dispose la gauche au Sénat donne toute latitude aux alliés de Jean-Luc Mélenchon pour se faire entendre. Les socialistes ont très mal pris le rejet, sans débat, de la proposition sur l'énergie. Invité mercredi de l'Association des journalistes parlementaires, Bruno Le Roux, le patron des députés PS, a annoncé qu'une réunion aurait lieu le 12 novembre à Matignon avec son homologue du Sénat, François Rebsamen, pour déminer le sujet. «Je ne souhaite pas que l'opposition sur un texte devienne une opposition au gouvernement», a-t-il expliqué.

Situation de blocage

Conscient des dégâts que peut provoquer cette situation de blocage, Bruno Le Roux a demandé au premier vice-président du groupe, Philippe Martin, de se tenir «en liaison permanente» avec les autres groupes de gauche de l'Assemblée. Jean-Jacques Mirassou, porte-parole du groupe PS au Sénat, explique: «Nous allons nous donner les moyens de mettre en place un dispositif de concertation pour rapprocher les points de vue .»

Jacques Mézard, le président du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen), déplore pour sa part «la méconnaissance du Sénat par une majorité de ministres et leurs cabinets». Il précise: «Sur l'énergie, Delphine Batho (la ministre de l'Écologie) ne nous a même pas consultés.» «Le gouvernement a tort de vouloir ignorer le bicamérisme», renchérit François Zocchetto, le président du groupe centriste. Le plus dur est à venir pour le gouvernement, car les sénateurs communistes peuvent surtout obtenir le rejet de la partie recettes de la loi de finances, dont l'examen débutera le 22 novembre au Sénat. Du même coup, la Haute Assemblée n'examinerait même pas le volet «dépenses» du budget 2013. «Cette absence de majorité est du pain bénit pour l'opposition», reconnaît Philippe Marini, le président UMP de la commission des finances.

31 OCTOBRE 2012 - POPULARITE HOLLANDE ET AYRAULT EN BAISSE

Le 26/11/2012

31 OCTOBRE 2012 –

La popularité de Hollande et Ayrault

continue de dégringoler

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et le président de la République, François Hollande, le 19 septembre 2012 à l'Elysée.

POLITIQUE - "Exercer le pouvoir, aujourd'hui, c'est très dur. Il n'y a plus aucune indulgence, aucun respect. Mais je le savais", a confié le chef de l'Etat au journal Le Monde, mercredi 31 octobre. Et pour cause. Les cotes de confiance de François Hollande et Jean-Marc Ayrault continuent de plonger, selon le baromètre de novembre de TNS Sofres-Sopra group pour Le Figaro Magazine, dévoilé mercredi 31 octobre.

Seuls 36% des Français font confiance au chef de l'Etat et 34% au Premier ministre. Le duo à la tête de l'exécutif perd ainsi respectivement 5 et 7 points depuis le dernier baromètre d'octobre. 

Un tiers des Français ne fait pas confiance à Hollande

Seulement 31% des personnes interrogées font "plutôt confiance" au président de la République, soit une perte de 5 points par rapport à octobre. Comme le mois précédent, seules 5% lui font "tout à fait confiance".

A l'inverse, 60% ne lui font pas confiance, soit une chute de 4 points : 34% (+3 points) "pas du tout", et 26% (+1 point) "plutôt pas".

Jean-Marc Ayrault au même niveau qu'Edith Cresson

Près de six mois après son arrivée à Matignon, Jean-Marc Ayrault se retrouve donc avec une cote de popularité presque équivalente à celle d'Alain Juppé en 1995 (33%) et d'Edith Cresson en 1992 (30%), deux Premiers ministres dont le bail a été écourté brutalement, souligne Reuters. Il s'agit pour le chef du gouvernement d'une baisse de 6 points par rapport à octobre. Ainsi, 57% des personnes interrogées ne lui font pas confiance aujourd'hui.

Si le duo à la tête de l'exécutif poursuit sa chute, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, est quant à lui la personnalité dont les sondés souhaitent le plus qu'elle joue un rôle important dans l'avenir. En hausse de 2 points à 46% de cote d'avenir, Manuel Valls devance l'UMP François Fillon, stable à 44%, et Nicolas Sarkozy, qui progresse de 3 points à 35%.

Ces nouveaux chiffres s'inscrivent dans une baisse continue de la cote de popularité du chef de l'Etat, relevée par les autres instituts de sondage. 

Sondage réalisé les 25 et 26 octobre auprès d'un échantillon de 1 000 personnes, interrogées en face-à-face à leur domicile, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.