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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY
27 SEPT 2012 - UNE MANIF POUR L'ACCES DES GAYS AU DON DU SANG
Le 02/10/2012
27 SEPTEMBRE 2012 -
Manifestation dimanche pour l'accès des gays
au don du sang
La Ligue des droits de l'homme (LDH) et le collectif «tous receveurs, tous donneurs» manifesteront dimanche 30 septembre à Paris pour obtenir l'annulation de l'arrêté qui empêche les gays de donner leur sang...
A 13h30 dimanche, place de la Nation, La Ligue des droits de l'homme et le collectif «Tous receveurs, tous donneurs» brandiront des étendards pour obtenir le droit de donner leur sang, et de contre-indiquer, non pas une «population à risque», mais des pratiques sexuelles à risque.
Réagir
Étiquetés «population à risque», les gays sont écartés du don du sang depuis 1983; les organismes de collecte et le gouvernement invoquant la forte prévalence du virus du sida chez les hommes homosexuels. Lors de la journée mondiale du don du sang, le 14 juin 2012, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, assurait que les gays pourraient donner leur sang dans les prochains mois: «On peut et on doit revoir cette politique (...). La sécurité doit être assurée, il n'est pas question de prendre le moindre risque en terme de transfusion mais le critère ne peut pas être (...) l'inclination sexuelle».
Les organisateurs entendent profiter de l'ouverture des débats sur l'égalité des droits pour tous pour faire réagir le nouveau gouvernement sur cette mesure qui constituait l'un des premiers engagements de la prise de pouvoir. «A l'heure où la France manque cruellement de sang, les campagnes de l'Etablissement français du sang se multiplient pour appeler les citoyens à donner le leur, il est dès lors plus que surprenant qu'une partie de la population se voie toujours refuser la possibilité de contribuer à cet effort national de solidarité» écrivent-il dans un communiqué.
Une pétition circule également sur la toile, que les manifestants du 30 septembre seront invités à signer.
24 SEPT 2012 - 2 MERES PACSEES OBTIENNENT L AUTORITE PARENTALE
Le 02/10/2012
24 SEPTEMBRE 2012 -
Deux mères pacsées obtiennent l'autorité parentale croisée
JUSTICE. Ces deux femmes pourront désormais exercer l'autorité parentale chacune sur l'enfant de l'autre. Selon l'avocate du couple, ce jugement «reconnaît l'existence d'une autre forme de famille».
C'est, selon l'avocate des deux femmes, «un pas supplémentaire vers l'égalité entre différentes formes de familles». Une juge aux affaires familiales a accordé le 12 septembre à Bayonne l'autorité parentale à deux femmes pacsées, chacune sur l'enfant de l'autre. Le parquet a donné un avis favorable, et le jugement devrait donc être définitif faute d'appel du parquet d'ici un mois.
«Conforme à l'intérêt des enfants»
Dans ses attendus, la juge considère que la décision «conforme à l'intérêt des enfants», «viendra officialiser une situation de fait qui fonctionne déjà en pratique de manière satisfaisante» a indiqué l'avocate Me Colette Capdevielle.
Surtout, souligne-t-elle, les attendus notent que «les enfants paraissent épanouies au sein d'une famille ainsi constituée». La juge, interprète l'avocate, «reconnaît que deux femmes qui vivent ensemble avec chacune leur enfant forment une "famille". C'est un pas supplémentaire dans l'égalité entre différentes formes de familles». La décision rappelle celle de novembre 2011, par le même tribunal aux affaires familiales à Bayonne, qui avait accordé à une femme pacsée avec une autre l'autorité parentale conjointe sur les jumelles mises au monde par cette dernière, et qui avait énervé certains députés UMP.
«L'existence d'une autre forme de famille»
Cette décision n'avait été assortie d'aucune mention explicite de «circonstance particulière», ce qui constituait, selon la même avocate, un revirement de jurisprudence par rapport aux jugements dans ce type de dossier. La décision de septembre «va encore plus loin» car dans ses motivations la juge «reconnaît l'existence d'une autre forme de famille», selon Me Capdevielle.
Le parquet a estimé pour sa part que la décision de novembre 2011 était bien une avancée dans le sens ou précédemment «la Cour de cassation avait déjà admis ce principe mais en l'assortissant de conditions particulières». «Ce n'a pas été le cas de la décision du 2 novembre 2011 à Bayonne et ce n'est pas non plus le cas de la décision du 12 septembre», qui ne fait donc que «confirmer» la précédente, a déclaré le substitut du procureur Marc Mariée.
21 SEPT 2012 - BREST 8EME CLUB DE FOOT A SIGNER LA CHARTE
Le 02/10/2012
21 SEPTEMBRE 2012 -
Foot: Brest sera le 8e club de Ligue 1
signataire de la charte contre l'homophobie
Le Stade Brestois deviendra samedi le huitième club de football de Ligue 1 à signer la charte contre l'homophobie dans le football, a annoncé le Paris Foot Gay, créateur de cette charte.
Le Stade Brestois deviendra samedi le huitième club de football de Ligue 1 à signer la charte contre l'homophobie dans le football, a annoncé le Paris Foot Gay, créateur de cette charte.
Brest rejoindra le PSG, l'AJ Auxerre, l'OGC Nice, l'AS Saint-Étienne, le Montpellier Hérault Sport Club, les Girondins de Bordeaux et Évian-Thonon-Gaillard. La LFP (Ligue de football professionnel) et le club de L2 du Havre ont aussi signé la charte.
Sortis du déni
Cette signature s'accompagne d'une convention de partenariat afin que cet accord «soit le point de départ d'une collaboration pour mettre en place des actions concrètes, comme nous le faisons déjà avec le PSG et Montpellier», a précisé le président du Paris Foot Gay, Pascal Brethes.
«Depuis sa création, en 2003, notre association constate une certaine évolution du milieu du football professionnel vis-à-vis de l'homophobie», avec des acteurs plus nombreux qui «semblent être sortis du déni et enfin reconnaître que l'homophobie sévit dans ce sport», a estimé M. Brethes.
21 SEPT 2012 - PROJET LOI MARIAGE ET ADOPTION HOMO DEVOILE
Le 02/10/2012
21 SEPTEMBRE 2012 –
PROJET LOI MARIAGE ET ADOPTION
COUPLE MEME SEXE DEVOILE
Prévu pour être présenté en conseil des ministres le 31 octobre prochain, le projet de loi sur le "mariage et l'adoption pour tous" fait déjà l'objet d'un avant-projet de loi qui sera examiné par les ministres concernés mercredi prochain. Ce document, dont La Vie vous propose l'intégralité (exposé des motifs et avant-projet), marque bien une modification substantielle de la définition du mariage et de la parentalité. Comme annoncé par Christiane Taubira dans La Croix la semaine dernière, il ne comporte pas d'ouverture au droit à la procréation médicalement assistée, promesse de campagne de François Hollande.
L'exposé des motifs peut étonner. La raison pour laquelle le candidat Hollande souhaitait ouvrir le mariage aux couples de même sexe était, comme on l'a entendu à maintes reprises, de faire cesser une "discrimination". Or il n'est nullement question de cela dans le texte qui mentionne juste des "différences" entre le PACS et le mariage.
Le propos se place en revanche dans une perspective résolument laïque : il constate que le mariage était la "prérogative exclusive de l’église durant l’Ancien régime [et que] le mariage civil [...] transpose les règles du droit canon, [mais] n’a toutefois pas été défini par le code civil". C'est donc pour laïciser le mariage que le gouvernement souhaite l'ouvrir aux personnes de même sexe, sous-entendant ainsi que le principe du mariage jusqu'à aujourd'hui (un homme et une femme) serait un principe uniquement religieux dont il serait nécessaire de s'affranchir. Cette nécessité semble par ailleurs venue tardivement dans les réécritures successives du texte, comme en témoigne cette coquille: "Une nouvelle étape paraît doit (sic) donc être franchie".
Quant au texte de loi, il est divisé en quatre titres. Un premier titre, très court, concerne le mariage : l'article 143 du code civil dira dorénavant que "Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe" et réécrit les articles du code civil en asexualisant les termes. Un alinéa précise que pour être valable, un mariage de deux étrangers de même sexe ne peut se faire sur le sol français que si leur pays d'origine reconnaît le mariage homosexuel.
Les titres 3 et 4 sont essentiellement techniques. La plus grande partie concerne la nécessaire réécriture de tous les articles du code civil qui emploient les termes "père" et "mère", qui se voient remplacés par le générique "parent". Une technicité qui n'est qu'apparente, selon Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l'Université d'Evry, car elle touche à la filiation : "La disparition de la paternité risque de générer des situations extrêmement complexes pour tous les époux, de même sexe ou non. Le texte ne dit mot par exemple de ce que devient la présomption de paternité, actuellement fondée sur l'obligation de fidélité des époux. Il en résulte une présomption que les enfants mis au monde par la femme sont les enfants du mari. Mais, comme il est possible que ce ne soit pas le cas, cette présomption peut être combattue et renversée par la preuve que le mari n'est pas le père. Dans le cas d'un conjoint du même sexe, parler de "présomption de parenté" est un non-sens juridique car il y a juste désignation. Comment le juge va-t-il départager un éventuel "conflit de parenté" entre le père et la conjointe de la mère, ou bien entre la conjointe et l'amante de la mère?"
Etrangement, l'essentiel de l'avant-projet de loi - le titre 2 - porte sur le nom de famille qui sera attribué aux enfants. Le texte précise que les parents doivent se mettre d'accord sur l'ordre dans lequel leurs noms sont donnés à l'enfant. A défaut, c'est l'ordre alphabétique qui tranchera. Pour Aude Mirkovic, "c'est le mot même de filiation qui change de sens. Les mots mariage et parents sont employés comme si de rien n'était alors qu'ils ne peuvent plus désigner ce que sont les époux et les parents. Pour désigner les parents, on introduit l'arbitraire avec le choix dicté par l'ordre alphabétique entre les noms des adoptants."
Aucune indication, en revanche, sur la refonte inévitable des livrets de famille, dans lesquels le générique de "parents" ne pourra exister: il faudra nécessairement indiquer "parent 1" et "parent 2". Ce qui ouvre là encore une foule de questions symboliques et juridiques: qui décidera comment les numéros seront attribués?
20 SEPT 2012 - POUR VOUS LA BISEXUALITE C EST QUOI
Le 02/10/2012
20 SEPTEMBRE 2012 -
Des associations interrogent:
«Pour vous, la bisexualité, c'est quoi?»
SOS homophobie, avec Bi'cause et le Mag-Jeunes LGBT, lance la première enquête associative en ligne autour de la biphobie.
Selon la vice-présidente de SOS homophobie, Léa Lootgieter, il y a déjà eu des études sur le rejet des personnes bisexuelles par des sociologues mais jamais une enquête n'avait été organisée par la communauté LGBT: c'est pourquoi, avec le Mag-Jeunes LGBT, Act-Up Paris et Bi'cause, elle lance ce week-end une enquête française sur la biphobie.
Victimes de clichés?
«Les bisexuels sont victimes de clichés dans la communauté LGBT et chez les hétéros. On leur reproche d'avoir de multiples partenaires, d'être ainsi un vecteur de transmission du sida, de ne pas être attachés à la défense des homosexuels, et c'est cela que nous voulons mesurer», a ajouté Léa Lootgieter, qui espère obtenir un millier de réponses à un formulaire composé d'une quinzaine de questions.
Le questionnaire est disponible en cliquant : ici et sera également diffusé dans la rue à Paris, Marseille, Strasbourg, Nice, Nantes, Montpellier et Besançon. Les résultats de l'enquête seront communiqués le 17 mai 2013, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (Idaho).
18 SEPT 2012 - UN JEUNE HOMME AGRESSE DANS UNE CABINE
Le 02/10/2012
18 SEPTEMBRE 2012 -
Un jeune homme forcé à subir une fellation
dans une cabine d'essayage
L'homme de 22 ans a déposé plainte pour cette agression peu courante, qui se serait déroulée dans une cabine d'essayage d'un magasin parisien.
Un homme a déposé plainte lundi, assurant avoir été forcé à subir une fellation par un homme qui le menaçait avec un couteau, alors qu'il se trouvait dans une cabine d'essayage d'un grand magasin à Paris.
Selon la plainte, cet homme de 22 ans, qui essayait des vêtements dans un grand magasin du quartier de Montparnasse (15e arrondissement), peu avant 15h lundi, a été agressé par un individu qui l'avait suivi jusqu'à la cabine.
«Tu me laisses te sucer ou je te tue»
Selon le plaignant, un homme se serait introduit dans la cabine d'essayage où il se trouvait. Il l'aurait alors menacé avec un couteau en lui disant: «Tu me laisses te sucer ou je te tue» selon une source proche du dossier.
L'enquête, confiée au 3e district de la police judiciaire parisienne, «devra notamment déterminer si les faits tels qu'ils ont été présentés par le plaignant sont avérés» a précisé cette source.
L'auteur présumé a pris la fuite, a précisé une autre source proche de l'enquête, ajoutant que la version de la victime «semble crédible» et qu'il y a eu «peu ou pas de témoins des faits» en l'état des investigations.
14 SEPT 2012 - PROPOS BLESSANTS DU CARDINAL BARBARIN
Le 02/10/2012
14 SEPTEMBRE 2012
Le cardinal Barbarin:
«Après ils vont vouloir faire des couples à trois ou quatre!»
L'archevêque de Lyon a mis en garde vendredi contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Suite logique des choses, selon lui, la polygamie, ou l'inceste... Florilège.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a mis en garde vendredi, après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, contre le mariage homosexuel, qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste.
Conséquences innombrables
«C'est une rupture de société», a expliqué le cardinal, en première ligne de la lutte de l'Eglise catholique contre le mariage homosexuel, dans une interview diffusée vendredi soir sur la radio RCF et la chaîne TLM. «Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera», a-t-il ajouté, lors de cet entretien.
«Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités», s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement, qui examinera ce projet de loi après sa présentation au conseil des ministres le 24 octobre, n'était «pas
Dieu le Père».
«Décisions circonstancielles»
«Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme et une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement», a insisté vendredi le cardinal Barbarin.
«C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord», a-t-il encore dit, assurant avoir évoqué le sujet avec Manuel Valls, qui est allé le voir vendredi matin à l'archevêché, au début de sa visite à Lyon.
«On a parlé de ces problèmes sociétaux, du mariage entre les personnes du même sexe, des projets de loi qui sont actuellement en cours», a raconté Mgr Barbarin, appelant les autorités à l'organisation d'un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.
«Amalgames nauséabonds»
«Cette déclaration est choquante mais on est habitué» a réagi Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. «C'est une barbarinade de plus et je pense que beaucoup de catholiques pratiquants et non-pratiquants ne se reconnaissent pas dans des déclarations caricaturales», a-t-il ajouté.
«Mgr Barbarin s'obstine à ignorer que nous sommes dans un état laïc et pratique toute une série d'amalgames nauséabonds», a estimé M. Gougain, qui considère qu'«il n'est pas de bon ton que les autorités religieuses s'immiscent dans un débat politique».
11 SEPT 2012 - L HOMOPHOBIE FACTEUR DE RISQUE DE SUICIDE
Le 02/10/2012