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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY
11 SEPT 2012 - LA LOI DU MARIAGE HOMO PRESENTEE EN OCTOBRE 2012
Le 02/10/2012
11 SEPTEMBRE 2012 -
Les homosexuels pourront se marier et adopter
Les homosexuels français pourront se marier et adopter mais n'auront pas accès à la procréation médicalement assistée, aux termes d'un projet de loi qui sera présenté en octobre en conseil des ministres, annonce la ministre de la Justice, Christiane Taubira.
Cette idée avait opposé pendant la campagne présidentielle le candidat socialiste François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui s'y était déclaré opposé. Actuellement, les homosexuels français ont le droit à une simple union civile, le "Pacs", adopté sous le dernier gouvernement de gauche en 1999.
"Nous sommes bien conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage, mais nous estimons qu'elles ne peuvent venir percuter l'exigence d'égalité", dit la ministre dans une interview au quotidien catholique La Croix daté de mardi 11 septembre.
Christiane Taubira confirme que ce projet "va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté".
"Nous ouvrirons donc l'adoption aux couples homosexuels et ce, dans un cadre identique à celui actuellement en vigueur", ajoute-t-elle.
L'adoption pourra être individuelle ou conjointe. Ainsi, un homosexuel pourra adopter l'enfant biologique de son conjoint. Les conditions de l'adoption resteront les mêmes, l'obtention d'un agrément administratif suivie d'une décision judiciaire.
"Le gouvernement ne sous-estime pas ce qui est en jeu, il assume la position qu'il prend. Les choses ne sont pas binaires. Qui peut dire qu'un couple hétérosexuel élèvera mieux un enfant qu'un couple homosexuel, qu'il garantira mieux les conditions de son épanouissement ?", dit la ministre.
Elle confirme par ailleurs que la procédure de "gestation pour autrui" - les "mères porteuses" - ne sera pas légalisée. "Le président a toujours été clair sur ce sujet lors de la campagne", dit-elle
10 SEPT 2012 - LE REFUGE INTERPELLE CONCERNANT LE SUICIDE
Le 02/10/2012
10 SEPTEMBRE 2012 –
Journée mondiale de prévention du suicide:
Le Refuge interpelle François Hollande
«À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, terrible fléau qui touche toute notre société, je me permets d'attirer votre attention sur la situation souvent dramatique que connaissent les adolescents qui découvrent leur homosexualité et leur transsexualité, isolés, souvent dans le déni d'eux-mêmes et sans soutien de la part de leur entourage familial», écrit Nicolas Noguier dans une lettre/pétition adressée au Président de la République.
Dans un communiqué, l'association «rappelle que les jeunes LGBT ont 13 fois plus de risques de faire des tentatives de suicide que les jeunes hétérosexuels. Les chiffres sont connus. L’Inpes note d’ailleurs dans un rapport daté de 2010 que “l’homophobie est aujourd’hui le facteur de risque le mieux identifié pour comprendre la sursuicidalité des jeunes des minorités sexuelles”. (…)
«Le gouvernement actuel, lui, tarde à tenir ses promesses: “Les conseillers ministériels semblent uniquement préoccupés par le mariage pour tous, déclare Nicolas Noguier, président du Refuge. C’est une avancée symbolique, importante pour beaucoup, mais elle ne doit pas se faire au détriment des questions essentielles de santé publique: l’homophobie et ses conséquences sur les minorités sexuelles, en particulier chez les jeunes en souffrance.”»
La ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, à laquelle le Premier ministre Jean-Marc Ayrault vient de confier une mission de lutte contre l'homophobie ne disait pas autre chose vendredi, lors d'une rencontre avec les jeunes du MAG. «Le projet de loi ouvrant le mariage et l'homoparentalité n'épuise pas les questions liées à l'accès aux droits des personnes LGBT, a-t-elle déclaré à Yagg (vidéo à venir). Il y a beaucoup de problématiques qui continueront à se poser. Se poseront toujours des questions de discriminations dans le monde du travail, de préjugés, de reconduction de stéréotypes dans le monde de l'éducation, dans le monde du sport, dans le monde de la culture…
«Se poseront des questions d'homophobie, de violences notamment à l'égard des plus jeunes, de mal-être des plus jeunes, du niveau de suicide qu'on connaît aujourd'hui malheureusement chez les jeunes homosexuel-le-s ou chez les jeunes trans', de transphobie aussi…»
10 SEPT 2012 - JOURNEE MONDIALE PREVENTION SUICIDE 2012
Le 02/10/2012
10 SEPTEMBRE 2012 –
JOURNEE MONDIALE PREVENTION DU SUICIDE 2012
Le gouvernement espère endiguer les suicides de personnes âgées, qui ont le plus souvent lieu à domicile, grâce à des mesures comme la formation renforcée des professionnels de l'aide à domicile, a annoncé lundi la ministre en charge de ce dossier, Michèle Delaunay.
A l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide organisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la ministre a rendu visite à une bénévole de l'association "Au bout du fil", qui depuis 2007 propose à des personnes seules de recevoir un appel téléphonique une ou deux fois par semaine.
"Je ressens en leur parlant beaucoup de solitude, une grande détresse", a expliqué devant la presse Mireille Dantel-Fort, "appelante" depuis 4 ans. "Ces personnes se sentent souvent inutiles, beaucoup souhaitent mourir".
Selon les derniers chiffres disponibles, en 2009, 10.464 décès par suicide ont été enregistrés en France métropolitaine, dont un tiers chez les plus de 60 ans, alors qu'ils représentent 22% des Français. Les hommes de plus de 85 ans se suicident même quatre fois plus que l'ensemble des Français.
"Le suicide des personnes âgées est trop passé sous silence", a estimé lundi la ministre Michèle Delaunay, jugeant indispensable d'"alerter les professionnels pour qu'ils pensent à reconnaître ce risque".
Alors que 70% de ces suicides ont lieu à domicile, elle a notamment promis de diffuser avant la fin de l'année aux professionnels du secteur de l'aide à domicile une mallette de prévention qui les aidera à "déceler les signes de dépression chez les personnes âgées".
Elle a promis de "réactiver le comité national de vigilance et de lutte contre la maltraitance envers les personnes âgées et handicapées", en sommeil depuis 2009, qui aura pour première mission de plancher sur le suicide à domicile des personnes âgées.
La ministre souhaite aussi réunir autour d'une table les structures qui oeuvrent déjà en faveur de l'accompagnement des personnes âgées (aînés ruraux, mutualités sociales agricoles, Petits frères des pauvres...).
"Quand un âgé entre dans une maison de retraite, il faudrait que son consentement soit recueilli de façon plus explicite", a-t-elle également estimé.
La prévention du suicide doit aussi se faire en entreprise
En France, environ 400 suicides par an seraient directement liés au travail : mauvaise communication, consignes contradictoires.
La journée mondiale de prévention du suicide, organisée ce lundi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), donne l’occasion de faire un point sur les solutions ou du moins, les points à mettre en place pour éviter ce phénomène. Selon Xavier Alas Luquetas, dirigeant du cabinet de prévention des risques psychosociaux, Eleas, qui s’exprime à l’AFP, la prévention des suicides sur les lieux de travail relève aussi de la responsabilité des entreprises.
Car l’organisation du temps de travail, les consignes contradictoires des directions d’entreprises ou encore l’absence de dialogue social sont autant de facteurs qui peuvent conduire les employés à ce genre de gestes. La preuve avec la vague d’une trentaine de suicides chez France Télécom à la suite d’une réorganisation à marche forcée et pour lequel Didier Lombard, ancien patron de l’entreprise a été mis en examen pour harcèlement moral en juillet dernier.
Selon les chiffres de l’OMS, un million de personnes meurent chaque année du suicide, soit un tous les 40 secondes "plus que le nombre combiné des victimes de guerres et d’homicides".
En France, on évalue le nombre de suicides à un peu plus de 10 000 dont 400 directement liés au travail. "La plus grande difficulté, c’est de repérer les gens qui vont mal" dans les entreprises, concède Xavier Alas Luquetas. Pour ce faire, le spécialiste recommande la mise en place de "formations spécifiques" ainsi que la création d’une "culture de l’attention à l’autre, pour apprendre à repérer les changements d’attitudes".
Il précise que "dans l'organisation du travail d'aujourd'hui, il faut arriver à insuffler aux cadres une notion de « protection managériale » parce que le travail peut générer de la souffrance".
La journée mondiale de prévention du suicide permet aux signataires de l’appel "pour la création d’un observatoire des suicides" d’insister de nouveau sur le caractère urgent de la fondation d’un tel organisme. Il permettrait de recenser et prévenir ces actes.
« Rompre les solitudes »
Organisée le 10 septembre, cette journée a pour but de susciter un engagement et une action à l’échelle mondiale en faveur de la prévention du suicide. Dans le contexte actuel de crise économique et sociale – avec un taux de chômage grimpant – les spécialistes craignent une recrudescence du nombre de tentatives. En déplacement chez une bénévole de l'association "Au bout du fil" ce lundi matin, Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des Personnes âgées et de l’Autonomie, a rappelé la nécessité de mieux prévenir le suicide chez les personnes âgées.
En 2010, l’Inserm estimait à 10 334 le nombre de décès par suicide en France, soit environ un décès sur 50 (source : CepiDc-Inserm). Mais ce chiffre sous-estime probablement la réalité des faits (suicides maquillés en accidents, suicides non déclarés, etc.). Au total, ce sont plus de 250 000 personnes qui, chaque année, tentent de mettre fin à leur jour.
Le pic de suicide se situe dans la tranche d’âge 45-64 ans (40 %), même si tous les âges sont concernés. D’ailleurs, il s’agit de la première cause de mortalité entre 25 et 34 ans (20 % du nombre total de décès) et de la deuxième entre 15 et 24 ans (16 %) ainsi qu’entre 35 et 44 ans (16 %).
En déplacement chez une bénévole de l'association "Au bout du fil" – qui a pour objectif de lutter contre la solitude et l’exclusion – ce lundi matin, Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des Personnes âgées et de l’Autonomie a rappelé la nécessité de mettre fin à l’isolement social dont peuvent être victimes certaines personnes âgées. En effet, près de 70% des âgés se suicident à domicile. Réduire le nombre de suicides passe donc nécessairement par une meilleure prévention des solitudes.
Pour ce faire, la ministre a évoqué ce matin la possibilité de doter les professionnels du secteur de l'aide à domicile une mallette de prévention pour déceler les signes de dépression chez les personnes âgées.
Autre catégorie de population directement concernée par le suicide, les chômeurs sont de plus en plus nombreux. D’après Michel Debout ancien président de l’Union Nationale de Prévention du Suicide et Jean-Claude Delgènes directeur général de Technologia, cabinet de prévention des risques professionnels, "la prévalence du suicide est significativement supérieure chez les chômeurs par rapport au reste de la population active". Et ça n’est pas le contexte économique actuel qui devrait améliorer les choses : d’après les derniers chiffres disponibles, le taux de chômage s’élève à 9,7 % en France métropolitaine, soit 2,8 millions de personnes au chômage.
Evaluer l’impact de la crise et de l’aggravation de la précarité sur les suicides (chômeurs, séniors…) devrait permettre d’améliorer les politiques de prévention. D’ailleurs, en mai 2011 a été lancé "l’Appel des 44" pour la création d’un observatoire des suicides et des conduites suicidaires. Pour le moment, cet observatoire n’a pas encore vu le jour.
Des mesures urgentes, en Suisse, pour protéger les jeunes du suicide
Le suicide est la deuxième cause de décès chez les ados de 10 à 19 ans en Suisse. Pro Juventute tire la sonnette d'alarme à l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide.
L'association "Stop Suicide" avait lancé une campagne en 2011.
A l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, Pro Juventute demande lundi des mesures urgentes pour mieux protéger les jeunes. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les ados de 10 à 19 ans en Suisse.
La Fondation s'indigne du peu de moyens mis en oeuvre par la Confédération pour lutter contre ce fléau: 100'000 francs sont dépensés par an pour la prévention du suicide. Or les chiffres restent alarmants: les adolescents et jeunes adultes font 10'000 tentatives de suicide par an, relève Pro Juventute.
Il est possible d'éviter ces accidents, selon la fondation. Le suicide chez les jeunes est une mauvaise passe temporaire que la prévention peut aider à surmonter. En premier lieu en en parlant. Car le suicide des jeunes est encore un thème tabou qui est bien trop peu débattu sur la place publique. Les parents ou enseignants sont souvent démunis face à cette situation.
Signe d'une demande de la part des jeunes, la ligne 147 a enregistré en 2011 15% d'appels en plus que l'année précédente sur le thème du suicide. Pro Juventute rappelle que ce numéro d'urgence est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 toute l'année. Un chat sécurisé est disponible sur le site internet www.147.ch. Les réponses sont rédigées en français, en allemand et en italien.
10 SEPT 2012 - CIVITAS - UN DANGER POUR LE MARIAGE HOMO
Le 02/10/2012
10 SEPTEMBRE 2012 -
Civitas lance sa campagne
contre le mariage et l'adoption pour les homos
L'Institut proche des catholiques intégristes compte bien faire barrage au projet de loi promis par le gouvernement. Tracts, pétitions, réunions publiques, manifestation… Leur campagne s’étalera sur six mois.
L'Institut Civitas, proche des catholiques intégristes, a lancé ce week-end sa campagne contre le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe, ceci afin d'influencer les parlementaires, amenés dans les prochains mois à débattre et voter une loi en ce sens. «Nous avons six mois pour réinformer l'opinion publique, mobiliser les Français jusque dans la rue, influencer un grand nombre de députés et sénateurs, jusqu'à faire échec au projet de loi», a indiqué lors d'une conférence de presse Alain Escada, président de Civitas.
«L'intérêt supérieur de l'enfant»
En juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, répondant à un engagement de campagne du président François Hollande, avait promis que les couples homosexuels pourraient se marier et adopter des enfants «au premier semestre 2013». Il y a quelques semaines, on apprenait que le mariage et le droit à l'adoption pour les couples de même sexe étaient en effet confirmé dans l'agenda de rentrée du gouvernement (lire notre article).
L'Institut, qui souhaite un «vrai débat sur le sujet», compte sur l'appui «des maires des petites communes rurales, non étiquetés». «Ce qui légitime notre action, c'est qu'il existe un lobby homosexuel qui a ses entrées dans les médias, dans les partis politiques, et qui veut imposer son modèle», a dénoncé Alain Escada. Estimant qu'il «existe une proportion importante de l'opinion publique qui s'oppose à ce projet de loi», il a, ce week-end, fait état de la «privation du droit des Français à s'exprimer sur le sujet» et mis en avant l'«intérêt supérieur de l'enfant, que nous considérons menacé par un tel projet».
100.000 euros de budget
Le budget de cette campagne est de 100.000 euros. Un million de tracts montrant la photo de deux manifestants défilant les fesses nues, lors d'une gay pride, et barrée d'une question: «Confieriez-vous des enfants à ces gens-là?» (visuel ci-dessus, que Civitas avait déjà utilisé il y a quelques mois pour produire des autocollants), seront distribués au grand public, par exemple dans les gares et les marchés.
Un second tract sera distribué à la sortie des églises, et des réunions publiques seront organisées dans plusieurs villes de France, appuyées par des «experts», de l'enfance notamment. Une pétition sera également remise aux parlementaires. Point culminant de cette campagne, qui s'étalera sur les six prochains mois, une manifestation nationale, «rendez-vous de tous les Français opposés à un tel projet de loi», sera organisée à Paris le 18 novembre. L'Institut Civitas revendique 1.200 adhérents et un réseau de sympathisants d'environ 100.000 personnes.
08 SEPT 2012 - UNE MINISTRE RENCONTRE DES JEUNES HOMOS
Le 02/10/2012
08 SEPTEMBRE 2012 -
La ministre Najat Vallaud-Belkacem
à la rencontre des jeunes homos du Mag
Tout juste nommée à la tête d’une mission interministérielle de lutte contre l’homophobie, la ministre des droits des femmes a rencontré hier les militants du Mag. Un déplacement sans annonce inédite mais qui montre une volonté friendly.
A peine nommée, déjà sur «le terrain». Hier matin, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, héritait d'une mission interministérielle de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle. Quelques heures après, elle prenait le goûter au Mag, une association de jeunes LGBT dans le 11e arrondissement parisien.
Visite préparée depuis plusieurs semaines
Sur le plan de la com', l'image se veut parfaite: la visite de courtoisie, préparée depuis plusieurs semaines, assure le service après-vente de l'annonce matinale, qui avait fuité dans la presse. Et elle met en lumière des jeunes, la priorité revendiquée de François Hollande.
Pour Florent Dezenaire, vice-président du Mag, la visite de Najat Vallaud-Belkacem est «une belle lueur d'espoir. C'est la première fois que nous accueillons une ministre dans nos locaux. Nous pouvons attendre de réelles avancées pour la jeunesse LGBT.»
Biphobie et clichés véhiculés par les médias
Disponible et attentive, la ministre aura passé une heure et demi au Mag, à écouter une vingtaine de militants. Dans la salle, tout le monde partage les mêmes avis, aucune contradiction n'agite la conversation. S'improvisant animatrice, Najat Vallaud-Belkacem parle peu. Elle pose des questions, écoute, se renseigne sur le parcours de quelques-uns, sur l'évolution des mentalités chez les jeunes, sur les interventions du Mag en milieu scolaire ou sur les difficultés pour obtenir des subventions. La discussion ratisse large et va de la biphobie aux clichés véhiculés par les médias.
«Nous voterons le mariage pour tous et l'ouverture de l'adoption, mais ces lois n'épuisent pas toutes les revendications.» Alors qu'un jeune évoque les stéréotypes collés aux homos, Najat Vallaud-Belkacem rappelle «que les discriminations liées à l'orientation sexuelle et le sexisme sont proches et dépendent des clichés de genre. C'est logique et juste que le premier ministre m'ait confié cette mission, les démarches se rejoignent.» Une manière de répondre au vague étonnement qui a accueilli sa nomination: si elle était très présente sur les questions LGBT durant la campagne, ses fonctions ministérielles n'y paraissent pas directement liées.
Lutte contre les stéréotypes
Elle dévoile également les thèmes, «définis après une concertation approfondie avec les associations», sur lesquels plancheront les groupes de travail qui remettront leurs recommandations fin octobre. Ils réfléchiront à la lutte contre les stéréotypes et les violences homophobes, aux questions liées aux familles LGBT, à la situation des personnes trans, ou à l'égalité dans le monde du travail. Au niveau international, le gouvernement souhaite peser pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et réformer le droit d'asile pour les homos.
«Nous voterons le mariage pour tous et l'ouverture de l'adoption pour les couples homos, mais ces lois n'épuisent pas toutes les revendications, estime Najat Vallaud-Belkacem. Il faut lutter contre de nombreuses autres discriminations et c'est le sens de la mission qui m'a été confiée.»
Badge rainbow
Patrick Bloche, député maire du 11e arrondissement et co-auteur de la loi sur le Pacs, estime lui que «cette mission est une grande et heureuse nouvelle. Modifier une loi est simple mais changer les mentalités demande un travail en profondeur.»
Au moment de partir, Najat Vallaud-Belkacem arbore le badge rainbow que vient de lui offrir le Mag, et laisse une salle plutôt séduite. «C'était très intéressant, se réjouit Florent Dezenaire. Elle était vraiment disponible et a joué le jeu.»
07 SEPT 2012 - GOUVERNEMENT PLAN ACTION CONTRE L HOMOPHOBIE
Le 02/10/2012
07 SEPTEMBRE 2012
Le gouvernement prépare un plan d'action
contre les discriminations homophobes
Le Premier ministre a confié à la ministre des Droits des femmes une réflexion sur les actions à mener pour améliorer l'action de l'Etat envers les LGBT. Il en détaille les objectifs dans une lettre que TÊTU s'est procurée.
Le Premier ministre a confié à la ministre des Droits des femmes (par ailleurs porte-parole du gouvernement) «la coordination du travail de préparation des mesures nécessaires pour lutter efficacement» contre «les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre». Un programme d'actions à définir «avant la fin du mois d'octobre 2012», suivi d'un premier bilan «dans un délai de six mois».
Multi-domaines
Jean-Marc Ayrault en a posé les grandes lignes dans une lettre datée du 4 septembre à sa ministre. Le Premier ministre, qui rappelle qu'il s'était engagé à appliquer le programme de François Hollande pour les droits et la lutte contre les discriminations, écrit que ces engagements «supposent des évolutions législatives et réglementaires ou une modification de l'action de l'Etat» et «concernent un grand nombre de politiques publiques: droit de la famille, développement de l'éducation au respect et à la lutte contre les préjugés homophobes, santé, accueil des victimes de violences et de discrimination…»
Sur de nombreux domaines donc – école, monde du travail, santé, services et espace publics, «le gouvernement doit avoir une action cohérente et déterminée». Une action nationale avec le mariage ouvert aux couples de même sexe avec «une attention particulière portée à la situation des jeunes homosexuels qui sont les principales victimes de l'homophobie ordinaire» et une action internationale, notamment pour promouvoir la dépénalisation universelle de l'homosexualité ou veiller à renforcer les actions de l'Union européenne.
L'Inter-LGBT prête à travailler
D'où la mission confiée à Najat Vallaud-Belkacem, en lien avec les différents ministres concernées, les «organismes compétents» comme le Défenseur des droits, et surtout avec une attention particulière au «dialogue avec les partenaires associatifs» et à «leur travail de réflexion et de proposition».
Le plan d'action va être rendu public ce soir, à l'occasion d'un déplacement de Najat Vallaud-Belkacem dans les locaux de l'association Le MAG qui rassemble de jeunes LGBT à Paris. Mais déjà, les associations LGBT qui ont eu la primeur de l'info ce matin «se félicitent». L'Inter-LGBT, qui avait appelé lors des élections de cette année la mise en place d'un grand plan similaire, se réjouit «Si en matière d'homophobie et de transphobie les constats sont souvent partagés, jusqu'à présent trop peu d'actions ont été entreprises par les gouvernements successifs», constate son porte-parole, Nicolas Gougain. L'interassociative et ses associations-membres prendront part activement aux consultations, qui auront lieu dans les prochains jours.
04 SEPT 2012 - UNE PROF TRANS FAIT SA RENTREE
Le 02/10/2012
04 SEPTEMBRE 2012
Une prof trans a fait sa rentrée
dans un lycée catho de Nantes
L’enseignante a, pour la première fois, accueilli ses élèves avec l’identité qui est la sienne. Une décision qui a été prise en plein accord et concertation avec la direction diocésaine de l'enseignement catholique nantaise.
L'information fait le tour des médias depuis ce matin, traitée de manière pas toujours heureuse. Âgée d’une quarantaine d’années, une prof de Technologie et sciences industrielles du lycée Saint-Stanislas à Nantes, née dans un corps d’homme, subira dans les prochains mois une intervention de réassignation sexuelle. En attendant, aujourd’hui, jour de la rentrée, elle a pour la première fois accueilli ses élèves avec l’identité qui est la sienne, rapporte le quotidien régional Presse-Océan. Une décision qui a été prise en plein accord et concertation avec la direction diocésaine de l'enseignement catholique nantaise, dont l’établissement de l’enseignante fait partie.
Des courriers envoyés aux familles concernées
La professeure «nous avait prévenu de son choix l'année dernière, explique Didier Groleau à Presse-Océan, adjoint au directeur diocésain de l'enseignement catholique de Loire-Atlantique. (...) Nous l'avons invité à prévenir le rectorat qui est son employeur. Nous avons ensuite organisé, avec son accord, l'information auprès des autres enseignants et des parents d'élèves et élèves concernés, qui ne sont qu'une petite vingtaine». Des courriers ont ainsi été envoyés aux familles et le service psychologique de l'enseignement catholique a été avisé.
En septembre 2010, également à Nantes, un autre lycée catho avait fait bon accueil à une prof trans. Cette dernière avait procédé à une opération de réassignation sexuelle pendant les vacances scolaires d’été. Selon Didier Groleau, dans cet autre établissement, depuis lors, «tout se passe tout à fait normalement sans le moindre problème».
15 AOUT 2012 - LES CATHOLIQUES PRIENT CONTRE LES DROITS HOMOS
Le 02/10/2012