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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

06 MARS 2012 - LES FRANCAIS S ENNUIENT POUR LES PRESIDENTIELLES

Le 18/03/2012

06 MARS 2012 –

Présidentielle : les Français s'ennuient

65% des personnes interrogées jugent la campagne "pas intéressante", contre 34% "intéressante", selon un sondage Ipsos-Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde.

Est-ce l'effet de la crise économique ou la multiplication des polémiques en tous genres ? A 47 jours du premier tour, les Français s'ennuient. C'est en tout cas l'un des principaux enseignements du sondage Ipsos-Logica pour Le Monde-France Télévisons et Radio France. En effet, 65% des personnes interrogées jugent la campagne "pas intéressante", contre seulement 34% "intéressante. Elles sont 73% à considérer que l'on ne parle pas assez des retraites comme du logement. En revanche, pour 43% d'entre elles, on parle trop de la crise économique et financière et pour 34% de la dette publique et des déficits.

Cet ennui peut-elle faire grossir les rangs des abstentionnistes le 22 avril prochain ? En ce qui concerne la participation, 78% des électeurs déclarent avoir l'intention d'aller voter, mais, Ipsos met en garde, "l'expérience indique que les électeurs surestiment leur participation" et "ces chiffres sont donc à interpréter avec prudence". L'abstention potentielle va être regardée de près dans les équipes des campagne des candidats car, comme on l'a vue en 2002 (28%, taux d'abstention record), plus l'abstention est forte, plus les candidats du vote contestataire ou extrême sont valorisés.

Ce manque de contenu dans le débat présidentiel semble avantager les challengers, au détriment du duo Hollande-Sarkozy, selon Ipsos. Ainsi, François Hollande, toujours en tête des intentions de vote, et Nicolas Sarkozy, derrière lui, cèdent deux points tandis que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en gagnent 1,5 et François Bayrou 1. Avec 29,5% des intentions de vote, le candidat socialiste maintient son écart de 4,5 points sur Nicolas Sarkozy (25%) par rapport aux 24 et 25 février. Marine Le Pen (+1,5 point) recueille 17,5% des intentions des vote. Elle est suivie de François Bayrou (12,5%, +1 point) et de Jean-Luc Mélenchon (9,5%, +1,5%).

Selon l'enquête, 50% des électeurs de F. Bayrou reporteraient leur vote sur M. Hollande au second tour et 17% sur M. Sarkozy, les 33% restants n'ayant pas exprimé d'intention de vote. 87% des électeurs de M. Mélenchon voteraient Hollande et 1% Sarkozy. Enfin 23% des électeurs de Mme Le Pen opteraient pour le candidat socialiste, et 33% pour le président sortant. En ce qui concerne la participation, 78% des électeurs déclarent avoir l'intention d'aller voter, mais, Ipsos met en garde, "l'expérience indique que
les électeurs surestiment leur participation" et "ces chiffres sont donc à interpréter avec prudence".


Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 mars auprès d'un échantillon représentatif de 966 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthodes des quotas.

06 MARS 2012 - CONSEIL MUNICIPAL AGITE A BORDEAUX

Le 18/03/2012

06 MARS 2012 –

Bordeaux : quand la campagne présidentielle entre au conseil municipal

Séance agitée pour Alain Juppé hier après-midi. La politique nationale s'est immiscée par effraction dans le débat local.

« Je parle par-dessus vous, on ne vous entend plus ! », a fini par lâcher Alain Juppé à l'adresse de Jacques Respaud tout en lui proposant de débattre à l'extérieur de la mairie. (photo Thierry David)

Ils se sont mis à deux pour lui faire prendre la mouche. La grosse colère, mâchoires crispées et poings fermés. Alain Juppé pourtant décidé à « ne pas mélanger politique nationale et conseil municipal de Bordeaux » a menacé le socialiste Jacques Respaud de « sortir dans le café d'à côté pour débattre de ça ». Puis, il a coupé le micro de l'autre socialiste Matthieu Rouveyre tandis que ce dernier profitait de la tribune pour critiquer le discours du candidat Sarkozy à Bordeaux, samedi.

Les choses avaient plutôt démarré tranquillement, comme un lundi. Véronique Fayet, adjoint aux affaires sociales présentait le bilan étape du projet social. Forcément positif puisqu'à ce jour 85 % des actions prévues sont en phase de réalisation. Suivaient les interventions éclairées des élus concernés par ce projet, Arielle Piazza et ses apprentis nageurs, Yohan David et son tutorat d'entreprise, Brigitte Collet et ses ateliers pour papas divorcés, Élizabeth Touton et les mal-logés, Anne Brézillon, Nicolas Brugère… tous satisfaits de présenter à leur maire leur bon boulot.

Au fil des dossiers

Pharmacie Victor-Hugo La Ville a voté une indemnité d'éviction pour la propriétaire du fonds de commerce, Virginie Aubrion veuve du pharmacien, sachant que le commerce va être déplacé en raison du projet de salles des sports, en lieu de l'ancien marché Victor-Hugo. Marie-Claude Noël, élue verte, a déclaré regretter « la petitesse et le manque d'élégance de la ville, car la propriétaire a perdu de l'argent dans l'affaire ». Réponse de l'adjoint, Hugues Martin : « Vous avez tout faux dans ce dossier, la pharmacie a été vendue pour 150 000 euros. » (ndlr : compte tenu du retard de décision, Madame Aubrion fait une opération blanche, elle aurait pu gagner 80 000 euros si l'affaire avait été conclue dans les temps.)

Conseils de quartier Patrick Papadato, élu vert, a interrogé le maire à propos des nouveaux conseils de quartier : « J'ai assisté à celui du centre-ville, les nouveaux conseillers ont été présentés, mais il n'y a pas eu de vote en Conseil municipal. Quid de l'avis de l'opposition ? » Alain Juppé a répondu que les conseils nouvelle formule étaient en gestation : « C'est une expérimentation, nous ferons une évaluation. Votre intervention tombe à plat. »

Quartiers à requalifier Elizabeth Touton a présenté la suite du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés, donnant à l'opposition l'occasion de faire une piqûre de rappel sur les dossiers InCité.

Restructuration de la gare St-Jean La convention de financement relative aux études d'avant-projet pour les travaux de restructuration de la gare a été votée.

Des abeilles et des bonzaïs Des actions de sensibilisation autour des abeilles seront mis en place à la Maison du jardinier et une expo Bonzaï se tiendra les 31 mars et 1er avril au Jardin Botanique.

Où en est-on de la pauvreté ?

Puis, Jacques Respaud a demandé la parole : « Vous êtes une magicienne Madame Fayet, a-t-il commencé. Vous prétendez faire reculer la précarité, la pauvreté, le mal-logement, et nous partageons pleinement vos actions. Mais quel lien existe-t-il entre vos actions et les objectifs réels ? Où en est-on de la pauvreté à Bordeaux ? Nous sommes sceptiques. Vous mettez une rustine sur un pneu poreux. »

Jusque-là tout allait bien. Mais Jacques Respaud a haussé le ton et dérapé sur le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, la suppression des Rased, la paupérisation des Français et là, Alain Juppé a bondi. « Pas de diatribe sur la politique nationale. Monsieur Guéant n'a rien à voir avec la politique de la ville. Hors sujet. » Indifférent au courroux du maire et néanmoins ministre, Respaud continuait à accuser le gouvernement actuel au micro. « Je parle par-dessus vous, on ne vous entend plus !, criait Alain Juppé. Allez, on va sortir dehors, dans le café à côté et on va ouvrir un débat. »

La colère fut brève, la sieste était terminée. Intervient ensuite, toujours sur ce dossier du projet social, Matthieu Rouveyre. « Attention à l'autosatisfaction, lâche-t-il à l'attention des élus de la majorité. Non, la situation des personnes âgées, des jeunes, des mal-logés est très loin d'être réglée. Bordeaux est encore loin des 20 % de logements sociaux obligatoires. Ce document, le rapport sur le projet social, est l'arbre qui cache la forêt, à Bordeaux 25 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté. Et la ville accueillait un candidat le week-end dernier, qui dans son discours prône la haine des uns envers les autres… »

Blanc de rage, les poings tremblants, Alain Juppé a appuyé sur l'interrupteur du micro de Matthieu Rouveyre : « Inacceptable ! J'interromps votre intervention. Vous respirez la haine, surtout quand vous vous adressez à moi… »

Évidemment, les échanges successifs ont, comme on dit, jeté un froid. D'autant que du coup, en dehors des piques, les dossiers sont effleurés. Accessoirement, le maire a rappelé que Bordeaux avait progressé en matière de logement social : « On est quand même passé de 15 % à 16 % », a-t-il précisé. Mais le cœur n'y était plus. Il y eut la présentation du Centre culturel et touristique du vin qui livra quelques précisions sur l'avancement du projet, puis le contrat de co-développement entre la CUB et la Ville a remué mollement les vieux débats. Celui sur le grand stade qui a permis à Marie-Claude Noël, élue verte, d'en remettre une couche, contre cette initiative « qui n'a toujours pas vu sa première pierre. On peut donc espérer… »

Alain Juppé a tordu le nez : « Le grand stade se poursuivra si le président actuel est réélu. Le grand stade se poursuivra aussi si c'est l'autre, car deux projets similaires sont prévus, l'un à Lyon et l'autre à Lille, où je suppose les maires auront des arguments pour le convaincre. »

In fine, Matthieu Rouveyre a quand même glissé au maire de Bordeaux : « Je n'ai aucun sentiment de haine à votre égard. » Et là, tout le monde a mieux respiré…

06 MARS 2012 - SARKOZY VEUT DIVISER PAR 2 L'IMMIGRATION

Le 18/03/2012

06 MARS 2012 -

Nicolas Sarkozy veut diviser l'immigration par deux

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mardi soir vouloir diviser par deux le nombre d'immigrés accueillis en France et imposer des conditions à l'attribution du minimum vieillesse et du Revenu de solidarité active (RSA) à des étrangers, s'il est réélu le 6 mai.

"Sur le quinquennat, je considère que pour relancer dans de bonnes conditions l'intégration, il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons, c'est-à-dire passer de 180.000 (par an) aux alentours de 100.000", a dit le chef de l'Etat, qui brigue un second mandat, lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2.

Il a aussi dit vouloir étendre aux candidats au mariage avec une Française ou un Français les conditions de revenus et de logement pour l'attribution d'un titre de séjour - conditions déjà appliquées au regroupement familial, ce qui a permis de réduire de 25.000 à 15.000 personnes par an le nombre d'immigrés pouvant venir résider en France par cette procédure.

Concernant les candidats au mariage, cela concernerait environ 50.000 personnes par an.

Il propose également de soumettre les candidats au mariage et au regroupement familial à un examen sur la pratique du français et la connaissance des valeurs de la République.

Cet examen, qui serait effectué dans les consulats de France, ne serait pas appliqué aux enfants de moins de 16 ans. Nicolas Sarkozy a souligné que cette procédure existait déjà pour l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs dit vouloir régulariser les immigrés illégaux "pour cas humanitaire" plutôt que de parler de régularisation au cas par cas.

Il propose de subordonner l'attribution du RSA et du minimum vieillesse à des étrangers à des conditions de présence sur le territoire et d'activité. "Dix ans de présence sur le territoire et cinq ans d'activité pour bénéficier du RSA", a-t-il précisé.

Il y a aujourd'hui 165.000 étrangers bénéficiaires du RSA et 20.000 touchant le minimum vieillesse, a-t-il rappelé.

En revanche, il a assuré que rien ne serait changé concernant le droit des étrangers à bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU) et de l'aide médicale d'urgence.

"La tradition de la France, c'est de soigner quelle que soit la nationalité", a expliqué le président-candidat. "Je ne souhaite pas qu'on remette en cause cette générosité française à l'égard des étrangers", même s'ils sont en situation illégale.

"Un étranger qui arrive en France, au bout de trois mois a le droit d'être soigné, c'est l'honneur de la France", ajouté Nicolas Sarkozy, qui a dit ne pas partager sur ce point l'avis de la candidate du Front national, Marine Le Pen, qui veut mettre fin à cette situation.

Concernant les étrangers en situation illégale, "on les soigne et ensuite on les renverra chez eux", a précisé le chef de l'Etat, qui a réaffirmé qu'il solliciterait par référendum l'avis des Français sur la mise en place d'un juge unique pour décider de garder ou non un étranger en France.

05 MARS 2012 - INITIATIVE A TOULOUSE SUR LE MARIAGE GAY

Le 18/03/2012

05 MARS 2012 –

Des mariages homos symboliques pour interpeller les Toulousains

150 à 200 personnes se sont réunies samedi à Toulouse pour célébrer en public trois mariages symboliques. Une initiative visant à rappeler l'engagement de François Hollande en faveur de l'égalité des droits, qui a reçu un très bon accueil de la population. 

Le lieu-même était symbolique: Esplanade François-Mitterrand en hommage à celui qui dépénalisa l'homosexualité en France. Samedi, en milieu de journée, le Mouvement des jeunes socialistes, Homosexualités et socialisme et le Secrétariat fédéral à la diversité du PS de Haute-Garonne ont organisé une cérémonie symbolique de mariages concernant l'égalité d'accès au droit des personnes LGBT. Nombreux étaient les élus socialistes locaux à participer à la manifestation: l'union d'un couple hétéro, d'un couple gay et d'un couple composé d'une femme hétérosexuelle et d'une trans.

Malgré l'aspect éminemment politique, les organisateurs assurent ne pas avoir fait qu'une campagne de tractage mais rappellent que «les avancées en terme de droits des personnes LGBT viennent des actions de la gauche et du parti socialiste en particulier». Sébastien Kinach, secrétaire fédéral et «marié symbolique» ne craint pas que l'initiative soit perçue comme un coup de publicité pour le PS. «L'idée était de marquer les esprits. Il y a un ras le bol général: les hétéros aussi ont marre que la droite oppose les citoyens à cause de leur orientation sexuelle. On en est à un tel point qu'on ne peut pas accuser le PS de récupération!»

La France au goût du jour
Tout était prévu pour interpeller les badauds: tapis rouge, échange des anneaux, pupitre officiel et même défilé de voitures. Les Toulousains ont accueilli très favorablement l'opération, l'ambiance semblable à n'importe quel mariage était bon enfant. Les passants ont massivement soutenu les revendications du collectif, certains formant de leurs doigts le V de la victoire. Pour Sébastien Kinach, fier du succès de cette action locale, «on a rempli notre objectif. Aucun dérapage verbal n'a été à déplorer, bien au contraire. L'enthousiasme de la population conforte l'idée que les hétéros sont favorables à l'égalité face au mariage.» Sur le livre d'or mis à disposition, des passants anonymes signent: «Il est temps que la France se mette au goût du jour. Egalité pour toutes et tous!»

05 MARS 2012 - PACTE ANTI HOLLANDE EN EUROPE

Le 18/03/2012

05 MARS 2012 –

Présidentielle: un pacte anti-Hollande chez nos partenaires européens?

Pour la presse allemande, le candidat socialiste fait l'objet d'un boycott de la part de certains de nos plus importants partenaires.

L'Union européenne a fait hier une irruption remarquée dans la campagne électorale française. Un thème qui avait été ces derniers temps bien enseveli sous les polémiques autour de la viande halal, l'imposition des plus riches ou la vision par les principaux candidats d'une République irréprochable. La révélation est arrivée via l'hebdomadaire allemand « Der Spiegel », souvent bien informé.

Selon ce magazine, Angela Merkel (la chancelière allemande), Mario Monti (le président du Conseil italien), Mariano Rajoy (le chef du gouvernement espagnol), ainsi que David Cameron (le Premier ministre britannique) se sont mis d'accord « verbalement » pour ne pas recevoir d'ici à l'élection présidentielle François Hollande, le candidat du Parti socialiste, qui fait pourtant la course en tête dans les sondages.

Quatre conservateurs

Certes, ces quatre dirigeants, à la tête des plus grands États membres de l'Union européenne (avec la France), sont tous issus d'une majorité politique à tendance conservatrice. Mais là ne serait pas la principale raison de ce qui ressemble à un « pacte anti-Hollande ».

Le cœur de la discorde est ailleurs : le chef de file des socialistes français veut renégocier à Bruxelles, en cas de victoire en mai, le pacte budgétaire européen, pourtant acquis de haute lutte, après de multiples sommets ces derniers mois. Un pacte qui définit entre autres les modalités du sauvetage financier de la zone euro et en particulier de la Grèce, un de ses maillons faibles. D'après le média d'outre-Rhin, ces dirigeants ligués seraient « scandalisés » par cette promesse de campagne.

Berlin a aussitôt démenti hier un quelconque boycott, tout en confirmant l'absence de rendez-vous entre la chancelière et l'élu de Corrèze. Rendez-vous que ce dernier a sollicité, mais il est vrai que Mme Merkel a pris publiquement parti pour le candidat Nicolas Sarkozy, avec qui elle travaille depuis des années.

« Problème de crédibilité »

« Cette information ne m'impressionne pas, a réagi hier François Hollande. Le peuple français décidera de son avenir. Ce ne sont pas les dirigeants européens, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur sa décision. ».

Du côté de l'équipe sortante, l'information a été commentée par Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy. « Il est ridicule que François Hollande essaie d'imaginer un complot des dirigeants européens contre lui. Je crois surtout qu'il a un problème de crédibilité en Europe et sur la scène internationale. Il se cherche un responsable. Il joue les fiers-à-bras », a-t-elle estimé. Reprenant là un thème que l'UMP aimerait développer. Mais il est vrai que les Français semblent plus intéressés dans cette campagne par les questions de politique intérieure.

05 MARS 2012 - 1 FRANCAIS SUR 2 FAVORABLE A L'ADOPTION HOMOPARENT

Le 18/03/2012

05 MARS 2012 –

Un Français sur deux favorable à l'adoption pour les couples homosexuels 

Un Français sur deux (51%) est aujourd'hui favorable à l'adoption pour les couples homosexuels, indique un sondage Ifop pour Femme actuelle et Enfant magazine publié lundi. | LP/Matthieu de Martignac

Un Français sur deux (51%) est aujourd'hui favorable à l'adoption pour les couples homosexuels, indique un sondage Ifop pour Femme actuelle et Enfant magazine publié lundi. En 2005, 46% des Français y étaient déjà favorables. Sans surprise, l'adoption homoparentale est rejetée par la majorité des personnes les plus âgées, des catholiques, et des personnes situées à droite de l'échiquier politique.

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La majorité des personnes âgées de 50 ans et plus (59%) mais aussi des catholiques, qu'ils soient pratiquants réguliers (78%) pratiquants occasionnels (65%) ou non pratiquants (52%), rejettent l'adoption homoparentale. Si l'on prend en compte la couleur politique des personnes interrogées, 36% des sympathisants de gauche y sont opposés, contre 59% des sympathisants du Modem, 65% des sympathisants de la droite parlementaire et 70% des sympathisants FN, souligne le sondage. Rappelons que le candidat socialiste Français Hollande s'est dit favorable au mariage et à l'adoption par les couples homosexuels, alors que le président Nicolas Sarkozy s'y est déclaré opposé.

D'autres sujets font l'unanimité

L'égalité des droits entre couples homosexuels et hétérosexuels fait en revanche l'objet d'un large assentiment en matière de fiscalité (78%) et de droits de succession (79%), souligne aussi le sondage.

Plus de huit Français sur dix (83%) sont aussi favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visites, obligation de subvenir aux besoins des enfants...), soit une proportion en nette hausse par rapport à celle mesurée il y a quatre ans (67%).

Par ailleurs, dans le contexte de crise économique actuelle, la proportion de Français favorables à la suppression des prestations familiales pour les foyers aux plus hauts revenus atteint un niveau record (77%), souligne le sondage. A titre de comparaison, le nombre de personnes souhaitant un plafonnement des allocations familiales était de 72% il y a dix ans (2002) et de 70% il y a vingt ans (1992), est-il rappelé.

28 FEVRIER 2012 - VANNESTE DENONCE UN LYNCHAGE

Le 01/03/2012

28 FEVRIER 2012 –

Christian Vanneste: Les militants de la cause homo

«prolifèrent dans nos rangs»

Dans une lettre adressée au chef des députés UMP, l'élu du Nord crie au «lynchage» et met en garde contre la prolifération des homos et de leurs défenseurs dans le parti présidentiel, selon lui «par cooptation».

Le député UMP du Nord, Christian Vanneste, s'insurge. Dans une lettre adressée au chef de file des députés UMP, Christian Jacob, il revient sur le tollé provoqué par ses propos sur la «légende de la déportation des homosexuels», dénonçant «une opération médiatique» montée contre lui.

«Prétendue promesse»
Christian Vanneste dénonce le «lynchage» dont il a été l'objet après ses déclarations dans une vidéo du 10 février sur le site www.libertepolitique.com. «Le but était de démontrer la capacité du groupe de pression à désinformer. Les événements ont largement dépassé mes pires craintes» explique-t-il.

L'UMP lui a retiré la semaine dernière son investiture pour les prochaines législatives et l'éventuel renouvellement de son mandat. Mais le parti n'a pas prononcé son exclusion, pourtant annoncée, assurant que l'intéressé s'était engagé à quitter de lui-même le parti. Une version remise en cause par Christian Vanneste: «D'autres [responsables de l'UMP] ont essayé de camoufler l'impossibilité juridique dans laquelle ils étaient de demander mon exclusion, pour avoir simplement mentionné une vérité historique. Ils se sont autorisés alors à annoncer une prétendue promesse de ma part de quitter la vie politique.»

«Les militants de la cause y prolifèrent»
«Mes interventions sur l'homosexualité sont rares, beaucoup moins dures que certains de nos amis. Elles sont fondées sur des connaissances historiques, psychologiques, anthropologiques» mais suscitent «invariablement une censure, qui tend à m'interdire d'évoquer le sujet, sans doute en raison même de la pertinence même de mes propos», affirme l'élu du Nord.

«Cette police de la pensée est intolérante et donc intolérable. Elle règne cependant dans nos rangs», «en proportion des militants de la cause qui, par cooptation, y prolifèrent. Vous devriez davantage y prendre garde», écrit encore M. Vanneste à M. Jacob. Le député nordiste critique aussi le poids au sein de l'UMP d'un «groupe de pression communautariste et intolérant», sans citer GayLib, l'association de défense des droits LGBT proche de l'UMP, qui a pourtant pris ses distances il y a quelques semaines avec Nicolas Sarkozy, à la suite de ses prises de position contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.

28 FEVRIER 2012 - MORT SUR UN LIEU GAY A LA ROCHELLE

Le 01/03/2012

28 FEVRIER 2012 –

Mort sur un lieu de drague gay à La Rochelle:

le jeu sexuel aurait mal tourné

Le corps d'un jeune homme de 25 ans a été découvert sur un lieu de drague vendredi matin. L'autopsie pratiquée hier a conclu à une mort par étouffement, mais la piste du crime homophobe semble exclue.

Vêtu d'une combinaison dont l’arrière, au niveau des fesses, était découpée, menotté, portant un masque à gaz sur le visage, Maxime (le prénom a été modifié à la demande de la famille), dont le corps a été découvert vendredi matin, parc d'Orbigny à La Rochelle, serait mort asphyxié. Il avait 25 ans.

La communauté perturbée par l’affaire
Voici en substance les premières conclusions tirées hier soir, lundi 27 février, de l'autopsie pratiquée la veille. Et c'est l’hypothèse d’un jeu sexuel ayant mal tourné qui est désormais la piste privilégiée par les enquêteurs, non celle d’un crime homophobe. La victime serait en effet décédée de l'équivalent du jeu du foulard, une pratique consistant à s'étrangler ou s'étouffer pour de plus grandes sensations lors de relations sexuelles notamment...

Si la communauté, qui a craint tout le week-end être confronté à un crime homophobe, peut en quelque sorte être rassurée, elle n'en reste pas moins perturbée par l'affaire.

«Il a été abandonné»
«Moi et mes potes on se dit que ce gars, il était pas tout seul quand c'est arrivé, qu'un jeu sexuel ça se pratique au moins à deux et que personne n'a été prévenu que ça avait mal tourné, confie Teddy. Il a été abandonné. Peut-être aurait-il pu être sauvé si les secours avaient été prévenu, même anonymement. En même temps je sais pas comment j'aurais réagi dans de telles circonstances...».

Bertrand Gire, ancien président du centre LGBT de Charente maritime et militant actif, opine: «S'il s'agit effectivement d'un accident, il révèle peut-être aussi un véritable besoin de prévention et d'éducation en matière de pratique SM. Alors si je crains bien sûr les réactions homophobes stigmatisant notre population au travers de ce qui semble avoir été un jeu sexuel sadomasochiste, j'espère que la communauté gay fera preuve de tolérance. On a longtemps été mis à la marge, on a dû s'organiser parfois de manière clandestine, alors faisons attention à ne pas mettre à l'écart, à l'intérieur même de notre groupe, des hommes et des femmes sous prétexte qu'ils ont des pratiques disons ‘‘marginales’’. Le tabou des relations SM est réel. Depuis vendredi j'ai croisé quelques gars qui s'interrogeaient ouvertement sur ce que cette affaire allait avoir comme conséquences sur l'image de la communauté, jugeant ces pratiques comme déviantes. Je crois que pour l'heure, ils feraient mieux de penser à la famille qu'à leur image...»