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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY
28 FEVRIER 2012 - MOBILISATION A PARIS CONTRE ST PETERSBOUG
Le 01/03/2012
28 FEVRIER 2012 –
Mobilisation à Paris contre la loi homophobe de Saint-Pétersbourg
Le texte qui interdit la «propagande» homo envers les mineurs pourrait être adoptée demain par le Parlement de la 2e ville russe. Plusieurs manifestations de protestations sont organisées à travers le monde.
Une soixantaine de personnes ont organisé une flashmob mardi à côté du centre Pompidou à Paris, afin de protester contre le projet de loi qui vise à interdire la «propagande» homosexuelle qui pourrait être adoptée mercredi au Parlement local de Saint-Pétersbourg, après validation en deuxième lecture le 1er février.
Les manifestants portaient des banderoles affirmant «censure anti-homo? sans moi!» ou «Saint-Pétersbourg, n'y allez pas!». Si la nouvelle loi est promulguée par le gouverneur, «il ne sera plus possible de parler d'homosexualité, d'évoquer par exemple dans un journal l'homosexualité de Tchaïkovski, sans être censuré», a affirmé Guillaume Bonnet, un des porte-parole du mouvement AllOut.org qui co-organise la manifestation avec l'InterLGBT et d'Act Up.
«Opposez votre veto»
Le gouverneur Gueorguiy Poltavchenko a dix jours pour opposer son veto à cette loi qui peut être un obstacle au développement du tourisme en Russie. «La réputation touristique et culturelle de Saint-Pétersbourg est en jeu. Ne risquez pas de l'écorcher. Opposez votre veto», demandent les associations.
Selon le projet de loi, toute personne commettant «un acte public» de promotion de l'homosexualité, de la bisexualité ou de la transsexualité à l'adresse de mineurs peut être condamnée à une amende allant jusqu'à 3.000 roubles (72 euros). De leur côté, les organisations risquent entre 10.000 (241 euros) et 50.000 roubles (1.205 euros).
Des manifestations similaires sont ou doivent être organisées à New York, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Berlin, Hambourg, Rome ou Anvers.
28 FEVRIER 2012 - LA NUIT GAY 2012 SUR CANAL +
Le 01/03/2012
28 FEVRIER 2012 –
Mardi: la nuit gay de Canal+
est consacrée à l'homoparentalité
Pour sa nouvelle nuit gay, Canal + consacre sa programmation aux thématiques de l'homoparentalité et de l'adoption. Au menu: un excellent doc, la première diffusion de «Tout va bien: The kids are all right», et un court-métrage très malin.
TOUT VA BIEN: THE KIDS ARE ALL RIGHT
Venue de la scène indépendante, la cinéaste Lisa Cholodenko (High Art, Laurel Canyon) pose un regard juste sur le quotidien d'une famille gay dans le sud de la Californie. Le duo Julianne Moore/Annette Bening irradie ce film qui a été un gros succès.
Ils sont très rares, les films qui savent dépeindre le quotidien de familles gays sans se prendre les pieds dans le tapis, en grossissant le trait ou en y injectant une bonne dose de fantasmes. Vaguement autobiographique, cette comédie de Lisa Cholodenko, très remarquée lors de ses passages aux festivals de Sundance et Berlin, a révèle le quotidien de deux lesbiennes, mères de deux enfants. Nic et Jules sont mariées depuis des années, elles vivent dans le Sud californien avec leurs deux enfants adolescents, Joni et Laser, conçus par insémination artificielle. Alors que Joni s'apprête à partir pour l'université, son frère de 15 ans la convainc de retrouver et contacter leur père biologique. Mais l'arrivée de Paul, un restaurateur séduisant, ne se fera pas sans vague...
Le talent de ce Kids Are All Right est d'avoir fait du duo féminin un couple comme les autres qui s'aime, s'ennuie, se dispute avec tous les hauts et les bas d’une vie quotidienne. Avec en plus un humour très fin qui, sans en faire trop, parvient à faire passer la pilule du drame familial sans encombre. La distribution est brillante: Annette Bening rayonne, Mark Ruffalo déborde de charme et Julianne Moore est très drôle. Pas étonnant que ce film touchant et frais ait eu un tel succès.
Un film de Lisa Cholodenko avec Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo, Mia Wasikowska et Josh Hutcherson. Comédie. 1h44.
A 20 h 50 sur Canal +
MES PARENTS SONT HOMOS
Ce documentaire inédit autour de l’homoparentalité et de l’adoption a choisi un angle original. Il ne se place pas du côté des parents gays mais de celui de leurs enfants et plonge dans l’intimité de ceux-ci, élevés par des homos…
Ils ou elles s’appellent Asa (3 ans et demi), Antoine (20 ans), Edith (25 ans) ou Caroline Cécile (45 ans). Ils font partie de ces 100.000 à 300.000 enfants qui, selon les associations, auraient au moins un parent homo et ont été conçus par un don de sperme anonyme ou par mère porteuse. Ils ont décidé de témoigner pour raconter leur quotidien. Souffrent-ils de l’absence du père ou de la mère? Quel regard leurs camarades ou la société portent-elles sur eux? Comment ont-ils vécu le coming out d’un de leurs parents? Comment construisent-ils leur identité sexuelle?
Andréa Rawlins-Gaston, la réalisatrice, a recueilli ces témoignages avec beaucoup d’intelligence, laissant parler enfants et parents. En laissant aussi parfois place à leur silence. C’est un documentaire riche et sans angélisme, dans lequel, quels que soient les défis à affronter ou les obstacles à surmonter, l’amour est toujours au cœur de tout.
A 22h35 sur Canal +
CE N'EST PAS UN FILM DE COWBOY
Dans la foulée du documentaire, Canal + poursuivra la soirée avec un court métrage très malin sur l’homosexualité. Et ses clichés. Dans un collège.
Deux collégiennes et deux collégiens discutent à bâtons rompus de leurs impressions après avoir découvert le film Brokeback Mountain. Un court-métrage d'une belle finesse, drôle, qui joue sur les clichés homos et les détourne avec humour. Les quatre tout jeunes comédiens sont tout simplement bluffants de naturel. Co-écrit et réalisé par Benjamin Parent, celui-ci prépare un film où il racontera le coming out de son père. On a hâte de voir!
A 23 h 40 sur Canal +
27 FEVRIER 2012 - OUVERTURE CENTRE LGBT TOULOUSE
Le 01/03/2012
27 FEVRIER 2012 –
Un centre d'accueil LGBT ouvre ses portes à Toulouse
Inauguré officiellement le 20 février dernier, le nouveau centre d'accueil LGBT toulousain ouvrira ses portes au public samedi 10 mars.
Espace des diversités et de la laïcité et centre LGBT: la maison commune de plus de deux mille mètres carrés installée au 38 rue d'Aubuisson, à Toulouse, se veut un lieu ouvert permettant «un croisement des publics». Le fonctionnement de ce lieu municipal a été confié à un comité d'animation représentant pas moins d'une vingtaine d'associations. A ce jour, l'utilisation des six salles de réunion, de la salle d'exposition et de l'auditorium n'est pas arrêtée et des plages de présence restent encore à attribuer. Il ne devrait pas y avoir d'accueil tout public en semaine, en tout cas dans un premier temps. Toutefois, une permanence «convivialité» se tiendra tous les samedi après-midi, de 14h à 17h, une exigence de Jean-Philippe Mauve, co-référent du centre pour la fédération Arc-En-Ciel. «Quatre bénévoles par mois accueilleront le public sur ces tranches horaires. Un bureau confidentiel est aussi à la disposition des personnes qui ont besoin de se confier, de parler de problématiques plus intimes.»
Bibliothèque et abonnements
Expos, brochures et flyers seront à la disposition des visiteurs, ainsi qu'un accès wifi gratuit, un minibar, une télévision grand écran et un lecteur Dvd. Une bibliothèque et des abonnements aux magazines TÊTU et Causette, aux quotidiens Le Monde et La Dépêche du Midi sont aussi prévus. Le 17 mai prochain, des animations ponctuelles seront organisées dans le centre pour la journée contre l'homophobie. En revanche, le comité d'animation ne prévoit rien à l'occasion de la marche des fiertés qui bénéficie déjà d'une bonne visibilité et d'un village associatif place du Capitole. A terme AIDES pourrait éventuellement profiter du lieu pour proposer des tests de dépistage rapides. En attendant, le rendez-vous est pris samedi 10 mars pour la première rencontre du public toulousain avec son Espace de la diversité et son centre LGBT.
25 FEVRIER 2012 - BRIGITTE GOLDBERG UNE TRANS CANDIDATE
Le 01/03/2012
25 FEVRIER 2012 –
Brigitte Goldberg: La trans qui vise la présidence
Trans et militante LGBT, Brigitte Goldberg se présente à la présidentielle. Une candidature symbolique pour peser sur la gauche et rappeler au PS ses promesses.
Elle sait qu'elle ne sera pas élue, mais elle aura tenu plus longtemps que Christine Boutin. Pour quelques jours encore, Brigitte Goldberg est candidate à la présidentielle. Sa particularité: elle représente le parti Avenir 2012, issu du collectif LGBT Trans Europe, et elle est elle-même trans. D'emblée, elle balaie tous soupçons de communautarisme autour de son projet: «Notre parti porte des valeurs de respect, de liberté, d'égalité, pour les LGBT comme pour tous. Ce sont des valeurs républicaines.»
Pas «folklorique»
Si elle refuse de s'auto-proclamer porte-parole «d'une communauté politiquement diverse», son programme en matière de droits LGBT est un des plus denses et friendly de tous les candidats en lice. Elle promet notamment le droit au mariage, à l'adoption, à la PMA ou encore à la Gestation pour autrui. «Nous avons une vraie légitimité pour ces questions, nous sommes quand même le premier parti à avoir une candidate trans, estime-t-elle. Je souhaite également améliorer les droits des trans, faire de la lutte contre le sida une Grande cause nationale et combattre toutes les discriminations à l'Education Nationale».
Et son programme va au-delà des questions LGBT. Elle martèle que sa candidature n'est pas «folklorique». Pour prouver que son but n'est pas d'amuser la galerie médiatique, elle insiste sur les heures de travail que lui impose sa campagne et qui la poseraient en candidate «crédible». Bavarde, elle disserte à l'envi sur le mandat de Nicolas Sarkozy et ses airs de «Titanic», le déficit commercial, ou les remèdes qu'elle prescrirait au pays pour soigner son économie et éradiquer le chômage. Un programme en 18 points qu'elle revendique clairement à gauche.
Engagements précis
Si cette ancienne militante associative est motivée, elle n'est pas inconsciente. Emménager à l'Elysée n'est pas dans son agenda et sa candidature s'éteindra le 16 mars, date limite pour déposer 500 parrainages auprès du Conseil constitutionnel. Elle savait d'avance cette mission impossible et a préféré l'épargner à ses troupes. «Ça ne servait à rien de dépenser du temps et de l'argent pour un objectif que nous ne pouvions pas atteindre», évacue-t-elle. Le but de sa campagne paraît donc ailleurs. «Nous voulons être la mouche du coche du PS, explique-t-elle. En période de campagne, nous entendons toujours de nombreuses intentions, mais au moment de gouverner, les questions LGBT deviennent la cinquième roue du carrosse. Nous attendons de la part de la gauche des engagements précis et des délais pour l'adoption des lois». Elle affirme avoir eu, il y a quelques semaines, des contacts avec des proches de François Hollande, qui seraient maintenant aux abonnés absents. A l'avenir, elle se verrait pourtant bien secrétaire d'Etat d'un gouvernement de gauche, «pour mener une mission précise, sans doute en lien avec les droits LGBT. Ce serait la première fois qu'une personne trans intégrerait un gouvernement. C'est aussi un de mes objectifs: changer l'image des trans, toujours associée aux bas résilles et au bois de Boulogne.»
En attendant ce très hypothétique maroquin, elle peine à imposer sa candidature, dans l'opinion et parmi les homos. «C'est normal, mon nom n'est pas proposé dans les estimations de vote», se justifie-t-elle. Tetu.com le fait dans son sondage en ligne mensuel. Elle s'y retrouve dernière, scotchée à 0,2% des suffrages. «La communauté LGBT ne perçoit pas encore la nécessité d'un parti pour défendre ses droits, tente-t-elle. Les associations, dont beaucoup font un travail formidable, se disent apolitiques et restent très divisées. Pour peser, il faut être regroupé». Pas sûr qu'en 2012, le regroupement se fera autour d'elle...
25 FEVRIER 2012 - UN GROUPE FACEBOOK LGBT CONTRE LE PEN
Le 01/03/2012
23 FEVRIER 2012 -
Voici ce qu'on peut lire sur un groupe Facebook :
A une heure où, à l'instar de Vénussia Myrtil, une frange ultra-minoritaire des LGBT déclarerait se sentir proche de Marine Le Pen, un lien a circulé pas mal ces derniers jours. Il s'agit d'une publication tout à fait officielle du programme de campagne de la candidate du FN qui stipule noir sur blanc que son parti s'oppose à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels mais ne reviendra pas sur le PACS. Tollé, légitime, chez les associatifs et les médias LGBT. Tollé aussi chez les LGBT, parfois presque comme si c'était une découverte que le FN est homophobe...
Mais qu'attendaient-ils donc ?
Avons-nous tous désormais la mémoire si courte pour oublier que Marine Le Pen est la représentante d'un parti traditionnaliste, nationaliste, à tendance xénophobe ?
Ou sommes-nous tous devenus suffisamment stupides pour croire que la "modernisation du FN" par la fille de son président d'honneur et fondateur en ferait un parti fréquentable par les LGBT ?
Il y a sans doute chez les LGBT, comme dans le reste de la population, des personnes racistes, nationalistes, antisémites, islamophobes etc. Après tout, ce n'est pas parce qu'on est soi-même discriminé qu'on n'est jamais discriminant, ça se saurait. Il y a sans doute aussi chez les LGBT, comme dans le reste de la population, des déçus de la politique qui ne se retrouvent ni à gauche (au sens large), ni à l'UMP. Et puis il y a aussi tous ces LGBT qui ne se retrouvent pas dans la partie visible de la "communauté" LGBT, que ce soit parce qu'ils la trouvent un peu trop tapiole ou un peu trop militante, quand bien même elle s'appellerait Gaylib' et serait dûment estampillée à droite et pas forcément toujours très "queer".
Oubliant allègrement que le Front National, même policé en surface, même modernisé, est encore le parti de Bruno Gollnisch, d'extrêmistes nazifiant pires que lui (notamment de personnes qui estiment que, je cite, "On peut penser ce qu’on veut d’Adolf Hitler qui a effectivement fait quelques erreurs durant son mandat, mais lui au moins n’a pas eu besoin de se “dé-diaboliser” face à ses opposants pour se faire élire par son peuple et reconstruire l’Allemagne! Lui au moins, il avait un programme et des idées claires!”, Fin de citation*), certains déçus évoqués plus haut en viennent donc à perdre, au choix, tout esprit critique, tout amour-propre, toute notion de responsabilité, toute notion d'humanité, toute intelligence ou bien les cinq en même temps d'ailleurs... (NdA: Ce ne sont que des hypothèses, hein, je ne sais pas, puisque les raisons qui peuvent pousser un LGBT a voter FN me demeurent, personnellement, insondablement absconses. Alors, j'essaie d'imaginer comme vous le voyez.)
Bref, voilà qu'un jour, ceux là se posent cette question consternante pour au moins 82% de la population française (si on s'en tient au score chiraquien de 2002) : "Pourquoi pas Marine ?"
Marine Le Pen n'est pas une novice en politique. Inscrite au FN depuis 1986, elle en est devenue une candidate électorale dès 1992, à 24 ans. Juriste de formation, elle est avocate de 1992 à 1998 au barreau de Paris, année à laquelle elle devient conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais. Elle prend réellement son envol au sein du parti au soir du second tour de 2002, lorsque les médias la découvrent alors qu'elle remplace au pied levé un intervenant local du parti indisponible pour réagir au résultat. Comme son père c'est un animal politique et un tribun médiatique, d'une présence redoutable en plateau télé.
Deux fois divorcée, elle incarne, forcément, une aile du parti en rupture avec la frange "dure", la plus classique du FN, profondément traditionnaliste chrétienne antisémite et raciste. La logique idéologique aurait voulu qu'elle soit écartée de la direction du parti. D'ailleurs, certains s'y sont essayés. En vain. N'ayant pas d'autre formation politique où s'exprimer, ils filent droit sous sa direction, même s'ils n'en pensent pas moins (Pas difficile de tomber sur des forums éloquents quand ont fait des recherches sur le FN et c'est dingue tout ce qu'on peut y lire.).
Sauf que ses statuts de fille du fondateur du parti, de femme active et mère de famille, divorcée de surcroît et quelques positions atypiques au sein du FN sur la nécessité d'un Islam français, l'avortement, un slalom permanent entre l'anti-intellectualisme Lepéniste fondateur du FN et une forme d'intellectualisme orienté pro-FN (du même ordre réflexif que l'intellectualisme d'un Christian Vanneste) et surtout sa capacité à éviter les dérapages de langage coutumiers de son père ou de Bruno Gollnisch vont lui permettre de s'ouvrir les portes des médias plus que son père n'était jamais parvenu à se faire ouvrir.
Fascination malsaine pour tout ce qui est nouveau, souriant, jeune et dynamique d'un Landerneau très influent qui fonctionne sur le choc, le clivage, l'antagonisme et l'émotion forte pour se vendre et, sans toujours bien s'en rendre compte, vendre ceux dont ils parlent.
Et devant le succès médiatique de Marine, l'appareil du parti, sous l'impulsion du père, a été bien obligé de lui ouvrir également ses portes. Electoralisme oblige. En 2007, elle devient vice-présidente chargé des affaires intérieures, c'est à dire de la formation des cadres du parti, de la communication interne et externe et de la propagande.
Elle dit ne pas vouloir du mariage pour et de l'adoption par les couples homosexuels mais ne pas vouloir revenir sur le PACS (Ce qui fait de son programme, sans aucun doute et malgré le tollé d'indignation qu'il suscite, le programme le plus LGBT friendly de tous ceux présentés par le FN lors d'une élection depuis sa création en 1972.), mais il ne faut pas s'y tromper : derrière l'image et le discours cosmétiques et populiste de sa présidente le Front National, c'est toujours ce parti dirigé, par des bourgeois de profil fascisant, qui accueille très largement en son sein des éléments qui regrettent l'Occupation, la mise en quarantaine ou la déportation des juifs, des homosexuel(le)s (et vraisemblablement des transgenres), des opposants à son courant de pensée et le bruit des bottes.
Alors aux LGBT qui poussent des cris d'orfraie en "découvrant" à travers le programme bleu Marine, que le FN est un parti homophobe, je réitère ma question : mais à quoi vous attendiez vous donc d'un parti extrémiste ?
Et aux LGBT qui voudraient voter pour la blonde au sourire carnassier : si on vous demandait de courir un marathon, vous vous tireriez vraiment une balle dans le pied au préalable vous ?
Et si vous désirez en savoir plus sur le FN et/ou sur Marine Le Pen, vous pouvez consulter pendant une semaine encore l'excellent reportage de France Télévision : Marine Le Pen l'histoire d'une héritière.
* je m'en réfère à cet article d'Audrey Banegas, journaliste consciencieuse, publié sur Mediapart par Judith Silberfeld, autre journaliste consciencieuse, au sujet du cas Vénussia Myrtil cité en début d'article.
23 FEVRIER 2012 - HOLLANDE A LA RECH D' UN NOUVEAU SOUFFLE
Le 23/02/2012
23 FEVRIER 2012 –
François Hollande cherche un nouveau souffle
François Hollande n'a pas encore trouvé la pierre philosophale. Celle qui lui permettra non pas de changer le plomb en or mais de passer du rejet de Nicolas Sarkozy, qui le porte, à l'adhésion à sa personne, qu'il recherche. Le candidat socialiste l'expliquait d'ailleurs ce week-end en Corrèze: la présidentielle s'apparente à un référendum contre le président sortant. Mais il ajoutait: «Le référendum est un rejet et un choix.» Il espère que les Français se tourneront vers lui de manière positive: «Le choix est pour moi.» À l'heure où les deux camps observent l'évolution des sondages, François Hollande poursuit sa campagne sans vouloir s'inquiéter.
Pour l'instant, donc, ça ronronne. Le candidat socialiste décline son projet de manière thématique. Mercredi 22 février, il a rendu visite à l'association AC Le Feu, dans un squat parisien. Dans l'après-midi, il se trouvait dans l'Essonne pour parler de la recherche. Jeudi, il est en Mayenne pour évoquer les questions d'agriculture. La semaine prochaine, il sera au Salon de l'agriculture, puis ira à Londres. Souvent, le même cérémonial se répète, ou presque: entouré d'une nuée de journalistes, il décline ses propositions et éventuellement dit son mot sur la polémique du jour. Puis, parfois, il participe à une table ronde. Et, à la fin de la journée, il tient un meeting.
Sauf que, depuis une semaine, le contexte a changé, avec la candidature de Nicolas Sarkozy. La question se pose d'adapter la campagne socialiste… Officiellement, la réponse est non. «Nous avons notre propre rythme, notre propre temporalité», assure le porte-parole Bernard Cazeneuve. «Nous n'allons pas faire campagne en fonction de celle de Nicolas Sarkozy et de sa stratégie de Dark Vador: musique martiale, on brandit des lances… C'est le bruit, le tohu-bohu, l'agitation et la Guerre des étoiles en permanence.»
Le ton se durcit
Dans l'équipe Hollande, on assure néanmoins avoir anticipé cette «séquence Sarkozy». On entre dans une nouvelle phase», reconnaît la députée de l'Indre-et-Loire Marisol Touraine. «Après l'installation (à la suite de la primaire), après le lancement de la campagne (en janvier), on entre dans la phase de la confrontation. Il semble que l'on aille vers un match à deux.» C'est ce que pronostiquent les sondages qui placent en tête Hollande et Sarkozy. Le candidat socialiste s'attend-il à un rebond du chef de l'État? «Il va prendre un point avec les ralliements de Christine Boutin et Hervé Morin», relativisait-il, il y a quelques jours, en continuant d'insister, souvenir du 21 avril oblige, sur l'importance du premier tour.
Mais, autour de lui, on évite désormais de se fixer comme objectif d'être en tête le 22 avril et on relativise les conséquences d'une éventuelle inversion des courbes. «On peut être en tête au premier tour et ne pas avoir de réserve de voix pour le second», fait-on remarquer. Il faut tenir encore deux mois. Mais pas question pour l'heure de faire de nouvelles propositions. «Je pourrais en présenter d'autres mais je ne veux pas lasser», a prévenu Hollande mercredi en meeting à Évry, signe que la question est posée. Hormis quelques détails, par exemple, sur la décentralisation en mars, ou pour réagir à l'actualité. «Nous n'allons pas réécrire les 60 propositions, mais il n'est pas exclu qu'à tel ou tel moment de la campagne nous puissions exprimer des idées nouvelles», explique prudemment Cazeneuve. «Une campagne, ce n'est pas l'organisation d'une espèce de bouquet final permanent.»
Si le fond reste le même, le ton se durcit. Maintenant que Hollande a un adversaire qui lui répond, ses critiques en paraissent plus virulentes. Par exemple, la charge sur «l'impartialité de l'État». Avant l'entrée en lice de Sarkozy, il avait déjà envisagé des changements dans l'administration sans avoir beaucoup d'écho. Désormais, ses propos font polémique. Dans Acteurs publics, il dénonce «les nominations politiques, surtout au ministère de l'Intérieur et à la Chancellerie». Il n'en faut pas plus pour qu'à droite on s'indigne et qu'on l'accuse de vouloir mener «une chasse aux sorcières». Que François Hollande le veuille ou non, le paysage de la présidentielle a changé.
23 FEVRIER 2012 - VANNESTE NON EXCLU MAIS QUITTE L UMP
Le 23/02/2012
23 FEVRIER 2012 –
Vanneste n'est pas exclu mais quitte l'UMP
Le parti présidentiel n'a pas tout à fait tenu parole. Le bureau politique de l'UMP a évité d'exclure Christian Vanneste hier malgré la levée de bouclier provoquée la semaine dernière par les propos du député nordiste.
Christian Vanneste avait évoqué, sur un site internet, « la légende de la déportation des homosexuels en France » pendant la deuxième guerre mondiale, une thèse réfutée par les historiens.
En revanche, l'UMP a, comme prévu, décidé d'investir un autre candidat dans la 10e circonscription du Nord. C'est Gérald Darmanin, directeur de cabinet du ministre des Sports David Douillet, qui sera proposé à la commission des investitures le 28 février.
Mais le jeune Tourquennois, qui souhaite être « loyal » vis-à-vis de Christian Vanneste, affirme qu'il ne se présentera pas si le député sortant brigue un nouveau mandat sans l'UMP. Christian Vanneste a d'ailleurs annoncé hier soir qu'il quittait le parti de lui-même, content de « quitter un tel machin ».
22 FEVRIER 2012 - SARKOZY : 5 PROPOSITIONS, FRANCE FORTE
Le 23/02/2012