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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

22 FEVRIER 2012 - HOLLANDE EST IL LE CANDIDAT DE L EGALITE DES SEXES?

Le 23/02/2012

22 FEVRIER 2012 -

Hollande, candidat de l'égalité des sexes ?

 

Selon un sondage publié ce mercredi, les socialistes et leur candidat sont considérés comme les plus à même de promouvoir l'égalité hommes-femmes.

Le Parti socialiste et son candidat François Hollande apparaissent comme les mieux à même de «promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes», suivis du Front national de Marine Le Pen, selon un sondage Mediaprism pour l'organisation féministe Le Laboratoire de l'Egalité.

A la question «quel parti vous semble le plus promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes?», 22% des sondés répondent «le Parti socialiste» tandis que 15% estiment que c'est le Front national qui est en pointe dans ce domaine.

Vient ensuite Europe Ecologie/Les Verts, dont le candidat est aussi une femme, Eva Joly, avec 13% des sondés.

EELV est suivi de près par le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon (12%), de l'UMP et du Modem (11% chacun) et de Lutte ouvrière dont la campagne est conduite par une femme Nathalie Arthaud (8%).

Viennent ensuite les autres mouvements écolos (comme Génération écologie), qui remportent l'adhésion de 4% des sondés, le Parti communiste (2%), le Nouveau centre, le NPA, le Parti radical, le PRG et le Mouvement pour la France (tous à 1%).

A la question de savoir : «Parmi les candidats ou probables candidats à l'élection présidentielle, laquelle ou lequel vous semble le plus à même de mettre en oeuvre l'égalité femmes-hommes ?», c'est François Hollande qui arrive en tête (23%), suivi de loin par Nicolas Sarkozy (14%).

Ce dernier est suivi de près par Marine Le Pen (13%) et François Bayrou (13%), puis par Eva Joly (12%).

Viennent ensuite Jean-Luc Mélenchon (10%), Corinne Lepage (8%), Christine Boutin (5%), qui a, depuis l'enquête, retiré sa candidature, Dominique de Villepin (1%) et de Philippe Poutou, du NPA (1%). Nicolas Dupont-Aignan comme Hervé Morin (qui n'est plus candidat) font un score de 0%.

Pour autant, 74% des personnes interrogées estiment que l'égalité «n'est pas une idée marquée politiquement», contre 23% qui la jugent «plutôt de gauche» et 3% «plutôt de droite».

Enquête réalisée par internet du 6 au 10 février auprès d'une communauté de 1 186 internautes, échantillon redressé de façon à assurer la représentativité des répondants (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, lieu de résidence).

22 FEVRIER 2012 - VANNESTE CRITIQUE L UMP DE CEDER AUX MEDIAS GAYS

Le 23/02/2012

22 FEVRIER 2012 –

Christian Vanneste critique l'UMP

qui a annoncé son retrait de la vie politique

 

Le député UMP du Nord Christian Vanneste en veut aux dirigeants de l'UMP d'avoir annoncé, mercredi 22 février, qu'il allait "quitter la politique".

Le bureau politique de l'UMP devait se prononcer, mercredi matin, sur son exclusion à la suite des propos tenus sur "la légende de la déportation des homosexuels en France". "Il nous a informés qu'il renonçait à son investiture et il nous a donné sa parole d'homme qu'il allait quitter la politique", ont annoncé en début de réunion Jean-François Copé, le secrétaire général du parti, et Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint. Cette décision de M. Vanneste suspend de ce fait la procédure d'exclusion qui devait être engagée à son encontre.

"Copé a déformé mes propos !", proteste le principal intéressé. Selon Marc-Philippe Daubresse, "Bernard Gérard, secrétaire fédéral UMP du Nord, a eu une longue conversation avec Vanneste. Il a dit qu'il allait se retirer de la compétition législative et qu'il quittait l'UMP. Donc acte. Si c'est vérifié, il n'y a plus lieu d'exclure. Si cela n'est pas vérifié, Jean-François Copé en tirera les conséquences."

M. Copé, lui, indique que "Christian Vanneste a fait connaître à Marc-Philippe Daubresse et Bernard Gérard, secrétaire fédéral UMP du Nord, son intention de ne pas solliciter l'investiture de l'UMP aux prochaines élections législatives. En conséquence, l'UMP a investi un nouveau candidat : Gérald Darmanin."

"UN POIS CHICHE DANS LA TÊTE"

"J'ai bougrement envie de quitter ce marigot le plus rapidement possible", reconnaît Christian Vanneste. "En novembre, j'ai déjà fait savoir mon intention de mettre un terme à ma carrière parlementaire, mais l'UMP a insisté pour me retenir. Aujourd'hui, l'exécutif du parti veut m'exclure et utilise depuis une semaine tous les moyens pour faire pression sur moi et me faire partir. Je considère que ce n'est pas des manières et un manque de respect pour un vieux militant. Ce n'est pas au secrétaire général de l'UMP [Jean-François Copé] de prendre cette décision à ma place."

"Je prends mon temps pour rendre mes décisions et j'ai prévu de rencontrer ce soir les militants et cette semaine plusieurs maires", précise Christian Vanneste. "La méthode utilisée pour m'évincer n'est pas digne", poursuit le député, avant de lancer à l'intention du patron de l'UMP : "Il a un pois chiche dans la tête et pas la carrure d'un homme d'Etat."

"LA PUISSANCE MÉDIATIQUE DU LOBBY GAY"

"Le bureau politique, à l'unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos inacceptables, profondément choquants et intolérables", avait assuré Jean-François Copé mercredi 15 février. Sur TF1, Nicolas Sarkozy avait assuré quelques heures plus tard que "tout ce qui peut paraître de près ou de loin de l'homophobie, je l'ai en horreur".

M. Vanneste avait reproché à l'UMP de céder à "la puissance médiatique du lobby gay". "S'ils sont assez bêtes pour obéir à un lobby, ils commettront une erreur".

 

21 FEVRIER 2012 - L ASSEMBLEE NATIONALE VOTE OUI A LA TVA SOCIALE

Le 21/02/2012

21 FEVRIER 2012 –

L'Assemblée vote le texte créant la "TVA sociale"

Les députés français ont adopté mardi par 301 voix contre 207 le projet de loi de finances rectificative pour 2012 qui prévoit notamment la création d'une "TVA sociale". Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté ce "collectif" budgétaire que le Sénat examinera à son tour mercredi.

Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté ce "collectif" budgétaire que le Sénat examinera à son tour mercredi.

Les groupes PS et Front de gauche ont voté contre. L'opposition de gauche avait mené une longue bataille contre le texte, défendant un à un ses nombreux amendements après avoir tenté, en vain, de soumettre la "TVA sociale" à référendum.

Ce "collectif" budgétaire présenté par la ministre du Budget Valérie Pécresse reprend les principales mesures annoncées le 29 janvier par le président Nicolas Sarkozy.

Ainsi, outre la mise en place au 1er octobre prochain de la "TVA sociale", il prévoit la création au 1er août prochain d'une taxe sur les transactions financières, des annulations de crédits à hauteur de 1,2 milliard d'euros et une hypothèse du taux de croissance pour 2012 ramenée de 1 à 0,5%.

Le projet de loi prévoit également de supprimer les cotisations patronales affectées à la protection sociale -à hauteur de 13,6 milliards d'euros- et de les compenser par une hausse de 1,6 point de la TVA, à 21,2%, ainsi qu'une augmentation de deux points de la CSG sur les revenus du capital.

Cette mesure, qui avait été rejetée en commission des Finances faute d'un nombre suffisant de députés de la majorité, devrait s'appliquer au 1er octobre, après les élections présidentielle et législatives du printemps.

Un amendement prévoit que les achats de biens immobiliers sur plan resteront taxés à 19,6% si le contrat de vente a été signé avant le 9 février 2012, date de la présentation de ce texte en Conseil des ministres.

Le texte entérine également la création d'une taxe sur les transactions financières d'un taux de 0,1% qui s'appliquera dès le 1er août à toutes les transactions réalisées sur des actions de sociétés cotées dont le siège social est en France et dont la capitalisation est supérieure à un milliard d'euros.

Un amendement UMP-NC exonère de cette taxe les achats d'actions dans le cadre des dispositifs d'épargne salariale.

Ce "collectif" budgétaire comporte par ailleurs une série de mesures destinées à renforcer la lutte contre la fraude fiscale, propose des dispositions visant à développer les formations en alternance et fixe à 84,9 milliards d'euros le déficit prévisionnel pour 2012.

Il prévoit en outre un versement de 6,5 milliards d'euros au futur Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à se substituer en juillet au Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Ce projet de loi devrait être définitivement adopté par le Parlement avant le 7 mars, date à laquelle députés et sénateurs interrompront leurs travaux pour cause de campagne électorale.

21 FEVRIER 2012 - BERNARD DEBRE - HOMOPHOBE OU PAS?

Le 21/02/2012

21 FEVRIER 2012 –

Bernard Debré:

«Une lopette, cela n'a rien à voir avec un homosexuel»

Le député UMP de Paris, en voulant dénigrer François Hollande, l'a comparé à une «lopette», un terme clairement homophobe. «Le retour du refoulé» réagit le militant David Auerbach Chiffrin.

Sa «grande gueule», il l'assume et même la revendique, en participant régulièrement à l'émission de radio du même nom, sur RMC. Mais cette fois, le député de Paris Bernard Debré (UMP) ne semble pas complètement la maîtriser, puisque assure ne pas comprendre le sens des mots qu'il a lui-même prononcés.

«On avait tous considéré qu'Hollande était une lopette»
Vendredi dernier, lors de cette émission, le député UMP s'exprimait sur la candidature de François Hollande à la présidentielle. «On avait tous (…) considéré qu'Hollande était une lopette, en disant c'était rien du tout, que c'était un ectoplasme, il va s'effondrer, eh bien pas du tout», a-t-il lancé.

Aussitôt, le collectif d'associations Total Respect–Tjenbé Rèd avait dénoncé l'usage du mot «lopette», et «s'indigne de ces propos, qui suivent de peu les nouvelles provocations homophobes de Christian Vanneste (autre député UMP), explique-t-il dans un communiqué. Elle proposera dans les meilleurs délais à son conseil fédéral de porter plainte en justice contre M. Debré.» L'association a déjà saisi le CSA.

«Je n'ai rien à voir avec Christian Vanneste»
L'équipe de campagne socialiste n'a pas souhaité réagir directement. En déplacement dans son fief de Corrèze, François Hollande, interrogé par la presse sur la violence de la campagne, a répondu vendredi: «Je ne veux pas me mettre à ce niveau (…) parce que je considère que ça finirait par lasser les Français.»

Le site du Parisien, en revanche, a obtenu Bernard Debré une précision sur le terme de «lopette», en niant le caractère homophobe de ce mot. «Une lopette, cela n'a rien à voir avec un homosexuel, a-t-il déclaré. On est complètement givrés maintenant! Arrêtons avec la censure des mots et surtout de leur donner un mauvais sens. Ne me comparez surtout pas à Christian Vanneste, je n'ai rien à voir avec ce type.» Le député UMP a voté contre le mariage des homosexuels et s'est prononcé pour le retrait des manuels scolaires évoquant l'identité de genre, et s'était fortement opposé en 2005 à la tenue des Gay games à Paris.

«Il faudra lui offrir un dictionnaire»
«Si Bernard Debré ne connaissait pas le sens de ce mot, c'est bien le seul, réagit David Auerbach Chiffrin, le porte-parole de la fédération Total Respect. C'est étrange, c'est pourtant un homme cultivé. Admettons, il faudra se cotiser pour lui offrir un dictionnaire.»

Le militant pointe, à raison, que «péjoratif» pour «homosexuel» est précisément la première définition fournie par les dictionnaires pour le mot «lopette» – il provient même du terme «lope» utilisé au 19e siècle pour dénigrer les homosexuels! David Auerbach Chiffrin écrit encore: «J'y vois une sorte de retour du refoulé de la part de M. Debré (…), mal dissimulé par le “tous contre Vanneste” soudainement entonné par l'UMP alors que l'intéressé tient constamment le même genre de propos depuis 2004.»

21 FEVRIER 2012 - ROYAUME UNI : ECOLES DROIT PROMOUVOIR HOMOPHOBIE

Le 21/02/2012

21 FEVRIER 2012 –

Au Royaume-Uni, les écoles ont le droit de promouvoir l'homophobie

Les termes de l'Equality Act, la loi sur l'égalité de 2010, conduisent en Grande-Bretagne à un étrange paradoxe. Les écoles peuvent promouvoir l'homophobie en classe mais doivent la punir en cours de récré...

Les écoles Britanniques doivent réprimer les actes homophobes. En revanche, rien ne leur interdit d’encourager l’homophobie. Un beau paradoxe. C’est pourtant ce qu’a affirmé le ministre de l’Education, Michael Gove, la semaine dernière. Début 2012, le président de la Fédération des syndicats britanniques (TUC) a interpellé le ministre. Il venait d’appendre qu’un livret homophobe avait été distribué dans une école du Lancashire, au nord de l’Angleterre, par un pasteur américain en 2010. La réponse du ministre a été claire: «La clause de l’Equality Act de 2010, qui condamne toute discrimination basée sur (...) l’orientation sexuelle, ne s’applique pas aux enseignements. Tout support utilisé dans les cours d’éducation sexuelles et relationnelles ne sont, par conséquent, pas soumis à cette clause».

Les écoles peuvent donc légalement s’appuyer sur des textes condamnant l’homosexualité, comme ce livret: «Masculinité pure: comment devenir l’homme que Dieu veut que tu deviennes». A l’intérieur on peut y lire: «L’acte homosexuel est une maladie, (il va) à l’encontre du projet de Dieu».

«L’acte homosexuel est une maladie»
Les Faith Schools (écoles religieuses), qui sont environ au nombre de 8.000 au Royaume-Uni, sont donc contraintes à l'hypocrisie puisqu’elles peuvent enseigner que l’homosexualité est condamnable mais doivent punir l’élève qui maltraite un de ses pairs à propos de sa sexualité réelle ou supposée. Toutes les écoles du pays, religieuses ou laïques, sont dans la même situation.

Pour Tony Fenwick, co-président de l’association «LGBT History Month», la déclaration du ministre signifie que «les établissements peuvent échapper à la loi et discriminer les personnes LGBT à travers leurs enseignements». Selon le Guardian, la controverse actuelle prouve que l’éducation sexuelle n’est pas encadrée de façon cohérente au Royaume-Uni. Le quotidien ajoute qu’un programme visant à en définir les objectifs a été mis au panier avec le changement de majorité, en mai 2010.

Deux tiers des élèves gays victimes d’actes homophobes
Le Premier ministre David Cameron avait pourtant, lors de la campagne, estimé que les écoles devaient enseigner «l’importance de légalité, qu’on soit homo ou hétéro». Le Syndicat national des enseignants britanniques avait, au printemps dernier, dénoncé le manque d’efforts effectués par les Faith Schools pour condamner l’homophobie: «Certaines de ces écoles se pensent au-dessus des lois et agissent en fonction de leurs croyances religieuses».

Selon l’association LGBT Stonewall, deux-tiers des élèves gays du pays auraient été maltraités à cause de leur sexualité, et 41% d’entre eux auraient été agressés physiquement.

20 FEVRIER 2012 - L EGALITE DES DROITS N EST PAS UNE MODE

Le 21/02/2012

20 FEVRIER 2012 –

L'Inter-LGBT répond à Nicolas Sarkozy:

«L'égalité des droits n'est pas une mode»

Hier lors de son premier grand meeting de campagne, Nicolas Sarkozy a déclaré, sur les questions de la famille et du mariage, ne pas vouloir «sacrifier notre identité à la mode du moment». «Inquiétant», juge le porte-parole de l'Inter-LGBT.

«L'égalité des droits n'est pas une mode», ont rétorqué hier des associations de défense des droits des homosexuels à Nicolas Sarkozy qui, dans son discours de Marseille, a jugé qu'il ne fallait pas «sacrifier à la mode du moment» concernant des sujets comme la famille et le mariage. «Considérer que c'est une mode du moment, c'est mépriser les citoyennes et les citoyens qui aspirent à plus d'égalité», a déclaré Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Pour lui, «une société qui laisse de côté des milliers de familles homoparentales au nom des convictions de quelques-uns, ce n'est pas une république qui protège», a-t-il ajouté.

Un argument de campagne
«La famille, le mariage restent des repères, des références profondément ancrées dans notre conscience collective et qui font partie de notre identité. Nous ne voulons pas que l'on sacrifie notre identité à la mode du moment», a déclaré le président-candidat lors de son premier grand meeting de campagne. Dans un entretien au Figaro Magazine le week-end dernier, M. Sarkozy disait qu'il n'était «pas favorable» au mariage homosexuel ou à l'adoption par des couples de même sexe.

Le discours d'hier «est dans la droite ligne» de cette interview, a estimé Nicolas Gougain. «Simplement, le fait que Nicolas Sarkozy enfonce le clou montre qu'il a apparemment décidé d'en faire un argument de campagne, et c'est inquiétant», a-t-il jugé.

«Cela se fera avec ou sans Sarkozy»
«Ce sont un peu les mêmes arguments qu'on a entendus dans les années 1970, quand Valéry Giscard d'Estaing voulait réformer le divorce, en créant le divorce par consentement mutuel», a par ailleurs noté Emmanuel Blanc, président de Gaylib, cercle de réflexion gay dans l'UMP. Les adversaires «disaient qu'on allait fragiliser la famille, mettre en péril la société et que ça allait être une catastrophe en cette période de crise», a-t-il poursuivi, estimant «assez cocasse de la part de Nicolas Sarkozy» de ressortir ces arguments.

«Mais Valéry Giscard d'Estaing n'avait pas cédé, parce qu'il a cru que c'était un bien pour la société française de se moderniser». «VGE a été visionnaire», selon le président de Gaylib, «convaincu que l'ouverture du mariage à tous les couples, y compris homosexuels, se fera». «Cela se fera avec ou sans Nicolas Sarkozy. Il a choisi de ne pas le faire, ce sera donc sans lui, en 2012 ou en 2017», a-t-il conclu.

17 FEVRIER 2012 - VANNESTE SE DEFEND PAR UNE LETTRE

Le 21/02/2012

17 FEVRIER 2012 –

La lettre de Christian Vanneste aux députés UMP

et la leçon qu’il faut en tirer.

D’après le site extrémiste Nouvelles de France, Christian Vanneste aurait fait parvenir une longue lettre aux députés UMP, suite à la menace d’exclusion qui pèse sur lui. Dans un dernier accès de délire paranoïde, il s’en prend directement à GayLib et aux Jeunes pop, et en particulier à Benjamin Lancar.

Cher(e)s Collègues,

Comme vous le savez, je suis attaché aux valeurs de la famille traditionnelle dans notre civilisation, et c’est la raison pour laquelle j’ai pris position depuis longtemps contre les revendications du lobby gay. Celui-ci, très influent au sein de notre mouvement, avec Gaylib et les cadres des jeunes pop, cherche à tout prix mon exclusion, au mépris de la liberté d’expression et des valeurs qui ont toute leur place dans un mouvement issu du gaullisme, de la démocratie chrétienne et du libéralisme.

C’est ainsi que Monsieur LANCAR a osé déclarer dans Têtu : « VANNESTE n’a rien à faire chez nous », moi qui suis à l’UJP depuis 1968 et n’ai jamais quitté ma famille politique.

M. LANCAR a par ailleurs dit tout le bien qu’il pensait de Pierre LAVAL. Il n’a pas été exclu.

Gaylib a critiqué les valeurs défendues et les choix opérés par le Président Nicolas SARKOZY dans son entretien au Figaro Magazine. Il a annoncé qu’il ne soutiendrait pas le Président pour les prochaines élections. J’espère que les menaces d’exclusion qui pèsent sur moi ne sont pas la contrepartie nécessaire à son ralliement.

Depuis des années, je combats un lobby qui fait du mensonge systématique son arme favorite. C’est dans cet esprit que j’ai procédé au rappel des faits. S’il y a eu une déportation des homosexuels en Allemagne (30 000 ou 40 000) et en Alsace Moselle (210), il n’y en a pas eu dans le reste de la France. Cette communication, faite sur un site catholique, avait deux mérites.

D’abord, celui de répondre à l’attente d’un public dont je suis naturellement proche, et qui doit pouvoir soutenir notre candidat. Ensuite, celui de s’en tenir strictement aux données réelles du problème. Le seul argument qui a pu m’être opposé a reposé sur une étude plus récente, qui évoque non pas 210, mais 63 déportés, dont 7 en territoire occupé. Il n’est pas sûr que ces derniers aient été déportés en raison de leur homosexualité.

Les faits que j’évoque sont donc avérés, ce ne sont pas des jugements de valeur, mais un simple rappel historique. Ils ne remettent nullement en cause la déportation, mais uniquement son extension à la France non annexée. Serge KLARSFELD confirme entièrement mes propos et trouve ridicule qu’on parle d’exclusion à propos de quelqu’un qui s’est contenté de rappeler les faits. Car le problème est là : a-t-on le droit à l’UMP de s’opposer aux revendications du lobby gay ? Oui, puisque le Président s’est lui-même prononcé. Peut-on énoncer des faits afin de dénoncer la désinformation pratiquée par le lobby ? A l’évidence, oui, car on ne peut pas condamner la vérité.

A plusieurs reprises, j’ai déjà été victime de ces procédés, qui consistent à me condamner publiquement, sans m’avoir lu ou écouté, sans même avoir pris contact avec moi.

Je considère que ma fidélité au mouvement mérite davantage de respect. L’UMP est un parti de droits et de devoirs, je ne pense pas avoir trahi notre philosophie politique.

Bien à vous,

Christian VANNESTE – Député du Nord

 

Cette lettre, pleine d’outrance grossière et de menaces tous azimuts, nous montre cependant que Christian Vanneste est suffisamment rusé pour savoir nuire sans s’exposer à être puni par la loi. Les associations LGBT, et les citoyens soucieux de lutter contre ce genre de personnage prêt à tout, ne doivent pas se laisser embarquer dans le petit jeu de Christian Vanneste.

En effet, c’est contre l’ensemble de l’interview donnée par Vanneste que doit porter l’indignation des LGBT et des citoyens français. Il ne s’agit pas seulement d’ergoter et de pinailler sur le nombre de déportés pour homosexualité appartenant à  telle ou telle zone géographique. Sur ce plan-là, Vanneste aura toujours beau jeu de dire que les historiens débattent, et qu’il parle de bonne foi. En revanche, comme beaucoup l’ont déjà remarqué, les propos qui entourent ces déclarations sont proprement abjects, et ne visent qu’à attiser la haine de la population contre les LGBT. C’est donc pour l’ensemble de l’interview (qui dure 20 minutes !), et non seulement pour ses propos sur la déportation, que Vanneste doit être exclu de l’UMP.

Notons qu’un autre type de lettre est en train de circuler à l’UMP : il s’agit de lettres-types à envoyer en tant que militants et sympathisants de l’UMP pour s’opposer à l’exclusion de Vanneste.

Enfin, parmi les trois commentaires que cette lettre a suscités sur le site Nouvelles de France, soulignons l’élégance et la pertinence du second commentaire :

Bravo pour la pertinence de vos propos concernant le lobby des excités du trou de balle.

Ne serait-ce pas un commentaire homophobe, et dûment réprimé par la loi ?

17 FEVRIER 2012 - NOUVELLE PRESIDENTE DE SOS HOMOPHOBIE

Le 21/02/2012

17 FEVRIER 2012 –

Elizabeth Ronzier:

«SOS homophobie va continuer de se développer en région»

INTERVIEW. Tout juste élue à la tête de SOS homophobie, Elisabeth Ronzier veut poursuivre le travail de l’association, notamment son développement en région. L'association interpelle aussi les candidats à l'élection présidentielle.

TÊTU: Vous venez d’être élue à la tête de SOS homophobie. Quel a été votre parcours associatif?
J’ai commencé à militer pour les causes LGBT il y a huit ans, au sein de l’association étudiante HBO (Homos et bis d’Orsay), puis j’ai rejoint l’Inter-LGBT. J’ai notamment participé à l’organisation de la Marche des fiertés LGBT et à la commission politique. Il y a deux ans, j’ai adhéré à SOS Homophobie, avant tout pour me rapprocher du terrain et apporter mes connaissances juridiques (Elisabeth Ronzier est doctorante en droit, NDLR) aux victimes de LGBT-phobies.

Quelles seront les priorités de votre mandat?
Ces deux dernières années, SOS a connu un développement incroyable, passant de 200 à 600 membres. Depuis deux mois, grâce à une campagne sur les réseaux sociaux, nous avons encore enregistré 250 nouvelles adhésions. Cette croissance a permis de développer nos activités en région et nous avons maintenant des délégations dans la plupart des grandes villes. Notre priorité est de solidifier cette présence sur l’ensemble du territoire. Si elles le souhaitent, les victimes peuvent être orientées vers ces délégations régionales, dont les coordonnées sont disponibles sur notre site internet.

«Le nombre de témoignages que nous recevons sur la ligne d’écoute ne faiblit pas.» La nouvelle équipe a également à cœur de prendre en compte toutes les dimensions des LGBT-phobies. Nous nous intéressons autant aux gays qu’aux lesbiennes, aux bis et aux trans. Nous développons également de nouvelles plages d’accueil de notre ligne d’écoute, qui aide et conseille les victimes, et dont les appels constituent la base de notre rapport annuel. La ligne est ainsi ouverte en nocturne un lundi par mois de 22h à minuit et, en plus du téléphone, nous proposons maintenant des tchats écoute sur notre site.

Poursuivrez-vous les actions de sensibilisation en milieu scolaire?
Oui. SOS homophobie a reçu un agrément national pour intervenir auprès de classes de collèges et de lycées. C’est capital de lutter contre les LGBT-phobies dès le plus jeune âge et de déconstruire les clichés à l'heure où ils se forment. En 2010-2011, nous avons mené des réunions dans plus de 350 classes, dont la moitié en Ile-de-France. Plus de 7.000 élèves ont ainsi été sensibilisés. Par ailleurs, nous animons un site internet à destination des jeunes gays, lesbiennes, bis et trans, cestcommeca.net.

L'homophobie marque-t-elle un recul en France?
Non, toujours pas! Le nombre de témoignages que nous recevons sur la ligne d’écoute ne faiblit pas et demeure aux alentours de 1.500 par an. Internet reste un défouloir pour les homophobes et beaucoup nous signalent encore des actes homophobes dans les lieux publics. Les agresseurs se sentent encore la légitimité d'agir aux yeux de tous, souvent en toute impunité. Cela doit pousser à approfondir le travail de prévention. Et à l’approche des élections, nous attendons que tous les partis clarifient leurs engagements pour lutter contre les discriminations et en faveur de l’égalité des droits. Les citoyens doivent pouvoir voter en connaissance de cause.