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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

17 FEVRIER 2012 - FILLON DEMANDE L EXCLUSION DE VANNESTE

Le 21/02/2012

17 FEVRIER 2012 –

François Fillon: «Il faut exclure Christian Vanneste de l'UMP»

Sans être précis sur le traitement qu’il entendait lui réserver, Nicolas Sarkozy avait fermement condamné le dérapage homophobe du député Christian Vanneste mardi. Ce matin sur RTL, François Fillon a dit souhaiter son exclusion de l'UMP.

François Fillon s'est à son tour exprimé sur le cas Christian Vanneste, en déclarant ce matin sur RTL qu'il fallait «exclure» le député de l'UMP après ses propos niant la déportation d'homosexuels français durant la Seconde guerre mondiale. «Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels (...) Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés, mais il n'y en a pas eu ailleurs», avait déclaré le député du Nord dans une vidéo en ligne sur la site catholique libertépolitique, ajoutant qu’«il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France». Des propos qui avaient provoqué un tollé, tant à gauche que dans sa propre famille politique.

«Arrêter ces polémiques qui blessent»
Le député, habitué des dérapages homophobes, pourrait être exclu mercredi prochain de l'UMP et perdre son investiture aux législatives. «Il faut l'exclure pour les propos qu'il a tenus et il faut arrêter ces polémiques qui blessent des catégories entières de la population française et qui divisent», a déclaré le premier ministre. «Ce n'est pas la première fois que les choses se produisent», a-t-il rappelé, concluant: «Il faut qu'on en tire toutes les conséquences».

Mardi soir, lors de l'interview de déclaration de sa candidature sur TF1, Nicolas Sarkozy avait dû réagir à la polémique. Sans se montrer précis sur le traitement qu’il entendait réserver à Christian Vanneste, il avait déclaré qu’il avait «en horreur» «tout ce qui peut paraître de près ou de loin de l'homophobie. Par conséquent, on n'a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu'au 21e siècle, ce type de propos, ça tire tout le monde vers le bas».

15 FEVRIER 2012 - LE REFUGE LANCE UN APPEL AU SECOURS

Le 21/02/2012

15 FEVRIER 2012 –

Le Refuge lance un appel au secours

«Nous avons une vingtaine de jeunes dans la rue en ce moment sur Paris», s’inquiète Nicolas Noguier, le président de l’association Le Refuge qui propose un hébergement temporaire aux jeunes LGBT en rupture familiale. L’hiver est toujours une période particulièrement difficile, les grands froids de ces dernières semaines sont venus aggraver la situation.

«Les dispositifs gérés par l’association sont saturés, l’association est confrontée à une liste d’attente alarmante. Aujourd’hui, nous devons tous nous unir afin qu’aucun jeune ne dorme dans un hall d’immeuble, à la rue ou au domicile d’une personne mal intentionnée, indique l’association qui en appelle à la solidarité. Par déontologie et par nécessité d’un accompagnement social et psychologique, les jeunes ne peuvent être orientés chez des particuliers. Ils sont orientés vers des structures hôtelières.»

Pour apporter votre aide ou faire un don, rendez-vous sur le site de l’association ou appelez le 06 31 59 69 50.

 

Suite à ça, le président du Refuge appelle l’Inter LGBT et ses membres au dialogue :

Pour ceux qui ne connaissent pas, l'Inter-LGBT est une fédération d'associations franciliennes de lutte contre l'homophobie.
Son porte-parole use et abuse de commentaires perfides, notamment via Facebook.
Cela mériterait d'être anodin mais cela devient pesant pour nous qui travaillons jour et nuit et perturbe notre travail auprès des jeunes de plus en plus nombreux.
Néanmoins le dialogue reste toujours notre priorité et par souci d'ouverture et de travail en partenariat, nous ouvrons la porte et demandons au président de la fédération et aux associations qui la composent de venir nous rencontrer et échanger avec les jeunes, le jeudi 15 mars 2012 à 17h

15 FEVRIER 2012 - L UMP VA EXCLURE VANNESTE POUR PROPOS HOMOPHOBE

Le 15/02/2012

15 FEVRIER 2012 –

L'UMP exclura Vanneste après ses propos sur les homosexuels

PARIS (Reuters) - L'UMP a annoncé mercredi l'expulsion prochaine du député du Nord Christian Vanneste pour avoir tenu des propos "intolérables" niant la déportation d'homosexuels en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Lors de sa traditionnelle réunion du mercredi, le bureau politique de l'UMP "à l'unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos profondément choquants et intolérables, a déclaré le secrétaire général Jean-François Copé.

Il a ajouté que l'exclusion de Christian Vanneste de l'UMP serait à l'ordre du jour de la prochaine réunion du bureau politique, le 22 février, "et naturellement, cela va de soi, la suspension immédiate de son investiture pour les législatives".

Un candidat de l'UMP sera investi dans sa circonscription pour qu'il n'y ait "aucune ambiguïté", a-t-il dit.

Christian Vanneste a dit ne voir "aucun motif d'exclusion", affirmant n'avoir fait que "citer des faits". "Je condamne évidemment fermement la déportation des homosexuels", a-t-il dit sur Europe 1, dénonçant la pression d'un "lobby".

Le député s'est emporté contre ses collègues de l'UMP. "Je commence à en avoir assez de leurs manières de parler d'exclusion à tout propos, sans jamais engager de dialogue pour essayer de comprendre ce que j'ai dit."

Membre de la Droite populaire, l'aile "dure" de l'UMP, Christian Vanneste avait fait l'objet de poursuites en 2006 et 2007 pour des propos homophobes, mais sa condamnation a été annulée par la cour de cassation. Cette décision avait provoqué la consternation des associations à l'origine des poursuites.

Il s'est exprimé cette fois dans une vidéo diffusée par le site internet Liberté Politique, animé par une association chrétienne.

Interrogé sur les sondages indiquant qu'une majorité de Français est favorable au mariage homosexuel, il répond que ce résultat est le fruit d'un "bourrage de crânes" dû au fait que les homosexuels sont surreprésentés dans le monde médiatique, ce qui leur permet de faire progresser leurs idées avec un "art consommé de la déformation systématique des faits".

62 DÉPORTÉS EN FRANCE

Qualifiant l'homosexualité de "refus de l'autre", Christian Vanneste cite à titre d'exemple "la fameuse légende de la déportation des homosexuels".

"En Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés. Et il n'y en a pas eu ailleurs (...) Il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France", dit-il.

GayLib, mouvement de défense des homosexuels associé à l'UMP, a été le premier à réclamer son exclusion.

"On ne peut que s'indigner, on ne peut qu'être choqués", a réagi Catherine Michaud, secrétaire générale de GayLib, assimilant les propos de Christian Vanneste à ceux de Jean-Marie Le Pen qualifiant les chambres à gaz de "point de détail".

D'autres personnalités de l'UMP ont condamné le député du Nord, dont la ministre chargée de l'apprentissage, Nadine Morano, qui a déclaré en bureau politique : "Il faut le virer ! Ce n'est pas possible qu'il porte nos couleurs".

Chef de file de la Droite populaire, le ministre des Transports Thierry Mariani a lui aussi pris ses distances avec l'élu, déclarant: "Je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s'engager, s'agissant de la question de l'homosexualité et des homosexuels, sur le terrain de la provocation permanente et, désormais, sur celui du négationnisme."

Louis Aliot, le numéro deux du Front national, a lui aussi désapprouvé le député.

"Je pense qu'il faut que Monsieur Vanneste relise un peu ses livres d'Histoire", a-t-il dit sur France 2.

Pour Delphine Batho, porte-parole du candidat socialiste François Hollande, les propos de Christian Vanneste "sont non seulement homophobes mais aussi négationnistes."

L'historien Mickaël Bertrand, qui a dirigé un ouvrage collectif sur la déportation pour motif d'homosexualité, estime à 62 en France le nombre de "déportés qui ont été envoyés dans des prisons et des camps allemands en raison de leur homosexualité".

"Cela ne signifie pas pour autant que des centaines d'homosexuels français n'ont pas été déportés en tant que juifs, communistes et/ou résistants", écrit-il sur son blog.

14 FEVRIER 2012 - COMMUNIQUE GAYFREE - COMBAT POLITIQUE

Le 14/02/2012

Communiqué Gayfree du 14 février 2012 :

Présidentielle 2012 - Gayfree dans le combat politique

Notre association Gayfree en ce début d'année 2012 se consacre aux elections présidentielles et législatives 2012. En aucun cas nous donnerons notre consigne de vote. Nos axes seront : l'égalité des droits pour tous, la lutte contre toutes les formes de discrimination, les droits fondamentaux (logement, emploi, santé).

Au mois de fevrier notre association entrera en campagne. Nous nous présenterons evidemment pas en tant que candidats, mais notre but etant de sensibiliser les candidats politiques a notre maniere sur les combats que nous menons.

Nous voulons egalement adresser un message aux grandes associations et aux federations LGBT. Nous vous soutenons à 100% concernant la campagne "Egalité LGBT 2012", nous remarquons un début d'union entre associations LGBT, nous en sommes ravis. Toutefois ne mettez pas l'ecart les petites associations LGBT qui ont autant de volontés et de punch que les grandes associations pour faire avancer les combats LGBT.

Un message maintenant aux candidats aux présidentielles, nous avons remarqué les avis partagés des candidats sur le mariage gay et l'adoption homoparentale. En 2012, l'homosexualité en France n'a pas l'air encore d'etre au gout de tous, contrairement aux Etats Unis qui petit a petit montrent l'exemple. En France, ils sont presque tous forgés : "Le mariage est l'union entre un homme et une femme" " contre l'homoparentalité pour la stabilité de l'enfant qui doit etre elevé avec une mere et un pere". En france, les mentalités n'evoluent pas, nous continuerons a montrer que etre homosexuel, c'est un homme et une femme comme un autre capable de faire les choses comme tout le monde.

Nous voulons egalement sensibiliser sur le suicide chez les jeunes, toujours aussi inquietants et qu'il ne faut pas negliger. Nous voulons egalement sensibiliser sur la montée des agressions homophobes, qu'il faut éradiquer, nous demandons entre autre une meilleure sécurité par la police, et des condamnations exemplaires pour toute agression homophobe (quelle que soit le support, musique, livre, television, films, radios etc... ) par la justice en France. Nous demandons aussi une meilleure sécurité sur internet face à la montée en puissance des actes homophobes et discriminatoires sur le net, incitant à la haine et violence ( que ce soit sur les reseaux sociaux, videos, blog, forum, etc...)

Concernant le combat contre les discriminations, il y a eu certains progres, mais pas encore suffisants. Notamment sur les rejets des etrangers venant en France. Nous sommes evidemment contre les abus administratifs, et contre les profits au niveau social. Seulement que nous soyons Francais ou etrangers, noirs ou blancs, quelle que soit notre race ou notre origine, nous restons avant tout des etres humains, et non des dechets a jeter comme des malpropres.

Concernant les droits fondamentaux, le logement est un droit fondamental, tout le monde a droit à un logement avec des loyers à prix raisonnables et non hors normes (notamment pour les personnes avec de faibles revenus), le combat contre la misere doit reprendre, il faut baisser le taux de la pauvreté en France. Combattre le mal logement, que tout le monde ait un logement decent et convenable.

Concernant l'emploi, l'acces à l'emploi n'est pas suffisant, il est toujours difficile de trouver facilement un CDD ou CDI, notamment quand il y a des obligations derriere (permis B, experiences professionnelles, diplomes). Le chomage augmente, les licenciements continuent, et à coté tres peu de moyens d'avoir un emploi facilement. Les formations obligatoires peuvent etre un tremplin pour les demandeurs d'emploi, mais ne suffisent pas pour avoir un emploi stable et durable par la suite. La retraite à 62 ans c'est honteux !! Et Pourquoi pas baisser les salaires tant qu'on y est???

La crise economique est bien là !! Les francais sont prets a faire des efforts, mais ne pas non plus demander trop d'efforts !! La hausse possible d'une TVA condamne autant les plus riches que les plus pauvres, les impots sur les revenus augmentent, l'electricité et le gaz augmentent, tout augmente. A force les francais ne pourront plus vivre voir etre obligés de faire des credits pour pouvoir survivre, non ce n'est pas une bonne solution.

Concernant la santé, nous souhaitons que les handicapés obtiennent la CMU, il est impensable que les handicapés avec de faibles revenus, presque sans aide sociale à coté, doivent payer une mutuelle pour se soigner, c'est inconcevable.

Notre association Gayfree, se battra jusqu'au bout dans tous ces domaines, que ce soit contre l'homophobie, contre les discriminations et les contre les exclusions.

Ecrit par les membres du Bureau de Gayfree le 14 fevrier 2012

14 FEVRIER 2012 - SOS HOMOPHOBIE ENTRE EN CAMPAGNE

Le 14/02/2012

14 FEVRIER 2012 –

SOS homophobie entre en campagne

A l’occasion de la Saint-Valentin, SOS homophobie organise sa première action de médiatisation en amont de l’élection présidentielle. Des militant-e-s sillonneront les rues de Paris pour passer la bague au doigt des passant-e-s. L’action se terminera à 19h sur le parvis de l’Hôtel de Ville. L’association invite toutes celles et tous ceux qui revendiquent le droit des couples homos à se marier à se joindre à ce rassemblement, où des couples de même sexe se passeront à leur tout la bague au doigt (les célibataires sont les bienvenu-e-s et pourront trouver un-e partenaire sur place).

D’autres actions suivront chaque semaine, qui s’inscrivent dans la mobilisation de SOS homophobie tout au long de la campagne présidentielle et s’articulent autour du questionnaire que l’association a envoyé aux candidat-e-s. Les 12 questions:

1. Légaliserez-vous le droit au mariage dans sa forme actuelle pour les couples de même sexe?
2. Instaurerez-vous l’égalité des droits dans l’accès à la parentalité pour toutes et tous?
3. Ajouterez-vous l’identité de genre aux critères de discrimination reconnus par la loi?
4. Porterez-vous le délai de prescriptions pour les injures dans le cadre privé à 12 mois?
5. Inclurez-vous explicitement l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les motifs ouvrant droit au statut de réfugié-e?
6. Donnerez-vous les moyens à un organisme public de lutter efficacement contre l’homophobie et la transphobie sur Internet?
7. Ouvrirez-vous le don du sang aux homosexuels?
8. Mettrez-vous en place un plan national de prévention spécifique sur la santé sexuelle des lesbiennes?
9. Inclurez-vous dans les programmes scolaires la sensibilisation à la diversité des relations amoureuses et à la question du genre, et ce dès l’école primaire?
10. Formerez-vous vous le personnel de l’Aide sociale à l’enfance pour qu’il détecte l’homophobie et la transphobie dont peuvent être victimes les adolescent-e-s dans leur famille?
11. Demanderez-vous officiellement aux entreprises de mettre en place des formations de lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes LGBT au travail?
12. Inscrirez-vous dans la formation initiale des agent-e-s de la fonction publique un module de sensibilisation à l’homophobie et à la transphobie?

Pour chaque question, SOS homophobie demande le délai de mise en œuvre en cas de réponse positive et les propositions des candidats en cas de réponse négative. À suivre…

14 FEVRIER 2012 - CHRISTINE BOUTIN RETIRE SA CANDIDATURE

Le 14/02/2012

14 FEVRIER 2012 –

Christine Boutin retire sa candidature:

Ce n’est pas une surprise. Hier soir, sur le plateau de TF1, dans l’émission Parole directe, Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate, a annoncé qu’elle retirait sa candidature à l’élection présidentielle. L’une des farouches opposantes à l’égalité des droits explique qu’elle a obtenu ce qu’elle voulait: abandon de l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les homosexuel-le-s, refus de l’euthanasie.

VALEURS FONDAMENTALES
Dans une déclaration solennelle lue un peu laborieusement, Christine Boutin a précisé qu’elle était «attachée à la famille, aux valeurs judéo-chrétiennes et à la dignité de la personne». Selon elle, la France est «à un choix de société» et «François Hollande est l’adversaire de toutes ces idées» et c’est pourquoi elle fait aujourd’hui alliance avec le président sortant pour défendre ces valeurs fondamentales.

Lors de la présentation de son programme présidentiel, le 5 décembre dernier, Christine Boutin avait précisé les conditions de son ralliement: elle exigeait l’inscription «dans la Constitution» du mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme. Elle ne l’a pas évoqué hier, mais cela pourrait-il faire partie du pacte passé avec le candidat de l’UMP non encore déclaré?

14 FEVRIER 2012 - DEBAT POLITIQUE HOMOPARENTALITE AVEC APGL

Le 14/02/2012

14 FEVRIER 2012 –

Débat politique de l’APGL:

«Des oppositions véritables sur un sujet très clivant»

 

Samedi 11 février à la mairie du IXe arrondissement de Paris, le débat de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) sur l’homoparentalité a rassemblé les représentantes de cinq candidat-e-s à l’élection présidentielle: Clémentine Autain pour le Front de Gauche, Véronique Dubarry pour Europe Écologie Les Verts, George Pau-Langevin pour le PS, Dominique Versini pour le Modem, et Camille Bedin pour l’UMP. «C’est scandaleux, il y a de quoi être en colère!», s’est écrié Dominique Boren, président de l’APGL, dans son discours introductif, en brandissant le numéro du Figaro Magazine où Nicolas Sarkozy, probable candidat de l’UMP, a fait connaître ses positions quant au mariage et à l’adoption. Une entrée en matière virulente où le président de l’APGL n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la politique actuelle qui «marginalise» les homoparents et les «maintient dans une seconde zone».

REPENSER LA FAMILLE
George Pau-Langevin (PS) a ouvert le bal en rappelant le travail fourni par la gauche depuis plusieurs années pour lutter contre les discriminations: «La délégation-partage de l’autorité parentale n’est pas suffisante aujourd’hui», a-t-elle constaté. Pour l’ouverture à l’adoption pour tous les couples, c’est un oui sans détours de la part de la chargée des questions sociétales de l’équipe du candidat PS.
Dominique Versini (Modem) a parlé quant à elle au nom de François Bayrou, non sans une certaine prudence: «Malgré une volonté de répondre aux familles et aux couples, il ne veut pas peiner ceux pour qui le mariage représente des valeurs». Pas de mariage, donc, mais la création d’une union civile avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cependant, comme l’ancienne Défenseure des Enfants l’a affirmé, l’ouverture à l’adoption pour tous les couples sera bien au programme du candidat centriste.

«Je suis minoritaire sur mes convictions aujourd’hui, a avancé Camille Bedin (UMP), bien consciente d’avoir en face d’elle un public loin d’être acquis à sa cause. En aucun cas, je ne porte un jugement sur l’amour ou sur la capacité à être parent.» Mais la secrétaire nationale chargée de l’Égalité des chances n’en est pas moins demeurée fermement attachée aux idées de son clan politique: «Le mariage est une conception sociale reposant sur un modèle biologique et sur l’altérité sexuelle».

Concernant le mariage et l’adoption, Clémentine Autain (Front de Gauche) s’est flattée d’une clarté totale sur les positions du Front de Gauche, ne manquant pas de rappeler la violence inouïe des manifestations devant la mairie de Bègles en 2004 lors du mariage célébré par Noël Mamère auquel elle avait apporté son soutien, ni de fustiger la position «hétéro-conservatrice» et l’hypocrisie de l’UMP. Bouleversant les normes et les rapports féminins/masculins, le combat pour l’homoparentalité dérange, a-t-elle rappelé: «Il s’agit d’un vrai débat de fond».
«Ce n’est pas si compliqué, s’est étonnée Véronique Dubarry (EELV), il s’agit juste de répondre aux couples qui ont un projet parental», critiquant ainsi le climat de suspicion créé autour des couples homosexuels cherchant à adopter: «On leur pose des questions qu’on ne pose pas aux couples hétéros». L’écologiste a également mentionné la question de la gestation pour autrui (GPA) qui, selon elle, doit être portée sur la place politique, et éventuellement soumise à des jurys citoyens et a contrecarré l’argument de l’altérité sexuelle utilisé pour s’opposer à la reconnaissance de l’homoparentalité: «L’altérité, ce n’est pas l’altérité des sexes. L’altérité, ça se construit».

PRISES DE POSITIONS SUR LA PMA
Après un premier tour de table pour cerner les positions de chaque parti, le sujet de la procréation médicalement assistée (PMA) a montré des désaccords marqués entre les partis. George Pau-Langevin s’y est montrée opposée pour les femmes célibataires et a été rejointe par Dominique Versini qui a fait part de son expérience personnelle comme argument dans le débat. Le PS et le Modem semblent alors s’accorder sur ce point en restant sur le schéma du couple binaire, qu’il soit homo ou hétérosexuel, concernant l’aide à la conception: «L’enfant a besoin de deux personnes pour son équilibre», a maintenu Dominique Versini.

«Il n’y a pas de droit à l’enfant, a souligné Clémentine Autain, mais un désir de parentalité.» La représentante de Jean-Luc Mélenchon a refusé catégoriquement de ramener cet enjeu au seul nombre de parents. «Il faut sortir de la binarité, c’est là la vraie révolution du XXIe siècle.» Véronique Dubarry a renchéri en rappelant à quel point le modèle patriarcal actuel est en fait très récent: «Pourquoi deux parents? Un enfant a avant tout besoin d’amour». Camille Bedin, quant à elle, n’a approuvé cette méthode que dans le strict cadre de raisons médicales et si elle est essentiellement réservée aux couples hétérosexuels.

AU-DELÀ D’UN DÉBAT PUREMENT LGBT
À l’issue des échanges, Mathieu Nocent, porte-parole de l’APGL, s’est dit très satisfait du débat: «C’était passionnant parce que très contradictoire. Il y a des oppositions véritables sur ce sujet très clivant. Il n’y a pas d’unanimité.» En abordant le thème de l’homoparentalité, force est de constater que le sujet dépasse largement le cadre des revendications des LGBT. «C’est une question LGBT mais pas uniquement, elle remet en cause la définition de la famille. C’était important de ne pas enfermer cette question dans un débat purement LGBT et on a du mal à faire comprendre ça à certains partis. Ce sont des questions fondamentales qui concernent toutes les familles de la même façon.»

13 FEVRIER 2012 - CEDH AFFAIRE TRACTS HOMOPHOBES EN SUEDE

Le 14/02/2012

13 FEVRIER 2012 –

CEDH: la liberté d’expression ne protège pas les tracts homophobes

 

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rendu jeudi dernier son jugement dans l’affaire Vejdeland contre le royaume de Suède. Tor Fredrik Vejdeland, Mattias Harlin, Björn Täng et Niklas Lundström avaient saisi la Cour suite à leur condamnation pour avoir distribué des tracts homophobes dans une école en 2004. Les tracts en question décrivaient l’homosexualité comme «une tendance sexuelle déviante» ayant «un effet moralement destructeur sur la société». Ils avaient été condamnés en juillet 2006. Accusant la Cour suprême de violation de la liberté d’expression, les quatre hommes ont donc saisi la CEDH début 2007.

Mais la Cour a finalement maintenu «à l’unanimité qu’il n’y avait pas eu de violation de l’article 10 de la Convention» européenne des droits de l’Homme, et donc que la justice suédoise était dans son bon droit. Elle a aussi rappelé que la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle était aussi grave que celle fondée sur «la race, l’origine ou la couleur».

«UN JUGEMENT IMPORTANT ET DÉCISIF»
L’Ilga-Europe a exprimé sa satisfaction: «C’est vraiment un jugement important et décisif, a souligné Martin K.I. Christensen, co-président du conseil d’administration de l’Ilga-Europe. Pendant des décennies, les lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, trans’ et intersexué-e-s ont subi l’avalanche d’une rhétorique insultante, infondée, discriminatoire et diffamatoire. Depuis trop longtemps, ceux qui font ces déclarations clament leur droit à la liberté d’expression et d’opinion. Aujourd’hui la Cour a clairement reconnu que de telles déclarations sont injurieuses pour toute une communauté, et a affirmé que les individus et les organisations exprimant, publiant et répandant de telles remarques ne pouvaient se justifier avec le droit de s’exprimer garanti par la Convention».

Le Centre LGBT Paris IdF a lui aussi réagi à la nouvelle par un communiqué de presse: «Ce jugement est d’importance capitale, il précise clairement l’interprétation de la Convention par la Cour, en matière de propos haineux ou diffamatoires à l’encontre des personnes homosexuelles».