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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

13 FEVRIER 2012 - EGALITE LGBT 2012 LES ASSOS S UNISSENT

Le 14/02/2012

13 FEVRIER 2012 –

«Égalité LGBT 2012»: Les associations s’unissent avant les élections

 

 «C’est un engagement qui se prend aujourd’hui au regard du bilan en demi-teinte de la mandature de Nicolas Sarkozy», a expliqué Stéphane Corbin, président de la Coordination InterPride France (à gauche sur la photo), lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce matin au Centre LGBT Paris-IDF pour le lancement de la campagne d’interpellation «Égalité LGBT 2012». Un constat qui a entraîné le regroupement de la Fédération LGBT, l’Inter-LGBT et la Coordination InterPride France (CIF), montrant ainsi une volonté d’établir ensemble l’égalité des droits pour tous et toutes, et marquant la fin d’un clivage entre les associations de Paris-Ile de France et celles de la province. Une démarche inédite qui donne aujourd’hui naissance à une nouvelle initiative en vue des élections: le site Égalité LGBT 2012.

HUIT THÈMES, TROIS ENJEUX
«Nous ne nous faisons pas le porte-drapeau d’un parti politique. La vocation du site est avant tout d’informer», souligne Denis Lefèvre, président de la Fédération LGBT (au centre sur la photo). Pas question donc de diffuser une consigne de vote, l’objectif est clair: analyser et décortiquer les programmes de chaque candidat-e pour mettre en lumière ses engagements concernant les LGBT.

Sur le site, les visiteurs trouveront l’ensemble des revendications, classées en huit thèmes: «Couples/Conjugalité», «Familles/Parentalités», «Trans’», «Discriminations/Violences», «Éducation/Ecoles», «Santé LGBT», «Travail/Emploi» et «International». «De façon transversale, ces huit thèmes recoupent trois grands enjeux: le droit, la vie quotidienne et l’international», approfondit Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT (à droite sur la photo).

À partir de mi-mars, la plate-forme comptera aussi des entretiens vidéos de chaque candidat-e, afin de présenter sa position sur chacune des revendications. La Fédération LGBT, l’Inter-LGBT et la CIF prévoient aussi un meeting le 31 mars, auquel seront invité-e-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle: «Nous les sollicitons tou-t-e-s, sauf Marine Le Pen, souligne Nicolas Gougain. Nous ne souhaitons pas crédibiliser le Front national en lui donnant la parole, mais nous publierons bien sûr une analyse de son programme».

Le site vivra après la présidentielle, notamment en vue des législatives, qui seront, au même titre que l’élection présidentielle, un rendez-vous important pour faire valoir les droits des LGBT.

En s’unissant pour la première fois, la Fédération LGBT, la CIF et l’Inter-LGBT représentent 90% des LGBT inscrit-e-s dans des associations. «Le LGBT est enfin complet, et toute la diversité de la France est vraiment représentée au sein du mouvement», résume Stéphanie Nicot, porte-parole de l’Association nationale transgenre (ANT).

11 FEVRIER 2012 - 9 EME EDITION JOURNEES GAIES ET LESBIENNES A PAU

Le 14/02/2012

11 FEVRIER 2012 –

À Pau, 9e édition des Journées gaies et lesbiennes

 

A Partir du 10 Février 2012 débute la 9e édition des journées Gaies et Lesbiennes de Pau, organisée par IDEM, l’association LGBT locale.

Jusqu’au 14 février, le cinéma Le Méliès accueillera pas moins de sept films au programme, dont le très attendu Bye Bye Blondie en avant-première (pour les Parisien-ne-s, n’oubliez pas l’avant-première Yagg le 15 mars) et en présence de sa réalisatrice, Virginie Despentes, mais aussi Let My People Go, ou encore The Ballad of Genesis and Lady Jaye.

Enfin, ce festival sera aussi l’occasion de rencontrer l’équipe du projet de création d’une nouvelle antenne du Refuge à Pau.

 

11 FEVRIER 2012 - MARIAGE GAY A VILLEJUIF UN MESSAGE PRESIDENTIEL

Le 14/02/2012

11 FEVRIER 2012 –

Le mariage symbolique d'Alexis et Fabrice célébré à Villejuif

La maire communiste de Villejuif a procédé ce 11 février 2012 à une union symbolique d'un couple d'homme. Un geste qui se veut militant, à quelques mois des élections présidentielles.

C'est le premier «mariage» d'un couple de même sexe en Ile-de-France. Samedi matin, la maire communiste de Villejuif (Val-de-Marne) a célébré l'union «symbolique» et «militante» de deux hommes pacsés depuis dix ans. Ce mariage symbolique n'a aucune valeur juridique et ne sera pas inscrit au registre d'état civil, a précisé la mairie.

Dans la salle des mariages de l'hôtel-de-ville, Claudine Cordillot, maire (PCF) de la commune, a uni Alexis Cortijos, 42 ans, et Fabrice Lesté, 40 ans. L'élue a néanmoins procédé comme lors d'une cérémonie authentique, avec échange des anneaux, remise des actes de mariage et d'un livret de famille pour que le couple affirme son «droit à la parentalité».

Quelques larmes
En échangeant les alliances avec son compagnon, Alexis Cortijos a laissé échapper quelques larmes devant 250 témoins, dont le patron du PCF Pierre Laurent, et une myriade de journalistes. «Je te donne cet anneau en signe de notre combativité», lui a-t-il soufflé «Je te donne cet anneau, non pas pour faire comme les autres, mais pour avoir des droits comme les autres», lui a répondu Fabrice Lesté. Autour d'eux, des proches ont fredonné les airs de Aimer à perdre la raison de Louis Aragon et Jean Ferrat.

«Nous voulions un mariage symbolique», a confié Alexis Cortijos, afin d'éviter que la procédure soit «invalidée» comme à Bègles (Gironde) en 2004. «C'est un acte militant. Nous voulons montrer à une certaine droite que des gens ont envie de faire avancer les choses», a-t-il souligné, faisant référence au propos de Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré défavorable au mariage des couples homos.

Au cœur de la campagne présidentielle
De son côté, Claudine Cordillot, la maire de Villejuif, a déploré le «retard considérable» de la France en la matière et dénonce un «cadre législatif discriminatoire», alors que, citant un sondage récent, «63% des Français se déclarent favorables au mariage homosexuel et 56% à l'homoparentalité».

En célébrant ce qu'elle présente comme le premier «mariage gay» en Ile-de-France, l'édile entend poursuivre la «lutte» menée par des élus de gauche. Comme elle, le maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) avait marié symboliquement deux hommes pour placer cette thématique au cœur de la campagne présidentielle, en novembre dernier. L'union n'avait cependant pas été inscrite à l'état-civil.

«Il faut continuer pour obtenir la modification de la loi»

La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait alors dénoncé une «provocation» tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de «la meilleure façon de faire avancer la cause».

En 2004, le maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère avait célébré ce qui reste à ce jour le seul mariage d'un couple homo en France, avant que l'acte ne soit annulé par la justice. «Les réactions étaient très violentes à l'époque. Aujourd'hui, cette cérémonie montre que des gens de la société civile se mobilisent toujours. Il faut continuer pour obtenir la modification de la loi», a affirmé Clémentine Autain, ex-adjointe du maire de Paris et figure de la gauche radicale.

«Un acte de visibilité»
«C'est courageux de la part des élus de Villejuif. Ce symbole va permettre de faire progresser le combat. Il faut maintenant aider à ce que cela devienne une réalité», a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbien, Gai, Bi et Trans), voit cette cérémonie de mariage à Villejuif comme «un acte de visibilité» pour essayer de «faire passer une loi».

En janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que «selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme» et a laissé au législateur le soin de modifier ou non la loi.

11 FEVRIER 2012 - MAL LOGEMENT 2012 LE BILAN

Le 14/02/2012

11 FEVRIER 2012 -

Le mal-logement en 2012

rapport-mal-logement-2012.pdf rapport-mal-logement-2012.pdf                          
 

3,6 millions de personnes sont concernées par le mal-logement en France. 685 000 personnes n’ont pas de domicile personnel, 85 000 vivent dans une habitation de fortune, cabane, camping ou mobil home toute l’année...Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom.

État des lieux

Beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom comme le rappelle chaque année la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel sur le mal-logement. 3 651 079 personnes sont non ou très mal logées. 685 116 personnes sont privées de logement personnel et 2 778 000 vivent dans des conditions de logement très difficiles (privation de confort et surpeuplement accentué).

Certes, la misère d’aujourd’hui n’est pas aussi dramatique que celle des années 50. Notre pays s’est enrichi et les conditions de logement se sont heureusement améliorées. Mais les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence les situations dramatiques dans lesquelles vivent des milliers de personnes. Le mal-logement ne se réduit pas pour autant aux situations extrêmes. Une fraction considérable de la population au sein des couches modestes et moyennes (notamment chez les jeunes) loge dans des conditions qui ne répondent pas à ses aspirations : détériorations, mauvaise insonorisation, surface trop faible, quartier dégradé, etc. L’idéal pavillonnaire, rêve de nombreuses familles, est loin d’être la norme en France.

Nombre de personnes non ou très mal logées

Personnes privées de domicile personnel

685 116

- dont sans domicile fixe

133 000

- dont résidence principale en chambre d'hôtel

38 000

- dont habitat de fortune : cabane, construction provisoire, personnes vivant à l'année en camping ou mobil-home

85 000

- dont personnes hébergées chez des tiers dans des conditions de logement très difficiles

411 000

- dont personnes en structures d'hébergement et d'insertion : CHRS, CADA, places en hôtel pour demandeurs d'asile, accueil d'urgence, résidences sociales

18 116

Personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles*

2778 000

- dont pas de confort

2 123 000

- dont surpeuplement

800 000

Personnes en situation précaire (locataires en meublés)

172 847

Gens du voyage qui ne peuvent accéder à une place dans les aires d'accueil aménagées

80 116

TOTAL

3 651 079

Avertissement : certaines de ces données sont des ordres de grandeurs. * : logements inconfortables, de mauvaise qualité et logement en surpeuplement accentué (hors double compte)

Source : Fondation Abbé Pierre - Rapport sur le mal logement 2012, d'après Insee et différentes sources.

Évolution de la situation

Le nombre de logements sans confort de base a considérablement diminué ces trente dernières années. Cette évolution résulte à la fois de l’élévation du niveau de vie moyen mais aussi de la part croissante des dépenses que les ménages consacrent pour se loger. Il s’agit de moyennes : cette amélioration est loin d’être aussi nette pour tout le monde, notamment pour les jeunes générations qui subissent de plein fouet les hausses de loyers et la forte montée des prix à l’achat.

Cependant, 354 000 logements, soit 1,3 % du parc immobilier en 2006, contre 15 % en 1984, manquent encore de confort sanitaire (absence d’eau courante, d’installations sanitaires, WC intérieurs..). 1,3 million de personnes vivent encore dans des logements qualifiés de « mauvaise qualité » (électricité déficiente, humidité…) situant la France au 18ème rang européen sur 24. Selon les estimations ministérielles, les risques sanitaires liés à l’habitat indigne concernent environ 611 111 logements dans lesquels vivent un peu plus d’un million de personnes. Les ménages pauvres et modestes (ouvriers, chômeurs, jeunes de moins de 25 ans ou encore les familles monoparentales) sont sur représentés dans ces logements.

D’après une estimation réalisée par l’Insee dans le cadre de la mise en œuvre du Droit au logement opposable (Dalo), 520 000 à 530 000 ménages seraient éligibles aux critères de la loi Dalo, soit parce qu’ils habitent un logement insalubre ou menaçant de tomber en ruine, soit parce qu’ils n’ont pas le confort de base, ou encore qu’ils se retrouvent dans un logement surpeuplé, tout en abritant un enfant mineur ou une personne handicapée. Depuis l’entrée en vigueur de cette loi le 1er janvier 2008, sur 185 648 recours déposés, 143 665 ont été examinés en commission fin 2010 [2]. 22 420 personnes ont pu être relogées soit 39 % des l’ensemble des dossiers déposés dits "prioritaires". Malgré la loi Dalo, 27 500 personnes éligibles à son application restent sans logement.

Logements sans confort

2002
en Milliers

2002
en %

2006
en Milliers

2006
en %

Sans confort sanitaire : absence d'un des éléments (eau courante, installation sanitaire, WC intérieurs)

612

2,5

391

1,5

Immeuble insalubre ou menaçant de tomber en ruine (1)

267

1,1

273

1

Aucune installation pour faire la cuisine (1)

93

0,4

108

0,4

Aucun moyen de chauffage ou avec des moyens de chauffage sommaires

1 986

8,2

1 580

6

Electricité déficiente : installation non encastrée, fils non protégés par des baguettes, ou pas de prise de terre

1 167

4,8

1 030

3,9

Signes d'humidité sur certains murs

5 848

23,8

5 347

20,4

Infiltrations d'eau ou inondations provenant d'une fuite d'eau dans la plomberie

552

2,2

654

2,5

1. Compte tenu des faibles effectifs, le nombre de logements sans intallation pour faire la cuisine ou dans un immeuble insalubre doit être considéré comme un ordre de grandeur. Lecture :1 030 000 logements ont une électricité déficiente en 2006, soit 3,9% des résidences principales. Champ : France métropolitaine, résidences principales.

Source : Insee, enquêtes Logement.

La France ne construit pas assez de logements, en particulier dans le secteur social, et la demande ne fait que s’accroître. Certes, le niveau de l’offre locative s’est redressé en 2009 (448 000 logements) mais il reste toujours en deçà de celui de 2000 (480 000 logements). En 2009, seulement 36 % des demandeurs de logement social (hors demandes de mutation) ont pu accéder au parc HLM d’après les données du dispositif du numéro unique départemental.

Les services sociaux et les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence les difficultés grandissantes des ménages les plus modestes pour accéder à un logement ou pour s’y maintenir. 5 154 000 personnes sont en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme.

Ce difficile accès au logement contraint les ménages à faibles ressources à vivre dans des quartiers accessibles mais souvent dépréciés. De ce fait, ces populations continuent à se concentrer dans les mêmes territoires.

 

Evolution de la demande de logements HLM
De 1984 à 2006
Unité : en milliers et en %

1984

1988

1992

1996

2002

2006

Nombre de demandeurs (en milliers)

680

704

915

855

1 040

1 220

% des ménages

3,3 %

3,3 %

4,1 %

3,7 %

4,3 %

4,6 %

Source : Insee, enquêtes logement

Montée de la précarité énergétique

L’enquête logement 2006 de l’Insee identifiait près de 3,4 millions de ménages touchés par la précarité énergétique (soit 13 % des ménages en France et environ 7 à 8 millions de personnes), auxquels il faut ajouter 290 000 ménages ayant recours à des pratiques de restriction ou de privation de chauffage. La Fondation Abbé Pierre estime que ce sont plus de 3 380 000 ménages qui sont en situation de précarité énergétique.

 

Définitions :

Un logement est considéré comme confortable s’il dispose d’une salle d’eau, d’un WC intérieur et d’un système de chauffage.

le surpeuplement selon l’Insee :
Le surpeuplement accentué fait référence à une définition de l’Insee. Schématiquement, on compte une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque personne de référence d’une famille, une pièce pour les personnes hors famille non célibataires et les célibataires de 19 ans et plus, et, pour les célibataires de moins de 19 ans, une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou s’ils ont moins de 7 ans, sinon une pièce par enfant. Le surpeuplement est dit "accentué" si le nombre de pièces nécessaires au ménage ainsi déterminé est supérieur de plus d’une unité à celui constaté.
Le surpeuplement au sens large retient la norme fondée sur le nombre de pièces pour les deux pièces et plus et fait intervenir la surface pour les logements d’une pièce : est considéré comme surpeuplé au sens large un logement dont la surface habitable est inférieure à 18 m2 par personne de référence plus 12 m2 par autre personne de 14 ans ou + et 9 m2 par enfant de moins de 14 ans.

 

10 FEVRIER 2012 - GAYLIB RETIRE SON SOUTIEN A SARKOZY

Le 14/02/2012

10 FEVRIER 2012 –

GayLib retire son soutien à Nicolas Sarkozy: «Trop, c'est trop!»

Coup de tonnerre à GayLib, longtemps premier soutien homo du président: le groupe ne fera pas campagne pour la réélection de Sarkozy. Les conséquences de l'interview à paraître dans le «Fig Mag».

«Trop, c'est trop! Si on voulait susciter un vote de rejet de la part des gays, on ne s'y prendrait pas autrement.» Emmanuel Blanc, le président de GayLib, le groupe LGBT de l'UMP, se dit encore «stupéfait» après la publication hier de l'interview de Nicolas Sarkozy au Figaro magazine, dans laquelle il se prononce contre le mariage des homos pour ne pas «brouiller l'image» du mariage «en ces temps troublés».

«Beaucoup d'amertume et de déceptions»
Conséquence immédiate: GayLib refuse de s'engager derrière Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle. Le président délégué du mouvement, Olivier Boileau-Descamps, «prend acte de la position de Nicolas Sarkozy. Pour le moment, je trouve que nous régressons par rapport aux positions de l'UMP et je ne demanderai pas à nos militants de faire la campagne de Nicolas Sarkozy hostile au mariage ouvert à tous les couples». Il se déclare favorable à un référendum sur la question, «puisque 63 % des Français sont favorables à ces mariages».

Ce geste signifie-t-il que le GayLib s'auto-saborde ou que son président démissionne? «Je n'ai pas encore tiré toutes les conséquences», précise Emmanuel Blanc à TÊTU. Pour l'heure, c'est «beaucoup d'amertume et de déceptions» après «dix ans d'engagement» de sa part: «Je constate dans ces propos un recul évident par rapport à 2007, quand le candidat avait parlé de la valeur de l'amour homosexuel, il avait proposé un contrat d'union civile, une sorte de pacs amélioré, mais là il n'y a rien.

«Je crois entendre Christine Boutin»
«On avait pourtant avancé grâce à Nicolas Sarkozy, sur l'alignement de la fiscalité du pacs sur celle du mariage, le soutien à la dépénalisation universelle de l'homosexualité devant l'Onu, la reconnaissance de la Journée mondiale contre l'homophobie, les programmes scolaires. Mais quand je lis l'interview, qui cherche à doubler Marine Le Pen par la droite, je crois entendre le discours de Christine Boutin» regrette-t-il, alors justement que cette dernière estime que les derniers propos du président «vont indéniablement dans le bon sens».

A titre personnel, cependant, Emmanuel Blanc va rester à l'UMP. «Je me reconnais toujours dans les valeurs fondatrices de ce parti: la liberté, la responsabilité individuelle. «C'est au nom des valeurs de notre parti, et pas en dépit de celles-ci, qu'il fallait pourtant soutenir l'égalité pour tous les couples. C'est au nom des valeurs traditionnelles qu'il faudrait affirmer que la famille est un bien commun à tous, pas réservé aux hétérosexuels. Nous devons être ce grand parti de la famille et de l'égalité.» Lui-même, en tout cas, ne votera pas pour François Hollande: «Je voterai blanc ou Sarkozy, ça dépendra de la campagne.»

10 FEVRIER 2012 - SARKOZY ENTRE PETIT A PETIT EN CAMPAGNE

Le 14/02/2012

10 FEVRIER 2012 –

Nicolas Sarkozy dévoile les premiers axes de sa campagne

Dans l’entretien au Figaro Magazine à paraître, le chef de l’État se prononce pour un référendum sur les demandeurs d’emploi et une réforme du droit des étrangers.

 

Travail : un référendum sur les obligations des chômeurs

Face à la montée du chômage, Nicolas Sarkozy plaide cette fois pour une réforme radicale de la formation et de l’indemnisation des chômeurs. « Une forme de révolution », annonce-t-il, où « l’indemnisation ne sera pas une allocation qu’on touche passivement mais la rémunération que le service public de l’emploi versera à chaque demandeur d’emploi en contrepartie de la formation qu’il devra suivre ».

Après une phase de « formation obligatoire », le chômeur serait alors contraint « d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé ».

Cette proposition ouvre un chantier immense. Elle nécessitera d’abord une profonde rénovation du système de formation professionnelle. Elle suscitera aussi une levée de bouclier de la gauche, mais surtout des syndicats, qui dénoncent régulièrement la mise en accusation des demandeurs d’emploi et avaient déjà combattu la réforme du début du quinquennat visant à suspendre les indemnités en cas de refus de deux « offres raisonnables d’emploi ».

Nicolas Sarkozy entend pourtant faire de cette idée un élément phare de sa campagne, la jugeant « capitale pour l’avenir du pays ». Aussi, prévient-il, si aucun accord n’est possible, si « les obstacles catégoriels s’avéraient trop puissants », il en appellerait directement aux Français, via un référendum. Avec l’idée de provoquer un débat frontal sur « la façon dont on doit considérer le travail et l’assistanat ».

 

Immigration : changer la Constitution

Le chef de l’État revient de manière spectaculaire sur le sujet de la maîtrise de l’immigration dont il a fait depuis dix ans – dès 2002 au ministère de l’intérieur – l’une de ses marques de fabrique.

Première annonce choc, il relance l’idée de réformer le droit des étrangers. Il s’agirait de mettre un terme au double recours, devant les juridictions civiles et administratives, des personnes menacées d’expulsions. En 2008, Nicolas Sarkozy avait dû y renoncer car la commission Mazeaud avait estimé qu’une telle réforme n’était pas conforme à la Constitution. Désormais, le chef de l’État estime qu’il « faudra une réforme de la Constitution ».

Sur le terrain de l’intégration, le président juge inopportun la proposition de François Hollande de donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales.« Ce n’est vraiment pas le moment avec tous les risques de montée du communautarisme », tranche-t-il. Au passage, Nicolas Sarkozy accuse son probable futur adversaire de vouloir créer un appel d’air en régularisant les sans-papiers, alors que François Hollande ne s’est pas déclaré pour une régularisation massive mais au cas par cas.

Autre proposition choc : subordonner la délivrance des titres de séjours des conjoints étrangers de citoyens français à des conditions de ressources et de logement. Cette proposition devrait faire réagir fortement les associations de soutien aux étrangers et les juristes, car elle revient à pénaliser les couples binationaux aux revenus modestes.

 

Laïcité : assumer les racines chrétiennes

Au début de son quinquennat, en décembre 2007, Nicolas Sarkozy, avait prononcé un discours à la basilique du Latran, à Rome. Celui qui se présentait comme le promoteur d’une « laïcité positive » avait alors évoqué les « racines chrétiennes » de la France, ajoutant : « J’assume pleinement le passé de la France et ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Église. » Ces propos avaient provoqué de très vives critiques dans l’opposition et les milieux laïques.

Dans son entretien au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy persiste et signe. « N’amputons pas la France d’une partie de son histoire », dit-il. L’intention qu’a annoncée François Hollande d’inscrire le principe de séparation des Églises et de l’État dans la Constitution est tournée en dérision d’un : « C’est très original ! » Nicolas Sarkozy faisant observer que la laïcité est déjà affirmée à l’article premier de la Constitution.

« J’espère que dans les semaines qui viennent, on fera preuve d’un peu plus d’imagination », poursuit-il, très offensif sur un sujet où, ces dernières années, de la loi sur le voile à l’école (2004) à celle sur la burqa (2011), l’UMP a pris de vitesse le Parti socialiste.

 

Mariage homosexuel et euthanasie : c’est non

Sur deux sujets de société clivants, Nicolas Sarkozy prend le contre-pied de François Hollande. Le chef de l’État confirme qu’il n’est « pas favorable » au mariage homosexuel, contrairement au candidat PS, expliquant pourquoi il n’a pas honoré, en 2007, sa promesse d’un « contrat d’union civile » : parce qu’il aurait été « inconstitutionnel » de réserver ce contrat aux seuls homosexuels.

Nicolas Sarkozy rappelle qu’il a « veillé à garantir aux homosexuels les mêmes avantages, en termes de succession et de fiscalité, qu’aux couples mariés mais dans le cadre du pacs » – à l’exception de la pension de réversion. « En ces temps troublés, où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le mariage », argumente-t-il.

Le président de la République est pareillement réticent à l’adoption d’enfants par des couples de même sexe. « Je sais qu’il existe des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m’amènent pas à penser qu’il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille. »

Concernant la fin de vie, Nicolas Sarkozy est également très clair. Contrairement à François Hollande, il ne souhaite pas légaliser l’euthanasie. Selon lui, cette pratique « risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et contraires à notre conception de l’être humain. La loi Leonetti, ajoute-t-il, est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie. Pour le reste, laissons place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. »

 

Éducation : des professeurs davantage présents dans les écoles

Nicolas Sarkozy reprend un objectif évoqué il y a un mois lors de ses vœux au monde éducatif, à Poitiers : l’augmentation de « la présence des adultes dans l’école ». « Il va falloir (…) considérer que la classe est le lieu de l’enseignement et l’école celui de l’éducation », affirme le chef de l’État.

En clair, il s’agirait de modifier les obligations de service des enseignants pour qu’ils effectuent au sein de l’établissement une partie du travail de correction et de préparation, mais aussi qu’ils soient davantage disponibles pour encadrer et accompagner les élèves.

Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs indiqué, début janvier, que les enseignants bénéficieraient à l’avenir de bureaux au sein des établissements. Ne précisant pas que la décision et le coût de leur construction ou de leur aménagement incomberaient aux collectivités territoriales…

Tandis que François Hollande promet 60 000 postes de plus, le président de la République refuse de raisonner en termes d’effectifs. « Ceux-ci ont augmenté de 34 000 ces vingt dernières années, alors que dans le même temps, le nombre des élèves diminuait de 540 000 », explique-t-il, même si la tendance, côté élèves, s’est en partie inversée ces dernières années

 

Selon un sondage OpinionWay–Fiducial pour La Croix, 61 % des Français souhaitent que Nicolas Sarkozy déclare sa candidature à l’élection présidentielle « le plus tôt possible ».

Le président de la République, qui semble avoir décidé d’accélérer le calendrier, soulève un coin du voile concernant son futur programme, dans un entretien au Figaro Magazine à paraître samedi 11 février.

Il propose notamment un référendum sur les obligations des demandeurs d’emploi et une réforme du droit des étrangers.

Le statut de vrai-faux candidat n’est plus tenable. Les Français souhaitent, à 61 %, que Nicolas Sarkozy lève le suspense et se déclare « le plus tôt possible » candidat à l’élection présidentielle, selon un sondage OpinionWay–Fiducial réalisé pour La Croix.

En revanche, 36 %, dont 61 % de sympathisants UMP, souhaitent qu’il effectue son entrée en campagne « le plus tard possible ». Ce n’est pas cette hypothèse que le président de la République semble avoir retenue. « J’ai dit que le rendez-vous approchait : il approche », déclare Nicolas Sarkozy dans un entretien publié samedi 11 février par Le Figaro Magazine.

« On a toujours dit : fin février, début mars », rappelle Franck Louvrier, son conseiller en communication. Sauf que, à l’Élysée, la fin du mois a l’air de débuter dès le 16 février. « Si la question est de savoir si j’ai réfléchi, sur le fond et sur la forme, ma réponse est oui. Comme pour toutes les décisions importantes, je prends le temps d’une réflexion longue et approfondie », assure le chef de l’État à propos de l’annonce de sa décision.

Une stratégie de 1er tour ancrée très à droite

De fait, Nicolas Sarkozy montre depuis plusieurs semaines des signes d’envie d’en découdre avec François Hollande, qui le devance dans les sondages d’intentions de vote. Pour contrer le candidat socialiste, il a choisi de démarrer sa campagne sur le terrain des « valeurs », après avoir consacré une longue séquence aux questions économiques et sociales liées à la crise.

C’est tout l’objet de l’interview accordée au Figaro Magazine, où il s’exprime comme un candidat en livrant un certain nombre de propositions sur la famille, le travail, l’immigration ou l’école.

Nicolas Sarkozy esquisse ainsi les premières lignes d’un programme axé sur les thèmes traditionnels de la droite. Et il plante le décor d’une stratégie de premier tour ancrée très à droite, comme les récentes déclarations du ministre de l’intérieur Claude Guéant le laissent penser.

« Un premier tour à la Buisson », affirme un élu UMP, signifiant que les conseils de l’ancien directeur de Minute, Patrick Buisson, pour étouffer le Front national sont écoutés par le chef de l’État.

« Des idées neuves »

Pour autant, Nicolas Sarkozy, qui estime que les propositions de François Hollande manquent de souffle, compte également surprendre par « des idées neuves » ou des initiatives chocs, en proposant par exemple des référendums sur des questions de société.

Dans le Figaro Magazine, il suggère ainsi de consulter directement les Français sur les droits des chômeurs, et peut-être sur les droits des étrangers. Pourtant, il n’a pas organisé une telle consultation durant son quinquennat. Il a même essuyé un échec lors du référendum corse en 2003, quand il était ministre de l’intérieur.

Pour tenter de sortir de la crise comme pour sa future campagne, Nicolas Sarkozy a donc clairement opté pour une stratégie du risque. « Fillon 1, Fillon 2, la TVA, ça raconte une histoire, sans qu’il y ait de décrochage », note un ministre, expliquant que les plans de rigueur successifs ont peut-être abîmé la popularité du chef de l’État mais pas les intentions de vote dont il est crédité.

En résumé, poursuit-il, « les Français pensent : “on ne l’aime pas mais il fait le job”». Décidé à jouer la carte de la crédibilité et de la compétence, le président de la République estime que François Hollande lui a laissé un certain nombre d’espaces sur lesquels il va pouvoir encore faire des propositions jusqu’au 22 avril, date du premier tour de l’élection présidentielle.

09 FEVRIER 2012 - UN MARIAGE GAY LE 11 FEVRIER EN ILE DE FRANCE

Le 14/02/2012

09 FEVRIER 2012 –

Le premier «mariage» d'un couple gay en Ile-de-France

aura lieu le 11 fevrier

Ce serait le premier mariage entre deux hommes en région parisienne. La maire communiste souhaite ainsi «faire avancer l'égalité des droits».

La maire communiste de Villejuif, dans le Val-de-Marne, Claudine Cordillot (photo), va célébrer samedi le premier «mariage» homo en Ile-de-France en procédant à l'union «symbolique» de deux hommes pacsés depuis dix ans.

Livret de famille
«Ce sera un mariage symbolique qui a pour but de faire avancer l'égalité des droits. Les documents qui seront signés lors de la cérémonie n'auront pas de valeur juridique», a précisé Julien Guibert, membre du cabinet de la maire, dont on peut d'ailleurs lire un article à ce sujet sur son blog, dans lequel elle explique mener «depuis longtemps» le combat pour l'égalité des droits et contre les discriminations.

«Ce geste s'inscrit dans un combat que la Municipalité de Villejuif mène depuis longtemps pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations» écrit la mairie. A l'issue de la cérémonie, la maire remettra aux deux «mariés», Alexis et Fabrice, un livret de famille afin d'affirmer leur «droit à la parentalité», a ajouté M. Guibert, précisant que cette union ne serait pas inscrite au registre de l'état-civil. «C'est une manière d'être en phase directe avec la majorité des Français qui sont favorables au mariage homosexuel et à l'homoparentalité», a assuré M. Guibert, affirmant qu'il s'agissait du premier mariage de ce type en Ile-de-France.

Une «provocation»?


En novembre, le maire communiste de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, avait symboliquement «marié» deux hommes pour placer cette thématique au coeur de la campagne présidentielle. L'union n'avait cependant pas été inscrite à l'état-civil. La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait alors dénoncé une «provocation» tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de «la meilleure façon de faire avancer la cause».

Le seul mariage gay célébré en France, en 2004 par le maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère, avait été annulé par la justice, tandis qu'en janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que «selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme» et a laissé au législateur le soin de modifier ou non la loi.

09 FEVRIER 2012 - LANCEMENT SEMAINE DES SEXUALITES 2012

Le 14/02/2012

09 FEVRIER 2012 –

A Bordeaux, parler sexe, c'est bon pour la santé

Aides Aquitaine organise sa deuxième Semaine des sexualités du 10 au 18 février. L'occasion de parler sexe et santé dans une ambiance de feu. Chaud...

«Avec un total de 800 participants en 2011, c’était évident qu’il fallait rempiler cette année, attaque Raphaël Seine (photo) d’Aides Aquitaine. D’autant que pour cette deuxième édition de ‘‘X.Y. Sex, la Semaine des sexualités’’, on a pu profiter de la fusion des délégations départementales d’Aides en une entité régionale pour donner encore plus d’ampleur au projet».

Aux quatre coins de l'Aquitaine
Cette année, ce n’est donc plus seulement à Bordeaux mais bien aux quatre coins de l’Aquitaine, de Pau à Agen, de Biarritz à Périgueux, que lesbiennes, gay, bi, trans et hétéros pourront se retrouver autour d’animations, de débats, de projection, d’expositions... pour parler de sexualité, du HIV et d’IST. Mais sans prise de tête. «L’objectif, c’est que tous les publics prennent la parole. Or depuis quelques années nous sentions, nous, militants sur le terrain, que les gens, jeunes ou pas, garçons ou filles, étaient quelque peu lassés du côté un peu trop sérieux des actions de prévention. Voilà pourquoi on leur a offert un cadre où ils peuvent se lâcher. Quand on organise un speed-dating, un débat sur le sexe en ligne ou sur le SM, ça dédramatise. Les gens parlent de cul pour parler trivialement mais ça n’empêche pas de déboucher sur de vraies questions de prévention, de bien-être. De santé, quoi!»

D’ailleurs pas peu fier de son bilan, Raphaël certifie que l’an passé, en dix jours, 150 personnes avaient souhaité faire un point sur leur vie sexuelle lors d’un entretien individuel. «Il y a clairement un besoin d’expression et d’information. Pour preuve, les opérations de dépistage individuel que nous avons développées depuis l’an dernier connaissent un succès grandissant. On en proposera cette semaine, évidemment...», poursuit-il.

Deux soirées chaudes
Parmi les nouveautés, se profilent également deux soirées qui s’annoncent chaudes, sinon humides... L’une consacrée aux gros mots, le jeudi 16 février à Bordeaux et le lendemain à Périgueux. Une autre qui se penchera sur les liquides, sperme, cyprine, urine etc. «‘‘Splash’’ sera une rencontre spécialement dédiée aux sécrétions, avec en guest Jess Royan du label Crunchboy, qui évoquera à coup sûr l’explosion des scènes uro dans le porno», précise Raphaël.

Chaleur, donc. Mais militantisme aussi. Militantisme plastique avec la «Sexposition», qui ouvrira le festival vendredi 10 au Girofard, le Centre LGBT bordelais. Militantisme tendre avec le Kiss’in organisé par les étudiants LGBT de l’asso Wake Up, le jour de la Saint-Valentin. Militantisme festif avec la «Boum de clôture», samedi 18 février à l’Hérétic Club.