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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

26 OCTOBRE 2011 - AU BRESIL LA COUR SUPREME EN FAVEUR DU MARIAGE HOMO

Le 26/10/2011

26 OCTOBRE 2011 -

 

Brésil: La Cour suprême statue en faveur du mariage pour les homos

La plus haute juridiction brésilienne a décidé qu'un couple de lesbiennes pouvait légalement se marier car «l'orientation sexuelle ne doit pas être un prétexte» pour refuser le mariage aux homos.

 

 


La cour suprême du Brésil, à Brasilia.

Cinq mois après avoir reconnu les unions civiles pour les homos, la Cour suprême du Brésil a statué mardi que les personnes de même sexe pouvaient légalement se marier, répondant favorablement à la demande d'un couple de lesbiennes, préalablement déboutées par deux tribunaux.

 

Après un vote à 4 contre 1, la plus haute juridiction du Brésil a décidé qu'en vertu de la Constitution «il était possible que les unions civiles deviennent des mariages». En effet, a ajouté la Cour suprême dans un communiqué, «l'orientation sexuelle ne doit pas être un prétexte pour exclure les familles de la protection que représente le mariage d'un point de vue légal».

 

Bientôt une loi?

Si les tribunaux d'Etats ne seront pas obligés de suivre la décision de la Cour suprême lors de prochains jugements, la décision de la plus haute instance judiciaire brésilienne devrait les encourager à aller dans la même direction et inciter la République fédérale à légiférer pour autoriser le mariage des homosexuels, selon les analyses d'experts cités par l'AFP.

Pour l'heure, le mariage entre personnes de même sexe n'est toujours pas légalisé au Brésil, le plus grand pays catholique du monde, et l'Argentine reste le seul pays d'Amérique latine à avoir ouvert le mariage aux homos.

 

23 OCTOBRE 2011 - GAYFREE SOUHAITE CREER UN COLLECTIF BORDELAIS

Le 26/10/2011

ASSOCIATION GAYFREE - SOUHAIT DE CREER UN COLLECTIF

A BORDEAUX

 

CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS

 

Communiqué du 23 Octobre 2011 - Association Gayfree

 

Notre association Gayfree souhaiterait comme projet de monter un collectif (qui n'est pas uniquement visé aux associations LGBT) dont l'objectif est de lutter et eradiquer toutes les formes de discriminations sur le plan local à Bordeaux mais aussi au niveau departemental en Gironde et regional en Aquitaine. Notre association ne se concentre pas uniquement sur les discriminations à orientation sexuelle mais toutes les formes de discriminations (handicap, santé, origine ethnique, age, nationalité, origine sociale etc...), nous luttons egalement contre l'exclusion sociale y compris contre l'isolement et la solitude. la lutte contre L'homophobie fait evidemment parti de notre engagement. Pour tous ceux qui sont interessé par notre idee de collectif, nous ecrire directement sur notre mail : assogayfree@gmail.com (en nous expliquant vos motivations pour integrer au collectif)
 
 

23 OCTOBRE 2011 - UNE MANIF LE 05 NOVEMBRE DANS TOUTE LA FRANCE

Le 26/10/2011

 

APPEL MANIFESTATION LE 05 NOVEMBRE 2011

DANS TOUTE LA FRANCE !!

 

Par le Groupe Facebook : Stop Homophobie Agissons !!

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Lien Evenement Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=218467948220006*

 

La violence contre un citoyen homosexuel ne serait elle pas la même que toutes les autres violences?
qui nous soutient chez nos politiques?

 

Avis de l'association Gayfree :

Notre association Gayfree soutient l'idee d'une manifestation nationale le 05 novembre prochain dans plusieurs villes de France, comme à Paris, Lille, Dijon, Nantes par rapport à l'agression de deux lesbiennes à Charleville Mezieres et suite au drame du jeune gay tué vif en Ecosse du a son homosexualité. Pour rappel notre association a organisé le 09 avril dernier une manifestation avec le meme esprit, et ca ne s'est pas tres bien passé suite au boycott que nous avons subi. Notre association ne souhaite pas que ce genre d'attitude se reproduise pour les manifestations le 05 novembre prochain ni contre les personnes qui l'organisent, prouvons que la solidarité entre LGBT existe une fois pour toute (y compris entre associations) , les objectifs sont tres importants, le but est d'eradiquer les violences et crimes homophobes en France et en Europe (ca fait parti entre autres de nos engagements), si cela vous touche, voici le lien evenement facebook : http://www.facebook.com/event. php?eid=218467948220006 (PS : A bordeaux il temps aussi que ca bouge un peu, arretons de faire du sur place, Merci !!)

Ou se Derouleront les manifestations, renseignez vous ici :

RDV dans toutes les grandes villes pour dire "ASSEZ !!" à 15h
déjà Paris, Dijon, Lille, Montpellier (voir ci-dessous)

rdv PARIS place de la république
référants Paris: Pascal Barbarin + JP Paris

rdv DIJON
référants Maxime Herdoin + Fafa Donat
http://www.facebook.com/event.php?eid=266733050029297

Rdv LILLE
référents Lille: Noémie Mannecier, Corin Naïade
http://www.facebook.com/event.php?eid=150493541714653


rdv MONTPELLIER
référents: Franck Jaouen et Marion Gil
http://www.facebook.com/event.php?eid=226230224107015


Pour faire les événements de votre ville, merci de demander à Stop Homophobie Agissons


avec vos sifflets , vos voix, votre panneau tout prêts: "crimes homophobes la honte!" ça pourrait être votre enfant! rejoignez la non violence et l'égale justice pour tous les citoyens !"

Pour les autres villes , proposez vos lieux de rendez-vous et les personnes référentes

20 OCTOBRE 2011 - BAYROU PARLE A SON TOUR DU THEME LGBT

Le 21/10/2011

François Bayrou dans TÊTU:

«Accepter la différence, ça vaut dans les deux sens»

 

Dans une grande interview au magazine, le leader centriste demande que l'on accepte sa différence... d'opinion sur le mariage des couples homosexuels. Il renouvelle son opposition à cette forme d'union.

 

«Pendant très longtemps, le combat de la communauté homosexuelle était accepter la différence. Accepter la différence, au fond, ça vaut dans les deux sens.» Dans une grande interview pour le dernier numéro de TÊTU*, le président du MoDem François Bayrou se prononce pour l'adoption, le partage de la parentalité, des droits pour les personnes transgenres… mais pas pour le mariage des couples homosexuels.

 

«Parmi nos concitoyens, il y a bien des différences de sensibilité, parfois venues d'autres traditions culturelles, parfois plus traditionnelles (…) Ceux-là aussi ont droit à la compréhension», fait valoir le patron du MoDem dont l'inspiration politique est démocrate-chrétienne. «Le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme», développe-t-il notamment.

 

Il s'est tout de même prononcé pour un contrat d'union civile, dont les droits seraient similaires à ceux du mariage: ce nouvel «engagement doit être contracté dans les mêmes conditions de solennité, y compris par l'état civil de la nation, devant le maire. Mais pour moi, il s'agit d'une union, pas d'un mariage», a-t-il précisé.

 

Reconnaître les enfants nés de GPA


Sur l'homoparentalité, le leader centriste constate: «l'homoparentalité existe, l'adoption homosexuelle existe (…) Le fait que deux personnes (…) élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés ensemble, soient reconnues toutes les deux comme parents me paraît un droit logique et de bon sens», explique-t-il. Il trouve «absurde» que des couples de femmes homosexuelles puissent avoir accès à l'insémination artificielle en Belgique et pas en France, et se disant encore favorable à la reconnaissance juridique des enfants conçus à l'étranger en gestation pour autrui (GPA).

 

Enfin, concernant les droits des personnes transgenres, le patron du MoDem estime «normal de faciliter le changement» de leur «état civil».

20 OCTOBRE 2011 - DEPENALISATION HOMOSEXUALITE - BIENTOT 30 ANS DEJA !

Le 21/10/2011

«Dépénalisation de l’homosexualité par la CEDH: Trente ans déjà!»

 

Le 22 octobre 1981, la Cour européenne condamnait pour la première fois un État européen – le Royaume-Uni – pour criminalisation de l’homosexualité. À l’occasion du 30e anniversaire de l’affaire Dudgeon c. Royaume-Uni, le juriste Daniel Borrillo revient sur cet arrêt et les leçons qui peuvent, encore aujourd’hui, en être tirées.

 

«DÉPÉNALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ PAR LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME: TRENTE ANS DÉJÀ!», PAR DANIEL BORRILLO


L’acquis des droits fondamentaux (droit à la vie, droit à l’intégrité physique, droit à la vie privée, droit à la liberté d’association et d’expression…) a été le fruit, en Europe, d’un lent et difficile processus. Entre la dépénalisation de la sodomie effectuée par la Révolution française et l’abrogation des dispositions discriminatoires sous la présidence de François Mitterrand, deux siècles se sont écoulés, pendant lesquels (spécialement sous le régime de Vichy), les gays et les lesbiennes continuaient à être persécuté-e-s. À l’occasion de la dernière réforme du Code pénal en 1991, certains sénateurs de droite, en particulier Charles Jolibois et Michel Rufin, ont essayé de réintroduire les termes de l’infraction d’homosexualité dépénalisée en 1982, preuve qu’un retour en arrière est toujours possible.

Au niveau européen, il faut souligner que pendant plus de 25 ans, entre 1955 et 1981, les juges de la Cour européenne considéraient irrecevables les plaintes des gays allemands contre le célèbre paragraphe 175, en statuant que la pénalisation de l’homosexualité tombait dans la marge d’appréciation de l’Allemagne afin de protéger «la santé de la population et d’éviter la perturbation des adolescents». Cette jurisprudence était particulièrement choquante sachant que les requérants avaient été déportés dans les camps de concentration à cause de cette même disposition pénale. Il a fallu attendre l’an 2000 pour que ceux qui portaient le triangle rose soient officiellement reconnus comme victimes du nazisme. Il faut se rappeler qu’après la Deuxième Guerre Mondiale aucun instrument de protection des droits de l’Homme n’avait prévu une protection contre les discriminations envers les gays et les lesbiennes. Bien au contraire, les rapports homosexuels continuèrent à tomber sous le coup de la loi pénale partout en Europe.

 

 

Une première dépénalisation a eu lieu le 22 octobre 1981. En effet, dans l’affaire Dudgeon c. Royaume Uni et Irlande du Nord, la Cour européenne a statué que la sanction des rapports sexuels entre adultes consentants constituait une violation de la vie privée. Trente ans après, pénaliser l’homosexualité nous semble de la préhistoire et pourtant combien de gays ont dû se battre pour arriver à ce qui nous paraît aujourd’hui une évidence! Je voudrais saluer le combat de Jeffrey Dudgeon qui seul et contre les autorités du Royaume-Uni a réussi, il y a 30 ans, à abolir une législation victorienne qui criminalisait les rapports sexuels entre hommes adultes consentants et a ouvert la voie au processus de dépénalisation de l’homosexualité en Europe. La victoire de Dudgeon est également la victoire de tous ceux qui se sont battus contre la morale puritaine et la barbarie nazie. Un homme seul a été plus fort qu’un ancien empire et des siècles de préjugés. Le mouvement LGBT ne doit rien aux États ni aux juges. Les droits fondamentaux n’ont pas été donnés aux gays et lesbiennes, ils furent arrachés par eux!

Trente ans après, la dépénalisation de l’homosexualité en Europe ne doit pas nous faire oublier que presque 80 pays considèrent l’homosexualité comme illégale et pour cinq d’entre eux – l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie saoudite, le Soudan et le Yémen – et dans certaines parties du Nigeria et de la Somalie, les actes homosexuels sont punis de mort. C’est pourquoi la victoire est relative puisque comme le disait le philosophe anglais Herbert Spencer: «Nul ne peut être tout à fait libre tant que tous ne le sont pas».

 

 

L’association GAYFREE tient à ajouter……

 

EN France

 

L’intervention de Robert Badinter à l’Assemblée Nationale a eu lieu le 20 Décembre 1981

Une proposition de loi est présentée en décembre 1981 (proposition reprise de celles du candidat François Mitterrand) et met fin à la pénalisation des relations homosexuelles avec les mineurs de plus de quinze ans (l'homosexualité comme telle ne constituait pas un délit en France à cette date, et ce depuis la promulgation du Code civil).

La suppression définitive de l'alinéa 2 de l'article 331 du Code pénal, hérité du régime de Vichy (1942) qui incriminait « quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu mineur du même sexe » est votée (loi du 4 août 1982), après que la droite, majoritaire au Sénat s'y est opposée à deux reprises (dernière lecture à l'Assemblée nationale, après trois votes, le 27 juillet 1982[9]).

 

 

Dépénalisation de l'homosexualité : Robert Badinter, intervention à l'Assemblée Nationale le 20 décembre 1981

 

Madame la présidente, mesdames, messieurs les députés,

 

La proposition de loi qui vous est soumise est de celles auxquelles le Gouvernement s’associe pleinement [...] Une évidence s'impose : pendant cent cinquante ans, comme l’a rappelé Mme le rapporteur, de 1791 à 1942, la loi pénale française a refusé la répression de l’homosexualité en tant que telle, c’est-à-dire entre personnes consentantes, y compris si l’une d’elles ou les deux étaient des mineurs de plus de quinze ans. [...]

Les années 1791 à 1942 ne sont pourtant pas, historiquement, ce qu’on peut appeler une période de libertinage ou de laxisme dans les mœurs ; c'est l'époque du triomphe de la morale bourgeoise, avec ce qu’elle comportait de valeurs et de rigueur au moins proclamées dans le domaine des mœurs. Croit-on vraiment que si les champions de l’ordre moral si exigeants du XIXe siècle – qu’ils s’appellent Odilon Barrot, Mole ou le duc de Broglie - avaient considéré que la sauvegarde des mineurs contre ce qu’ils appelaient le « désordre des mœurs » passait par la répression pénale de l’homosexualité, ils n’auraient pas saisi les assemblées parlementaires, alors composées en majeure partie de notables, de projets de textes répressifs identiques à l’article 331, deuxième alinéa ? Rendons-leur à cet égard, témoignage ; si Oscar Wilde a été condamné par la justice anglaise pour avoir séduit Lord Douglas, nous savons que Verlaine ne pouvait être poursuivi par la justice française pour avoir séduit Rimbaud, âgé de dix-sept ans, à moins d’ailleurs, que la séduction ne fût en sens contraire. Tous les rapports de police de l’époque témoignent que la liaison était notoire Alors, interrogeons-nous ! La justice anglaise s’est-elle trouvée grandie d’avoir détruit moralement et physiquement Oscar Wilde ? Et l'homosexualité chez les jeunes gens de l’aristocratie anglaise s’est-elle trouvée réduite par ces pratiques répressives ? À lire les mémoires de l’époque, il est permis d’en douter.

 

En réalité, ces législateurs du XIXe siècle savaient fort bien - je n'ose pas dire par expérience séculaire - que jamais la répression pénale n’a eu à l'égard de l’homosexualité, la moindre efficacité. Nul d’ailleurs ne le savait mieux que notre éminent prédécesseur, l’archichancelier de l’Empire, M. Cambacérès l’un des auteurs du Code pénal, bien connu au Palais-Royal sous le sobriquet de « Tante Urlurette ». [...]

L’Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l’arbitraire, l’intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment pratiqué la chasse à l’homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatible les principes d’un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n’est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres citoyens dans tant de domaines.

La discrimination, la flétrissure qu’implique à leur égard l’existence d’une infraction particulière d’homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l’idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire. Le moment est venu, pour l’Assemblée, d’en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société, car elles sont indignes de la France.

 

Robert Badinter - Garde des Sceaux du gouvernement Mauroy

19 OCTOBRE 2011 - SEXION D ASSAUT - Accord signé avec la Federation LGBT

Le 21/10/2011

Homophobie de Sexion d'Assaut:

accord signé, fin de la polémique?

 

Retrouvez ci dessous l'exemple de l'accord en format PDF :

 

ACCORD NATIONAL entre Sexion D'assaut et Federation LGBT ACCORD NATIONAL entre Sexion D'assaut et Federation LGBT

 

Ça y est, la hache de guerre est enterrée entre les homos et les rappeurs superstars. En tout cas, c'est ce qui est inscrit sur un accord signé entre la Fédération LGBT et le groupe, qui a pris des mesures concrètes.

 

Il y a un an, des propos du groupe de rap Sexion d'Assaut en interview ont suscité une bronca comme rarement vue, même dans le milieu du rap. La phrase «On est homophobe à 100% et on l'assume», ainsi que d'autres prononcées par Lefa telles que «l'homosexualité est une déviance qui n'est pas tolérable», soufflait sur les braises de l'homophobie de façon frontale. Les LGBT découvraient plusieurs chansons où, dans le passé, Sexion d'Assaut affichait déjà son homophobie. Concerts annulés (en tout cas dans des salles municipales), retrait du programme des MTV Awards, partenariat suspendu avec NRJ… les conséquences furent réelles pour le groupe, forcé de faire amende honorables. Jusqu'à un accord oral avec des associations, rencontrées mi-octobre 2010, lui-même très critiqué car «ne réglant rien»…

 

Bref, on efface tout et on recommence. Le groupe a signé le 12 octobre de cette année un accord, présenté comme «national», entre l'association Fédération LGBT (centres LGBT) et les membres du groupe ainsi que le manager de leur label, Wati B – avec la bénédiction de la Coordination InterPride France, du Collectif contre l'homophobie, de SOS Homophobie et de l'Autre Cercle.

 

Titres retirés du marché


Dans cet accord, dont TÊTU.com a obtenu copie, la Fédération LGBT «prend acte de la réalisation» de ces engagements et «considère la polémique» autour du groupe de rap «éteinte». Elle appelle ses membres «à ne plus lancer d'action de mobilisation» contre Sexion d'Assaut.

 

En échange, Sexion d'Assaut s'engage à ne plus chanter ses titres homophobes, à retirer du marché les titres encore en vente, et à «continuer leur parcours artistique dans le respect des autres et de leurs différences, en excluant toute expression publique (propos, chansons…) comportant des mentions à caractère raciste, sexiste ou homophobe».

 

«Pleinement satisfaits»


Pour Stéphane Corbin, porte-parole de la Fédération LGBT, «cet accord est inédit». «A ma connaissance, il n'y a jamais eu de tel accord entre un groupe ou un artiste ayant eu des propos homophobes et des associations de lutte contre l'homophobie», a-t-il déclaré. Il salue notamment «l'acte fort» de Sexion d'assaut , qui «a retiré les titres incriminés de ses albums» (notamment Cessez le feu, qui a disparu d'iTunes), avant de les remasteriser et remettre en vente des versions expurgées.

 

«Nous sommes pleinement satisfaits», a ajouté M. Corbin, souhaitant que cet accord «ouvre l'ère à de nouvelles pratiques et de nouvelles capacités de lutte contre des propos homophobes», et qu'il fera «jurisprudence» auprès d'autres groupes ou d'autres managers.

18 OCTOBRE 2011 - AGRESSION LESBOPHOBE - Charleville Mezieres

Le 21/10/2011

Deux lesbiennes tabassées en pleine rue à Charleville-Mézières

 

Deux hommes ont roué les jeunes filles de coups lorsqu'ils les ont vues s'embrasser en public.

 

Les deux agresseurs identifiés


L'Union révèle ce matin que les deux agresseurs présumés, «très vite identifiés par les enquêteurs de la section criminelle de la sûreté départementale», se sont manifestés spontanément. L'un d'eux était déjà connu des services de police. Selon le quotidien régional, un premier agresseur s'est présenté de lui-même au commissariat, dès dimanche. Le second «a téléphoné pour dire que, travaillant toute la semaine en région parisienne», il viendrait s'expliquer vendredi prochain, lorsqu'il remonterait dans les Ardennes.

Deux jeunes lesbiennes ont été agressées sauvagement, samedi 15 octobre, vers 17 heures, en plein centre de Charleville-Mézières, en Champagne, rapporte sur son site internet le quotidien L'Union. Les violences se sont déroulées devant un nombre important de personnes.

 

La place Ducale était en effet noire de monde, en ce samedi après midi ensoleillé. Les deux femmes faisaient partie d'un groupe d'une dizaine de jeunes gens occupés à discuter sous les arcades de la place. Serrées l'une contre l'autre, elles s'embrassaient. Mais ce baiser d'amour a déplu à deux garçons qui passaient à proximité. Les deux jeunes hommes ont fondu sur le couple. Ils ont attrapé chacune des deux femmes, les jetant violemment contre un pilier des arcades et leur assénant de très sévères coups de poing. Mais les deux garçons ne se sont pas arrêtés là. Ils ont ensuite jeté leurs victimes à terre et leur ont donné des coups de pied.

 

Les agresseurs ont pris la fuite


Stupéfaits, choqués, interloqués, les membres du groupe auquel appartenaient les deux jeunes femmes ont mis quelques petites secondes avant de réagir. Des amies du couple sont alors intervenues, tombant à bras raccourcis sur les agresseurs, qui n'ont eu d'autre solution que de prendre la fuite.

Des badauds ont également tenté d'arrêter les deux hommes, en vain. Ils ont réussi à prendre la fuite. Les pompiers arrivés sur les lieux ont pris en charge les deux victimes, qui souffrent de multiples contusions. Elles ont été transportées au centre hospitalier de Charleville-Mézières.

 

Emoi dans la communauté LGBT


Une élue municipale de Charleville s'est rendue sur place aussitôt après l'agression. La police est également arrivée sur les lieux et a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l'agression et de retrouver les deux hommes. Le témoignage des membres du groupe ayant vu le visage des agresseurs sera précieux aux enquêteurs.

Ce déchaînement de violence a suscité un vif émoi dans la communauté LGBT de la région. L'association LGBT Ex-aequo, à Reims, a décidé d'entrer en contact avec les victimes afin de leur proposer son soutien.

 

LE 21 OCTOBRE 2011, LA SANCTION EST TOMBEE !!

Prison ferme pour les cogneurs de lesbiennes de Charleville-Mézières

 



Ils avaient violemment frappé deux jeunes filles parce qu'elles s'embrassaient en public dans les rues de Charleville-Mézières. Deux hommes âgés de 19 et 20 ans ont été condamnés jeudi à 12 et 5 mois de prison ferme. L'auteur des insultes homophobes et des coups les plus violents a été condamné par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières à deux ans prison dont un ferme et incarcéré à l'issue de l'audience.

 

Déjà connus de la justice


Le second accusé, poursuivi pour des faits de violences en réunion, a pour sa part écopé de 12 mois de détention dont 5 mois ferme. Selon le procureur de Charleville-Mézières, les deux prévenus étaient déjà connus de la justice pour des faits de violence.

Le 15 octobre, le couple de lycéennes qui échangeait quelques baisers sur la place Ducale de Charleville-Mézières, avait violemment été pris à partie par un premier jeune homme qui avait proféré des insultes homophobes avant de les frapper.

 

Un Kiss-in de soutien samedi 22 Octobre


Alors que l'une des jeunes filles se défendait à l'aide d'une bombe lacrymogène, un ami de l'agresseur s'est mêlé à la bagarre en la frappant à la volée devant de nombreux témoins qui ont été entendus par les enquêteurs. Les jeunes filles qui ont été choquées, souffrent de contusions et la plus touchée s'est vu prescrire trois jours d'interruption temporaire de travail, a précisé le procureur.

 

Trois homos,exaequo, Homozygote et Egayons-nous, ont lancé depuis Reims un appel à rassemblement suivi d'un «kiss-in» samedi à 16 heures sur la place Ducale, en soutien aux deux jeunes filles agressées.