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EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

17 OCTOBRE 2011 - PACS : Mobilisation pour la pension reversion

Le 21/10/2011

Pacs: Mobilisation pour la pension de réversion

avant un vote à l'Assemblée

 

Tout le monde n'est pas égal devant la retraite. Un homo sont le partenaire est décédé ne peut pas toucher une pension de réversion, contrairement aux couples hétéros mariés. L'Inter-LGBT et le mouvement AllOut.org lancent donc l'offensive.

 

Dans une semaine, les députés français vont voter le plan, déposé par le gouvernement, de financement de la sécurité sociale pour 2012. Un projet de loi qui en l'état ne répare pas une injustice: l'impossibilité pour un homo de toucher la retraite de son partenaire lorsque celui-ci est décédé. Ce qui peut entraîner, on s'en doute, des situations dramatiques de déstabilisation du niveau de vie pour le partenaire survivant.

Réparer l'inégalité entre homos et hétéros était pourtant une promesse de Nicolas Sarkozy: il avait ainsi déclaré à TÊTU, lors de la campagne présidentielle pour 2007, vouloir une «égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, qui ira, par exemple, jusqu'au droit à la pension de réversion pour le conjoint homosexuel» dans le cadre de la promesse d'une nouvelle «union civile» sur laquelle il n'est jamais revenu depuis son élection (relire son interview).

 

Pétition en ligne


C'est pourquoi l'Inter-LGBT lance, avec l'appui du mouvement AllOut.org, une mobilisation in extremis avant le vote du projet de loi. C'est «la dernière occasion pour le gouvernement et Nicolas Sarkozy de mettre en place cette promesse faite par le candidat en 2007», insistent ces deux structures, qui «appellent les Français à se mobiliser en signant un appel qui sera remis aux députés et au gouvernement avant le vote». «Alors que 63% des Français se disent favorables à l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe et à l'égalité des droits pour tous les couples, le débat est dominé par une minorité homophobe au point de vue rétrograde», ajoute l'Inter-LGBT.

Comment agir? AllOut.org propose, sur sa plate-forme, une pétition pour «appeler votre député à voter POUR» et incite à demander à ses amis de faire de même: juste avant le vote, l'Inter-LGBT se chargera de remettre directement aux députés et au gouvernement.

07 OCTOBRE 2011 - GAYFREE LANCE UN APPEL NATIONAL - HOMOPHOBIE

Le 08/10/2011

07 OCTOBRE 2011 : Communiqué Gayfree

Nous sollicitons une mobilisation nationale face à l’homophobie


Depuis quelques jours, nous trouvons sincerement que ca part en live complet au niveau homophobie, l'homophobie progresse de plus en plus sur internet et les agressions reviennent de plus belle,

 

A Bordeaux nous venons de subir 2 agressions en 15 jours. La premiere agression a eu lieu dans la nuit du 20 au 21 septembre 2011, un couple gay s’embrasse sur les quais devant les passants. Chose qui n’était pas au gout de tout le monde, et ils ont été malheureusement frappés durement. Ensuite c’est au tour de Nicolas le 02 octobre dernier, frappé tres violemment par son voisin. L’agresseur a été mis en garde à vue 4 jours apres l’agression, nous avons été choqués par cette nouvelle, il aurait du etre en garde à vue le soir meme. Mais le pire, nous avons appris dans la journée du 07 octobre que le parquet rejette l’acte homophobe de cette agression. Nous sommes révoltés d’avoir appris cette nouvelle. Pourquoi une telle décision alors que d’autres voisins sont venus témoigner les faits à la police ? La loi contre l’homophobie est elle bien reconnue à Bordeaux ?

 

Nous tenons à préciser qu'il n'existe pas deux categories d'etres humains, y a pas les heteros d'un coté, et les homos de l'autre, un homme reste un homme et une femme reste une femme Et concernant les lois c'est la meme chose, elles sont appliquées pour tous et non divisées en deux categories. Les droits de l'homme sont très clairs :  Nous sommes egaux en droits !! Les homosexuels sont des citoyens comme tout citoyen Français, qui travaillent comme tout le monde, payent des impots comme tout le monde, votent comme tout le monde

 

Ensuite, autre constat, l’homophobie Sur internet. il y en a partout. Depuis l’affaire Sexion d’assaut l’année derniere, les violences homophobes sur internet se multiplient. Nous pensons que le fait que l’homophobie est mal reconnue par la loi, certains en profitent en se disant que tout est permis. Certains ont été jusqu’à dire que leur geste est de la liberté d’expression et non un geste grave. Autre exemple, les videos, notamment cette année avec Cortex. Et puis tous les commentaires de certaines vidéos sur Youtube et Dailymotion, et les commentaires sur les reseaux sociaux.

Enfin dernier constat, que certains ont tendance à oublier, c’est le suicide. L’emotion intense qui s’est passée aux Etats Unis du suicide d’un jeune de 14 ans car il a été harcelé, devrait faire reflechir profondement à la fois les associations, mais surtout les politiques. Nous avons tourné cet evenement sur une nouvelle forme d’harcelement, le harcelement homophobe. Un sujet à traiter aux serieux et a ne pas prendre à la légère.

Alors maintenant une chose nous inquiete tres serieusement, que font les associations et les hommes politiques face a ca?? Y a t il des actions concretes ces jours ci pour lutter serieusement contre l'homophobie??

 

Depuis la rentree c'est presque le calme, on dirait presque que tout le monde attend avec impatience les resultats des presidentielles 2012. Sauf qu'en 6 mois il y aura d'autres victimes, d'autres messages atroces sur internet. Et puis rien n’est acquis pour 2012, tout d’abord nous ne connaissons pas à l’avance les résultats des présidentielles, et ensuite nous ne savons pas si les promesses concernant l’égalité des droits LGBT seront vraiment tenues. Restons dans la prudence et ne pas se dire victoire à l’avance.

Nous felicitons toutefois SOS Homophobie et Le collectif contre l'homophobie qui travaillent durement face à l'homophobie et pour soutenir les victimes d'agressions homophobes.

 

Mais là nous disons STOP !! trop c'est trop !! Combien de personnes encore seront tabassés en public parce qu'ils sont homosexuels, combien de photos chocs verrons nous avec des blessures graves sur le visage alors qu'ils font rien de grave, ils demandent juste de vivre comme tout le monde. Comment on peut se permettre de dire que deux hommes qui s'embrassent dans la rue, Ca choque?? Ca choque en quoi? Ils n'embetent personne et leur but n'est pas de provoquer les passants dans la rue.

 

Est ce que pour une fois les associations LGBT peuvent montrer qu'on est tous solidaires pour la meme cause et le meme combat?? Arretons toutes ces competitions entre associations LGBT, de qui va etre le meilleur, qui sera le plus fort, qui sera le plus connu ou reconnu dans les medias ou dans la société. Pouvons nous, nous reconcentrer sur notre base premiere, la lutte contre les discriminations et l'homophobie? Pouvons nous demontrer a tout le monde, que nous pouvons combattre ensemble et en etant unis?

 

Maintenant notre association a décidé d'agir serieusement. Sur le plan local à Bordeaux, nous avons décidé de travailler avec la Mairie de Bordeaux notamment au Cobade dans le cadre de la lutte contre les formes de discriminations, y compris à orientation sexuelle. Nous pensons que Bordeaux est un peu en retard sur la lutte contre l'homophobie, que ce n'est pas tres pris au serieux, nous ferons notre possible pour que ca change. Il est temp egalement qu'on lance un appel serieux sur le plan national : nous sollicitons une mobilisation generale de toutes les associations LGBT de France et etre unis pour un projet commun contre l'homophobie que ce soit politique, social ou dans la société en général, tout d'abord qu'on arrive une fois pour toute faire reconnaitre par la police et par la justice qu'une agression homophobe est un crime grave et doit etre severement punie (chose qui n'est pas encore le cas partout), ensuite eradiquer la discrimination à orientation sexuelle quel que soit le lieu (travail, logement, politique, internet, divers endroits) ou le support (musique, livres, blogs, interviews, videos etc...).

 

Nous pensons que la loi contre l'homophobie est mal respectée et qu'il faudrait reviser cette loi. il est grand temp maintenant qu'on soit vraiment entendu, certains nous diront qu'il y a les gayprides pour ca, mais nous pensons qu'il faut manifester autrement et plus durement. Nous demandons une mobilisation nationale et unie. plus nombreux on sera, plus fort sera notre combat.

Merci. Sandy G (Président Association Gayfree)

06 OCTOBRE 2011 - AUBRY ET ROYAL - QUESTIONS SUR LES LGBT

Le 06/10/2011

Primaires Socialistes Questions LGBT

avec Martine Aubry et Segolene Royal


Precision : Concernant Francois Hollande, son interview est deposé sur un autre article - Francois Hollande defend il oui non les LGBT

Interview Tetu - Martine Aubry (21 Sept 2011)

«L'émancipation n'est pas acquise mais en marche»

Nous rencontrons Martine Aubry à Paris, alors qu’elle vient d’écrire sa «Lettre aux Français», tirée à un million d’exemplaires. Détendue, elle prend le temps de nous répondre pendant plus d’une heure. À ceux qui en douteraient: l’ancienne patronne du PS a envie de gagner la primaire.

TÊTU: En 2010, vous aviez signé l'appel d'Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour l'ouverture du mariage, et vous aviez offert un TÊTU à Georges Frêche, le président pas vraiment gay-friendly du Languedoc-Roussillon. Vous n'hésitez pas à utiliser des symboles...

Martine Aubry: En politique, c'est aussi par des symboles qu'on avance. c'est utile, contre le machisme, le racisme ou l'homophobie. En 1996, j'avais lancé un appel pour la mise en place d'un «contrat d'union sociale». c'était un premier combat. Ensuite, nous avons fait adopter le pacs. Lille a été l'une des premières villes à organiser des cérémonies de pacs en mairie. Finalement, la vie a montré que ce pacte était insuffisant, et, avec l'avancée de la société, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe m'est apparue comme une évidence.

Une position que vous n'hésitez pas à exprimer...

Quand je me fais une idée sur une question, je la défends ensuite avec conviction. Des questions comme l'adoption sont tellement importantes, qu'il faut vraiment se forger une conviction intime. Je ne l'ai jamais fait pour plaire à tel ou tel. Alors, j'ai réfléchi, travaillé, débattu, rencontré de nombreux interlocuteurs. Peu à peu ma conviction profonde a été de dire: un enfant a d'abord besoin d'affection. À partir de là, j'ai défendu le droit à l'adoption: on ne demande pas à l'État de dire aux hommes et aux femmes qui ils doivent aimer, mais c'est à l'État de donner à chacun les meilleures conditions d'aimer qui il veut.

Sur la question de l'homoparentalité, le PS soutient désormais l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes...

Il y a eu un vrai débat qui s'est fondé sur le rapport de très grande qualité rédigé par Najat Vallaud-belkacem. Chacun a pu parler de son intime conviction. C'était assez émouvant, car certains de nos camarades avaient eu recours à la PMA et nous ont dit comment leurs enfants le ressentaient. Ils n'avaient pas tous le même avis. Nous avons décidé d'ouvrir la PMA à toutes les femmes.

Suite à ce rapport, le PS a décidé de ne pas soutenir la proposition de Najat Belkacem sur un encadrement strict des mères porteuses, hors d'un système tarifé. Quelle est votre position personnelle?

Je ne suis pas d'accord. Pour deux raisons. D'abord, je ne pense pas que l'on puisse organiser ce système rêvé de non-marchandisation tel que présenté par certains. Selon moi, la marchandisation existera toujours tant que la misère existera. Et puis, utiliser le corps d'une femme comme «mère porteuse» peut amener à d'autres difficultés. on connaît les cas de femmes mères porteuses qui, soit se sont attachées à l'enfant et ont voulu le garder, soit ont accouché d'un enfant handicapé qui a été refusé par la famille d'accueil. Je suis encore plus en désaccord avec ceux qui pensent qu'il faut le faire à l'intérieur de la famille, car il est nécessaire qu'un enfant voit clair dans les liens familiaux autour de lui. Deuxièmement, j'y suis d'autant plus opposée que je suis très favorable à l'adoption. Il faut se battre pour qu'il y ait une adoption possible par des couples homos à l'échelle internationale, car je sais que beaucoup de pays la refusent.

Un de vos proches, Bruno Julliard, a fait son coming out dans TÊTU le mois dernier. Je voulais avoir votre sentiment...

C'est très important que des femmes ou des hommes politiques parlent de leur orientation sexuelle. Lorsque Bertrand Delanoë l'a fait, la cause des homosexuels a avancé d'un bond. Je me félicite à chaque fois qu'un responsable politique réa-lise son coming out, mais je suis toujours choquée par l'outing, car il faut respecter le droit à la vie privée de chacun.

En juillet, quand vous avez décidé de dénoncer les rumeurs autour de votre vie personnelle, il y avait des on-dit sur votre homosexualité présumée...

Ca, je ne l'ai pas dénoncé! [Rires.] Chacun sait que je suis hétérosexuelle, mais je n'ai pas attaqué en justice les sites internet sur ce terrain-là car ce n'est pas un problème!

L'émancipation des genres est-elle acquise?

Elle n'est pas acquise, elle est en marche. Les droits des femmes comme les droits des homosexuels seront toujours remis en cause dans des périodes difficiles. Il faudra donc rester vigilants, même si la société avance à grands pas. Je défendrai ces thèmes durant la campagne, et si je suis élue, je les engagerai d'une manière déterminée, dès la première année.

Sur les droits des transsexuels, où en êtes- vous?

Il faut faciliter le changement d'état civil, comme le demande le conseil de l'Europe, même si la décision ne doit pas être prise à la légère. On doit trouver les moyens tant humains que financiers pour accompagner la personne dans sa transformation. Il ne faut pas laisser aux seuls psychiatres le soin de décider.

Concernant la lutte contre l'homophobie, que proposez-vous?

On doit appliquer aux insultes homophobes les mêmes règles que pour les insultes racistes. Le délai de prescription pour porter plainte doit être porté à un an. Par ailleurs, je trouvais que la Halde était un bon outil, car la publicité faite sur les sanctions est importante. ensuite, les éducateurs doivent pouvoir répondre en cas d'actes homophobes, et expliquer. J'ai été intéressée par l'initiative belge de diffuser aux enseignants une mallette de lutte contre l'homo- phobie leur apportant des outils concrets. Globalement, je crois que la culture est la meilleure arme pour faire évoluer les mentalités, car on peut faire passer beaucoup de choses à travers les œuvres...

Dans votre «Lettre aux Français», vous évoquez votre «détermination à transformer le pays»...

Profondément, les Français vivent mal, ne supportent plus les injustices mais aussi s'inquiètent de l'affaiblissement de la France et voudraient retrouver la fierté de leur pays. Si je parle de «ma France», ce n'est pas de la nostalgie. Il s'agit de retisser le lien en apportant les réponses du 21e siècle. Cela passe par le redressement économique, par la justice, l'accès aux droits, mais également par la voix de la France qu'il faut retrouver porteuse de ces valeurs dans le monde.

 

 

Interview Tetu - Segolene Royal (21 Sept 2011)

«La diversité n’est pas le problème, c’est le commencement de la solution»

Dans ses bureaux parisiens, la présidente de Poitou-Charentes nous serre fermement la main, les yeux dans les yeux, sourire aux lèvres. La candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle semble détendue, presque insouciante, sûre de son destin: «Je veux gagner», affirme-t-elle. Assurant avoir appris de ses «erreurs» de 2007, elle veut dissiper les malentendus. Un exercice délicat.

TÊTU: Comment expliquez-vous que, il y a cinq ans, alors que vous aviez pris position pour l'égalité des droits, certains commentateurs restaient sceptiques à propos de vos convictions profondes sur le mariage et l'adoption?

Ségolène Royal: Peut-être parce que je ne suis pas mariée... (Rires.) C'est une plaisanterie, mais pas totalement, car je pensais que ce n'était pas la revendication primordiale. Je pense que la revendication primordiale, c'est l'acceptation dans la société de l'homosexualité. Alors, peut-être, que le mariage est un élément qui permet cette acceptation. Mais pour moi c'est le sexisme, le racisme, l'homophobie qui sont les vrais sujets. Bien sûr, je n'ai rien contre le mariage, mais porter en drapeau cette revendication, c'est presque une solution de facilité, finalement. D'autres responsables vont être dans l'affichage pour le mariage, et dès que ça les touche, dans leur vie privée ou dans les relations de travail, ils vont avoir plus de difficultés... Après, pour une certaine génération, que les gens aient du mal à franchir le pas et éprouvent une gêne sur le sujet, je peux le comprendre. Il faut continuer à convaincre.

Alors que vous avez combattu Nicolas Sarkozy en 2007, quel regard portez-vous sur le travail du gouvernement sur ces questions-là?

C'est pareil dans tous les secteurs, il n'a rien fait, il n'a pas tenu ses promesses. Mais sur ces questions-là, particulièrement, il s'en est bien gardé, car ce n'est pas son électorat. sauf pour les homosexuels qui payent l'IsF: là, il a tenu ses pro- messes, mais c'est involontaire! (Rires.)

Très tôt, vous aviez soutenu l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes...

Oui. Plutôt qu'elles soient obligées d'aller dans d'autres pays où c'est autorisé, autant l'autoriser en France. Car, aujourd'hui, c'est une situation absurde.

Comment êtes-vous arrivée à cette position sur le sujet?

J'ai beaucoup travaillé avec l'Association des parents gays et lesbiens. D'ailleurs, je suis la première ministre de la Famille à avoir reconnu cette association comme interlocuteur officiel du ministère. Et je me souviens, à l'époque, que la puissante Unaf - l'Union nationale des associations familiales -, avec qui je travaillais aussi, avait protesté auprès du président de la république. Au final, j'avais réussi à les faire participer à la conférence des familles, et je les avais financées, au même titre que les autres associations familiales.

Une de vos proches au PS, Najat Belkacem, a rendu un rapport sur la révision de la loi bioéthique, où elle évoquait la question des mères porteuses, proposant notamment un encadrement strict de la gestation pour autrui (GPA), sans rémunération. Il y a eu des débats très tranchés au PS. À ce sujet-là, quelle est votre position?

Moi, je me demande si l'autorisation ne va pas ouvrir la voie à un commerce. C'est une vraie difficulté. Qu'est-ce qui nous garantit qu'à terme, il y aura le maintien de la gratuité? J'y serais favorable pour les femmes de la même fratrie, comme ça, il n'y aura pas de dérives. Car je pense qu'il ne faut pas entrer dans la logique de l'utilisation payante du corps. À partir du moment où vous imposez la gratuité, c'est que vous supposez qu'il existe une autre motivation. Une autre motivation, c'est un lien affectif... Une sœur pour sa sœur, une cousine pour sa cousine... Mais il ne faut pas qu'il y ait de confusions entre les générations: je ne suis pas favorable à ce qu'une mère porte un enfant pour sa fille.

Et concernant l'accès de la GPA aux couples d'hommes?

Actuellement en France, les règles qui encadrent la fécondation in vitro sont très claires : cette technique ne peut être utilisée qu'en cas de stérilité d'un couple hétérosexuel. Dans le cadre de ma proposition, c'est l'ovule de la vraie mère et le sperme du père qu'on utilise pour la fécondation in vitro, puis on réimplante l'œuf fécondé dans l'utérus de la sœur. Donc, c'est quand même l'enfant des deux parents. La sœur sert de couveuse, autrement dit. Il faudra ouvrir le débat car votre question suppose que les règles sur les dons d'ovules soient profondément modifiées.

Avez-vous l'impression que le PS réussit aujourd'hui à mieux prendre en compte ces questions de société?

Oui, je trouve. Les leaders socialistes vont à la gay pride! Quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, j'avais lancé la première enquête sur le suicide des jeunes lié à l'homosexualité. Les politiques, il faut les juger sur leurs actes. C'est ce que j'appelle la politique par la preuve. Il ne faut pas les juger seulement sur leurs déclarations ou sur leur ralliement précipité à des choses auxquelles ils n'avaient jamais pensé de leur vie. Ils y adhèrent, parce qu'il y a des voix à gagner.

Sur la question trans, que proposez-vous au niveau du changement d'état civil ou de la prise en charge de la transition?

Tout ce qui peut permettre aux personnes d'être en phase avec leur nature profonde et tout ce qui peut les aider à construire leur bonheur dans leurs choix intimes doit être fait. Tout doit être facilité, tout doit être fait pour apaiser leurs tourments, leurs souffrances. Je crois en des politiques humanistes qui vont dans le sens du progrès.

Vous évoquiez au début la question du sexisme. Plusieurs femmes politiques ont récemment dénoncé le sexisme dans la classe
politique. Qu'en pensez-vous?

J'ai l'impression que cela régresse, finalement, même si la bêtise était plus flagrante il y a quelques années. Quand je suis arrivée à l'Assemblée et que je montais à la tribune, j'entendais des «à poil!» Je pense que l'on n'entend plus ce genre de choses aujourd'hui. Il faut voir d'où on vient. J'étais membre de la commission des Affaires économiques, et il y avait eu un rapport sur la question de la vache folle, et un député du Nord m'avait dit: «Ça fera une vache folle au bureau!» Il faut quand même l'encaisser. Comme j'ai le sens de la repartie, je lui ai répondu: «Je préfère une vache folle qu'un vieux cochon.» Il avait fermé son clapet et je ne l'ai plus entendu parler. Et j'étais députée! Voilà l'état des lieux de la politique. Certains se croient tout permis. Dès qu'ils ont le pouvoir, ça leur monte à la tête. C'est moins caricatural aujourd'hui, on n'entendrait plus ça. mais globalement dans notre société, il y a une régression à l'égard des femmes. Il y a plus de deux millions de femmes seules avec enfants qui cumulent les difficultés. Et les écarts salariaux n'ont pas régressé.

Douze ans après le pacs, comment expliquez-vous qu'il y ait aussi peu de responsables politiques qui vivent ouvertement leur homosexualité ?

Ils ont peur de perdre des électeurs, notamment parmi les personnes âgées. Pour moi, ce n'est pas une peur justifiée. Il faut se souvenir qu'à une époque, les femmes divorcées, c'était honteux, elles étaient en marge de la société. Tout cela va évoluer.

C'est pourquoi, selon vous, on peut parler de régression.

En apparence, on avance... Mais, dans le tréfonds, est-ce qu'on n'est pas en train de régresser? Dans cette peur, il y a le rejet de tout ce qui fait la différence, en cette période de crise, de bouleversements internationaux, de décrépitude des fondamentaux de la république, de brouhaha généralisé. La droite sarkoziste dresse les Français les uns contre les autres. Voilà le résultat.

Vous évoquiez votre action en tant que ministre de l'Enseignement scolaire. Comment faire pour que la lutte contre les discriminations ne reste pas à l'état d'incantation?

Il faut agir, notamment dans l'Éducation nationale. Quand j'étais ministre, j'avais intégré la lutte contre l'homophobie au programme d'éducation sur la sexualité pour le collège et les lycées. Nous avions dû expliquer notre action auprès des associations de parents, et cela avait été fait. Il faut également travailler sur la question des genres dans les manuels scolaires. Aujourd'hui, tout cela est encore extrêmement sexué.

Dans le cadre républicain, il est parfois difficile d'évoquer les différences...

Les différences ne sont pas vues comme une richesse. Il y a un écart entre les discours et la réalité. Moi je considère que la diversité, ce n'est pas un problème, c'est le commencement de la solution.

Aujourd'hui, vous êtes engagée dans la campagne des primaires socialistes, êtes-vous confiante?

Oui, parce que je veux gagner. Je me projette dans cette perspective. Je n'ai plus de doutes. J'ai aussi fait des erreurs, comme avoir donné l'impression d'improviser. Mais nous ne sommes plus en 2007. J'ai envie de gagner. Ce serait un honneur de succéder à François Mitterrand pour servir la France, reprendre le fil de l'histoire de la gauche au pouvoir. Je propose des solutions qui feront du bien à la France. Je serai une présidente courageuse et équitable. Avec moi, les Français seront fiers de leur vote et ne le regretteront pas.

 

 

Remarques Gayfree

 

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06 OCTOBRE 2011 - MR HOLLANDE DEFEND IL OU NON LES DROITS LGBT ?

Le 06/10/2011

Francois Hollande Oui ou Non pour l'égalité des droits?

Oui Ou non defenseur pour la communauté LGBT

 

Nous allons vous communiquer 3 articles pour mieux en juger


François Hollande et le Refuge -

Mr Hollande leur félicite :

 

Francois Hollande a félicité le president du Refuge concernant leur reconnaissance à l'utilité publique,

Voici quelques paroles de Francois Hollande envers le Refuge recemment :

 

Au Refuge, vous connaissez bien la fragilité des adolescents qui découvrent dans une société empreinte de stéréotypes, leur sexualité. C'est un passage délicat dans leur vie. Nous devons accompagner notre jeunesse pendant toutes les étapes de la construction jusqu'à l' âge adulte. Nous devons combattre sans relâche, par l'éducation et la culture notamment, les préjugés sexistes, homophobes et transphobes. L'homophobie et la transphobie sont des délits qui doivent être sanctionnés dans notre République

 

Sachez que vous pourrez compter sur moi pour aider les associations de terrain qui sont un maillon essentiel de la concorde républicaine. Les associations de lutte contre l'homophobie et la transphobie doivent être soutenues et obtenir les agréments permettant d'intervenir dans les établissements scolaires.

 

Notre société qui a progressé (notamment avec l'adoption du PACS) sur la question homosexuelle a encore du chemin à faire. Si je suis élu Président de la République, je ferai voter par le Parlement l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe ainsi que la possibilité d'adoption. Je m'y engage avec force car la République doit donner les mêmes droits pour tous.

 

Francois Hollande et l'homoparentalité -

L’APGL «extrêmement inquiète»


Les différentes déclarations de François Hollande à Libération lundi, à Yagg hier, et à France Inter ce matin n’en finissent pas de jeter un certain trouble sur les convictions personnelles du candidat à la primaire socialiste en qui concerne les questions LGBT.

 

«RÉTICENCE»

Ce matin, l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) confie à Yagg, par la voix de son porte-parole Mathieu Nocent, être «extrêmement inquiète» quant aux positions de François Hollande concernant l’homoparentalité et le droit à l’adoption. «Dans l’interview donnée à Yagg, relève l’APGL, François Hollande dit qu’il fera voter une loi dès le début de la législature pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Mais il faut lire entre les lignes. On sent une réticence en ce qui concerne l’ouverture de l’adoption et l’homoparentalité. Nous trouvons cela choquant. Il ne mentionne pas l’ouverture de la PMA [procréation médicalement assistée] à toutes les femmes qui est pourtant dans le programme du PS [François Hollande y est favorable, comme il l'a répété dans ses réponses à HES]».

 

L’interview donnée à France Inter ce jeudi matin ne rassure pas l’APGL. «Une nouvelle fois je veux être clair et précis, explique François Hollande au micro de France Inter. Je suis pour le mariage pour tous, donc pour les hétérosexuels comme pour les homosexuels. Les hétérosexuels, c’est fait, donc la liberté conduit à prôner et à faire voter une loi pour le mariage.

 

Sur l’homoparentalité, j’ai dit également qu’il y avait aujourd’hui toute raison d’accéder à ce droit. Dès lors qu’une personne seule peut adopter pourquoi deux personnes ne pourraient pas le faire, à condition que toujours ce soit le droit de l’enfant qui l’emporte sur le droit à l’enfant». Voir l’extrait en question à partir de 8min 08s: Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur François Hollande.

 

«DROIT À L’ENFANT»

Cette problématique du «droit de l’enfant» vs. le «droit à l’enfant», dans la bouche du candidat socialiste, choque l’APGL: «Il a des propos qui sont exactement ceux tenus par l’UMP et ceux qui sont opposés à l’homoparentalité, et qui s’appuient sur le fait que ce qui compte en premier c’est l’intérêt supérieur de l’enfant. Mais il existe bien un droit à l’enfant pour les hétérosexuels!».

 

L’association regrette que François Hollande n’ait pas «une position de rassemblement, de compréhension». «Quand il évoque, dans ses propos tenus à Libération, le «changement de mentalité» nécessaire de la société, c’est quand même très étrange, conclut Mathieu Nocent, quand on sait que plus de la majorité des Français est favorable à l’homoparentalité.

 

Il est en retard, lui-même, dans sa propre réflexion personnelle par rapport à la majorité des Français». Pour François Hollande, ce «changement de mentalité» signifie, comme il l’a précisé à Yagg, qu’«il faudra parfois du temps pour modifier certains regards, faire évoluer certaines mentalités. Une majorité qui accepte c’est aussi une minorité parfois agissante, bruyante et intolérante. Cela ne peut évidemment entamer ma détermination. Je souhaite simplement que chacun mesure la portée historique de ces évolutions». Cette détermination proclamée suffira-t-elle à dissiper le malaise?

 

 

Francois Hollande Sur les questions LGBT

Interview donné par Tetu le 21 septembre 2011

 

François Hollande: «Ce sont les élites qui sont en retard»

Si l’on en croit les sondages, François Hollande sera le prochain candidat du Parti socialiste à la présidentielle. Lors de notre rencontre à l’Assemblée nationale, le président du conseil général de Corrèze semble sur un petit nuage. C’est l’une des premières fois qu’il s’exprime longuement sur les questions LGBT.

TÊTU: Au printemps, dans l'hebdomadaire Le Point, vous aviez répondu au sujet de l'ouverture du mariage de cette manière: « J'ai cheminé sur la question, le temps est venu de la décision.» Quel était ce cheminement ?

 

François Hollande: J'étais premier secrétaire du PS quand le pacs a été adopté au Parlement, et nous répondions à une demande des associations. J'ai considéré à ce moment-là que nous avions fait un pas essentiel. Puis j'ai fait adopter, en 2006, une prise de position en faveur de l'ouverture du mariage et, en 2007, j'ai fait inscrire cette proposition dans notre projet. Aujourd'hui, il faut aller plus loin, il faut engager la traduction juridique de ce principe.

En juin, vous avez publié un communiqué où vous n'évoquiez que le mariage, pas l'homoparentalité. Quelles sont vos positions sur le sujet?

L'homoparentalité existe déjà de fait. Après des séparations, des personnes qui hier avaient une vie hétérosexuelle choisissent une vie homosexuelle, les enfants se trouvent être dans la situation d'avoir des parents homosexuels. Cessons donc cette hypocrisie. La question de l'adoption doit être prise en compte avec les mêmes principes. Aujourd'hui, une personne seule peut adopter. Pourquoi refuserait-on à une personne homosexuelle vivant en couple cette possibilité? Je suis beaucoup plus réservé en revanche sur les «mères porteuses». J'ai parfaitement adhéré à la position collective de mon parti interdisant le recours à la GPA. La marchandisation des corps ne peut pas être un principe de la république.

Au printemps dernier, vous aviez déclaré vouloir être un président «normal»...

Normal oui, mais pas au sens de mes pratiques ou de mes orientations... [Sourire.]

Donc «normal», cela signifie quoi pour vous?

Cela s'opposait à un président anormal, celui que nous voyons s'agiter depuis 2007, et qui par ses comportements, ses excès, ses incohérences, parfois même ses extravagances, a considérablement affaibli la fonction présidentielle. Je veux que les Français aient confiance dans celui qui va être leur représentant au plus haut niveau de la république, ce qui ne veut pas dire qu'il vit comme un homme «normal». De par ses responsabilités, un président a forcément des contraintes et un mode de vie différent. Je ne faisais là aucune allusion à un mode de vie particulier. Il faut faire une distinction entre vie privée et vie publique, même si, lorsque l'on brigue une fonction, il est légitime de dire avec qui l'on vit.

Mais alors comment expliquez-vous que douze ans après le pacs, au Parlement, aucun représentant ne s’est déclaré comme homosexuel?

Rien ne doit être imposé! Il n’y a pas de raison que les homosexuels aient à en dire davantage sur leur vie que les hétérosexuels. C’est à chacun de dire ce qu’il pense devoir dire. Mais pour la fonction la plus élevée qui exige un rôle de représentation au niveau international, je pense qu’il est souhaitable de dire avec qui l’on vit. Sur ces questions de liberté, la société a énormément évolué. Quand j’ai commencé à m’engager dans la vie politique, l’idée qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse être divorcé était impensable. Souvent, on est sévère avec notre pays, on est dans l’autoflagellation, mais sur ces questions de liberté, de respect de l’autre, il faut être très fier de la France, elle a toujours un temps d’avance par rapport à d’autres sociétés. Sur l’ouverture du mariage, la position paraît particulièrement novatrice, alors que les Français y adhèrent majoritairement et que d’autres pays nous ont précédé.

Là, la France est donc en retard...

Oui, là, les élites sont en retard. Pardon de cette comparaison qu’il faut relativiser: il était plus courageux pour François Mitterrand avant 1981 de dire qu’il était pour l’abolition de la peine de mort alors que la majorité des Français y était opposée. Il est plus simple aujourd’hui pour un candidat à la présidence de la république d’être favorable au mariage homosexuel car l’opinion y est dans l’ensemble acquise.

Sur la question des droits des transsexuels, que proposez-vous?

Il y a plusieurs années, j’ai été saisi par Act Up de cette question, qui concerne peu de personnes mais dont je connais l’extrême détresse. Il y a beaucoup de suicides parmi les transsexuels. Comment faire pour que cet acte qui n’est pas anodin, changer de sexe, puisse être néanmoins accompagné? Les transsexuels doivent bénéficier de cet accompagnement, et de la reconnaissance par l’état civil. Mais ce n’est pas un acte banal. Il correspond à des situations psychologiques souvent douloureuses. Il faut donc accompagner ceux qui font ce choix, médicalement, psychologiquement et socialement. Dans le respect, pas dans une espèce de facilité ou de commodité. on ne peut pas simplement être une caisse enregistreuse: «Vous avez décidé de changer de sexe, voilà les formalités pour y parvenir...»

Vous avez fait de la jeunesse l’un des axes centraux de votre précampagne, que proposez-vous pour lutter contre l’homophobie?

Il y a tellement de jeunes qui souffrent, à la fois de comportements violents à l’école et d’incompréhension de la part de leurs parents, qu’il faut mener ce combat éducatif. Il faut sanctionner les comportements homophobes, mais aussi informer les parents. Autant il faut accompagner le jeune dans ce moment où se dessine puis s’affirme son orientation sexuelle, et que ce moment ne soit pas vécu d’une manière culpabilisante, autant il faut aider les parents à accepter la sexualité choisie et vécue par leur enfant, et leur montrer que c’est un outil de son propre bonheur.

Dernièrement, vous avez déclaré au Journal du Dimanche: «Je ne suis pas nouveau, je suis neuf.» Pourquoi, aujourd’hui, il semble être plus difficile pour les responsables politiques d’incarner le changement?

Les Français savent que les problèmes de 2012 ne seront pas traités avec les solutions de 1981. Les situations nouvelles nécessitent des personnalités qui apportent des solutions neuves. Il faut faire sa mue. Moi, j’ai fait une forme de transmutation... Tout en faisant attention à ces métaphores qui pourraient laisser penser que je suis devenu un être hybride. [Rires.]

En tout cas, vous n’avez pas perdu votre humour...

Surtout pas!

 

 

Remarques de Gayfree


Et vous qu'en pensez vous, reagissez en deposant un commentaire ci dessous

06 OCTOBRE 2011 : EGALITE DES DROITS - DEBATS AU PS

Le 06/10/2011

Debats sur l'egalité des Droits juste avant

le 1er tour des Primaires Socialistes

Le couac de François Hollande sur l'ouverture du mariage aux homos

 

Le «off» d'une interview donnée à «Libération» laisse planer le doute quant à la détermination sans faille du candidat François Hollande à s'engager fortement, une fois élu, pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homos. Ce dernier est revenu sur ses déclarations. À quelques jours du premier tour de la primaire socialiste, la tension monte d'un cran entre les deux favoris,

 

François Hollande et Martine Aubry, y compris sur les questions LGBT. C'est ainsi que François Hollande déclara lundi dans les locaux de Libération à propos de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe: «Attention, ce ne sera pas si simple de faire passer ces textes.» Non publiée dans l'édition papier du quotidien, cette remarque fut immédiatement tweetée par la journaliste politique Laure Bretton et suscite depuis de nombreuses réactions sur le web.

Devant les journalistes de Libération, François Hollande aurait également évoqué un nécessaire «changement de mentalité» des Français pour faire passer ces mesures. Rétropédalage Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë et porte-parole de Martine Aubry pour la primaire, fut la première à réagir: «Avec de la volonté politique, un Sénat à gauche et une opinion publique favorable, où seraient les blocages?», interrogeait-elle sur Twitter.

 

Face au début de polémique, François Hollande vient de préciser sur Yagg.com, sous forme de rétropédalage, que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe fera partie des textes adoptés dès le début de la législature en cas de victoire de la gauche à la présidentielle. Martine Aubry et François Hollande se sont longuement exprimés sur ces sujets dans le numéro de TÊTU actuellement en kiosques. Les deux favoris s'y déclarent favorables à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, ainsi qu'à la PMA (Procréation médicale assistée).

 

Mais Martine Aubry semble être plus offensive en affirmant alors très clairement sa volonté de faire des revendications LGBT l'une de ses priorités en cas de victoire à l'élection présidentielle: «Les droits des femmes comme les droits des homosexuels seront toujours remis en cause dans des périodes difficiles. Il faudra donc rester vigilants, même si la société avance à grand pas. Je défendrai ces thèmes durant la campagne, et si je suis élue, je les engagerai d'une manière déterminée, dès la première année.» Quand Hollande dénonce le retard des élites

 

De son côté, François Hollande, dans son interview à TÊTU, ne donne pas plus de précisions quant au calendrier, mais rappelle justement que sur le sujet «les élites sont en retard». Avec un rappel historique: «Pardon de cette comparaison qu'il faut relativiser: il était plus courageux pour François Mitterrand avant 1981 de dire qu'il était pour l'abolition de la peine de mort alors que la majorité des Français y était opposée. Il est plus simple aujourd'hui pour un candidat à la présidence de la République d'être favorable au mariage homosexuel car l'opinion y est dans l'ensemble acquise.»

François Hollande serait-il adepte de la contradiction? Quoi qu'il en soit, les deux favoris n'abordent décidément pas de la même manière la campagne à la primaire. Si Aubry aime travailler à fond les dossiers et cibler ses messages, François Hollande se plait à enfiler le costume présidentiel au risque de rester dans un certain flou.

 

Exemple avec la lutte contre l'homophobie. A TÊTU, Hollande déclare: «Il faut sanctionner les comportements homophobes, mais aussi informer les parents» Martine Aubry n'hésite pas elle à faire des déclarations concrètes: «Je trouvais que la Halde était un bon outil, car la publicité faite sur les sanctions était importante. Ensuite, les éducateurs doivent pouvoir répondre en cas d'actes homophobes, et expliquer. J'ai été intéressée par l'initiative belge de diffuser aux enseignants une mallette de lutte contre l'homophobie.» Montebourg d'abord sur l'économie et le social Sur les droits des trans, Martine Aubry est aussi la seule à faire les propositions les plus précises, souhaitant faciliter le changement d'état civil, trouver les moyens humains et financiers pour accompagner les personnes en transition, et expliquant: «Il ne faut pas laisser seul aux seuls psychiatres le soin de décider.»

 

Les mois précédents TÊTU avait aussi interrogé Ségolène Royal (numéro 169, septembre 2011) qui expliquait alors que, pour elle, «la revendication primordiale, c'est l'acceptation dans la société de l'homosexualité», et non l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, tout en s'y déclarant favorable. Arnaud Montebourg, favorable également à une telle réforme, soulignait pourtant: «C'est vrai que je ne fais pas des questions sociétales l'enjeu majeur de l'élection présidentielle. Si la lutte contre les discriminations est évidemment centrale, l'essentiel des graves difficultés qui attendent les Français se situe sur le terrain économique et social, et c'est pourquoi j'essaye d'apporter de nouvelles propositions pour transformer l'économie. C'est ma priorité politique.» Valls seul favorable à la GPA

 

Enfin, Manuel Valls fut le seul à se déclarer favorable à la légalisation des «mères porteuses», ou gestation pour autrui (GPA), en plus de l'ouverture du mariage de l'adoption et de la PMA: «Aujourd'hui, les nouvelles techniques permettent cette gestation pour autrui, et il y a des possibilités d'y recourir légalement dans des pays voisins. De ce point de vue, je considère que cela doit concerner toute forme de couple, de toute façon. (...) La GPA repousse les barrières qui encadrent la procréation assistée, et il y a le problème de la transaction financière à l'égard de femmes souvent pauvres. Je comprends que certains au PS aient peur d'une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait s'avérer non maîtrisable. Mais au-delà de ces précautions, c'est une évolution qui est incontournable, à condition qu'elle soit encadrée. Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j'y suis donc favorable.» Les échanges au PS sur les questions LGBT ne sont donc pas terminés. Ils resurgiront peut-être à l'occasion du troisième et dernier débat entre les candidats à la primaire, ce soir à 20h30 sur BFM TV...

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Nous tenons a rappeller avant tout que notre association est neutre, n'a donc aucun parti politique particulier. Chaque membre de notre association est libre individuellement de defendre un parti politique de son choix.

 

Notre souhaitons reagir suite a l'article ci dessus.

Il serait plus judicieux que les candidats socialistes se mettent d'accord entre eux sur un projet commun concernant l'egalité des droits LGBT, notamment le droit au mariage pour les couples de meme sexe et l'adoption homoparentale. Nous comprenons que chaque candidat lutte individuellement pour etre le candidat socialiste pour les presidentielles, mais pour les citoyens francais il nous faudrait des projets clairs, voir meme des sujets en commun. La nous assistons plutot a des desaccords entre les candidats qu'autre chose.

Quand on a 6 candidats aux primaires, et que les 6 candidats ont des projets differents, on se pose des questions au final si le projet final socialiste sera un projet commun entre tous les socialistes. A un moment on ne sait plus ou on en est. A se demander, si les primaires etaient reellement necessaires, au risque et peril d'eclater le parti en plusieurs morceaux a cause des divergences des candidats.

 

Nous souhaitons que le futur candidat socialiste élu aux primaires le 16 octobre prochain, nous eclaircira mieux concernant le projet du parti socialiste notamment sur le sujet des LGBT, car pour le moment c'est un peu la foire fouille.

06 OCTOBRE 2011 - AGRESSIONS HOMOPHOBES - GAYLIB AQUITAINE REAGIT !!

Le 06/10/2011

Combien d'agressions homophobes pour que notre pays réagisse?

 

Suite aux 2 agressions homophobes à Bordeaux en 15 jours,

Gaylib Aquitaine réagit et lance à son tour un appel

 

Communiqué du 04 Octobre 2011

 

Mardi 20 septembre, un couple de jeunes hommes se tenait par la main sur le miroir d'eau à Bordeaux et subissaient les agressions verbales d'un petit groupe de jeunes. Leurs réactions ont été alors de s'embrasser (agression, homophobe, gay, bordeaux) Combien d'agressions homophobes pour que notre pays réagisse?

 

Mardi 20 septembre, un couple de jeunes hommes se tenait par la main sur le miroir d'eau à Bordeaux et subissaient les agressions verbales d'un petit groupe de jeunes. Leurs réactions ont été alors de s'embrasser. Répondant par l'Amour à une agression verbale gratuite, ce geste a eu pour effet de déclencher la fureur des agresseurs, qui s'en sont pris physiquement au couple, allant jusqu'à briser une bouteille de verre sur la tête de l'un des amoureux. Comme si l'horreur ne suffisait pas, un jeune homme de 28 ans a été passé à tabac par son voisin le Dimanche 2 Octobre, alors que la victime avait signalé à la police les agressions verbales et les menaces dont elle avait été préalablement le sujet, signalements qui n'avaient pas donné lieu à poursuites. Il est aujourd'hui dans l'incapacité de travailler.

 

Le 28 Septembre une manifestation contre l'intolérance et l'homophobie avait pourtant eu lieu à Bordeaux. De nombreux élus de la majorité municipale, ainsi qu'une élue du Conseil Régional d'Aquitaine PS y avaient participé. Alain Juppé avait fait savoir que des solutions de surveillances ont été prises en complément des dispositifs déjà existants. Nous regrettons l'attitude de l'élue PS du Conseil Régional, qui a tenté par son discours de faire de la récupération politique. Nous le regrettons d'autant plus que tout le monde sait, y compris les médiateurs de quartiers, que c'est depuis le passage du groupe "Sexion d'Assault" accueilli par le maire de Cenon PS, -contre l'avis d'autres maires de la CUB-, qu'une augmentation et une banalisation des agressions à caractère homophobe ont été enregistrées.

 

Rappelons qu'en août dernier, dans les Landes, un homme de 45 ans est mort d'une crise cardiaque, sous l'insistance de brimades homophobes de la part de son maire de village, selon toutes vraisemblances. L'homophobie tue et il est du devoir des tous les élus de prendre leurs responsabilités.

Plusieurs interlocuteurs nous rapportent que certains jeunes se sentant dédouanés par le discours de groupes comme "Sexion D'Assault", et l'absence de réactions de certains élus, peut-être par clientélisme, dont le Monsieur David Maire PS de Cenon, le Président du département Monsieur Madrelle (PS) ou de Madame Michele Delaunay (PS) au Grand Parc, conduisent aujourd'hui ces mêmes jeunes à croire qu'ils sont dans l'impunité quand ils agressent des citoyens sous prétextes de telle ou telle sexualité, réelles ou présumées.

L'urgence appelle une solution :

 

L'Egalité des citoyens, qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels ! Les LGBT* ne peuvent pas être moins bien traités par la société que les hétérosexuels. Si nous avons tous les mêmes devoirs, nous devons avoir tous les mêmes droits. Gaylib insiste sur le fait que seule l'Egalité des citoyens garantit à ses citoyens une forme de sécurité.

En entretenant une différence dans le traitement qui est fait aux homosexuels, la République se rend coupable ! Parce qu'ainsi elle entretient une différence qui peut devenir le motif des agressions homophobes, par exemple. Gaylib Aquitaine appelle solennellement les élus de tous bords à défendre l'Egalité entre citoyens. Gaylib rappelle à notre majorité qui lui reste peu de temps pour mettre en ouvre les promesses du programme UMP de 2006.

06 OCTOBRE 2011 - AGRESSION A BORDEAUX - DU NOUVEAU !!

Le 06/10/2011

Suite Affaire Nicolas - Agression homophobe du 02 Oct à Bordeaux

Retournement de situation : L'agresseur en garde à vue,


Le 04 octobre dernier, notre association a appris tristement la nouvelle, nous suivons de tres pres cette affaire. Nous avons d'ailleurs publié un article le jour meme sur notre blog info pour parler des faits et dire notre ressenti.

 

Aujourd'hui, 06 octobre,  un article sur Tetu vient d'etre publié,

Nicolas Témoigne :"J'ai cru que J'allais mourir"

Insultes homophobes, coups de poing... Nicolas, 28 ans, a été violemment agressé dimanche par son voisin, qui a été placé en garde à vue ce matin.

Dimanche, Nicolas, chauffagiste de 28 ans a été roué de coups, par son voisin du dessus, dans un quartier paisible du centre de Bordeaux.

«Vers 23 heures, en arrivant chez moi, je me suis trouvé face à lui et avant même d'avoir eu le temps de rentrer dans mon appartement, il m'a projeté à terre et assené coup de poing sur coup de poing. A chaque impact, je voyais une lumière blanche, j'étais recroquevillé sur le trottoir. Plus grand que moi, plus fort, il hurlait « je vais te faire fermer ta sale gueule de PD ». â�¨Alertés par les cris de Nicolas, deux riverains interviennent. L'agresseur rentre chez lui... Nuit aux urgences

 

Quelques mois auparavant, après qu'il eut sans doute compris que Nicolas était homosexuel, le voisin s'était déjà fait insultant. Au point que le jeune gay dépose une main courante. Puis porte plainte en juin, suite à une série de menaces homophobes. Durant l'été, le voisin était entendu par la police, prétextant à son tour des injures raciales et du tapage. Sans jamais avoir pourtant entamé quelque procédure en ce sens...â�¨ Et puis il y a eu l'agression de dimanche. Après une nuit passée aux urgences dont il sort avec 3 jours d'ITT, Nicolas se rend au commissariat, dépose plainte et rentre chez lui. Là, il réalise ce qui lui est arrivé. Et surtout ce qui aurait pu se passer: «Enfermé chez moi, je tournais en rond, je pleurais, j'imaginais que mon agresseur allait revenir, je pensais à ce qu'il serait advenu s'il avait eu une arme ou si mes voisins n'étaient pas intervenus... Puis, je l'ai aperçu par la fenêtre. J'ai choisi de m'installer chez des amies. Il fallait que je parte. Et que je parle.»

 

Médiatisation

 

Nicolas décide en effet de raconter son histoire, soutenu par les structures locales de défense des droits des LGBT et notamment par la LGP Bordeaux,. «Nous avons beaucoup discuté de l'impact qu'aurait une médiatisation de cette affaire, confie Matthieu Rouveyre, membre actif de l'association. Les deux jeunes qui ont été agressés au miroir d'eau il y a deux semaines (lire notre article) ont préféré ne pas s'exposer. Nicolas qui n'était pas par exemple out à son boulot, a choisi malgré tout de donner un visage à l'homophobie». Car, comme en a attesté mercredi une voisine auprès des services de police, l'agresseur, dans son déchaînement de violences, a bel et bien proféré des insultes liées à la sexualité du jeune homme...

 

L'avocat Uldrif Astié qui est en charge du dossier souhaite d'ailleurs en priorité que le parquet reconnaisse «le caractère clairement homophobe de cette affaire. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. Comme pour les agressions racistes il y a quelques années, il est encore difficile de faire prendre en compte ces circonstances aggravantes.

 

Or, sans ces dernières, les coups et les blessures sans armes entraînant moins de huit jours d'ITT -ce dont a été victime Nicolas- sont pour la justice, non pas des délits mais de simples infractions, moins sévèrement punies et qui passent généralement inaperçues dans l'activité des tribunaux correctionnels...»

 

Le voisin a été placé en garde à vue ce matin, et il incombe désormais au parquet de trancher: Nicolas a-t-il été victime d'injures homophobes et de violences légères ou de violences aggravées car commises en raison de l'orientation sexuelle de la victime?

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Voila deja une premiere bonne nouvelle, lors de notre article du 04 octobre 2011, nous n'avions pas compris pourquoi cet agresseur n'etait pas en garde à vue le soir meme de l'agression, voila qui est fait depuis la matinée du 06 octobre (soit 4 jours après l'agression) et c'est très bien.

 

Maintenant, nous dirons qu'il manque une etape a franchir, l'agresseur doit etre jugé. Nous esperons une condamnation exemplaire au niveau de la justice envers cet agresseur, en rappelant que ce n'est pas la premiere fois que Nicolas se plaint de cette personne, Nous esperons serieusement que le procureur de la Republique decide de suivre cette affaire dans les tribunaux et au plus vite.

 

Ce qui nous inquiete, et ca aussi nous en avons parlé le 04 octobre, c'est est ce que c'est vraiment une agression homophobe?? Est ce que Nicolas a assez de preuves pour dire que l'agresseur l'a frappé car il est homosexuel? Les voisins qui ont sauvé Nicolas seront des temoins clés dans cette affaire, ils pourront egalement affirmer devant la justice ce qui s'est passé.

 

Nous insistons sur le fait qu'une agression homophobe est un crime, nous nous battons pour qu'a Bordeaux une agression ou crime homophobe soit reconnue serieusement et punie severement, cela fait parti de notre engagement.

L'agresseur doit etre puni pour coups et blessures volontaires avec circonstances aggravantes. Et supposons que le tribunal décide que cette agression ne soit pas homophobe, faute de preuves, l'agresseur doit quoi qu'il en soit etre condamné pour les coups et blessures qu'il a commis à Nicolas.

Affaire a Suivre.....

04 OCTOBRE 2011 - EN EQUATEUR ON TORTURE LES LESBIENNES

Le 05/10/2011

Equateur: Des cliniques torturent les lesbiennes pour les «guérir»

 

En Équateur, depuis 10 ans, les associations lesbiennes dénoncent les tortures physiques et psychologiques qui sont infligées aux lesbiennes pour tenter de les «soigner». Aujourd’hui, les premières dénonciations commencent tout juste à avoir un peu d’effet. Ci-dessus et en bas: des actions menées par les associations pour dénoncer ces cliniques.

 

Paola Ziritti a 28 ans aujourd'hui. A 24 ans, elle a connu ce que les associations LGBT de Quito, la capitale de l'Équateur, dénoncent comme de «l'enfermement forcé» dans une clinique qui a fait croire à ses parents qu'elle pouvait «dé-homosexualiser» sa fille. Elle a connu pêle-mêle «les coups, les abus sexuels, les privations en tout genre, les insultes constantes et les chaînes. J'ai passé près de trois mois enchaînée avant que ma mère réalise son acte et me libère», explique-t-elle par téléphone depuis l'Equateur.

 

Paola a dû suivre un vrai traitement psychologique pendant plus de six mois pour tenter de se remettre de sa «cure contre l'homosexualité» qui a duré un an et demi. Aujourd'hui, son témoignage est capital car c'est la toute première femme à avoir accepté de porter plainte contre ces «traitements» pratiqués dans des cliniques qui se cachent derrière des prétendus soins aux drogués. «Depuis 10 ans, nous avons été au courant de 30 cas de lesbiennes. Mais il existe 207 cliniques de ce type et nous avons réussi à en faire fermer seulement 27 après le témoignage de Paola», raconte Tatiana Velasquez de l'organisation lesbienne Taller de Comunicación Mujer. «Traitement» humiliant et dévastateur Ces premières fermetures ont eu lieu en août 2011 et voilà qu'en septembre, deux lesbiennes réussissent à s'enfuir de deux cliniques et portent plainte.

L'organisation féministe internationale CLADEM lance de nouveau une action urgente auprès de l'Etat équatorien pour demander «une enquête sérieuse sur ces pratiques dégradantes et illégales et la fermeture de ces centres». Selon le réseau des associations LGBT locales, les cliniques ont aussi enfermé des gays et des trans et travestis mais à une échelle moindre: «sans doute parce qu'ils arrivent à quitter la famille plus tôt que les filles», explique Tatiana.

 

Mais tous vivent le même «traitement» humiliant et dévastateur pour leur personnalité. «Les filles nous ont toutes raconté la même chose: elles sont menacées de viol ou violées, menottées, privées de nourriture et obligées de s'habiller comme des prostituées», raconte encore Tatiana. «Sauvés de l'enfer» Aux côtés de Paola, des associations locales sont en train de préparer une plainte auprès de la Commission interaméricaine des Droits de l'homme, car la justice équatorienne n'est pas assez efficace. «Les fermetures des premières cliniques c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Il s'agit des plus petites et toutes regroupées dans la même région.

 

Pourquoi celle où j'ai souffert continue de fonctionner? », ajoute Paola qui a été menacée depuis que son témoignage est passé à la télévision équatorienne. Les faits dénoncés la semaine dernière lui donnent raison: les tortures continuent dans l'indifférence générale. «Sauf que de plus en plus de femmes dénoncent car Paola a eu le courage de parler», conclut Tatiana. Paola raconte qu'un groupe de jeunes gays et lesbiennes l'ont arrêtée l'autre jour dans la rue pour la remercier: leurs parents allaient les envoyer dans les mêmes cliniques et ont compris le danger. «Ils m'ont dit que je les avais sauvés de l'enfer».

 

Pour les aider: En tant qu'individuel, on peut envoyer la demande de fermeture des centres rédigée en espagnol par le CLADEM: tous les mails de la présidence, du ministère de la justice et de la Santé sont en ligne. En tant qu'organisation, les associations Taller de comunicación Mujer (San Ignacio N27-127 y González Suárez. Quito - Ecuador; Tel: (5932) 255 3542; mail: cpmujer@tcmujer.org), Artikulacion Esporadika et Asociación Causana mènent le combat pour la fermeture de ces centres. Elles s'occupent également de la rédaction de la plainte auprès de la Commission interaméricaine des Droits de l'homme et protègent les femmes qui vont témoigner.

 

Remarques de l'association Gayfree

 

Comment en 2011, il peut encore exister de telles horreurs? Certes dans certains pays en Amerique du Sud, tout comme en Afrique, les lois sur l'homosexualité sont différentes et l'homosexualité en general est percue différemment. Mais tout de meme !! Il est impensable de nos jours que des actes de cruauté de ce type existent encore de nos jours. La nous faisons un pas en arriere sur les droits de l'homme.

Il y a 100 ans l'esclavage existait encore et aujourd'hui, l'esclavage a été banni. Alors pourquoi pas faire la meme chose avec la communauté LGBT?? Qu'on nous laisse vivre en paix. On est homosexuel et non possédé par le diable. Pas besoin de marabouts ou de techniques barbares pour tenter de changer une personne sur son orientation sexuelle. C'est comme l'affaire du medicament il y a quelques mois qui soit disant transformerait les lesbiennes en heterosexuels !! Ou va t on??

 

Malheureusement on ne peut pas faire grand chose dans les autres continents concernant l'homosexualité, chaque pays a ses propres lois et idées. Toutefois, nous restons fermes sur notre position, il est ignoble que cela existe encore. Cela devrait etre interdit. Est ce que l'ONU et l'OMS n'ont pas un role à jouer au niveau mondial?? Est ce que le G 20 ne peut pas non plus reagir face aux cruautés envers les homosexuels dans le Monde?? Nous ne savons pas. Mais nous lancons toutefois un appel aux gouvernements des grands pays dans le Monde sur ce point,