Quantcast

EQUAL'INFOS - ASSO EQUALITY

09 DECEMBRE 2012 - 10 IDEES POUR REDUIRE LA PAUVRETE

Le 13/02/2013

09 DECEMBRE 2012 -

Dix idées pour réduire la pauvreté

CRISE - Le logement, l'emploi, la santé, l'école…tous ces thèmes seront abordés par la conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, qui s'ouvre ce lundi à Paris. Metro a identifié ses propositions prioritaires.

C'est un triste record, dont la France se serait bien passée : 8,6 millions de personnes vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté,. Interpellé pendant la présidentielle par le collectif Alerte, qui regroupe 35 associations, François Hollande avait ajouté in extremis une soixante-et-unième proposition à sa liste d'engagements de campagne : préparer un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté. C'est l'objectif de la conférence nationale qui se tient lundi et mardi matin à Paris.

"Si les onze ministres réunis sortent avec chacun une feuille de route, ce sera du jamais vu", espère Bruno Grouès, animateur du collectif Alerte. "Je suis dubitatif sur la capacité à obtenir des mesures phares, car les contraintes financières sont énormes, parce qu'on n'a pas voulu augmenter les impôts", tempère Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités.

Associations, syndicats, et représentants de l'Etat ont déjà réfléchi au sein de sept groupes thématiques (logement, santé, éducation, emploi, gouvernance, droits sociaux, surendettement).

1. Une hausse du RSA

Alors que le Revenu minimum d'insertion (RMI) correspondait en 1989 à 50% du salaire minimum, le revenu de solidarité active (RSA) qui l'a remplacé n'en représente plus que 40%. Le groupe de travail sur les droits sociaux préconise une hausse de 3% par an sur cinq ans, soit 15% de hausse en fin de mandat. Cette mesure-phare, très attendue par les associations, est estimée à 3 milliards d'euros. Bruno Grouès propose aussi de remplacer le RSA-activité (complément pour les salariés) par un crédit d'impôt, moins complexe à obtenir.

2. Un revenu pour les moins de 25 ans

Selon un rapport de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep), près d'un quart des jeunes (22,5%) vivent sous le seuil de pauvreté. "Pourquoi ne pas accorder le RSA dès 18 ans?" propose Louis Maurin. Le RSA jeunes est aujourd'hui réservé à ceux qui ont travaillé plus de deux ans. Résultat : il ne bénéficie qu'à 9000 personnes. En élargissant les critères (par exemple six mois de travail sur les trois dernières années), on atteindrait 150 000 jeunes.

3. 40 000 logements dès 2013

"Plus de logement, moins cher." Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre résume d'une phrase des exigences immenses, dans un pays qui compte 150 000 sans-abris et près de 3,6 millions de mal-logés. Il réclame dès 2013 un moratoire sur les expulsions locatives, la création de 20 000 hébergements d'urgence et de 20 000 autres logements sociaux. D'autres mesures sont à l'étude, comme le doublement de la partie charges de l'aide au logement (pour lutter contre la précarité énergétiques), ou la captation de 250 000 logements privés chaque année pour en faire du logement social.

4. Des aides sociales mieux utilisées

"La France a plutôt de bonne lois sociales, malheureusement, on n'y accède pas", déplore Bruno Grouès. Le « non-recours aux droits » peut atteindre des proportions considérables : 35% pour le RSA (et 68% du RSA-activité) et 29% de la Couverture maladie universelle, selon le Conseil d'analyse stratégique. Pour y remédier, il faut améliorer l'information, simplifier les démarches administratives et cesser de "stigmatiser les pauvres".

5. Des crèches pour tous et l'école à 2 ans

Les inégalités se creusent dès l'enfance. Pour aider les mères à retrouver un emploi et socialiser les enfants, le groupe de travail pour l'éducation préconise d'accueillir un enfant sur cinq en crèche en 2022, et de passer de 15 à 25% d'enfants de 2 ans à l'école maternelle, dont 20% réservés aux plus démunis.

6. Une vraie couverture maladie universelle

Faute d'argent, 23% des Français renoncent à des soins. Médecins du monde demande que soient fusionnés l'Aide médicale d'Etat (AME) et la couverture maladie universelle (CMU), et que les plafonds de la CMU-complémentaire soient augmentés, pour que les personnes handicapés et les plus âgés puissent en bénéficier.

7. Un fichier du surendettement

En 2011, 235000 dossiers de surendettement ont été déposés à la banque de France, soit 7% de plus que l'année précédente. Le groupe de travail souhaite que les organismes bancaires mettent en place un registre informatisé qui recense l'ensemble des crédits contractés par les ménages.

8. Des CDD abusifs pénalisés

"Contre la pauvreté, une chose est centrale : lutter contre la précarité de l'emploi", estime Louis Maurin. Les syndicats demandent de pénaliser les recours abusifs aux CDD. Ils réclament aussi 6 milliards d'euros pour Pôle emploi et la formation continue.

9. Les bénéficiaires associés aux décisions

Un groupe de travail, chargé de plancher sur la gouvernance, demande de mieux associer les publics visés par les politiques publics. Une mesure déjà expérimentée par le Conseil national de lutte contre l'exclusion.

10. Des objectifs chiffrés

Les associations réclament des objectifs clairs de réduction de la pauvreté. Et pour assurer concrètement le suivi de ce plan quinquennal, "les préfets pourraient être évalués sur des indicateurs de baisse de la précarité et du mal logement", suggère Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre.

09 DECEMBRE 2012 - MANIFESTATIONS CONTRE LE MARIAGE

Le 13/02/2013

09 DECEMBRE 2012 -

Des milliers de manifestants

contre le mariage pour tous

                       

Les manifestants de Bordeaux.

«Un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant»: entre 12.700 et 32.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté samedi contre l'ouverture du mariage aux homos dans cinq grandes villes, dans le cadre du mouvement «la manif pour tous». Les manifestants, selon la police ou les organisateurs, étaient entre 7.000 et 20.000 à Bordeaux, entre 3.500 et 8.000 à Lille, 1.200 à Nancy où les organisateurs n'ont pas donné de chiffre, entre 800 et 2.500 au Mans et entre 250 et 500 à Reims.

Le 17 novembre, l'opposition au mariage homosexuel avait mobilisé plus de 100.000 personnes à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes ou Rennes. Le lendemain, l'institut Civitas, proches des catholiques intégristes, avait mobilisé 9.000 manifestants à Paris.

 

Contre-manifestations pro-mariage

Samedi, plusieurs contre-manifestations ont eu lieu, dont la plus importante a réuni entre 2.500 et 3.000 personnes à Bordeaux (photo ci-dessous). Les contre-manifestants, favorables au projet de mariage pour tous, étaient entre 250 et 300 au Mans, 200 à Nancy, une cinquantaine à Lille, très peu à Reims.

Dans chaque ville, des élus locaux participaient aux manifestations, tant du côté des anti que des pro mariage homo. Partout, les nombreuses forces de l'ordre ont fait en sorte que les cortèges ne se rencontrent pas et aucun indicent n'a été signalé en début de soirée.

Slogans de «la manif pour tous»

Ballons bleus, blancs et roses, tee-shirts représentant le logo du mouvement -un homme et une femme tenant deux enfants par la main-, venus en famille et très souvent avec une poussette, les manifestants ont repris dans les cinq villes les slogans de «la manif pour tous» comme «un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant» ou «tous nés d'un homme et d'une femme». Ou encore, comme au Mans, «j'ai un papa, j'ai une maman et des grands-parents, donc je suis».

Les porte-parole avaient appelé les participants à «ne pas répondre aux provocations» éventuelles, sauf «par de grands sourires», et Frigide Barjot, l'humoriste catholique qui est une des initiatrices de ce mouvement se disant apolitique et non confessionnel, avait même conseillé «d'applaudir» d'éventuels couples homosexuels qui viendraient à s'embrasser sous les yeux des manifestants. Elle avait même suggéré, au cas où des militantes de Femen «en petite tenue» auraient déboulé, que les manifestantes «se déshabillent aussi pour être en situation d'entamer un dialogue équitable».

Légalisation de la GPA

Frigide Barjot, présente à Lille, a considéré que le projet de loi sur le mariage pour tous «remet complètement en cause les structures de la société en changeant les règles naturelles, pluriséculaires, de la filiation homme-femme, père-mère».

A Reims,

les organisateurs expliquaient que le projet de loi «prépare l'ouverture de la procréation médicalement assistée pour tous et (...) la légalisation de la gestation pour autrui». «Nous sommes déterminés à signifier notre opposition à ce projet de loi», lançait à Bordeaux le coordinateur pour le sud ouest, Raphaël de Bourayne. Non loin de lui, Xavier Bongibault, président de «Plus Gay Sans Mariage», association d'homos hostiles au projet du gouvernement, affirmait que «le peuple de France n'est pas pour ce projet de loi» et que «les personnes qui s'opposent à ce projet de loi ne sont pas homophobes». «C'est l'homosexuel que je suis qui le dit», ajoutait-il.

Contre les amalgames

A Reims, un jeune homme d'origine asiatique de 17 ans, adopté comme ses six frères et sœurs, a expliqué sous les applaudissements «qu'à l'orphelinat, les enfants rêvent tous d'un père et d'une mère, pas de deux papas ou de deux mamans».

Du côté des contre-manifestants, Paul Vinot, président de la LGP locale, a évoqué à Bordeaux «les amalgames» car il n'est «pas question» de laisser la «liberté de conscience» aux élus réticents à marier des homos.

A la réunion

Dimanche, entre 1.700 personnes, selon la police et 4.000, selon les organisateurs, ont également manifesté à Saint-Denis (La Réunion). Vêtus de blanc, les manifestants dont de nombreuses personnes âgées, ont défilé dans les rues de Saint-Denis brandissant des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire «sauvons le mariage, sauvons la famille». Ils répondaient à l'appel du Collectif tous pour le mariage homme-femme présidé par Clément Ah Line, trésorier du groupe de dialogue inter-religieux et président de la Fédération des associations culturelles chinoises.

A l'issue de la manifestation, ce dernier a donné lecture d'une déclaration contre le mariage pour tous qui devait être remise au préfet. Il s'est félicité que des personnes de «toutes confessions, de toutes origines, des laïques, des athées, des religieux» aient répondu à l'appel du Collectif, plaidant pour une «égale dignité des personnes quelles que soient leur convictions politiques, religieuses ou leur orientation sexuelle».

Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat

Les manifestants, parmi lesquels la présidente du conseil général Nassimah Dindar (UDI), des maires et anciens députés UMP, un ex-sénateur socialiste, Albert Ramassany, ont signé une pétition demandant le «retrait du projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe». L'évêque de la Réunion Mgr Gilbert Aubry a affirmé être présent en tant que «citoyen et évêque».

L'Union des familles laïques a qualifié de «provocation» la manifestation organisée le jour anniversaire de la proclamation de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, appliquée en différé sur l'île, à compter du 9 décembre 1905.

La «manif pour tous» organise une grande manifestation nationale à Paris le 13 janvier. Civitas a l'intention de s'y agréger. Le débat sur le projet de loi débutera le 29 janvier à l'Assemblée nationale. 

08 DECEMBRE 2012 - TELETHON - OSER VAINCRE

Le 13/02/2013

TELETHON 2012

Oser vaincre : deux mots pour un unique combat

« Oser vaincre »,  c’est le slogan de la campagne du Téléthon 2012.

Mais oser vaincre quoi ?? Tout simplement oser vaincre la maladie.

Un seul mot d’ordre : le combat. Le combat des familles, le combat des malades, le combat des chercheurs qui se battent tous les jours contre la maladie…

Le Téléthon, c’est un moment où les malades et leurs proches peuvent « parler » aux Français de leurs espoirs, des défis du quotidien comme des enjeux de la recherche

Les associations, les commerçants, les artisans, les entreprises, les mairies et surtout les bénévoles se mobilisent partout en France, ensemble pour vaincre les maladies.

Se rencontrer permet d’échanger, de se rendre compte que l’on n’est pas seul et que c’est en rajoutant nos énergies que l’on arrive à faire cette force qui nous permet d’OSER VAINCRE,

A l’heure des premiers traitements et des avancées thérapeutiques majeures pour les maladies rares, le Téléthon 2012. Mais la route est encore longue.

Le Téléthon, c’est l’événement qui a tout changé pour les maladies rares. C’est également le moment où les malades et leurs proches peuvent « parler » aux Français de leurs espoirs, des défis du quotidien comme des enjeux de la recherche.

Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon : « La mobilisation citoyenne lors du Téléthon nous donne la force d’aller plus vite, plus loin, prendre le temps de vitesse, faire preuve d’encore plus d’audace et d’innovation et bannir de notre vocabulaire les mots « impossible » et « incurable ». En un mot: Oser vaincre !

L'histoire de l'A.F.M. est partie en 1958 d'un triste verdict a priori sans appel de la médecine : "il n'y a rien à faire". S'engage alors pour les malades et leurs proches un véritable challenge avec comme seul objectif vaincre ces maladies rares. 

Leur détermination n'aura pas été vaine. 28 ans plus tard, le père d'un enfant atteint de myopathie ramène des Etats Unis, un concept de marathon télévisé dont le but est de récolter des dons en faveur de la recherche. Le téléthon arrive en France. Des millions d'euros sont ainsi récoltés chaque année. La révolution génétique est en marche, l'espérance et la qualité de vie des malades sont nettement améliorées

Innover coûte que coûte

« Oser vaincre » fait écho aux ambitions affichées par l'AFM-Téléthon pour les 5 années à venir : continuer à faire preuve d'audace en toutes circonstances et placer l'innovation au cœur de toutes les actions de l'association, que ce soit dans la recherche, l'accompagnement des malades ou la défense de leurs droits.

Des premiers traitements pour les maladies rares

Des jeunes malades atteints de déficits immunitaires, de maladies rares du sang et du cerveau ont déjà bénéficié des thérapies innovantes nées de la recherche impulsée par le Téléthon. Une soixantaine d'enfants, autrefois condamnés à vivre en bulle stérile, ont retrouvé une vie normale ! Le mouvement est enclenché et ne doit surtout pas s'arrêter. La mobilisation des chercheurs et des cliniciens est internationale et de nouveaux essais porteurs d'espoir sont lancés ou le seront en 2013 grâce à vos dons ! Sont concernés : des déficits immunitaires, des maladies rares de la vision, des maladies neuromusculaires, des maladies du sang... 1 personne sur 20 est touchée par une maladie rare.

Des solutions concrètes pour les malades

Grâce aux donateurs, l'AFM-Téléthon innove pour répondre au mieux aux besoins des malades. Elle a ainsi créé le premier Village Répit Familles, près d'Angers, pour permettre aux malades et à leurs familles de se ressourcer en s'appuyant sur des équipes expertes dans la prise en charge de leur maladie. Un nouveau village ouvrira ses portes dans le Jura en 2013. L'AFM-Téléthon soutient aussi le développement d'aides techniques pour une plus grande autonomie des personnes en situation de handicap : bras articulé, dispositif d'interprétation du mouvement, fauteuil électrique nouvelle génération…

 

Une médecine innovante au bénéfice du plus grand nombre

Toutes les nouvelles thérapies développées pour les maladies rares sont en passe de révolutionner la médecine pour des maladies bien plus courantes. Ainsi, les cellules souches qui permettent de reconstruire des organes ou des tissus malades seront d'ici 2013 à l'essai pour réparer le cœur de victimes d'infarctus ou traiter les ulcères associés à la drépanocytose. La thérapie génique pour une maladie rare de la vision donne de nouveaux outils pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l'âge, première cause de cécité chez les plus de 50 ans. L'étude de la progeria, cette maladie génétique rarissime qui accélère le vieillissement, ouvre de nouvelles portes pour la compréhension et le traitement des effets secondaires des trithérapies et chimiothérapies dans le sida et les cancers.

 

Une force de frappe unique, pour aller plus vite !

Grâce aux dons du Téléthon, l'AFM-Téléthon a mis en place une force de frappe unique pour accélérer la mise au point des biothérapies pour les maladies rares. Plus de 650 chercheurs et experts du développement du médicament travaillent ensemble à Paris, Évry, Nantes, au sein de 4 laboratoires leaders dans leur domaine : Généthon et le pôle nantais pour la thérapie génique ; I-stem pour les cellules souches ; l'Institut de myologie pour le muscle et ses maladies. Dépendants en grande partie des dons du Téléthon, ces chercheurs ont besoin de vous pour atteindre leur objectif : VAINCRE la maladie !

 

Téléthon, les coulisses de la mobilisation

Le Téléthon mobilise 5 millions de personnes pour près de 20 000 manifestations. En 2011, les actions menées sur le terrain ont apporté 36 millions d'euros de collecte.

Sur Internet, le Téléthon prend de l'ampleur

Le Live c’est la chaîne vidéo à suivre pour tout savoir sur le Téléthon 2012. Le Live propose des actus quotidiennes, des focus sur la recherche et la mobilisation, des interviews, des reportages. Pendant, les 30 heures de direct, le Live se situe dans les coulisses de l'émission : interviews d'artistes, bêtisiers et mobilisation sur le terrain filmée par tout à chacun.

Défithon c'est le site sur lequel tout est permis ! On lance des défis à ses amis, à son boss, à sa famille et l'on stimule son réseau pour collecter des dons au profit du Téléthon d'une manière ludique et imaginative. Defithon propose aussi des suggestions de défis.


>>> Twitter et Facebook sont les deux médias sociaux de référence pour commenter et échanger sur le Téléthon et les sujets qui seront abordés à l'antenne. L'AFM-Téléthon donne rendez-vous sur sa page Facebook ou sur Twitter  et le hashtag #Telethon2012.

Grace a vos dons, vous êtes les acteurs du TELETHON. Ensemble pour la 26ème fois, nous allons OSER VAINCRE et faire de cette édition 2012 une réussite.

4 Chiffres magiques : le 3637

Aujourd'hui vous n'êtes pas concernés par la maladie, mais demain ? Doit-on attendre d'être malade pour se mobiliser ?

 

30 NOVEMBRE 2012 - SITUATION SIDA EN FRANCE 2012

Le 13/02/2013

30 NOVEMBRE 2012 –

SITUATION SIDA EN France en 2012

Comme chaque 1er décembre, se déroule la journée mondiale du sida avec cette année comme thème « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».

En France, ce sont environ 150.000 personnes qui sont porteuses du virus du SIDA dont 30.000 qui ne le savent pas. Cela pose un véritable problème. Pour elles d'abord, car plus les malades sont pris en charge tôt, mieux ils sont soignés. Pour les autres aussi, car ces malades cachés risquent de propager le virus sans le savoir. L'enjeu est donc de dépister ces malades.

On l'appelle l'épidémie cachée du SIDA. Ces personnes porteuses du virus et qui ne le savent pas. Elles seraient 30.000 environ en France. En tout, 150.000 personnes seraient porteuses du virus du Sida.

Pour cette journée mondiale de lutte contre le Sida – ce samedi 1er décembre – les professionnels de santé s'inquiètent. Ces personnes atteintes sans le savoir risquent en effet d'infecter d'autres personnes. De plus, elles ne peuvent pas bénéficier d'une prise en charge précoce.

"Oser parler de dépistage ciblé"

L'enjeu est donc important explique Le Professeur Jean-François Delfraissy, le Directeur de l'Agence nationale de recherche sur le SIDA : "Il faut mieux cerner qui fait partie de cette épidémie cachée. Il faut aussi mieux cibler le dépistage avec une proposition de dépistage généralisé portée par les généralistes. Il faut aussi oser parler de dépistage ciblé chez les populations plus à risque que d'autres."

Ainsi, détailles Jean-François Delfraissy, "parmi les nouvelles contaminations, la population homosexuelles est plus touchée que d'autres. La population des migrants et des femmes migrantes est aussi plus touchée".

"Une vraie demande de dépistage"

Depuis novembre 2010, les associations ont le droit de proposer un dépistage rapide en prélevant une goutte de sang sur le doigt. Le résultat est délivré en quelques minutes. L'association Aides pratique un dépistage ciblé et les résultats sont prometteurs. Depuis le début de l'année, Aides a ainsi réalisé près de 13.000 tests en France dans ses locaux et hors les murs.

"On a 30% de personnes jamais dépistées, explique Bruno Spire, le président d'Aides, et on a un taux de séropositivité jusqu'à 3,5% parmi ceux qui cumulent plusieurs vulnérabilités, comme la migration et l'homosexualité".

L'association a d'ailleurs constaté une vraie demande de dépistage chez les gens. "Quand on est présent dans la rue ou dans des bus de dépistage on est parfois obligé de refuser du monde", raconte Bruno Spire. 

L'an prochain Aides espère monter en puissance. L'association redoute toutefois une baisse des subventions. En 2012 déjà, dans la région Paca, sont budget a été amputé de 30% 

Sida : Marisol Touraine veut généraliser les tests de «dépistage rapide»

A la veille de la Journée mondiale contre le sida, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, annonce sur France Info qu'elle veut généraliser les tests de «dépistage rapide».

Marisol Touraine estime qu'«il ne faut pas baisser la garde» face au VIH puisque «chaque année 7 000 personnes sont nouvellement infectées par le virus du sida». Dans ce contexte, la ministre des Affaires sociales et de la Santé pense que le «gouvernement doit généraliser les tests de dépistage rapide». Marisol Touraine détaille que «des financements seront renforcés en 2013 pour diffuser beaucoup plus fortement ces tests rapides».

 

Un « autotest » de dépistage du sida bientôt en France : son nom « Oraquick »

OraQuick, le premier autotest de dépistage du sida, change la donne du diagnostic.

Test OraQuick - DR

La commercialisation cet automne sur le marché américain, par la société Orasure et pour 40 dollars, d'OraQuick, le premier autotest de diagnostic du sida autorisé par la Food and Drug Administration (FDA), s'inscrit dans cette préoccupation.

Ce produit devrait permettre à des personnes qui ne se rendent pas dans les structures de dépistage médicalisé, de découvrir, en faisant chez elles ce test en vente libre, leur éventuelle séropositivité, première étape à une prise en charge de la maladie, mais aussi à la protection de leurs partenaires.

Aux Etats-Unis, le nombre de personnes infectées sans le savoir serait, selon le Center for Disease Control and Prevention, de l'ordre de 240.000. « En France, les dernières études ont revu à la baisse le nombre de personnes séropositives non diagnostiquées, de 50.000 à environ 20.000, mais ces dernières sont particulièrement difficiles à atteindre : personnes cachant leur homosexualité, toxicomanes et migrants d'Afrique subsaharienne en marge du système de soins... », explique Anne-Claude Crémieux, professeur de maladies infectieuses à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

En outre, les mentalités semblent avoir évolué. « On incite de plus en plus les gens à s'approprier leur santé », observe-t-on au ministère de la Santé. D'où sa saisine, cet été, du Conseil national consultatif d'éthique, qui avait rendu en 2004 un avis défavorable sur les autotests. Aujourd'hui, les autorités françaises de santé verraient plutôt d'un bon oeil l'arrivée d'un outil de diagnostic supplémentaire, dans la mesure où sa fiabilité serait confirmée. Sur ce point, l'Agence nationale de sécurité du médicament a également été saisie, même si, pour l'instant, Orasure n'a pas fait de demande de commercialisation pour son produit en France, car rien n'empêche de se le procurer via Internet.

Sur Internet, des tests sans garantie

On trouve déjà sur la Toile beaucoup de tests HIV mais aucun ne présente de garanties de sérieux. « Maintenant qu'OraQuick existe, autant vaudrait orienter vers lui les personnes en quête d'un test, estime Anne-Claude Crémieux, même si celui-ci ne renseigne pas sur des contaminations très récentes. »

D'autant que le diagnostic du sida n'est déjà plus exclusivement l'apanage du monde médical. Un décret de novembre 2010 autorisant le dépistage rapide par des non-médecins, les associations de lutte contre le sida se sont mises en campagne en allant à la rencontre des communautés les plus exposées, sur leurs lieux de vie.

L'association Aides dresse un bilan encourageant de l'expérience qu'elle a menée sur l'ensemble du territoire de janvier à septembre 2012. Elle lui a permis, sur quelque 12.700 tests, de détecter 1 % de séropositifs. Soit 5 fois plus qu'avec l'offre de dépistage classique et 3 fois plus que dans les centres de dépistage anonymes et gratuits. Or, parmi les personnes détectées, 30 % n'avaient jamais fait un test.

 

Le vaccin préventif n'est pas pour demain

En dépit des progrès considérables accomplis dans le traitement du sida, le vaccin prophylactique apparaît toujours comme la solution ultime. Mais on en est loin. « Après l'échec de l'essai clinique réalisé en Thaïlande en 2002, avec un vaccin prophylactique de Sanofi Pasteur, on a bien dû admettre qu'il fallait revenir à la biologie fondamentale », observe Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche contre le sida. Aujourd'hui, deux nouvelles pistes sont explorées.
On a remis à l'honneur le rôle des anticorps et il reste à imaginer le vaccin capable de déclencher leur fabrication par le système immunitaire.
Autre piste, la modulation de la réponse immunitaire via une catégorie particulière de cellules immunitaires, dites « dendritiques ». Cette approche a donné lieu en France à la création d'un « laboratoire d'excellence », le Vaccine Research Institute, qui coordonne les laboratoires publics travaillant sur le sujet.

26 NOVEMBRE 2012 - ANGLETERRE - MARIAGE GAY PLUS TOT QUE PREVU ??

Le 27/11/2012

26 NOVEMBRE 2012 -

Angleterre: le mariage pour tous

pourrait être voté plus tôt que prévu

Le Parlement pourrait bien avoir à se prononcer sur la légalisation du mariage pour les couples homos «dans les prochaines semaines», selon la presse britannique. Une accélération du processus qui n'est pas due au hasard.

Il n'y peut-être plus que quelques mois à attendre. Une source haut placée aurait confié au quotidien The Daily Mail que la loi légalisant le mariage pour tous pourrait être mise à l’agenda du parlement «dans les prochaines semaines». Le mariage entre personnes de même sexe pourrait donc devenir légal, en Angleterre et au Pays de Galles, dès fin 2013. Le gouvernement n’a pas encore confirmé l’agenda. Le Premier ministre avait promis de passer cette loi avant 2015 mais les événements de ces derniers jours l’ont peut-être poussé à accélérer le processus.

Deux raisons peuvent expliquer ce changement de vitesse. En début de semaine, l’Eglise d’Angleterre a refusé aux femmes le droit d’être ordonnée évêque. Or, l’Eglise est la principale opposante au mariage pour tous. «Si elle pense que le Parlement va l’écouter le sermonner sur des questions morales alors qu’elle vient de prouver qu’elle était totalement hors du coup, elle se trompe gravement», a averti Tony Baldry, député conservateur. La faiblesse actuelle de l’opposition religieuse pourrait donc permettre à la loi de passer sans que les esprits ne s’échauffent trop. Quelques manifestations ont été organisées, mais rien à la hauteur de la fronde observée en France.

Une tactique politicienne
La plus grande menace contre ce projet de loi vient en fait du parti du Premier ministre, le pari conservateur. Une étude ComRes a montré que 68% de ses électeurs y seraient opposés. Parmi les figures politiques du parti, très peu sont cependant défavorables à cette égalité des droits, contrairement à l’UMP en France. Le ministre de l’Economie George Osborne estime même que passer cette loi pourrait aider les conservateurs à remporter les élections de 2015. Un enthousiasme que contredit l’étude: 36% des électeurs conservateurs renonceraient à voter pour ce parti aux prochaines élections à cause de sa politique libérale. Or, si la loi passe deux ans avant les élections, beaucoup auront eu le temps de passer à autre chose et auront même vu que la société britannique ne s’est pas écroulée. Un recul qui ne serait pas possible si le vote se tenait en 2014 ou en 2015. «David Cameron veut que la loi passe, et vite. Puisque nous allons le faire, autant le faire le plus vite possible et ne pas laisser cette perspective pendre au-dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès», aurait dit la source du Daily Mail.

Ce sont donc des motivations politiciennes qui expliqueraient en partie cet agenda accéléré. Pour l’instant, les deux principaux partis de gouvernement, les travaillistes et les Libéraux-démocrates, devraient voter pour. Et même si les conservateurs ne reçoivent pas de consigne de vote, la loi devrait être adoptée par le Parlement sans trop de difficulté.

26 NOVEMBRE 2012 - SUICIDE D UN JEUNE GAY EN ITALIE

Le 27/11/2012

26 NOVEMBRE 2012 -

L'Italie est sous le choc

après le suicide d'un jeune gay

Mort d'homophobie? Agé de 15 ans et ouvertement homosexuel, un lycéen s'est suicidé mardi soir à Rome. Les associations LGBT mettent en cause les moqueries dont il aurait été victime dans son établissement et sur facebook. Elles appellent le gouvernement à réagir.                

Depuis deux jours, on ne parle que de ça sur les réseaux sociaux italiens. On en parle, mais surtout on s'interroge sur ce qui a pu pousser un lycéen de 15 ans à se suicider mardi soir à Rome, dans la maison familiale.

A. était connu dans son lycée du centre de Rome pour ses tenues vestimentaires jugées excentriques et son goût pour le vernis à ongles. Il était en outre homosexuel et ne s'en cachait pas, ce qui aurait provoqué moqueries, voire harcèlement, de la part de ses camarades de classe. Sur Facebook, une page insultante (ci-dessus) - qui a depuis été supprimée - lui était même consacrée depuis un an: «Le garçon au pantalon rose», avec ses nom, prénom, adresse et des photos de lui. Mais désormais sur le réseau social, les insultes envers les créateurs de la page en question («Assasins», «Vous devriez avoir honte»), avait pris le pas sur les anciennes, adressées au jeune homme, traité de «frocio» («pédé») et tourné en dérision.

«On se moquait de lui parce qu'il était gay»
Sur Twitter, un hashtag a été créé à la mémoire du jeune homme, #ioportoipantalonirosa, «je porte un pantalon rose», tandis que sur Facebook, des dizaines d'utilisateurs ont changé leur photo de profil pour un carré rose, également en hommage.

L'enquête entamée mardi soir pourrait s'orienter vers une plainte pour «incitation au suicide». Si rien ne permet pour l'instant d'attester cette piste, c'est celle qui prévaut dans les réactions des associations et des politiques également. Nichi Vendola, le charismatique président de la Région des Pouilles, ouvertement gay, écrit ainsi sur sa page Facebook : «Ce garçon était homosexuel, on se moquait de lui pour cette raison. Je demande à tous de la retenue et du respect dans le traitement de cette nouvelle. Sans sensationnalisme, mais sans minimiser les faits non plus.»

Appel au ministre de l'Education
Fabrizio Marrazzo, porte-parole du Gay center de Rome, connu pour sa help-line spécialement dédiée aux jeunes homos en difficulté, en appelle au ministre de l'Education. Il veut faire instaurer une journée de deuil et une minute de silence dans les établissements car «le suicide de ce jeune homme implique le monde de l'école dans son ensemble», comme il l'a expliqué après s'être rendu dans au lycée Cavour, que fréquentait le garçon. En effet, selon le dernier sondage du Gay center, réalisé à partir de la help-line, c'est à l'école que les jeunes entre 14 et 18 ans sont le plus souvent victimes de discriminations: sur 1.000 personnes, 49% ont cité en premier leur établissement scolaire.

A l'appel de plusieurs associations, une marche était prévue hier soir en hommage au jeune homme, au départ de la «gay street», à deux pas du Colisée.

 

26 NOVEMBRE 2012 - OUGANDA RECLAME UN "PROJET LOI ANTI HOMO"

Le 27/11/2012

26 NOVEMBRE 2012 -

Ouganda: le Parlement s'apprête

à débattre du «projet de loi anti-homo»

Déposé pour la première fois en 2009, le projet de loi sera examiné devant le Parlement dans les prochains jours. Il prévoit notamment la peine de mort en cas d'«homosexualité aggravée». All Out, l'organisation de défense des droits LGBT, appelle à la mobilisation.

Le Parlement ougandais débattra dans les prochains jours du projet de loi controversé qui prévoit de durcir la déjà sévère législation ougandaise contre l'homosexualité. Le texte apparaît en troisième position dans la rubrique «préavis d'affaires à suivre», à la fin de l'ordre du jour distribué ce matin aux parlementaires. «Quand le Parlement en aura terminé avec tous les sujets à l'ordre du jour avant celui-ci, il passera à la discussion de ce projet», a déclaré une porte-parole du Parlement, Helen Kawesa, sans préciser de date exacte.

Tollé international
Déposé pour la première fois en 2009 et ressorti des cartons début 2012, le texte, intitulé «Projet de loi anti-homosexualité», prévoit notamment la peine de mort en cas d'«homosexualité aggravée», à savoir notamment les relations homosexuelles en récidive, avec un mineur ou de la part d'un séropositif. Même si son initiateur, le député David Bahati (photo ci-dessus), a indiqué qu'il ferait supprimer cette disposition qui a suscité un tollé international. Le projet de loi prévoit également de punir de cinq à sept ans de prison la «promotion» de l'homosexualité.

Le président américain Barack Obama a d’ores et déjà qualifié le texte d'«odieux». Face aux critiques internationales, le gouvernement ougandais avait assuré ne pas soutenir le projet mais avait défendu le fait qu'il soit débattu devant le Parlement. L'actuelle session parlementaire se termine mi-décembre. Actuellement, la législation ougandaise punit de prison à perpétuité les relations homosexuelles.

Contre le projet de loi, All Out, l’organisation de défense des droits LGBT, appelle à la mobilisation et à signer une pétition.

Pièce de théâtre homo
Par ailleurs, on a appris aujourd’hui qu’un tribunal ougandais avait repoussé au 2 janvier le procès du producteur britannique qui est accusé d'avoir fait jouer en une pièce traitant d'homosexualité, en dépit d'une interdiction temporaire des autorités. Le parquet a indiqué que la police poursuivait son enquête. David Cecil, 34 ans et installé à Kampala où il dirige une troupe de théâtre et gère un centre culturel privé, avait été arrêté en septembre pour «désobéissance à des ordres légitimes». Remis depuis en liberté sous caution, il risque deux ans de prison.

26 NOVEMBRE 2012 - GUERRE FROIDE AU SEIN DE L'UMP

Le 26/11/2012

26 NOVEMBRE 2012 –

GUERRE FROIDE AU SEIN DE L’UMP

Revenons en premier en arrière

 

Le 19 Novembre, Copé a été élu président de l'UMP avec 98 voix d'avance sur Fillon

Jean-François Copé a été élu président de l'UMP avec 98 voix d'écart sur son adversaire François Fillon, a annoncé lundi le président de la commission électorale du parti, Patrice Gélard.

Le secrétaire général de l'UMP recueille 50,03% des suffrages (87.388 voix) contre 87.290 voix à l'ancien Premier ministre, a-t-il précisé.

Or, des difficultés d'organisation ont empêché certains militants de voter, certains auraient attendu 2h30 (dans la file d’attente) avant d’aller voter. A Neuilly par exemple, où Sébastien Kopec, délégué de liste de François Fillon, explique que le taux de participation était de 25% seulement en raison des longues files d'attente.

Déjà la veille, on parlait qu’on avait « Deux papas », en faisant allusion au mariage pour tous. En effet, Fillon et Copé ont déclaré tous les deux qu’ils ont gagné les élections. Cela a créé des tensions toute la nuit.

Puis le lendemain matin la commission des contrôles des opérations électorales (COCOE) a prononcé une décision, Jean François Copé devient président avec 98 voix a peine d’avance. Plusieurs militants UMP se plaignent :

Par exemple certains se plaignent des difficultés d'organisation qui ont empêché certains militants de voter. A Neuilly par exemple, où Sébastien Kopec, délégué de liste de François Fillon, explique que le taux de participation était de 25% seulement en raison des longues files d'attente.

Certains même, réclament de refaire une élection.

 

Le 21 Novembre, François Fillon conteste la décision

Le camp de François Fillon a contesté, mercredi 21 novembre, les résultats du scrutin pour la présidence de l'UMP, assurant que 1 304 voix de trois fédérations d'outre-mer ont été oubliées dans le décompte, et que leur réintégration désignerait leur champion comme vainqueur. Alain Juppé s'est déclaré "prêt" à répondre à la demande de François Fillon de jouer un rôle de médiateur dans ce conflit à la tête du parti, mais seulement si Jean-François Copé était d'accord avec cette
proposition. Or ce dernier reste sur sa ligne, incitant les fillonistes à faire une requête devant la commission des recours. De son côté, François Fillon menace d'un recours en justice si la solution de médiation n'est pas acceptée.

  • Fillon "renonce à la présidence" de l'UMP, mais "ira jusqu'au bout"

L'ancien premier ministre a fait, mercredi sur le plateau du 20 heures de TF1, sa première déclaration publique depuis lundi soir. Il a expliqué qu'il n'envisageait pas de quitter l'UMP, qu'il renonçait à la présidence du parti, mais qu'il était prêt à aller devant la justice pour clarifier les accusations d'irrégularités dans le décompte des votes.

"Je demande que soit rectifié ce vote. Je ne demande pas la présidence de l'UMP. Je renonce à la présidence de l'UMP. [...] Ce que je demande, c'est qu'Alain Juppé nous propose une sortie de crise. L'UMP ne peut pas vivre sur un mensonge. [...] Je n'ai pas confiance. Il n'y a jamais eu à la direction de l'UMP une instance impartiale. Je ne renonce pas à déposer un recours, mais si je dois déposer un recours, ce serait devant la justice. [...] Si on ne met pas en place une équipe collective, je ferai un recours devant la justice."

 

Le 22 Novembre, Alain Juppe propose une médiation

Alain Juppé, qui a tenu une conférence de presse jeudi 22 novembre à 12h, demande à ce que les membres de la commission nationale des recours ayant pris parti pour l'un ou l'autre des candidats "se déportent". Il propose par ailleurs la création d'une commission de médiation composée de cinq membres : deux représentants de Jean-François Copé et François Fillon, deux personnalités neutres et lui-même.

Il "demande à Jean-François Copé et à François Fillon de [le] rencontrer avant dimanche soir pour se mettre d'accord sur les modalités de la médiation", avant la première réunion de la commission nationale des recours ce même jour. Le maire de Bordeaux demande enfin à la commission des recours de l'UMP de ne pas se réunir avant d'avoir été entendue par la commission de médiation. 

Il souhaite également que les deux hommes et leurs lieutenants "s'abstiennent d'attaques personnelles" et de "noms d'oiseaux" en attendant. 

 

Ce que dit Jean-François Copé

Le président contesté de l'UMP a réuni son camp pour donner sa décision. Elle est tombée jeudi à 13h. Et c'est un refus. "La rencontre oui, la modification de la commission non", a assuré l'entourage de Jean-François Copé à France 2. Le président de la commission lui-même, Yannick Paternotte (soutien de Copé pendant la campagne), n'accepte pas les conditions posées par Alain Juppé. 

Dans la matinée, le président contesté de l'UMP avait dénoncé un "retour en arrière" de son rival, lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP. "Si l'on s'affranchit de cette commission [des recours], on s'affranchit de nos statuts, et donc de la légalité", avait-il déclaré, accusant François Fillon de causer "un blocage dangereux pour notre mouvement". Seul vaut "le verdict de la commission nationale des recours, sous le regard attentif et impartial de la médiation Juppé", avait-il ajouté. 

"Il a des mots extrêmement blessants et injurieux pour l'ensemble de notre famille politique", a par ailleurs observé le député-maire de Meaux au sujet des déclarations de François Fillon sur "la mafia".

Ce qu'en pense François Fillon

De son côté, l'ancien Premier ministre a validé les consignes d'Alain Juppé sur Twitter, sitôt la conférence de presse de ce dernier terminée :

@FrancoisFillon

J'accepte toutes les conditions formulées par Alain Juppé

Un peu plus tôt, il avait affirmé sur RTL qu'il ne se fierait qu'aux conclusions de la commission d'Alain Juppé, et pas à celles de la commission nationale des recours de l'UMP, saisie par le député-maire de Meaux, pour recompter les voix. François Fillon a également lancé une pique à son rival, président proclamé de l'UMP, en lançant à l'antenne qu'un parti politique "n'est pas une mafia".

 

Vendredi 23 Novembre, Copé attaque de nouveau

Le président proclamé de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé vendredi 23 novembre qu'il était "d'une bonne volonté réelle", notamment vis-à-vis de la médiation d'Alain Juppé, mais qu'il n'accepterait jamais de se "faire voler sa victoire"

"Je suis d'une bonne volonté réelle, j'ai accepté" la médiation du maire de Bordeaux "par ouverture, pour que la situation bouge", mais "je n'accepterai jamais qu'on truande un vote", qu'on "me vole ma victoire", a-t-il déclaré devant quelques journalistes.

C'est pourquoi "il est hors de question" de "céder du terrain" aux fillonistes, qui refusent, selon M. Copé, "le respect des statuts" et font "une démarche désespérée" en ne reconnaissant pas la légitimité de "la commission nationale des recours", saisie par le député-maire de Meaux jeudi midi.

Cette commission, au verdict de laquelle M. Copé se pliera, réexaminera à partir de dimanche les éventuelles "irrégularités" du scrutin. Elle a sept jours à compter de la saisine pour statuer, donc jusqu'à jeudi 29 novembre.

Le 25 Novembre, Annonce de l’Echec de la médiation Juppe

Fillon va en justice

La médiation d'Alain Juppé dans la crise déclenchée à l'UMP par l'élection contestée à la présidence du parti a échoué dimanche et le conflit entre Jean-François Copé et François Fillon menace de s'aggraver lourdement en arrivant devant les tribunaux.

François Fillon, ancien Premier ministre, a en effet annoncé qu'il allait demander aux tribunaux de "rétablir la vérité des résultats", un litige judiciaire concernant un grand parti de gouvernement sans précédent en France et qui pourrait préluder à un éclatement du principal parti d'opposition français.

Président-fondateur de l'UMP en 2002, Alain Juppé a annoncé peu après le début d'une réunion avec les deux rivaux à l'Assemblée nationale vers 19h00 que les conditions de sa médiation n'étaient pas réunies et que sa mission était terminée.

Jean-François Copé a annoncé à la presse ensuite qu'il s'en tenait à l'examen du litige par la commission des recours internes à l'UMP, une instance dont François Fillon conteste la légitimité.

"Il n'y a à ce stade pas de médiation en tant que telle, la médiation viendrait plutôt ultérieurement, après la proclamation des résultats par la commission", a-t-il dit.

François Fillon a répliqué par un communiqué au ton très dur dans lequel il estime que son rival "porte seul la responsabilité d'un échec qui touche (le) parti et compromet au-delà, l'image de l'action politique".

"Soucieux de sortir de l'impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants", ajoute François Fillon.

Nicolas Sarkozy était auparavant intervenu pour la première fois en faisant savoir qu'il s'était entretenu par téléphone avec Alain Juppé et qu'il était "favorable à toute initiative qui peut permettre de régler la situation", a dit son entourage à l'Agence France-Presse.

Dans la matinée, Alain Juppé, qui qualifiait sa mission de "galère", proposait la création d'une nouvelle instance de quatre membres sous sa direction, pour sortir de l'impasse.

Les Fillonistes quittent la commission de recours

Le résultat proclamé lundi par la commission interne de contrôle des opérations électorales donnait la victoire à Jean-François Copé avec 98 voix d'avance sur plus de 150.000 votants.

Cette commission a ensuite admis qu'elle avait oublié les votes de trois fédérations d'outre-mer et que leur prise en compte inversait le résultat avec 26 voix d'avance pour François Fillon, selon ce dernier.

Les deux camps s'accusent par ailleurs réciproquement de fraudes massives, François Fillon ayant même employé le terme de "mafia".

Le 25 Novembre au matin, les partisans de François Fillon ont quitté la réunion de la commission des recours du parti, sorte de "cour d'appel" interne appelée à se prononcer, mais vue comme partiale par les partisans de l'ex-Premier ministre.

Elle est présidée par Yannick Paternotte, un proche de Jean-François Copé, qui peut compter sur plusieurs de ses membres.

L'avocat Francis Szpiner, protagoniste des procès des "affaires" de la Ville de Paris et partisan de Jean-François Copé, est alors apparu pour expliquer que la commission poursuivrait ses travaux malgré ce qu'il a qualifié de "dérobade" des fillonistes. Il voit le résultat comme acquis.

"Non seulement Jean-François Copé a été élu président de l'UMP de manière indiscutable, mais avec un écart de voix beaucoup plus large que celui proclamé", a-t-il dit à la presse.

L'équipe Copé était arrivée ostensiblement devant les caméras avec un épais dossier rouge censé receler les preuves de la fraude imputée à l'autre camp. La commission des recours doit poursuivre ses travaux lundi.

Un sondage publié par le Journal du dimanche montre que 71% des Français (67% pour les sympathisants UMP) souhaitent un nouveau vote des militants et 42% à peine (24% à l'UMP) estiment que l'affaire devrait aller devant la justice.

Après l'échec de la médiation de Juppé, "la droite morte"

Les réactions sont de nouveau très pessimistes à l'UMP, dimanche 25 novembre, après l'annonce de l'échec de la médiation d'Alain Juppé et la volonté de François Fillon de "saisir la justice" après les "coups de force successifs de Jean-François Copé".

"Alors aujourd'hui, je suis triste pour les militants. Nous allons tout faire pour qu'ils connaissent la vérité et pour leur redonner la parole", a insisté Valérie Pécresse, aux côtés d'Eric Ciotti, soutien de François Fillon.

"Un nouveau courant pour l'UMP : la droite morte !", a ironisé sur Twitter Benoist Apparu, ancien ministre du logement, en allusion à "La droite forte", motion arrivée en tête de l'élection la semaine dernière. Proche d'Alain Juppé, le député de la Marne a déclaré sur BFM TV : "Je regrette l'échec de cette médiation. C'était quelque part la dernière chance pour que l'UMP reste raisonnablement vivante de cette confrontation". "La question reste toujours la même : qui a gagné cette élection ?, a insisté M. Apparu. Un problème reste entier : celui de la légitimité du président."

Le lundi 26 Novembre, François Fillon réclame la "saisie" des données électorales du scrutin

L'équipe Fillon estime que les documents électoraux ne sont pas "à l'abri de manipulations ou d'altérations".

L'équipe de François Fillon a annoncé lundi qu'elle demandait la "saisie à titre conservatoire" des données de l'élection du président de l'UMP le 18 novembre et fait savoir que des huissiers avaient été mandés pour "assurer la bonne conservation et l'égal accès de ces documents". "Dans le cadre de la procédure en justice qui sera intentée pour rétablir la vérité sur les résultats, François Fillon demande un accès équitable aux données électorales (listes d'émargement, procès-verbaux, procurations...)", fait savoir son équipe dans un communiqué. La veille, après l'échec de la médiation d'Alain Juppé entre Jean-François Copé et François Fillon, ce dernier avait annoncé qu'il allait saisir la justice "pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants".

"Depuis le déroulement du scrutin, l'équipe de campagne de François Fillon n'a pas eu accès, malgré les demandes réitérées aux preuves de ce scrutin", explique lundi son équipe de campagne. "Or, la conférence de presse d'un salarié de l'UMP, Jérôme Lavrilleux, tenue jeudi 22 novembre au siège de l'UMP, a pu faire penser qu'il avait eu accès aux éléments constitutifs des résultats du vote (procurations, liste d'émargement etc...) normalement détenus sous contrôle d'un huissier de justice. Enfin, la demande répétée de publication des résultats de la Cocoe (la commission électorale de l'UMP, NDLR), fédération par fédération, n'a toujours pas obtenu de réponse favorable".

1 304 votes oubliés

"On ne peut donc considérer que les documents électoraux soient à l'abri de manipulations ou d'altérations, et d'autre part il est certain que l'égal l'accès des parties en présence n'est aucunement garanti", estime l'équipe Fillon. S'agissant de la contestation des résultats d'une élection à propos de laquelle le président de l'organe statutairement compètent pour proclamer les résultats a reconnu avoir 'oublié' 1 304 votes, une grande rigueur s'impose", se justifie-t-elle.

"Toutes ces raisons conduisent l'équipe de campagne de François Fillon à demander, en vertu de l'article 145 du nouveau code de procédure civile, la saisie à titre conservatoire des données électorales pour garantir ses droits de défense", annonce l'équipe. "En effet, l'article 145 du nouveau code de procédure civile, dispose que s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées a la demande de tout intéressé sur requête ou en référé'", ajoute le communiqué.

"L'ordonnance rendue par le vice-président du tribunal de Paris mandate en conséquence des huissiers pour assurer la bonne conservation et l'égal accès de ces documents, soit au siège de l'UMP, soit, au cas ou cela s'avèrerait impossible, dans les locaux de la chambre nationale des huissiers

 

AFFAIRE A SUIVRE ….